Il y a un boulot pour tout le monde
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Avant

"Jane ?" Oscar Peterson entra dans l'Épicerie de l'Étoile d'Or en criant. "T'es là ?"

"Ou-ouais !" Alors qu’Oscar allumait les lumières il vit sa chère collègue, Jane Fischer, peiner à transporter une boîte remplie de maïs en conserve dans le rayon épicerie. "J'aurais besoin d'aide !" grommela-t-elle.

Il gloussa et accourut vers elle pour prendre la boîte sans effort. Il la posa sur une étagère à proximité et regarda Jane avec curiosité. "Tu es arrivée assez tôt. Pourquoi tu n'as pas allumé la lumière ?"

"Eh bien… Tu sais comment je suis, j'aime l'ombre." Elle rougit, se précipitant derrière le comptoir en marmonnant. "Je pouvais pas vraiment dormir…"

Oscar s'avança du comptoir, appuya ses coudes dessus et la dévisagea. Son visage à la mine déconfite avait certainement l'air fatigué, montrant des cernes sous ses yeux clignant à toute vitesse.

Elle leva les mains et se frotta les yeux avant de sourire et d'attraper son manteau. "Hey, heu, tu veux que j'aille nous prendre un café ? Je crois que Chez Rudy est ouvert."

"Bien sûr !" Il fit le tour du comptoir pour se mettre à ses côtés. Leurs mains s'effleurèrent alors qu'il fouillait lui aussi dans sa propre veste, en sortit son porte-monnaie de la poche et lui tendit un billet de dix dollars. "Je paye cette fois-ci."

Jane, déstabilisée, attrapa l'argent de sa main et courut vers la porte, lâchant rapidement quelques mots avant de partir. "Jereviensvitesalutàplus!!!"

C'était embarrassant, pensèrent-ils tous les deux alors que Jane partit vers sa quête de café.


"Elle n'a rien dit à propos de moi ? Le Fournisseur ?" demanda Opar.

"Si, elle a dit qu'elle t'aimait pas."

"Oh."

Lucius bouillonnait intérieurement, puis se leva. Il s'avança des étagères, prit une bouteille de soda et commença à la secouer violemment. Elle se mit à fuir puis explosa alors qu'il l'ouvrait et laissait le soda gicler dans le magasin.

"Mais tu fous quoi ?!" s'exclama Opar, criant à travers les haut-parleurs.

"Je réfléchissais et…" Lucius attrapa d'autres bouteilles de soda, les ouvrant et les vidant sur le sol. "Peut-être que si je mets assez le bordel…" Il shoota dans une boîte de paquets chips, écrasant les sachets. Ils explosèrent et croustillèrent sous ses pieds, des miettes volant dans tous les sens. "Alors ce fichu Fournisseur pourra nous montrer la totalité de son pouvoir !" Courant à travers les rayons les bras écartés, il fit tomber tous les articles des étagères. Des bouteilles en verre explosèrent au sol et de la nourriture variée fut détruite alors qu'il faisait demi-tour et marchait à nouveau dans le rayon, écrasant le plus de produits possible. "J'aimerais voir si elle peut nettoyer ça…"


Avant

"Rhaaaaa!!!" hurla Jane dans l'air frais automnal. "Pourquoi je suis si bizarre ?!"

Elle continua à marcher, perdue dans ses pensées. Je dois vraiment agir plus tranquillement en sa présence…

Elle s'arrêta, leva les yeux et réalisa qu'elle avait manqué un virage et marchait dans les bois depuis quelques minutes. Bordel, c'est pour ça que je devrais rester concentrée.

Une feuille craqua derrière elle. "Ahhhh !" Surprise, elle se tourna brusquement et vit un homme portant une combinaison hivernale et un ouchanka. Il tenait une arbalète dans la main.

"Wow, wow, désolé !" Il posa l'arbalète au sol. "Je pensais que vous étiez, genre, un cerf ou quelque chose comme ça !"

"Mais qui vous êtes, bordel ?!"

"Ah, je suis Le Chasseur."

