Tout sort et s'envole
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"— Ah, le dring ! Dring, dring ! Ah, j’aime quand j’entends ça, tiens. Souvent ça veut dire que ma fille ou mon fils arrive. D’ailleurs je pense que ce sont eux. Si c’est pas eux, c’est que ça doit être pour le ménage et tout le bazar. Mais c’est mieux si c’est eux, parce que la personne du ménage je ne la connais pas.

— Bonjour papa ! Ça va ?

— Salut papounet !

— Ah c’est vous ! Ah ça c’est vraiment super ! C’est incroyable de vous voir, vous êtes là si rarement. Si rarement !

— Mais non papa, on vient te voir minimum une fois par mois.

— C’est dingue, dis donc. C’est vrai qu’ils viennent souvent. De revoir leurs têtes ça me fait ressurgir les images.

— Euh… oui, oui ! Ah bah oui, vous venez me voir, bien sûr. Vous êtes venus le mois dernier, c’est ça. Oui, j’avais oublié.

— Bon, on va s’asseoir papa ?

— En plus, on t’a apporté un petit quelque chose.

— Ils sont bien gentils avec moi quand même. Je ne fais rien et ils me donnent je ne sais quoi.

— Oh mais il ne fallait pas ! Moi j’en fais pas grand-chose des trucs qu’on me donne. La plupart du temps, je les oublie dans ma maison, avec ses grands murs.

— Mais t’inquiètes pas, ce cadeau-là tu t’en souviens toujours !

— Ah bon ? Mais vous me le donnez souvent ce cadeau ? Si c’est pour toujours m’en souvenir, c’est pas gagné, je vois déjà pas de quoi vous parlez !

— Je me demande de quoi on discute, parce que si c’est un machin comme la cire à chaussures bizarre que l’aide m’a mis dans mes courses, ça va pas me réjouir. Elle ne marchait pas du tout sa cire. S'ils m’offrent un truc comme de la cire ou un bidule du genre chaque mois, c’est pas gagné. Mais je pense que je me souviendrais pas de ça ! C’est pas important la cire !

— Mais si papa, tu adores ce cadeau !

— Bon on va pas le faire attendre plus longtemps, hein. Tiens, prends-les !

— Qu’est-ce que… oh, oh, mais oui ! oui ! Bien sûr que j’adore ça, ce sont…

— …Des iris ! Des iris ! C’est vrai que j’aime les iris ! C’est pour ça que vous m’en apportez !

— Et c’est même chaque mois que tu en reçois des iris papounet, chaque mois.

— Ça c’est bien sympathique, vraiment. C’est violet et c’est tout chou, ces fleurs. Ah oui, je suis content. Mais au final, pourquoi j’ai l’impression que c’est pas vous qui me donnez les iris d’habitude ? Oh merde !

— Ah bravo Frédéric. Tu penses en parlant et après tu t’exclames et tu jures. Les enfants ils vont te prendre pour un chtarbé si ça continue. Ça m’énerve ça, ce que je dis dans ma tête, c’est comme si ça commençait pareil que mes vraies paroles. Parfois, ça me fait confondre. Même si je sais qu’elles sont différentes, que la peinture des mots, c’est pas la même, parfois c’est compliqué. La peinture, c’est compliqué. La peinture, elle s’écaille.

— Ne t’inquiètes pas, il ne faut pas s’énerver, papa, d’accord ? Tu as raison, ça fait seulement deux fois que l’on t’apporte les iris.

— Tu sais pourquoi, hein, papounet ? Ou tu ne sais plus ?

— …Oui, oui, en fait je sais. Ne vous embêtez pas avec votre papa qui… qui déraille un peu ! Ha ha ha !

— C’est pas beau de mentir, dis donc. Mais là, c'est que, bah, il y a quelque chose qui va pas. J’ai eu un sentiment qui m’arrivait dans la gorge. Je sais pas pourquoi c’était pas eux qui me donnaient les iris jusqu’à récemment, mais avant je savais. Et tout de suite, je pense que je ne veux pas qu’on me le rappelle, donc on va faire comme si, hein.

