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-
Crédits
Titre : SCP-800-FR - Le sais-tu Athéna, Dieu va aux putes
Auteurs : Honamii et Cauchynambour
Date : 11/04/2026
Note : Merci de ne pas corriger les fautes sans l'accord des co-auteurs.
Images : Scène de crime 1 - Licence CC-BY-SA-3.0 - Modifié par Cauchynambour
Scène de crime 2 - Licence CC-BY-SA-3.0
Scène de crime 3 - Licence CC-BY-SA-3.0
La Vierge de Joseph - Licence CC-BY-SA-4.0
Portrait de suspect réalisé par Cauchynambour - Licence CC-BY-SA-3.0Avertissement :
- Violences sexuelles
- Gore
- Meurtre
- Body horror
DÉPARTEMENT DE SÉCURITÉ INTERNE
Le document suivant est le compte-rendu d'une affaire du Département encore en cours. Par conséquent, les dossiers papier et numériques de l'agent François RÉGELLE, en charge du dossier, ont été adjoints à l'ébauche de rapport d'objet SCP rédigé par ce dernier. Étant le seul agent du Département au sein du Site-Tav sur cette période, il est le seul à avoir connaissance de l'ensemble des informations et résultats d'analyse.
Il s'agit d'un document TEMPORAIRE qui ne saurait constituer une conclusion.
Objet no : SCP-800-FR
Niveau de menace : Rouge ●
Classe : À déterminer
Procédures de confinement spéciales : Dans l'attente des résultats d'enquête concernant SCP-800-FR-1 à SCP-800-FR-4, tout meurtre dans des conditions similaires à celui des 4 instances citées ou toute disparition inquiétante de femme, et en particulier de prostituée, dans la région de Lourdes doit être rapporté au bureau de l'agent Régelle.
Description : SCP-800-FR est une série de meurtres réalisée pour le moment entre le 11/04/2007 et le 20/04/2007 ([DATE PROVISOIRE]) perpétrée sur des individus anormaux présentant des caractéristiques communes, tous situés dans la ville de Lourdes, dans les Hautes Pyrénées en France. Le coupable, à l'heure actuelle toujours inconnu, est supposé être un membre du personnel de la Fondation basé au Site-Tav ayant opéré pour des raisons inconnues. La nature particulière des meurtres ainsi que des victimes, toutes travaillant pour le GdI-669 "Caldeira", rend les investigations plus complexes, aussi l'enquête est toujours en cours et est menée par l'agent Régelle, Département de Sécurité Interne. La dernière version de son dossier manuscrit a été jointe au présent rapport.
Afin d'assurer la sécurité du transfert des instances SCP-030-FR vers le Site-Tav prévu le 09/04/2007, plusieurs agents ont été dépêchés au sein du Site-Tav, dont [DONNÉES CENSURÉES], ainsi que l'agent Régelle du Département de la Sécurité Interne. Cependant, en raison de l'incident SCP-030-FR-03A, l'ensemble des agents impliqués a été soumis à l'application d'un amnésique de type prosopagnosique1. Le départ de l'agent Régelle du Site-Tav était initialement prévu le 12/04/2007. Cependant, suite à la découverte du corps de SCP-800-FR-1 et des conclusions du rapport balistique de l'expert Koch, ainsi que le fait qu'il était le seul agent du Département présent au Site-Tav lors de SCP-800-FR, l'agent Régelle a été commissionné sur l'enquête de SCP-800-FR en sa qualité de membre du DSI.
Liste des victimes
Détails scène de crime
| SCP-800-FR-1 | |||
|---|---|---|---|
| Nom | OSTROWSKI | Prénom | Mary |
| Date de Naissance | 26/09/1984 | Age | 23 |
| Sexe | F | No SS | 284091730406845 |
| Domicile | 3 passage Brenjot, 65100 Lourdes | ||
| Date et heure du décès | 11/04/2007 22:00-23:00 | ||
| Cause du décès | ☐ Naturelle ☐ Suicide ☑ Blessure exogène Détails : 2 balles |
||
| Lieu du décès | Hotel Alba, chambre 22, impasse du Beout, 65100 Lourdes | ||
| Description du corps | Se trouve allongé sur le ventre sur le lit, défait. Présence d'une plaie béante sur le milieu de la nuque. Il est entièrement nu, aucune présence de sperme sur lui mais un emballage de préservatif a été retrouvé, pas de trace du préservatif. | ||
| Demande d'autopsie | ☑ Oui ☐ Non |
||
| Photographie de la scène de crime | |||
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|||
La scène de crime se compose d'une pièce unique contenant : un lit deux places, une table de chevet du côté droit du lit, une fenêtre donnant sur l'arrière de l'hôtel, deux cierges et une croix en fer. SCP-800-FR-1 se trouve nue sur le lit, allongée sur le ventre. Le lit est défait et les draps se trouvent en partie sur le sol, maculés de sang. L'emballage de préservatif se trouve au sol, près de la croix en fer : le préservatif qu'il contenait semble avoir été récupéré par le meurtrier, peut-être contenait-il le sperme de celui-ci. Des traces de sang ont été relevées sur le mur donnant sur l'extérieur ainsi que sur le plafond de la chambre. La quantité la plus grande de sang reste sous le corps, la majorité ayant été absorbée par le matelas.