Jane leva un sourcil. "Le Chasseur ? Vous voulez dire un chasseur, n'est-ce pas ?"

L'homme secoua la tête et croisa les bras. "Nan. Je suis Le Chasseur." Ses yeux s'écarquillèrent pendant un instant avant de fouiller dans sa poche pour en sortir une petite loupe.

"Qu'est-ce que vous-"

"Chut !" L'interrompit-il, la regardant à travers la loupe. "Hmm… Vous avez du potentiel. Venez avec moi." Il rangea sa loupe et ramassa son arbalète.

"Heu, pourquoi je devrais ?"

"J'ai un boulot à vous proposer."

Jane s'arrêta pour réfléchir quelques secondes avant de soupirer et d'accepter. "Bien sûr, pourquoi pas. Mais vous n'êtes probablement qu'un meurtrier. Ou même carrément Le Meurtrier." blagua-t-elle.

"On ne rigole pas à propos de lui." La prévint-il sérieusement Le Chasseur avant de pointer les bois du doigt. "Suivez-moi."

Après quelques minutes de marche, ils entrèrent dans un bâtiment dont le toit s'étendait vers le ciel, disparaissant dans la brume au-dessus sans pouvoir en voir le bout. Mise à part sa taille cependant, il ressemblait à un chalet normal. Jane leva les yeux, admirative. "Wow… Ce truc est gigantesque ! J'ai jamais vu quelque chose d'aussi grand !"

Le Chasseur haussa les épaules, jeta son arbalète dans une caisse en plastique à côté de la porte métallique. "Ouais, L'Architecte et Le Cacheur se sont vraiment lâchés sur cet endroit. Ils étaient tellement excités de changer de base lorsqu'ils avaient fini de la construire. Personnellement j'aimais quand même bien notre sous-sol." Il sortit une grosse clé et l'agita vers la porte, la faisant disparaître dans un flash. "Entrez-donc."

Jane entra avec hésitation, regrettant instantanément sa décision lorsqu'elle vit la porte réapparaître derrière elle. "Heu je crois-"

"On doit aller voir Le Concierge."

"Bordel, combien de personne ont le titre "Le" ici ?"

Le Chasseur l'escorta à travers les premières salles standards remplies de porte-manteaux. En posant son bonnet sur l'un d'entre eux alors qu'il passait à côté, il amena Jane à un ascenseur. "Beaucoup de gens. C'est un peu notre truc."

"C'est pour ça que je suis là ?" demanda-t-elle en le regardant chercher sur le mur de boutons, trouvant rapidement celui de l'Étage 342 sur lequel il appuya immédiatement. "Pour devenir un "Le" ?"

"Potentiellement."

Jane regarda droit devant elle et cligna des yeux. Mais dans quelle merde je me suis mise ?

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et ils entrèrent dans une petite pièce composée uniquement d'un bureau. Une serpillère reposait dessus et sur le fauteuil derrière se tenait un vieil homme d'une odeur peu attirante. "Un autre bleu ?" grommela-t-il.

"Ouep !" s'exclama Le Chasseur. "Je l'ai trouvée quand je chassais cet Homme-Chèvre. Je l'ai regardée à travers la loupe, elle a définitivement du potentiel."

"Hmph…" Le Concierge toussa et cracha sur le sol à côté de lui. "Eh bien je vais vous faire la présentation."

Le Chasseur piailla d'excitation, courut vers une armoire et en sortit deux chaises bleues en plastique. Il s'assit sur l'une d'entre elles et écoutait Le Concierge avec attention. "Allez, asseyez-vous !" chuchota-t-il. Jane s'exécuta et s'assit, regardant Le Concierge.

"Très bien, maintenant que vous êtes installés…" Il regarda Le Chasseur avant de continuer. "Bienvenue au Syndicat. Basiquement, nous sommes un groupe d'Employés. Nous faisons en sorte que tout se passe bien ici, à Sloth's Pit. Même si ces gens de Plastiques peuvent s'occuper de, heu, la bizarrerie de notre ville, nous faisons le boulot important. Pour la plupart, au moins. La chasse n'aide pas vraiment, mais-"

"C'est pas vrai, la chasse c'est important ! Je suis super important !" lança Le Chasseur, insulté. "J'aide à empêcher la surpopulation animale, j'aide à rassembler de la nourriture et j'aide la chasse de monstres dangereux, comme cet Homme-Chèvre !"