— Bon, alors, je vais les mettre dans un vase. Oh, bon sang, où est mon vase ?

— Normalement, il est dans l’étagère. C’est ton aide à domicile qui le met là.

— Ah bah, oui tiens. Il est là.

— Mais… maintenant que j’y pense, si ça fait longtemps que l’on me donne des iris, alors…

— …Où sont les iris du mois dernier, les enfants ?

— Ha ha ! Frédéric sait faire de la logique ! Encore dans le coup, le bonhomme ! Et vlan !

— Bah elles se sont fanées, papounet. C’est normal, c’est des fleurs en vase.

— Oui mais, elles sont où, du coup ?

— Elles sont jetées, papa. C’est l’aide qui a dû faire ça, aussi.

— Oh bah ça alors ! Pourquoi ?

— Elles étaient mortes, c’est pour ça. Elles auraient commencé à pourrir dans le vase sinon.

— Non mais, c’est une raison de les jeter ?

— Bah papa, sinon ensuite c’est moche et ça sent pas très bon !

— Oh, mais ça commence à bien faire ! Je parle, ils parlent, on avance pas ! Ils ne comprennent pas ce que je veux leur dire !

— Mais c’est un monde, ça ! Ha ! Pourquoi quand c’est mort, c’est moche et il faut jeter ! Si ça se trouve, elles étaient très bien dans le vase, non ?

— Mais papa, ensuite on t’en donnes des nouvelles, toutes droites, qui se tiennent bien, et il faut bien les mettre dans le vase, elles aussi !

— Je sais toujours pas pourquoi, mais tout ça, ça m’énerve ! Ce sujet, il me brouille les méninges ! Pourquoi ils font tant de chichis pour du mort et du vivant ! Moi, mes fleurs, je veux les garder !

— Mais des vases, y’en a plein ! Oh et puis, j’ai l’impression que de se chamailler, c’est vraiment de la perte de temps ! Vous êtes venus me voir pour me tenir compagnie alors que je suis seul. Il faut pas se prendre la mouche, hein.

— Oui, papa, c’est vrai, on va tous se calmer.

— Elle a raison, tu reviens t’asseoir, papounet ?

— Oui, oui. Je vais mettre les nouveaux iris, euh, dans le vase, qu’on en finisse.

— Oui, tu verras, ils vont être très bien dedans.

— Oh, oui, j’espère. Avoir les fleurs, ça me rend moins seul après que vous soyez partis.

— On reste encore un peu, tu sais. On est encore là.

— Oui. N’empêche, c’est bizarre que je sois tout seul, hein. Pourtant j’aime bien vivre avec des gens.

— Bien sûr papa, mais c’est parce que avant, tu habitais avec plus de gens.

— Ah bon ?

— Oh, ça me remonte dans le gosier. Y’a quelque chose que je n’aime pas là-dessous. Mais bon, avec ce que j’ai, se rappeler encore une fois, c’est mieux que d’oublier pour toujours.

— Tu vivais avec quelqu’un. Tu sais qui c’est hein ? On t’a demandé juste avant, et tu as dit oui.

— Oh bah, voilà que le piège se referme. C’est bête, ça. Oh. Oh mais. Mais oui. Oui, je sais qui est pas là en ce moment !

— Mais bien sûr ! Pierrick !

— Ah, je suis bien content de m’en souvenir, mais j’ai un neurone, un machin là-dedans qui me dit que c’est pas bon, j’ai l’impression.

— Pierrick, il est parti dis donc ! C’est bien étrange, c’est… bah oui, on est mariés ! Il m’aime bien quand même, ça fait longtemps qu’il est pas revenu, vous ne trouvez pas, les enfants ?

