SCP-051-ES
notation: 0+x

Objet # : SCP-051-ES

Classe : Sûr

Procédures de Confinement Spéciales : SCP-051-ES-1 et 2 doivent être conservés à l'intérieur d'un coffre-fort au sein des Espaces de Stockage d'Objets Précieux du Site 38. Personne ne doit toucher à main nue les deux anomalies, et pour les manipuler, le personnel doit toujours utiliser des gants. L'usage des anomalies est également strictement prohibé, sauf raisons expérimentales.

SCP-051-ES-3 est constamment gardé à l'intérieur d'un coffre-fort dans le bureau du Dr Von Braun. Son accès n'est accordé que sur autorisation officielle de ce dernier, une copie de cette dernière ayant été dûment remaniée en accord avec le protocole SA-Scypius est disponible pour toute personne la sollicitant avec l'autorisation d'un chercheur de niveau deux ou plus.

Description : SCP-051-ES-1 et 2 sont deux gants en amiante légèrement abîmés, probablement fabriqués en Union Soviétique durant les années 80.

SCP-051-ES-3 est un livret de deux-cent (200) pages avec une couverture en cuir, d'un modèle très commun sans aucune caractéristique sortant de l'ordinaire. Les six premières pages ont été arrachées, les cent-vingt-trois pages suivantes sont couvertes de textes manuscrits de natures diverses, d'au moins cinq auteurs distincts. Aucune information n'a pu être trouvée quant à l'origine de SCP-051-ES-1 et 2, ni sur la façon dont dont les entités se sont retrouvées en la possession de la Société Antarès.

Lorsqu'une personne enfile un de ces deux gants -que ce soit à la main correspondante ou non n'a aucune importance- elle expérimente une sensation de déconnexion avec son propre membre, comme si la main gantée ne lui appartenait plus, qu'elle lui était complètement étrangère, la sensation persistant même lorsque le membre continue d'obéir à la personne et bouge en accord avec sa volonté.

Dans plus de 50 % des cas, la déconnexion est telle que le membre ganté se met à réaliser des mouvement et des actions que la personne à laquelle il appartient déclare ne pas faire volontairement. Il s'agit d'actions telles que tambouriner des doigts, ouvrir et fermer la main à plusieurs reprises, ou d'autres mouvements spasmodiques, ceci étant allé à ██ reprises jusqu'à gifler le visage des classe-D participant aux tests. Une fois le gant retiré, la sensation de déconnexion disparaît rapidement, le sujet met au maximum deux minutes pour récupérer le contrôle de sa main.

Cependant, lorsqu'un individu enfile les deux gants -que ce soit à la bonne main ou non n'est pas important- il conserve le contrôle sur les deux extrémités, mais va, entre trente (30) et cent-quarante (140) secondes plus tard, percevoir la sensation d'une troisième main. Il s'agit du phénomène connu sous le nom de membre fantôme additionnel. Les personnes touchées sont conscientes que ce membre est invisible et qu'il ne devrait pas exister, mais déclarent "le sentir" avec une grande certitude. Dans la majorité des cas, ce membre fantôme est indépendant et les individus signalent qu'il se limite à réaliser des mouvements irrationnels sans but établit, que cette "main" leur touche le corps et le visage -une situation toujours décrite comme étant "incommodante"- en plus de les avoir occasionnellement pincé.

Dans environ 30 % des cas, les sujets assurent contrôler ce membre et le faire obéir à leur volonté, mais lors des expérimentations durant lesquelles les classe-D devaient utiliser leur "main fantôme" pour, par exemple, soulever un objet à proximité, cette action leur a été impossible, bien qu'ils leur ait été possible de "toucher" cet objet sans problème.

Lors d'autres tests, il leur a été demandé de toucher avec le membre fantôme des objets électrifiés ou à températures très hautes ou très basses, ce que les sujets des tests ignoraient. Les classe-D déclarèrent "toucher" ces objets mais n'expérimentèrent aucune sensation particulière, lesquelles auraient été des chocs électriques ou des changements de température. Pour plus d'informations, consultez le document 051-C.