"Tu ne trouveras jamais l'Homme-chèvre." Le Chasseur eut le souffle coupé, à nouveau insulté. "Peu importe, comme je le disais avant d'être brutalement interrompu, on fait en sorte que tout roule dans cette ville. Il y a du bazar, je le nettoie. Quelque chose doit être construit, L'Architecte s'en occupe. Quelqu'un doit se mettre à jour sur ses comptes, Le Comptable s'en occupe. Etcetera, etcetera."

"Et pourquoi je suis-"

"Je n'avais pas fini. Vous êtes ici pour devenir un Employé. Quel est votre métier actuel ?"

"Je suis…" Elle baissa les yeux, pensante. "Je fais de la mise en rayon dans une épicerie… Je suppose que je peux venir."

Le Concierge haussa les épaules. "Bien, on peut travailler là-dessus, on a eu pire. Bref, voilà…" Il sourit, sortant une grande clé argentée et la lui tendit. "Il y a un boulot pour tout le monde."


La porte de derrière grinça en s'ouvrant. "Bordel de merde, y'a une bombe qui a explosé ici ?!" Lucius entendit Le Fournisseur marcher dans les rayons alors qu'il se cachait derrière le comptoir. "Mon Dieu…" Il y eut quelques flashs et la porte grinça à nouveau, se fermant dans un claquement.

Lucius jeta un œil pour voir que toutes les étagères avaient été remplies à nouveau. Dans un soupir dramatique, il chercha un balai quand tout à coup la porte se rouvrit pour révéler un vieil homme tenant une serpillère. "Vous êtes qui ?" grogna-t-il.

Pris de court, Lucius bégaya. "A-ah, je suis Lucius et je travaille ici, qui êtes-vous ?"

"Je suis Le Concierge." Lucius le regarda, confus. "À ne pas confondre avec ce psychopathe avec son masque à gaz qui bosse avec les artistes tarés." Lucius avait l'air encore plus confus.

"Peu importe," il cracha au sol et sortit un papier de sa poche arrière. "Selon une fille, je cite, "on dirait que cet endroit a été mis à sac par un groupe de gamins, suivis par un taureau, puis genre sept ours enragés."" Il replia le papier et le rangea, regardant le magasin en bazar. "Mmmh. C'est vraiment fidèle à la description. Donc vous voulez que je nettoie ou non ?"

"Bien sûr, allez-y," il agita les mains sarcastiquement, retournant à son campement derrière le comptoir. "Amusez-vous bien," dit-il, regardant le vieil homme derrière son épaule.

Le Concierge toussa, levant sa serpillère dans les airs. Lorsqu'il la descendit en frappant le sol, en un instant le bazar fut consumé, ne laissant que quelques braises virevolter. Il se tourna vers la porte et l'ouvrit.

Et il avait disparu.

Lucius se tourna simplement et se glissa dans son sac de couchage. Est-ce que je suis le seul employé normal ici ? se demanda-t-il avant de s'endormir.


Avant

Jane déboula dans l'Épicerie de l'Étoile d'Or, surprenant Oscar. "Hey, que se passe-t-il ?"

"Est-ce que je peux faire quoique ce soit ?!" Elle était essoufflée. "Rien à remettre en stock ?!"

"Non, mais-"

Elle sourit et sortit aussitôt du magasin, le laissant dans sa solitude.

"Je voulais passer du temps avec toi…"


Au milieu de la nuit, la porte de derrière s'ouvrit à nouveau, réveillant Lucius. Il jeta un œil pour voir un autre homme ressemblant au Concierge, mais cette fois transportant un piège à souris. "Hey, je suis L'Exterminateur, j'ai entendu dire que vous avez un problème de rat."

"Nan, pas de rat, sortez."

L'Exterminateur haussa les épaules, faisant demi-tour pour partir. "Ça me fait moins de travail."

