SCP-071-ES
notation: +1+x

Objet # : SCP-071-ES

Classe : Sûr Euclide

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Pucará (forteresse préhispanique) de ████████, un des "repères" indiqués par SCP-071-ES.

Procédures de Confinement Spéciales : La Fondation ne conserve qu'un nombre limité d'exemplaires de SCP-071-ES, correspondant aux différentes variations de contenu et de langue employée. Tous sont stockés dans un coffre-fort de l'entrepôt A-7 pour objets dotés de propriétés mémétiques, sur feuilles de papier standard sans propriétés spéciales. Seuls les chercheurs de niveau 3 sont autorisés à y accéder. Les moyens de communication, notamment électroniques, doivent être étroitement surveillés, afin de détecter toute brèche de confinement de l'anomalie. Toute reproduction par des moyens visuels ou informatiques doit être détruite. Tous les exemplaires peuvent être manipulés sans problème tant qu'ils ne sont pas lu. Les effets ne se manifestent qu'après la lecture d'au moins deux tiers de la totalité du texte.

Sauf dans le cadre d'expériences, les individus ayant des notions de langues autochtones d'Amérique ne doivent pas avoir accès à SCP-071-ES-1.

Chaque exemplaire de SCP-071-ES-2 doit être confiné dans une cellule standard de haute sécurité sous constante surveillance afin de prévenir les tentatives d'évasion. Ils y seront encouragé à écrire, dans le but de détecter toutes les variations possibles de SCP-071-ES. Les sujets doivent constamment porter un uniforme de classe-D, et chaque portion de leur peau infectée recouverte. Leur exécution est suspendue jusqu'à nouvel ordre.

Description : SCP-071-ES est un agent mémétique se présentant sous la forme d'un texte de longueur variable, écrit dans une langue indigène précolombienne, mais utilisant l'alphabet latin moderne. SCP-071-ES-1 est la dénomination de tout objet sur lequel SCP-071-ES est écrit, qu'il s'agisse de papier, de parchemin, ou toute autre surface adéquate, telles que les photographies, les répliques faites via des moyens audio-visuels d'une qualité suffisante en permettant la lecture, ou les copies informatiques.

Les différentes manifestations de SCP-071-ES présentent des variations, principalement au niveau du contenu, de la longueur, et de la langue employée. À ce jour, sept langues différentes ont été identifiées, incluant de l'aymara, du náhuatl, du diaguita et du kunza. Ces dernières sont des langues mortes dont le vocabulaire connu est assez restreint.

Lorsqu'un individu, même sans en connaître la langue, lit plus de deux tiers d'un texte infecté, une série de mots commence à apparaître sur sa peau. Après avoir lu entre 75 % et 90 % du texte, même dans le cas où la lecture a été interrompue, l'individu en comprend parfaitement le contenu. Simultanément, SCP-071-ES, avec parfois quelques variations, se retrouve écrit sur la peau du sujet, la plus part du temps dans la zone du dos, et occasionnellement sur la poitrine et les bras. Après cela, l'individu est considéré comme une instance de SCP-071-ES-2.

Si la lecture est interrompue avant que le sujet ai lu 60 à 70 % du texte, le processus d'infection s'arrête et les lettres déjà inscrites disparaissent.

L'écriture apparaissant sur les sujets est de couleur bleu sombre, et similaire à un tatouage, mais il résulte en réalité d'une activité anormale des mélanocytes de la peau. Une instance de SCP-071-ES-2 connaît le contenu du texte, bien qu'il ne comprenne toujours pas la langue dans laquelle il est inscrit. Le sujet peut également l'exprimer oralement en espagnol, en anglais, ou en toute autre langue connue de ce dernier. L'écoute de SCP-071-ES traduit dans une langue distincte de la langue originale ne déclenche pas l'effet mémétique. Cependant, un individu infecté a du mal à écrire ce même texte dans la langue originale dans laquelle il l'a d'abord lu, ni dans aucune des autres langues indigènes identifiées.

Une fois traduit, le message de SCP-071-ES consiste en une description – dans un langage très poétique et chargé de symbolismes – d'une très riche cité possédant en abondance de l'or et des pierres précieuses, active, prospère et puissante, gouvernée par un roi-prêtre ou un despote, lequel serait chaque matin tel "un second soleil", et que lorsque ce dernier marche, suivit de son cortège, il tomberait des écailles d'or de sa peau. Le texte donne diverses indications sur le chemin à suivre pour trouver cette cité, telles que : "Aller vers le Nord depuis le pilier où s'unissent le Soleil et la Lune", "Suivre son ombre cinq jours durant en partant du rocher où est gravé le pasteur de lamas" et d'autres phrases similaires dans un langage tout aussi cryptique.