Sur la table de chevet ont été prélevées des traces de pollen, elles ont été envoyées pour analyse. (Analyse reçu le 16, demande d'expertise pour complément d'information envoyée.) Sur le bord de la fenêtre ont été prélevées des cendres, elles aussi envoyées pour analyse. Ces cendres semblaient humides, comme datant de la veille ou l'avant-veille. Mais selon l'emploi du temps de SCP-800-FR-1, ainsi que le témoignage du maitre d'hôtel, la chambre 22 est réservée aux pratiques commerciales de SCP-800-FR-1. On peut donc imputer ces cendres à l'un des clients de SCP-800-FR-1.
Le corps de SCP-800-FR-1 ne porte pas de trace de violences telles que des coups ou des morceaux de peau sous les ongles. L'hypothèse d'une bagarre avec un client n'est cependant pas écartée. Le cadavre possède deux plaies d'entrée pour les balles : une dans la gorge et une dans la poitrine. La blessure la plus intéressante reste la plaie béante au niveau de la nuque. Les bords de la plaie sont asymétriques, mais certaines cicatrices sont antérieures au meurtre. Il est à supposer que l'objet qui a été arraché avait été greffé à SCP-800-FR-1.
La pièce était en désordre, peut-être une bagarre
Marque du préservatif : Eros
| SCP-800-FR-2 | |||
|---|---|---|---|
| Nom | MÜLLER | Prénom | Agatha |
| Date de Naissance | 08/12/1988 | Age | 19 |
| Sexe | F | No SS | 288129910900442 |
| Domicile | 18 rue Jean Vallès, 65100 Lourdes | ||
| Date et heure du décès | 14/04/2007 21:30-00:00 | ||
| Cause du décès | ☐ Naturelle ☐ Suicide ☑ Blessure exogène Détails : Arme à feu |
||
| Lieu du décès | LSH Hotel Lourdes, chambre 14, 17 rue Reine Astrid, 65100 Lourdes | ||
| Description du corps | Se trouve allongé sur le sol de la cuisine. Présence d'une plaie béante sur le milieu de la nuque. Il est entièrement nu. Présence de sperme sur le bord de la plaie. | ||
| Demande d'autopsie | ☑ Oui ☐ Non |
||
| Photographie de la scène de crime | |||
Forte odeur de fleurs
La scène de crime se trouve dans un appartement-hôtel composé de trois pièces : une cuisine servant aussi de salle à manger, une salle de bain et une chambre à coucher. La cuisine est visiblement en désordre, l'hypothèse d'une bagarre est privilégiée. Cependant, la présence du même pollen sur la table renforce l'idée d'un même tueur que pour SCP-800-FR-1. Il y a de nombreux centres ensanglantés sur la scène de crime, environ une quinzaine. Le principal se trouve sur le sol, à gauche de SCP-800-FR-2.
La même plaie béante au niveau de la nuque a été relevée, présence renforçant l'idée d'un même tueur. Cependant, une quantité légère de sperme a été prélevée autour de cette plaie. Le prélèvement a été envoyé pour analyse. Dans les affaires apportées par SCP-800-FR-2, il y avait de multiples vêtements de taille très variables : du 2XL au 8 ans.
Le corps présente de nombreuses marques de bagarres telles que des traces de doigt autour des poignets ou des cheveux arrachés. Rectification : SCP-800-FR-2 avait eu un rendez-vous BDSM plus tôt dans la journée. D'après le client, elle n'était pas consentante à toutes les pratiques, il a donc dû utiliser la force. Le corps ne présente qu'une seule plaie d'entrée pour une seule balle ainsi qu'une seule douille retrouvée.
