Tout va rentrer dans l'ordre
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Équipe 4 : D-2108, Johannes, Mortarion et Sonitrok

Johannes

Jour 14 après la chute d'Aleph

Tout allait pour le mieux dans la salle d’archive des protocoles. L’ordinateur était hors d’usage depuis le Grand Chambardement, bien entendu, mais nul doute que le service informatique allait rapidement intervenir pour corriger ce léger contre-temps. Les dossiers en cours étaient classés par pile, du plus urgent au moins urgent, exactement comme sur l’ancien bureau, si ce n’est que le nouveau était composé de vieilles boîtes d’archives superposées. Différence mineure et, pour le moment, non pertinente. L’absence de tiroir pourrait s’avérer gênante à terme, mais dans l’immédiat, tout tenait dans les poches de sa blouse personnelle. Y compris celles qu’elle avait rajoutées sur l’envers le jour où elle s’était rendu compte qu’une blouse standard ne permettait pas de transporter suffisamment de choses.

Le reste des dossiers était éparpillé absolument partout dans la pièce, mais cela aussi était pour le moment non pertinent. Le plus important était, bien entendu, de ne pas penser au Grand Chambardement.

Le Dr. Johannes ajusta l’ampoule halogène qui commençait à clignoter et, satisfaite, recommença à surligner au marqueur violet les erreurs figurant dans la copie d’un document SCP descriptif archivé qui datait d’environ trente-trois ans. Qui avait bien pu rédiger pareil torchon ? Qui plus est, le chercheur en charge de l’équipe travaillant sur l’objet à l’époque avait négligé d’archiver un rapport d’expérience crucial portant sur le comportement de l’objet dans un environnement clos et plongé dans le noir, rapport pourtant mentionné dans la description de l’objet. Formidable. Certes, l’objet était actuellement confiné, mais sa documentation en vigueur ne parlait absolument pas de cette histoire de pièce obscure affectant son comportement. Si jamais quelqu’un jugeait bon de reproduire l’expérience, qu’allait-il se passer ?

Quiconque oubliait les erreurs du passé s’exposait à les réitérer dans le présent. D’où l’intérêt des historiens, des archivistes, des documentalistes, et de toutes ces personnes que les gros bras de la sécurité considéraient en général comme des gratte-papiers inutiles. Le Dr. Johannes soupira, rangea méticuleusement la copie d’archive dans une pochette, et écrivit soigneusement dessus qu’il convenait de prendre en compte ces nouveaux éléments - ou plutôt ces anciens éléments oubliés – dans le confinement d’un objet actuellement considéré comme Sûr. Mais plus pour longtemps.

La lampe vacilla de nouveau. A part ça, et à part quelques détails mineurs, tout allait pour le mieux. Tout était normal. Le travail pouvait continuer. Le Dr. Johannes était en sécurité. Le monde continuait de tourner. Le -

Ne surtout pas penser au Grand Chambardement.

Du bout des doigts, au fond d’une de ses poches, elle toucha un des objets qui se trouvait auparavant sur son ancien bureau. Son ancien bu-

Ne surtout pas penser au Grand Chambardement.

Le travail pouvait continuer.

Le Dr. Johannes était en sécurité.

° ° °

Quelqu’un jeta un coup d’œil par la porte entrouverte du local des archives.

L’air perplexe, le propriétaire de l’œil en question se tourna vers ses camarades d’infortune.

- Qu’est-ce qu’on fait ? On le traîne dehors ?
- La. On la traîne dehors.
- On s’en fout, des pronoms.
- Déjà, non, et ensuite, la diplomatie me paraît une meilleure idée.