Rapport de récupération (Document SA-L67454) : Les objets composant SCP-051-ES ont été récupérés à la Havane, Cuba, au domicile de ██████ ██████, professeur de philosophie et de sociologie à l'Université de la Havane, lequel était soupçonné d'être un membre de la Société Antarès. Les agents █████ et ██████ ont été envoyés à Cuba pour maintenir le professeur ██████ sous surveillance et confirmer les soupçons de la Fondation. Durant la surveillance effectuée pendant vingt-quatre (24) jours, il a été prouvé que le suspect était bien membre de la S.A, ayant eut des conversations téléphoniques et s'étant réunit à deux reprises avec [DONNÉES SUPPRIMÉES].

Note : Conformément au protocole SA-Scypius, toute information sensible en lien avec la Société Antarès devra être censurée jusqu'à nouvel ordre. - O5-█

Le 07/██/20██, la famille du professeur ██████ quitte son domicile situé au N°83 de la rue ██ ███████ dans le but apparent de visiter des parents à la campagne, mais tout indique qu'ils ont quitté le pays avec l'aide de la Société Antarès. Les jours suivants, ██████ a eut diverses conversations téléphoniques avec [DONNÉES SUPPRIMÉES], au cours desquelles fut utilisé une série de codes n'ayant pas pu être identifiés à temps. Ces échanges laissent entendre que le professeur ██████ proposait de se débarrasser de SCP-051-ES-1 et -2, mais que la S.A lui a ordonné de les conserver dans le but de les vendre ou de les échanger contre d'autres objets anormaux plus intéressants ou plus utiles à la Société.

Le 10/██/20██, aux environs de sept heure du matin, le professeur ██████ quitte son domicile en emportant seulement une mallette, et est suivi par l'agent █████. La nuit précédente, le professeur s'était débarrassé de SCP-051-ES-3 et d'autres documents d'intérêt (voir document 051-D-1) dans un conteneur à ordures aux alentours du domicile, avant qu'ils soient récupérés par les agents. ██████ se dirige alors vers le port de la Havane, où il monte à bord du cargo néo-zélandais ██████ ████, lequel quitte le port deux heures plus tard. Après une traversée de sept jours, le cargo atteint le port de Nouvelle-Orléans, où quelques agents de la Fondation montent à bord en se faisant passer pour des membres de la DEA dans le but de l'inspecter et de trouver le professeur ██████ ainsi que toute autre élément qu'il aurait pu transporter à bord ou prouvant son appartenance à la Société Antarès. Malgré la fouille exhaustive et les longs interrogatoires auxquels furent soumis les marins, ni le professeur ni un quelconque membre d'équipage complice de la S.A n'ont pu être débusqués. Il est supposé que celui-ci s'est fait transférer à bord d'une autre embarcation alors que le ██████ ████ se trouvait en haute mer.

Après son évasion, les agents de la Fondation décidèrent de retourner à son domicile à la Havane, y découvrant SCP-051-ES-1 et -2 empaquetés avec la note suivante : Pour [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Ils effectuèrent ensuite une inspection plus approfondie, mais ne découvrirent aucun autre élément. Il semblerait que toute la documentation en lien avec la Société Antarès qu'il avait conservé ait été brûlée, comme le corroborent les restes de cendre et de papier retrouvés dans l'habitation.

Le N°83 de la rue ██ ███████ est resté sous stricte surveillance pendant deux semaines supplémentaires, sans qu'aucun membre de la S.A ne vienne sur les lieux pendant ce laps de temps, soupçonnant peut-être la Fondation de le surveiller. L'opération fut suspendue et les agents renvoyés à leur base, où ils furent réprimandés pour ne pas avoir été capables d'empêcher la fuite d'un membre important d'une organisation ennemie. Ayant cependant récupéré un objet anormal de grand intérêt, ils ne furent pas dégradés et n'eurent pas de note négative dans leur dossier.

Selon les éléments découverts, SCP-051-ES-1 et -2 ont été utilisés lors d'une série de tests d'écriture automatique, expériences auxquelles auraient participé ██████ et au moins quatre autres individus, ses élèves et de probables candidats pour la S.A. SCP-051-ES-3 a fait office de registre pour toutes ces expériences, où les participants y notaient à chaque fois la date et leurs initiales. Comme il est d'usage dans la Société Antarès, ces objets faisaient office de moyen de communication avec des "intelligences supérieures", mais les expériences d'écriture automatiques ont la plupart du temps débouché sur de longs textes inintelligibles, manquant de sens et de cohérence, ce qui aurait poussé la Société à abandonner ce genre d'expérience quelques semaines avant la récupération de SCP-051-ES.

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