Le ménage n'y a pas été fait depuis un moment (location à la semaine de SCP-800-FR-2?)
ENTRETIEN No 4319
RETRANSCRIPTION AUDIO
Site-Tav
AGENT DE CONTACT : RÉGELLE
CIBLE : Roxanne
SUJET : SCP-800-FR-2
DATE : 16/04/2007
LIEU : La Vierge de Joseph, 18 rue Jean Vallès, 65100 Lourdes
Régelle : On peut commencer Roxanne.
Roxanne : Est-ce que je dois me présenter ou un truc du genre ?
Régelle : Non non, je vais m'en charger. Vous avez 22 ans et vous êtes arrivée ici il y a quelques mois. C'est exact ?
Roxanne : Oui oui, mais ça fait plus longtemps que je travaille pour les patrons. Euh ça doit faire 4 ans, je crois…
Régelle : Ça me suffit, ne vous en faites pas. Roxanne, je voulais m'entretenir avec vous car plusieurs de vos collègues m'ont dit que vous étiez proche de Mary notamment.
Roxanne : Oui j'aimais beaucoup Mary, mais j'aimais beaucoup Agatha aussi !
Régelle : Je n'en doute pas. Détendez-vous Roxanne, ça va bien se passer. Je veux simplement vous poser quelques questions, vous n'êtes accusée de rien d'accord ?
Roxanne : D'accord… Elle prend une grande inspiration.
Régelle : On peut reprendre ?
Roxanne : Oui…
Régelle : Bien. Est-ce que Mary ou Agatha avait des raisons de s'inquiéter de leurs clients récemment ? Est-ce qu'il y a eu des malentendus, des soucis ?
Roxanne : Oh vous savez, ce sont des Gorgones, les soucis c'est un peu leur gagne-pain.
Régelle : Certes, mais vous avaient-elles parlé d'un client en particulier peut-être ?
Roxanne : Non… je ne crois pas… mais…
Régelle : Oui Roxanne ?
Roxanne : Et bien, il y a cet homme, ce client, entre nous on l'appelle l'homme aux fleurs. Il vient depuis quelques temps et on est nombreuses à l'avoir eu comme client. Mais moi non par contre !
Régelle : L'homme aux fleurs ? Pourquoi ce surnom ?
Roxanne : Oh et bien, vous allez rire, certains clients aiment penser que ce sont des sortes de rendez-vous galant quand ils vont voir une pute. Du coup, ils amènent des petits cadeaux ou des friandises pour les filles les plus jeunes. Et lui il ramène toujours deux fleurs, deux fleurs noires. Mais ce qui est drôle, c'est qu'il repart toujours avec. Je pense que c'est un radin.
Régelle : Vous pouvez me le décrire Roxanne ?
Roxanne : Je vous l'ai dit, je ne l'ai jamais eu en client. Je sais qu'il est en forme, la quarantaine ou la trentaine je sais pas trop. Ah ! et il met pas mal de gel dans ses cheveux. Adrien l'a croisé plusieurs fois, de dos, on le reconnait avec ses fleurs, et il a dit que le mec luisait à la lumière tellement il mettait de gel.
| SCP-800-FR-3 | |||
|---|---|---|---|
| Nom | VELÁZQUEZ | Prénom | Nora |
| Date de Naissance | 01/06/1979 | Age | 28 |
| Sexe | F | No SS | 279060411240556 |
| Domicile | 38 rue Massabielle, 65100 Lourdes | ||
| Date et heure du décès | 16/04/2007 23:00 | ||
| Cause du décès | ☐ Naturelle ☐ Suicide ☑ Blessure exogène Détails : Arme à feu, multiples coups, 6 douilles |
||
| Lieu du décès | Hotel du Viscos, chambre 14, avenue Saint-Joseph, 65100 Lourdes | ||
| Description du corps | Se trouve près du lit, sur le sol, allongé sur le dos. Plaie présente sur la nuque. Plusieurs traces de coups et d'ecchymoses. Rectification : les coups n'avaient rien à voir avec le meurtre, son mec la battait. | ||
| Demande d'autopsie | ☑ Oui ☐ Non |
||
| Plan Photographie de la scène de crime | |||
Pas de photo, je fesais autre chose
La chambre qui compose la scène de crime est très étroite, contenant un lit, une fenêtre, une armoire ainsi que deux tables d'appoint. L'ensemble des éléments sont disposés de manière incohérente et chamboulée, preuve de la scène de violence s'étant déroulée. Six douilles ont été retrouvées ainsi qu'une balle qui était logée dans la porte. Le centre ensanglanté principal se concentre sous le corps qui a été retrouvé sur le sol, allongé sur le dos. La plaie béante de la nuque récurrente se trouve également sur ce corps.