° ° °

Peu avant le Grand Chambardement auquel il valait mieux ne pas penser, un Agent avait apporté au Dr. Johannes un épais cahier recouvert d’articles de journal et de notes, appartenant vraisemblablement à un amateur de conspirations. Le cahier avait été retrouvé sur les lieux d’une enquête de terrain, dans un immeuble squatté de la banlieue de Paris. Quelqu’un avait clairement passé un temps fou sur ce cahier, à répertorier toutes sortes de phénomènes inhabituels et à conserver tout article de journal un tant soit peu étrange. L’auteur devait être du genre à croire que le gouvernement américain était en contact avec des extraterrestres, que des Nazis vivaient au centre de la Terre ou que les vestiges de Nazca étaient des pistes d’atterrissage pour des avions antiques.

Pire, le genre à croire que la Fondation existait.

Et si jamais l’auteur du cahier avait eu vent d’au moins un seul événement lié à la Fondation, la lecture de ce fatras d’inepties ferait d’un seul coup beaucoup moins rigoler les quelques chercheurs qui pensaient que le Dr. Johannes perdait son temps avec ce genre de document.

Elle s’arrêta sur un article visiblement imprimé depuis un site internet puis collé dans le coin droit d’une page – "La malédiction des taggeurs". Un petit rire lui échappa. Elle ajouta un post-it sur la page et y inscrivit "SCP-1155 ? // objet peut-être pas unique".

Absorbée dans sa lecture, elle sursauta lorsqu’une personne en tenue orange entra dans la pièce.

- Dr. Johannes ?
- C’est moi, oui.
- Je m'appelle… euh… mon nom ne vous dirait rien de toutes façons. Mon matricule est Delta-2108. On a déjà bossé ensemble. Vous vous souvenez de moi ?
- Pas vraiment. J’ai du mal avec les visages. Et avec les noms, aussi.
- Ah… Sinon, je suis aussi le type qui vous avait apporté du thé et à cause duquel vous aviez appelé la sécurité en croyant qu’un Classe D voulait vous empoisonner.
- Oooooooh, je vois. Enchantée. Vous voulez quelque chose ?

D-2108 semblait chercher ses mots. Le Dr. Johannes n'avait jamais eu aucun talent pour deviner ce à quoi pensaient ses interlocuteurs, aussi, elle tenta de trouver une explication logique à la présence de l'intrus. Son visage s’éclaira subitement d’un grand sourire : peut-être qu’il avait été envoyé pour récupérer un dossier et qu’il ne savait pas exactement quoi dire compte tenu du capharnaüm ambiant. C’était sûrement ça. Elle bondit sur ses pieds avant de commencer à soulever un par un tous les dossiers avec enthousiasme.

- Ah, oui, désolée. J’ai dû changer de bureau de façon, hmm, disons précipitée. Excusez le désordre ! Mais tout va rentrer dans l’ordre très vite. Oui, tout va rentrer dans l’ordre.

D-2108 ouvrit la bouche, la ferma, et s’approcha davantage.

- Attendez. Vous croyez que je suis là pour un dossier ?
- Pour quelle autre raison seriez-vous là ?
- Dr. Johannes, je ne sais pas vraiment comment vous annoncer ça, mais…
- Tout va rentrer dans l’ordre. Très vite. Tout va rentrer dans l’ordre.
- Vous l’avez déjà dit.

Le visage du Dr. Johannes s’assombrit de nouveau. Pour qui cet individu se prenait-il ?

- Si vous n’êtes là ni pour récupérer un dossier, ni pour m’aider à ranger, ni pour changer cet ordinateur, vous feriez mieux de retourner travailler.
- Ecoutez, je -
- Et si vous êtes là pour critiquer le classement actuel, sachez que j’ai été contrainte de changer de bureau en catastrophe quand… quand… j’ai été contrainte de changer de bureau.
- Justement, je -
- C’est déjà assez difficile pour moi de travailler dans des conditions pareilles sans avoir des critiques constantes. Est-ce que moi je vais dans vos quartiers pour critiquer la façon dont vous pliez vos chaussettes ?
- Ça serait actuellement difficile car -
- Tout va rentrer dans l’ordre. Très vite.
- C’est la cinquième fois que vous me dites ça.