Chaque exemplaire de SCP-071-ES-2 déclare en plus de cela avoir des "visions très réelles" d'accidents géographiques, comme des montagnes, des lacs et des fleuves, et est convaincu de pouvoir trouver le chemin jusqu'à "la cité d'or", gouvernée par un prêtre-roi.

Chaque individu infecté ressent un impérieux besoin de chercher et trouver cette cité, principalement pour ses richesses. Il semble que chacun d'entre eux ait développé ce que les psychiatres de la Fondation appellent des caractéristiques pathologiques parasitaires, absentes de la psyché des sujets lors de leur précédents examens. Cependant, après des interrogatoires approfondis, certains donnent une autre justification de leur comportement : Un classe-D infecté a déclaré que dans une telle cité, "il ne tomberait plus malade, et ne vieillirai ni ne mourrait jamais", et un autre, qu'une fois là-bas, il retrouverait ses parents biologiques. (Ce classe-D avait été abandonné à l'âge de trois ans, et avait passé son enfance et son adolescence dans des familles d'accueil.)

Les chercheurs ont présenté aux instances de SCP-071-ES-2 des images de plusieurs sites historiques et archéologiques préhispaniques, ainsi que de plusieurs accidents géographiques ayant une importance culturelle ou religieuse pour divers peuples amérindiens. Les sujets ont désigné plusieurs d'entre eux comme des "repères" utilisables pour trouver le chemin jusqu'à la "cité d'or", incluant notamment les sites de Machu Picchu, Sacsayhuamán, Kenko, les geysers d'El Tatio, le volcan de Parinacota, le río Marañón, plusieurs figures des lignes de Nazca, ainsi que des géoglyphes de la zone septentrionale du Chili et de l'Argentine et le mont Rushmore (lequel est perçu tel qu'il était avant que les portraits des présidents y soient taillés), entre autres.

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Troupeau de lamas, géoglyphes de la vallée de ██████, autre repère relevé.

À ce jour, six versions différentes du message ont été identifiées, et quatre localisations ont été découvertes à l'aide de ces instructions :

1. – SCP-082-ES-A : (Renommé SCP-071-ES-A) Un temple maya, ancienne position de SCP-082-ES. Il est possible que les instances de SCP-071-ES-2 devaient originellement tomber sous l'influence de cet objet SCP.

2. – SCP-071-ES-B: Une localité proche de la frontière brésiliano-colombienne, près de la source du fleuve █████████, un des affluents de l'Amazone. Ce territoire était régit par les membres de la tribu ██████, lesquels abattaient tous les étrangers pénétrant dans leur territoire, tout particulièrement ceux typés caucasien. Cette attitude extrêmement xénophobe n'est pas inscrite dans leur nature, mais motivée par les abus répétés de la part de colons, d'orpailleurs et de sociétés d'exploitation forestière s'intéressant à l'Amazonie, et les ayant contraint à quitter leurs terres ancestrales.

3. – SCP-071-ES-C : Les ruines d'une cité construite par un ancien peuple préhispanique dans la région chilienne des Andes. Lors de l'exploration de ces ruines, les agents y ont découvert une famille composée de douze exemplaires de SCP-███ extrêmement agressifs. Les tentatives de capture ayant échoué, les instances ont du être éliminées à l'aide de grenades et de lance-flammes, heureusement sans aucune perte du côté des agents de la Fondation. Une fosse commune a également été découverte, comportant des restes humains, mais aucun crâne. Les chercheurs ont dénombré entre 70 et 90 individus, dont le décès est daté pour certains d'il y a trois ans, pour d'autres d'il y a cent-cinquante ans.

4. – [DONNÉES SUPPRIMÉES] : Toute la zone a été incinérée au napalm, puis irradiée au Ra-226 pour assurer sa stérilisation définitive.

Étant donné l'absence d'indices suggérant que la "cité d'or" existe réellement, et que tous les sites indiqués sont extrêmement dangereux, le but réel de SCP-071-ES pourrait être de conduire à la mort tout individu infecté par ses propriétés mémétiques.

Note : Bien que la légende de l'El Dorado soit basée sur les pratiques religieuses du peuple Muisca ou Chibcha en rapport avec la Laguna de Guatavita, en Colombie, son existence est totalement fictive. Et de toute façon, c'était un mythe très populaire au XVIe siècle et les années qui ont suivit, beaucoup d'expéditions ont été organisées, notamment par les conquistadores, pour le trouver. Mais de nos jours, beaucoup d'historiens sont dubitatifs quant au réel degré de véracité de cette légende. D'une part, les indigènes parlaient souvent aux Espagnols de "grandes richesses" situées dans des terres éloignées, dans le seul but de les voir partir. De l'autre, beaucoup d'expéditions visant à trouver des terres et des richesses ont été postérieurement attribuées à tors à la quête de l'El Dorado.

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