— Papa, on en a parlé, il y a un mois de cela. S’il te plaît.

— Non mais le brusque pas, c’est normal la façon dont il réagit. Papa, tu sais pourquoi Pierrick il est parti ?

— Attends, laisse-moi me souvenir. J’ai des trucs qui me restent dans la caboche, quand même.

— J’aime pas ça. Du tout. Je sens que c’est pas bon comme souvenir. Il est moche, comme souvenir. J’essaye quand même de retrouver, mais je sais pas si je vais tomber sur le bon. Ah, je crois que j’ai un truc !

— Oui, je sais ! Il est parti travailler. Il est à un poste important, il bosse beaucoup, Pierrick, hein. Ça a toujours été un homme qui se mettait dans des tunnels de boulot. Pas vrai, les enfants ?

— Oui, c’est vrai, papounet. Il travaillait pour de l’armement, en plus, donc c’était très secret et très important, comme tu dis.

— Oui, oui, il dit pas grand-chose sur tout ça. Il s’occupe bien de mon confort, Pierrick, quand il rentre à la maison. Il travaille beaucoup, beaucoup, mais il prend soin de moi. C’est pour ça que ça me paraît bizarre, qu’il parte comme ça. Vous en savez quelque chose ?

— À vrai dire, je suis sûr qu’ils en savent quelque chose. Mais moi, là, je ne sais plus.

— Papounet, Pierrick, il est parti.

— Oui, ça j’ai compris. Ah, peut-être que ça veut dire autre chose dans la phrase, "il est parti". Je préfère ne rien dire pour l’instant. Je crois que je commence à me rendre compte.

— Il n’est plus là, Pierrick, papa.

— .

— Papounet ?

— .

— Il est mort, c’est ça, les enfants ?

— C’est bête, cette histoire. Maintenant je suis à peu près sûr qu’ils me l’ont déjà dit le mois dernier. Oh, zut, c'est bête.

— Oui papa, Pierrick est mort. Il a eu une crise, une crise cardiaque, tu sais, hein ? C’est arrivé il y a un mois et demi.

— Oui. Oui, je sais.

— Je suis triste de savoir ça de nouveau, hein, et pourtant je ne pleure pas. Ah, j’ai dû le faire le mois dernier. Voilà pourquoi.

— Mais, ils l’ont gardés, au travail, ou pas ?

— Je ne sais pas pourquoi je demande ça, tiens. C’est spontané. Qu’est-ce qui ferait qu’il resterait au travail après, hein ? Ouh, c’est compliqué. J’ai des images qui s’entrechoquent. Mais le sentiment change.

— Tu vois, tu te souviens, papounet. Il a eu une attaque au travail, et à cause des procédures, ils ont dû le garder plusieurs jours, et après on a fait la cérémonie. Tu es venu avec nous, tu le sais ça, hein ?

— Mais, le travail, il était à la cérémonie, non ? Enfin, je veux dire, des gens du travail étaient là ?

— Le souvenir douloureux est parti, je crois que c’était la mort. Maintenant, y’a autre chose qui remonte, et ce truc-là je veux le chercher.

— Oui, il y en avait, mais on ne les connaissait pas. Pierrick était toujours très discret sur son métier, tu sais ?

— Oui, oui, je sais.

— Alors là c’est sûr. Y’a quelque chose dont je me souviens. Il est là, juste là, le souvenir. Il faut que je l’attrape.

— Oh… mais… attendez…

— Je vois… de quoi… je me rappelle… oui… ah, mais c’est ça !

— Je les connaissais, moi, les collègues ! Oui, oui… j’ai travaillé avec eux !

— …Papa, tu nous dis quoi, là ? Tu n’as jamais travaillé dans la compagnie de Pierrick !

— Mais enfin, si… Je les connaissais… là… ce gaillard… Bernard ! Il connaît Pierrick, et il me connaît moi.

— Mais enfin papa, ce Bernard on l’a rencontré pour la première fois à la crémation !