Ne pas penser au Grand Chambardement. Surtout, surtout ne pas penser au Grand Chambardement.

Les mains du Dr. Johannes, serrées sur un dossier, se mirent à trembler.

Ne pas penser au -

° ° °

Dans le couloir, Mortarion commençait à s'impatienter. La diplomatie. Génial. Super efficace. Perte de temps maximale.

- Qu’est-ce qu’ils foutent ?
- Peut-être qu’elle a une bonne raison de ne pas venir avec nous.
- Dans ce cas, qu'elle nous la donne. S'il y a une priorité supérieure à "essayer d'enrayer l'apocalypse en cours", je prends, mais je ne suis pas sûr que ça existe. C'est son boulot de nous aider dans ce genre de situation.
- Elle n'est pas agent de terrain.
- On ne recrute pas un agent de terrain, là, on réquisitionne un employé de la Fondation. Ça ne devrait pas prendre autant de temps.

° ° °

Le Dr. Johannes serrait désormais le dossier tellement fort que les articulations de ses doigts en devenaient livides. Elle avait très envie de jeter tout ce qui lui tombait sous la main à la tête du Classe D jusqu'à ce qu'il s'en aille. Jusqu'à ce que tout le monde s'en aille. Jusqu'à ce que tout ce qui s'était passé dernièrement s'en aille. Tout serait tellement plus simple si on la laissait tranquille.

Le Classe D soupira et s'assit sur une pile de cartons d'archivage.

- Dr. Johannes, je sais que vous n'avez aucune envie d'entendre ça, mais je ne sais pas comment présenter les choses autrement. Les choses vont mal. Très mal. Pour être complètement honnête, on est vraiment dans la merde, là dehors, et -
- Je suis au courant.
- Pardon ?
- Je suis au courant.

Le Dr. Johannes commençait à avoir envie de pleurer. Si le D voyait ça, il allait sûrement rigoler. On ne pleure pas devant un Classe D. On ne pleure pas devant qui que ce soit, d'ailleurs, si on veut garder un minimum d'autorité. Il fallait empêcher ça au plus vite.

Elle plaça sur ses yeux les goggles qu'elle portait sur la tête et retrouva suffisamment de contenance pour enchaîner.

- Je suis au courant. C'est juste que je n'ai aucune envie d'y penser. "Les choses vont mal" est un superbe euphémisme, d'ailleurs. Si on part du principe que "les choses" étaient sensées aller, disons, sur Mars, eh bien "les choses" sont actuellement du côté de Jupiter. Et je ne dis pas ça pour faire une blague sur le point de décharge de Io. Vous savez qu'il fait genre moins cent quarante là-bas ?
- Sur quoi ?
- Le point de décharge de Io. SCP-364. Oubliez ça.
- Bref. On a une équipe qui tente de recoller les morceaux, si je puis dire. Mais il nous manque quelqu'un qui puisse nous servir d'expert en SCP sur le terrain. On ne peut pas se permettre de recruter un spécialiste pour chaque anomalie qu'on va croiser, et vous êtes ce qui est le plus proche d'un expert généraliste.
- Je suis historienne et archiviste pour les renseignements de la Fondation.
- C'est pareil.
- Non, ce que je veux dire, c'est que je ne suis pas agent de terrain. Vous m'avez regardée ?
- C'est vrai. Mais on a quand même besoin de vous. De toutes manières, vous n'êtes pas en sécurité ici non plus. Pour être honnête, personne n'est en sécurité nulle part. Et plus on est nombreux à essayer de faire bouger les choses, mieux c'est.

A travers ses goggles, le Dr. Johannes regardait fixement une grande fissure au plafond, comme s'il s'agissait de la preuve irréfutable que personne, en effet, n'était en sécurité nulle part. Elle replaça ses lunettes sur ses cheveux en pagaille, fixa D-2108 comme si elle tentait de voir à travers lui, et soupira.