Lucius s'endormit à nouveau dans un soupir.


Avant

"Premier jour de classe, premier jour de classe, premier jour de classe !" se répétait Jane alors qu'elle courait dans les bois à la recherche le La Maison du Syndicat. Dans la foulé elle sortit sa clé et l'agita, courant dans la maison et entrant dans l'ascenseur, appuyant sur le bouton de l'étage 113.

Alors que l'ascenseur s'ouvrait, Jane vit un homme en costume de l'autre côté avec les bras croisés, la regardant avec mécontentement. "Vous êtes en retard."

"Désolée, Professeur ! Je me suis réveillée en retard et j'ai dû m'arrêter à l'épicerie et-"

Il leva la main, arrêtant son déluge d'excuses. "Ce n'est pas grave, ne soyez pas en retard la prochaine fois." Il se tourna et marcha jusqu'à un petit pupitre, pointant un bureau. "Prenez place."

Alors qu'elle s'assit, la femme blonde assise à côté d'elle lui sourit. "Salut, je suppose qu'on va s'entraîner ensemble, hein ?"

"Ouais !" Jane tendit la main pour la lui serrer. "Je suis Jane, ou Le Fournisseur. Ravie de te rencontrer !"

"Ravie de te rencontrer aussi !" La femme tendit aussi sa main et la serra fermement avant de lâcher et la retirer. "Je suis Miriam, ou Le Technicien. En réalité je-"

"Ahem !" Le Professeur toussa, attirant leur attention. Il tapotait impatiemment le pupitre avec un stylo bleu, les fixant alors qu'elles se tournèrent, embarrassées. "Pour notre première leçon nous allons apprendre ce que sont les Charmes. Ils sont un peu, comment dire, les réceptacles de notre pouvoir. Ils nous aident à réunir notre magie, la concentrer et éventuellement-"

Ses élèves le regardaient bouche bée et elles commencèrent à lire le poème qui était apparu. Il était une fois un homme appelé Le Professeur, il était cool et un sacré bourreau des c- Le Professeur arracha le papier, le déchirant.

"Mais ce texte n'est pas le propos. Le propos est…" Il lança la boule de papier dans une corbeille de l'autre côté de la pièce et afficha un petit sourire de victoire. "Que vous devez trouver votre Charme ! Il peut être n'importe quoi, vraiment. Mais faites en sorte qu'il soit spécial pour vous. Quelque chose d'unique qui vous correspond en tant qu'Employé. Et ça, mes chères élèves, sera votre devoir pour la prochaine fois."


"Mon Dieu ! Lucius, debout ! Il y a une tonne de rats et ils mangent les câbles !" hurla Opar dans le haut-parleur au-dessus de lui, criant de plus en plus fort. "Lucius ! Allez, debout !!!"

Lucius se leva en vitesse, regardant autour de lui pour voir des milliers de petites créatures poilues courir au sol. Il sauta sur le comptoir et regretta instantanément d'avoir fait partir L'Exterminateur. "Ça sent mauvais !"

"Sans dec' !" hurla Opar, "Les rats mangent tous les câbles ! Fais-les sortir, fais quelque chose !"

Lucius baissa les yeux pour voir le parterre de rats. "Je pense qu'il y en a trop…"

"Bord- Rhaa !!!" Plusieurs rats couinèrent et fuirent. "Attends, j'ai une idée, bouche-toi les oreilles !" Lucius posa ses mains sur les oreilles. "Et maintenant…"

"Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

Malgré la protection de ses mains, Lucius grogna de douleur alors que la voix d'Opar devenait de plus en plus fort. Il ferma les yeux, en ouvrant un juste à temps pour voir les rats commencer à fuir du magasin, effrayés par le bruit. Lorsqu'ils furent tous partis, Opar s'arrêta et Lucius enleva les mains de ses oreilles.

"Tous les rats sont p-p-p-partis. Mmm- J- l-l-l-les," sa voix était détraquée, "r-r-répare c-c-c-c-câ-bles-"

Puis il se tut.