Les traces de pollen ont été retrouvées sur l'oreiller. Des fibres de chaussettes de couleur orange ont été prélevées sur le sac à main de SCP-800-FR-3. Aucune affaire de cette couleur n'a été trouvée dans les biens de SCP-800-FR-3, son appartenance au meurtrier est donc certaine. La plaie de la nuque est moins nette que les précédentes, les tissus ont été arrachés violemment. Il y a deux options suite à cette constatation : les cicatrices de greffe étaient plus vieilles que sur les corps précédents, arracher ce corps étranger a peut-être été plus difficile au vu de son ancienneté, la seconde option est que le meurtrier l'a arraché dans la précipitation.
ENTRETIEN No 4325
RETRANSCRIPTION AUDIO
Site-Tav
AGENT DE CONTACT : RÉGELLE
CIBLE : Lolita
SUJET : SCP-800-FR-3
DATE : 18/04/2007
LIEU : La Vierge de Joseph, 18 rue Jean Vallès, 65100 Lourdes
Régelle : Bien, j'ai lancé l'enregistrement. Lolita, vous avez 25 ans et vous êtes prostituée depuis 6 ans c'est bien ça ?
Lolita : Ça dépend, tu parles de quoi exactement ? Parce que le livre il date sacrément, 1955. C'est une longue carrière de pute.
Régelle : Non je parlais de vous spécifiquement, mademoiselle.
Lolita : Alors oui, tu as bien fait ton taff, m'sieur l'agent.
Régelle : Bien, vous connaissiez donc depuis longtemps les victimes Mary Ostrowski, Agatha Müller et Nora Velázquez ?
Lolita : Je connaissais surtout Nora. C'était une amie… Tu aurais une cigarette ?
Régelle : Je n'ai qu'un cigarillo, ça vous va ?
Lolita : Tout ce qui me fera oublier ce qui se passe en ce moment m'ira.
Régelle : Parlez moi de Nora s'il vous plait.
Lolita : Elle était courageuse. C'est pas simple de s'imposer quand on est en culotte toute la journée. La moitié des gens peuvent pas s'empêcher de glisser le regard vers nos seins. Mais Nora, elle avait un sacré caractère. Il y en a qui en menaient pas large avec elle ! C'est pour ça que les soumis venaient la voir elle !
Régelle : Et dans sa vie personnelle ?
Lolita : C'était pas la même. Tu sais l'agent, quand on voit des dizaines d'hommes dans la journée, tous plus à vomir les uns que les autres, quand on rentre on veut se sentir bien. On veut que la personne qui nous attende soit douce et chaleureuse. Ah ça ! il était chaleureux son mec ! Ça brule les coups répétés !
Régelle : Nora était victime de violences conjugales ?
Lolita : Tu vis dans le monde des bisounours l'agent ?
Régelle : Je suppose, que c'est difficile à assumer ce genre de métier…
Lolita : Vous êtes vraiment tous les mêmes, c'est fascinant.
| SCP-800-FR-4 | |||
|---|---|---|---|
| Nom | SHERIDAN | Prénom | Donna |
| Date de Naissance | 14/03/1991 | Age | 16 |
| Sexe | F | No SS | 291030830336752 |
| Domicile | 18 rue Jean Vallès, 65100 Lourdes | ||
| Date et heure du décès | 20/04/2007 01:00 | ||
| Cause du décès | ☐ Naturelle ☐ Suicide ☑ Blessure exogène Détails : Arme à feu visiblement |
||
| Lieu du décès | Le petit lourdais, appartement de location n°2, 10 passage de Brenjot, 65100 Lourdes | ||
| Description du corps | Plaie béante à la nuque. Le corps était encore chaud. | ||
| Demande d'autopsie | ☑ Oui ☐ Non |
||
| Photographie de la scène de crime | |||
| À transmettre au dossier | |||
Le bordel
Le système
Caldeira
Les instances SCP-800-FR-1 à -4 sont employées auprès de La vierge de Joseph, sex shop se trouvant au centre de la ville de Lourdes. Il s'agit d'un bâtiment sur deux étages. Le rez-de-chaussée est une boutique pour divers accessoires et pratiques sexuelles, l'étage quant à lui est constitué d'une salle se divisant en un bar sur la partie droite et une salle accompagnée d'une petite scène, destinée à des danses à caractère sexuel de la part d'employées, sur l'autre moitié de la pièce. À l'arrière de la scène se trouve un couloir donnant sur une pièce de taille modeste constituant les loges. Un second étage semble servir de dortoir et de lieu de vie pour certains employés mais il n'y a pas preuve d'activité salariale à cet étage.