- Je ne tiendrais pas dix minutes dehors.

Une voix exaspérée lui répondit depuis le couloir à l'extérieur du local.

- ET VOUS NE TIENDREZ PAS CINQ MINUTES SI ON ME LAISSE ENTRER DANS CETTE PIECE. BOUGEZ VOS FESSES ET SORTEZ DE LA.

Un long silence, pendant lequel D-2018 se contenta de lever les yeux au ciel. Il brisa le silence d'une question.

- D'ailleurs, si vous pensez être aussi fragile, comment avez-vous survécu à… à quoi que ce soit qui ait partiellement détruit ce Site ?
- Je cours très vite.
- Ça n'explique pas tout.
- Je cours très vite.

Le Dr. Johannes continua de fixer la fissure au plafond. Une vérité lui apparut soudainement. Malgré ses nombreuses tentatives pour se convaincre du contraire, non, c'était un fait, elle n'était pas en sécurité. Pas depuis le Grand Chambardement.

Et elle devait y faire face. Vite.

Elle bondit de nouveau sur ses pieds, commença à fourrer toutes sortes d'objets éparpillés au sol dans ses poches - stylos, trombones, élastiques - puis se saisit d'une sacoche suspendue à la poignée de la porte du local avant d'y ranger plusieurs cahiers posés sur ce qui lui servait de bureau. Avant que le Classe D n'ait eu le temps de réagir, elle ouvrit la porte du local et se planta devant le reste de l'équipe. Le grand type masqué l'impressionnait un peu, aussi, elle choisit de se tourner vers le type dont le nom lui échappait, mais qu'elle se souvenait avoir déjà giflé au moins une fois. Elle lui serra frénétiquement la main.

- Bonjour. Je suis le Dr. Johannes.

L'individu masqué, de son côté, marmonna plusieurs phrases où surnageaient les mots "diplomatie", "perte de temps" et quelque chose qui ressemblait à du russe.

° ° °

- Je peux m'asseoir sur les genoux de la dame ?
- Non, Michaël.

Le grillage du Site s'éloignait dans le rétroviseur. Avec une pointe d'anxiété visible, le Dr. Johannes observait attentivement tantôt le paysage de désolation par la fenêtre, tantôt les autres membres de l'équipe. Elle n'appréciait pas particulièrement le Dr. Sonitrok, mais c'était uniquement pour des raisons administratives - il avait l'horrible manie de lui envoyer des dossiers remplis de fautes. Elle avait déjà croisé l'étrange assistant Michaël, aussi n'était elle pas particulièrement surprise par son apparence. D-2108 l'avait convaincue de sortir, mais l'avait fait avec tact, aussi elle le rangea mentalement dans la liste des "personnes de confiance". C'est donc à lui qu'elle choisit de s'adresser en premier.

- Elle a un nom, cette équipe ?
- Eh bien justement j'avais pensé l'appeler "la glorieuse compagnie de…"

Le conducteur freina et le fixa d'un air insistant. L'intéressé sembla s'aplatir sur son siège.

- D'accord, d'accord. On change de sujet.

Le grand type masqué qui conduisait lui était inconnu et ne s'était pas encore présenté, mais au moins, il semblait savoir où il allait, malgré un tempérament un peu difficile. Le Dr. Johannes se pencha en avant afin de lui poser une question.

- Où est-ce qu'on va, en fait ? Pas à Moscou, quand même, je veux dire, j'ai entendu cette histoire de message, mais c'est vraiment trop loin. Vous allez au Site Yod ?
- Qu'est-ce qu'on irait foutre en Ecosse ? En plus, il n'y a pas de bunker à Yod. Ils doivent être tous morts depuis un bon moment là-bas. Pourquoi Yod ?
- Oh, pour rien.

Le conducteur la fixa dans le rétroviseur. Elle fixa à son tour le rétroviseur avec insistance.

- Enfin, si. A cause du projet.