Avant

"Et ce sera quoi ton Charme ?" demanda Miriam alors qu'elles marchaient dans les bois, quittant la Maison du Syndicat.

Jane baissa les yeux et réfléchit un moment avant de répondre, "Je suis pas sûr. Les fournisseurs n'ont pas vraiment beaucoup d'outils… un porte-bloc ?"

"Nan," Miriam secoua la tête. "Ça doit être quelque chose que tu puisses agiter. Un porte-bloc serait bizarre."

"C'est vrai… Je dois trouver un truc de ma boutique que je puisse utiliser. Et toi alors ?" demanda-t-elle.

"Le mien sera sûrement une clé à molette !" s'exclama Miriam avec joie. "C'est carrément un truc de Technicien, non ?!"

Jane rit. "Ouais, c'est vrai." Elle leva la tête et aperçu l'Épicerie de l'Étoile d'Or. "Hey, tu veux rentrer ?"

"Bien sûr !"

Elles entrèrent dans le magasin, surprenant Oscar, le réveillant de son petit somme sous le comptoir. Il se leva et regarda Jane d'un air énervé. "Mais t'étais où, bordel ?"

"Pourquoi ?"

"T'es un peu censé être là, tu sais ?" Oscar prit un ton sermonnant, "Tu es payée spécifiquement pour être ici, mais tu passes juste de temps en temps depuis les quelques derniers jours."

"Hey, c'est-" Jane balbutia, fronçant les sourcils, "J'étais à l'école !"

"À l'école, vraiment ?" Il pouffa. "Tu es une adulte. Il n'y a pas d'école ici qui ne soit pas un collège ou un lycée."

"Pourquoi tu es si désagréable ?"

Au milieu de leur dispute, Miriam avait réussi à s'éclipser à l'extérieur, loin de la tension montante.

"Je ne suis pas désagréable ! Tu n'es pas une bonne adulte !"

Sans un mot, Jane fouilla derrière le comptoir, attrapant la première chose qu'elle put, une petite règle en bois.

Après son départ, Oscar s'assit au sol, grommelant.


Avant

"♬ Jour d'essai, jour d'essai, je dois trouver un truc cassé ♬" chantait Le Technicien, regardant autour d'elle les différents magasins. "♬ Jour d'essai, jour d'essai, mais où puis-je aller ? ♬"

Sa question fut rapidement répondue alors qu'elle vit les lumières s'allumer et s'éteindre à l'Épicerie de l'Étoile d'Or. Des lumières qui clignotent ? Je devrais pouvoir réparer ça.

Elle alla à l'intérieur, où Oscar trifouillait dans le tableau électrique, essayant de garder les lumières allumées. Il leva les yeux, grognant en reconnaissant Miriam, en plus des clignotements constants l'énervant. "Super, vous êtes une amie de Jane, c'est ça ?"

"Ou-ouais !" Elle rougit alors qu'elle se souvint de sa dernière visite ici. "Hum, donc je pense que vous avez un problème avec vos lumières."

"Vous pensez ?" Il avait probablement une horrible grimace sur le visage mais Miriam ne put la voir à cause de l'extinction complète. "Oh, super."

"Heyu, je peux réparer ça si vous voulez." Miriam s'approcha, sortant sa clé à molette de sa veste. "En tout cas je peux essayer."

Oscar haussa les épaules, reculant lentement du tableau électrique. "Bien sûr, allez-y."

"Très bien…" Miriam s'avança, la main tendue, touchant tâtant le tableau sur le mur. Elle recula et leva sa clé à molette au-dessus de la tête, se concentrant dessus. Ok… Je peux le faire…

Alors qu'elle s'apprêtait à abaisser sa clé à molette, les lumières se rallumèrent. Oscar la vit avec sa clé au-dessus de la tête, l'air de vouloir frapper le tableau électrique pour le casser encore plus. Il hurla, se jetant en avant, "Qu'est-ce que vous-"

Au moment où sa main toucha la clé à molette, il y eut un flash lumineux et sa vision s'assombrit.


Avant ?