— Mais je le connais !

— J’ai une bourrasque d’air coloré dans l’esprit. J’ai l’impression que des souvenirs viennent peindre mes pensées. Oh, j’ai l’impression d’oublier la maladie ! Pleins de choses qui refont surface.

— Je suis sûr que je le connais !

— Papounet, ce n’est pas possi-

— Je le connais parce que c’était la même entreprise dans laquelle on travaillait ! Il y avait moi, Pierrick, et même Bernard ! Oh mais…

— Quoi, papa ?

— Enfin, c’est pas croyable ce que vous me dites, les enfants ! Je l’ai rencontré là-bas, Pierrick ! Je travaillais forcément là-bas, sinon comment je l’aurais rencontré, hein ?

— Papa, tu es en train de te perdre. Respire, calme toi, on va te rappeler ce qui se passe.

— Non, non, je sais ce que je dis. Ça fait une éternité que les souvenirs ne sont pas remontés aussi hauts, aussi rapidement ! Quelle extase !

— Mais, cette société, vous savez, je suis sûr qu’elle faisait pas que de l’armement ! Je le sais, je le sais ! Ça bout dans ma tête, les enfants !

— Papounet, calme-toi ! Et rassieds-toi, aussi !

— Je sais qu’il y avait des choses là-bas ! Et je sais surtout que Pierrick, bah il le savait aussi ! Pourquoi ils l’ont gardés après qu’il soit parti ? Pourquoi ? C’est parce que c’est secret, pour sûr !

— C’est incroyable comme c’est étrange. Quand je me souviens de ce que j’avais oublié, je sais que je connaissais le souvenir, et que je l’avais juste perdu en cours de route. Là, c’est comme un renouveau. Ce ne sont pas des choses que je revois passer à côté de mon esprit, c’est un savoir qui n’était pas là. Ou qui n’était plus là, qui était enfoui très, très profond. Et maintenant il reparaît, avec toutes ses couleurs !

— Pour moi, vous savez, Pierrick, c’est comme… c’est comme… c’est comme les fleurs, les enfants ! Je le veux avec moi, même s'il n’est plus !

— Papa… tu parles de quoi, encore ?

— Attends, tu parles de l’urne de Pierrick ?

— Si tu parles de l’urne, papa, on va l’avoir bientôt. C’est parce que ça met du temps.

— Mais, les enfants, je sais qu’ils gardent Pierrick pour une bonne raison ! Il est mort, mais mort normalement, oh bah ça ! J’en doute.

— Je crois qu’il est dans une sorte de crise. Il a jamais fait ça, merde, on fait quoi ?

— J’appelle son médecin.

— Oh, mais, ils ne me croient pas ! Mince ! Je sais, pourtant, je sais que c’est sensé. Mon esprit est clair depuis tout à l’heure ! Oh, zut ! C’est au mauvais moment que l’on me prend encore pour un débi-oooooooh !

— Papa ! Bordel ! Tu vas bien ?

— Tu n’as pas mal papounet ?

— Quel benêt, je n’ai pas vu le bord du tapis.

— Ouf… oh… ça va, ça va. Je ne suis pas trop fragile. Pas encore.

— Bon, papa, assieds-toi, on va appeler le médecin pour que tu ailles mieux, d’accord ?

— Oh, bien, bien. Mais, vous avez écouté ce que je vous ai dit ? Je vous assure, les enfants, que j’y travaillais. J’y travaillais avant tout ce qui m’arrive maintenant. Mais ils… ils… je crois qu'ils m'ont donné de quoi être tranquille quand je suis parti.

— J’ai comme une sensation. Ça pique. Oh, on m’a peut-être fait une piqûre, là-bas, au travail, avant que je parte. Pourtant, je n’aime pas ça. J'en suis sûr.

— Non mais papa, tu travaillais dans le conseil et la comptabilité ! Pour une autre entreprise que celle de Pierrick ! La Société de la Comptabilité Polyvalente, tu sais ?