Après vérification, La vierge de Joseph a pu être associé au GdI-669 "Caldeira". Il s'agit d'un lieu de prostitution anormale dans lequel 19 travailleuses du sexe, 3 travailleurs du sexe et une matrone, Madame Patrice, sont employés et parfois logés. Parmi les travailleur·ses du sexe se trouvent 6 Gorgones ainsi que 8 Méduses2. La matrone a fourni l'ensemble des emplois du temps de SCP-800-FR-1 à -4 sur les jours des meurtres. (Mettre les emplois du temps regroupés pour pouvoir rendre les originaux.)
ENTRETIEN No 4320
RETRANSCRIPTION AUDIO
Site-Tav
AGENT DE CONTACT : RÉGELLE
CIBLE : Madame Patrice
SUJET : SCP-800-FR
DATE : 15/04/2007
LIEU : La Vierge de Joseph, 18 rue Jean Vallès, 65100 Lourdes
Régelle : Bien, on va pouvoir commencer. Ça fait longtemps que vous êtes ici Madame Patrice ?
Madame Patrice : Un petit moment oui, suffisamment pour avoir vu une soixantaine de filles passer ici, et repartir.
Régelle : Mais vous avez des hommes aussi ?
Madame Patrice : Un rire. Oui, mais ici c'est les femmes qui dominent. Elles dominent même la conjugaison dans notre jargon.
Régelle : Ah, je vois.
L'agent Régelle semble reprendre sa respiration.
Régelle : Pour que l'on soit bien d'accord, La vierge de Joseph est un bordel ? Un lieu de prostitution ? Et vous, vous êtes proxénète ?
Madame Patrice : Non, moi je suis une matrone, je les protège ces filles. Enfin… du mieux que je peux. Je suis salariée, comme nous tous ici. Les proxénètes ils sont bien plus haut dans la hiérarchie. Mais vous travaillez à côté, vous devez déjà le savoir ça.
Régelle : En effet, on peut dire ça. Mary Ostrowski travaillait ici depuis longtemps ?
Madame Patrice : Plusieurs années, depuis 2004. Je sais que vous aimez la précision, vous, les poulets. Je l'ai recueillie quand son proprio l'a mise dehors, elle avait perdu son taff à l'époque. Elle était serveuse si je me souviens bien, mais j'ai très bonne mémoire.
Régelle : Bien, d'accord. J'ai tout confiance en votre mémoire alors. Et Agatha Müller ?
Madame Patrice : Ah Agatha c'est pas pareil ! Je l'ai recueillie très jeune, elle était immigrée allemande. Oh elle avait conscience qu'elle faisait partie des immigrés privilégiés, mais ça n'empêche qu'elle a eu la vie dure : un accent allemand c'est trop suspect même 60 ans après.
Régelle : Je voulais surtout savoir depuis quand elle était à la Vierge de Joseph.
Madame Patrice : Elle est arrivée en 1992, elle avait 15 ans. Mais attention ! Me prenez pas pour un monstre, elle a pas commencé de sitôt.
Régelle : Je vois. Et qu'est-ce que vous pouvez me dire sur elles ? Elles s'entendaient bien avec leurs collègues ?
Madame Patrice : Oui, très bien ! Agatha est un peu la petite sœur du groupe, même si Donna lui emprunte cette place depuis quelques mois. C'est une brave petite. Enfin, c'était… D'ailleurs ses affaires sont encore dans sa chambrette, à l'étage.
Régelle : Vous logez des put… Des filles en haut ?
Madame Patrice reprend sur un ton plus agressif.
Madame Patrice : Oui les filles, sont les bienvenues au dortoir de l'étage. Ce ne sont pas vraiment des chambrettes, c'est plutôt des petits espaces personnels, dans une grande pièce. On est très famille, vous le constaterez très vite.
Régelle : Oui, c'est assez commun dans ce genre d'endroit. Et Mary ?
Madame Patrice : Mary est plus solitaire comme fille. Était… Je ne m'y ferai jamais…. Elle ne vit plus avec nous depuis longtemps déjà. Mais si j'ai une grande confiance en ma mémoire, je ne dirais pas autant de ma perception du temps. Les passes c'est rapide et long à la fois, et quand ça s'enchaine par dizaines dans une soirée, on en perd le fil.