L'homme auparavant Oscar ouvrit les yeux. Au-dessus de lui le ciel était sombre, couvert d'étoiles scintillantes. Le vent soufflait doucement alors qu'il s'asseyait et sentait le doux sol marron sous lui.

"Hey ho ?" appela-t-il, "Il y a quelqu'un ?"

Soudainement, le sol devint liquide et il passa au travers, tombant sur le sol d'un tunnel sombre. "Qu'est-ce que…"

Il errait dans le tunnel, entendant une voix de plus en plus proche jusqu'à atteindre un rebord. Il hésita mais sauta, atterrissant sur une plateforme étrangement propre. Sous lui se tenait une vue aérienne de l'Épicerie de l'Étoile d'Or.

Miriam paniquait à côté du tableau électrique. "Oh mon Dieu, comme je-" Elle frappa le tableau, envoyant un shock à l'homme et le faisant crier de douleur.

"Aïe !"

"Que- C'était quoi ça ?!"

"Ça fait mal… Je suis où ?" demanda-t-il.

"Je…" Miriam s'arrêta, "Je ne sais pas. Vous êtes Oscar ?"

Il essaya de fouiller sa mémoire, mais n'en sortit rien. "Oscar… Osc… Je ne m'en souviens pas…"

"Merde, je peux réparer ça." Elle leva sa clé à molette et l'abaissa, faisant voler l'homme dans tous les sens, rebondissant contre les murs du tunnel sombre. Il grogna et s'effondra.

"Ç-Ça a marché ?"

Il n'y eut pas de réponse.

Miriam lança son Charme au sol en grognant : "Quelle merde."


Bordel, ça marche pas… Lucius trifouillait dans le tableau électrique, levant plusieurs interrupteurs. "Opar, t'es là ?"

Il n'y eut pas de réponse.

La porte de derrière s'ouvrit à nouveau et Lucius se retourna pour voir une femme transportant une boîte à outils. "Hey, je suis-"

"Quoi, Le Technicien ?!" hurla Lucius en l'interrompant. "Vous allez agiter votre tournevis magique ou un truc du genre et magiquement tout réparer ?!"

Inquiète, elle recula timidement en bégayant. "Je-je suis une technicienne mais ça ne veut pas dire que je peux utiliser la magie. Est-ce que vous êtes, m-malade ?"

"Attendez…" il s'arrêta, "Donc vous êtes normale ?"

"Ou-ouais, je suppose… Elle ouvrit lentement sa boîte à outils en marmonnant, "Mais qui l'est vraiment ?"

Lucius s'écroula au sol, regardant le sol. "N'est-ce pas ?"


Avant

L'homme auparavant nommé Oscar se réveilla dans un tunnel sombre, se tenant la tête. "Aïe…"

Il essaya de se souvenir.

"Osca- Os- Car- Op- Opar ? C'est mon nom ?" se demanda-t-il.

À un peu moins de deux kilomètres, Jane était assise à un bureau dans sa nouvelle chambre— son nouvel étage, à vrai dire— grommelant. Elle attrapa son nouveau Charme, sa règle, puis fendit l'air avec, créant trois tasses de café dans un petit flash.

Je ne sais même pas comment je l'ai même apprécié, pensa-t-elle alors qu'elle commençait à engloutir la caféine.


Dans un petit craquement, Opar revint en ligne. "Hey, je suis de retour ! On doit mettre des pièges ou quelque chose du genre pour ne pas que ces foutus rats me tuent encore !"

Lucius leva les yeux vers le haut-parleur en se frottant les yeux, fatigué. "Ouais."

"Peut-être pouvons-nous appeler quelqu-"

"Non. Plus d'Exterminateur, de Technicien ou de Fournisseur ou qui que ce soit." Il se fourra dans son sac de couchage, fermant les yeux. "J'ai besoin de me reposer pour quelques jours. Ou même genre le reste de ma vie. Je t'ai sauvé la tienne, alors je pense que je mérite un peu de paix et de silence."

"Bien sûr."

La porte de derrière s'ouvrit. "Je suis Le Vendeur de lits, quelqu'un a-t-il besoin d'acheter un-"

"Sortez !"

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