— Papounet, tu en es parti lorsque les symptômes sont arrivés. Ils t’ont fait examiner, et on a reçu le diagnostic. Après, tu es resté dans ta maison, ici, et Pierrick s’occupait de toi !

— Je sais ce que je dis. Je veux savoir pourquoi l’entreprise garde Pierrick !

— Pierrick est mort, papa ! Il est mort ! Mort !

— Ça commence à bien faire, je ne suis pas gâteux ! Et j'en ai marre qu'on me crie dessus les mauvaises nouvelles. Je suis justement plein de souvenirs. C’est l’inverse !

— Je sais, hein, merci ! Je dois juste demander à l’entreprise.

— Papounet, tu es très fatigué mentalement, et nous aussi. Reste bien dans ton fauteuil. Il faut qu’on attende le médecin. On va rester dans la maison, avec toi, hein ? Comme ça tu vas pouvoir être calme, tout doucement.

— Il faut qu’on discute avant. Papa, tu restes dans ton fauteuil, d’accord ? C’est pour ton bien. Le docteur arrive dans quelques minutes.

— Très bien, très bien. Mais j’espère que le docteur comprendra ce que je lui dis, au moins.

— Mais oui, j’en suis sûr. Allez, on revient tout de suite, respire bien et calmes-toi. On est dans la pièce à côté. Tout va bien.

— Je ne sais pas pourquoi tout est revenu comme ça. Il a suffi que Pierrick resurgisse plus clairement, et hop ! Tout sort et s’envole vers mes pensées. De nouveau, la couleur !

— Je reste là, ne vous inquiétez pas.

— Je dois atteindre le téléphone. Ou est-il ? Ah, bon sang, je suis sûr que Pierrick en avait installé un. Je l’ai sûrement déjà utilisé. Ah, il est là-bas, je l’aperçois. Sur la table, près de la cuisine. J’y vais.

— Merde ! Le numéro !

— Je ne sais pas si j’ai le numéro ! Ah si, celui de mon travail ! Dans ma poche de veste ! Mais je veux joindre celui de Pierrick. Après, bon, si je me fie à mes souvenirs, mes merveilleux souvenirs, on était dans la même boîte. Donc, peut-être que les comptables et les armes, c’est au même endroit ? C’est la même chose ? De toute façon, je n’ai que ça.

— Alors… le premier nombre, c’est 0… et ensuite…

— Voilà. Je compose. Je vais demander, ensuite. Mince. Demander quoi ? Qui ? Pas Pierrick, il n’est plus là. Enfin, il est avec eux, mais ils ne vont pas me répondre si je demande quelqu’un qu’ils gardent. Je les connais. Oui. Ils le gardent pour une raison. Il y a des choses dangereuses là-bas. Et ils sont secrets. Secrets ? Ce n’est pas leur vrai nom, alors ? Mais quoi ?

— Et ça finit… par un 4.

— Oh, il y a un rapport entre les noms. J’en suis sûr. Ce n’est pas une société non plus. J’en suis sûr. Le vrai nom, le vrai nom, nom, nom…

— Bonjour, Siège social de la Société de la Comptabilité Polyvalente, que puis-je faire pour vous ?

— Oh. Ça répond. Si je commence à parler de Pierrick, ça ne va pas aller… ou bien peut-être que si. Comment faire valoir ce que je veux si je ne parle pas de lui ? Le nom, mince, le nom, merde, le nom de l’organisation, le nom…

— Bonjour ? Monsieur, madame, vous m’entendez ?

— …C’est bon. Je sais le nom. Tout m’est revenu. Je pense. Je crois. J’ai pas toute ma tête mais je sais où aller.

— Bonjour, je voudrais récupérer mon mari.

— Pierrick, même si tu es mort, je vais te sauver.

— Et je veux parler à la Fondation SCP."


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