Un nouveau coup de frein brutal. Michaël glapit et manqua de voler droit dans le pare-brise.

- Quel projet ?
- J'ai vu passer des documents sur un projet au Site Yod, pas très longtemps avant le Grand Chambardement.
- Avant le quoi ?
- Le Grand Chambardement. Appelez ça comme vous voulez. L'Evènement. La chute d'Aleph. Le Jour Zéro. L'Apocalypse. D'ailleurs, vous saviez que ce mot veut dire "la levée du voile" en grec ancien ? C'est assez…
- Stop. On s'en fout. Vous parliez d'un projet au Site Yod.
- Ah, oui. Il y a des documents qui circulaient là-dessus. C'était exceptionnellement vexant parce que je n'avais pas un niveau de sécurité suffisant pour ouvrir la plupart des fichiers, vous vous rendez compte ? On me demande de contrôler quelque chose, et je ne peux lire qu'une page sur dix. Que des pages sur des mesures de sécurité au Site Yod.

Les autres membres de l'équipe échangèrent des regards. Elle avait toujours été très mauvaise pour déchiffrer les expressions des visages, mais cela ressemblait fortement à de l'inquiétude. Le conducteur se retourna.

- Qui était à la tête du projet, Johannes ? Avec un niveau 4, vous aviez accès à cette info là, oui ?
- Aristide Thadéas. Le Dr. Thadéas.
- Connaît pas.
- Moi non plus. J'ai retenu le nom parce qu'il avait une consonance intéressante.
- Et il bossait sur quoi quand tout ce bordel a commencé ?
- Aucune idée, mais c'était à Yod.
- Rien d'autre ?
- Rien d'intéressant, en tout cas. Je ne retiens que ce qui m'intéresse.
- On n'est pas sortis de l'auberge.

Le Dr. Johannes haussa les épaules.

- Beaucoup de choses m'intéressent.
- Par exemple ?
- Beaucoup de choses.
- Mais encore ?
- Beaucoup de choses.

Le Dr. Sonitrok, visiblement lassé, interrompit le dialogue de sourds.

- Dr. Johannes, pourquoi est-ce que vous répétez souvent les mêmes choses ?
- Ce n'est pas de ma faute si les gens ne comprennent pas la première fois.
- Le Kommissaer Mortarion vous demandait d'extrapoler.
- Ah bon ? Hmmm. Eh bien, par exemple, ça, c'est intéressant.

Joignant le geste à la parole, elle pointa du doigt un muret à moitié écroulé, à une trentaine de mètres du véhicule. Un graffiti complexe, constitué de lettres mélangées, dessinait vaguement la silhouette d'un oiseau dont le bec serait un grand "C" inversé. Michaël pressa son museau contre la vitre afin de mieux voir. Le Dr. Johannes semblait à la fois fascinée et terrorisée par la vision du graffiti en question.

- Je lisais justement quelque chose en rapport avec les graffitis, tout à l'heure. Vous savez que SCP-1155 peut se relocaliser à près de huit cent kilomètres de distance ? C'est terrifiant. Bien entendu, on ne risque rien si on ne s'en approche pas à moins de deux mètres. Mais c'est impossible à deviner quand on n'est pas au courant. Mon assistante, Walters, avait une hypothèse intéressante à son sujet qui lui donnait un lien de parenté avec SCP-106, vous savez, cette entité qui traverse les murs et vous emporte dans une dimension de -

Le conducteur l'interrompit.

- Dr. Johannes, ce graffiti est-il dangereux oui ou non ?
- Non. Rien à voir avec SCP-1155.
- Alors pourquoi nous foutre la trouille gratuitement ?
- Je faisais juste la conversation.
- Eh bien gardez ce genre de trucs pour vous, d'accord ?

Il écrasa l'accélérateur.

Si quelqu'un, à cet instant, avait songé à regarder dans le rétroviseur, le reflet du graffiti en perspective lui aurait très probablement donné l'impression d'être observé.

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