Régelle : Vous êtes une ancienne prostituée Madame Patrice ?
Madame Patrice : Elle rit. Mon ancienne queue a fait bien des heureux, Monsieur le poulet.
Le réseau Athéna est le nom donné à une option d'assurance sous forme d'abonnement "club" proposé par le GdI-669 "Caldeira" à destination de ses clients pour profiter d'une sélection plus vaste de biens et services. Bien que des objets ou destinations soient accessibles via le réseau Athéna, sa fonction première est de permettre à des prestataires ou employés du Groupe d'Intérêt de continuer à exercer de manière supposément sécurisée après des faits de violence. Ces individus, identifiés par un tatouage de femme aux cheveux de serpent, ne fournissent des prestations de nature érotique ou sexuelle qu'à des clients membres du réseau, leur cotisation servant à sélectionner la clientèle "de confiance" et à couvrir les éventuels dommages. Au sein du Groupe d'Intérêt et des individus liés à ce groupe, les travailleurs tatoués sont appelés "Méduses".
En cas de violences répétées sur des Méduses, le GdI-669 procède parfois à la pose d'un dispositif prothétique appelé GORGONE et décrit par la suite sous l'identifiant SCP-800-FR-S. En plus d'une adhésion au réseau Athéna, une enquête de moralité menée par un agent direct du Groupe d'Intérêt et un supplément "premium" sont demandés aux clients désireux d'accéder à ces prestataires. Le contenu de cette enquête de moralité n'a pour le moment pas été retrouvé.
Le document suivant, rédigé par une ancienne prestataire du Groupe d'Intérêt et signé "M.N.", a été retrouvé photocopié dans la chambre de SCP-800-FR-1 et SCP-800-FR-3.
RÉQUISITOIRE EN DÉFAVEUR DES PROXÉNÈTES TATOUEURS
Autodétermination des putes et anaputes
La violence est le quotidien du et de la proxénée — nous rejetons avec vigueur mais sans colère les termes de travailleur et travailleuse du sexe, terme-valise qui ne saurait décrire les conditions de vie qui sont les nôtres en rassemblant les proxénètes, les acteurs-producteurs-violeurs, les indépendants en environnement contrôlé et/ou choisi et les ouvrières et ouvriers violentés et privés de leur capacité d'action tant sur le plan dialectique que sur le plan immédiat des coups et chaînes des proxénètes.
Cette violence, ailleurs récriée comme parjure contre les corps et les esprits, voire les âmes pour nos frères et soeurs trépassés, est pour nous banalisée, acceptée comme prémices de notre condition, jamais remise en question et même, dans le plus insultant des cas, fétichisée. Le père de famille bon sous tout rapport ne se juge pas en homme violent jusqu'à étouffer la pute de son sexe, inconscient même de sa violence car légitimé par le pouvoir abstrait de l'argent et le pouvoir concret du proxénète complice. La femme esseulée ne vit pas comme une violence l'heure qu'elle exige en compagnie du gigolo dont elle oublie le nom, mais suffit-il qu'il dévie un instant de son désir et elle le rappelle à l'ordre plus vivement encore que le contremaître face à l'esclave épuisé.
Mais la pire des violences reste celle de l'ennemi naturel de la pute — son proxénète. Car cette violence, abus parmi les abus, se drape de la menace de l'abandon, de tortures pires encore sans la protection des bras forts et étouffants de celui qui trafique l'humaine et le parahumain comme s'il s'agissait de bétail. Oui, car c'est le proxénète qui protège la pute contre les clients trop violents — peuvent-ils l'être plus — et contre les autres marchands d'âmes. Il est à la fois le loup et le berger, ou plutôt le loup qui se prétend berger, ne dévorant pas tout le troupeau d'un coup. Il n'est à ce titre pas un prédateur, mais plutôt une sorte de parasite qui aurait l'ascendant sur le parasité.
Le stade ultime de cette bipolarité du proxénète s'incarne dans le proxénète tatoueur. Tirant son origine à nouveau dans le traitement du bétail, il s'est trouvé une place de choix dans l'hydre Caldeira — que nous récrions déjà dans le reste de nos manifestes. Et comme à l'habitude de ce tyran aux nombreux masques, il s'est à nouveau drapé de vertu en invoquant la protection des proxénés comme prétexte pour marquer le corps des putes. Mais qui est protégé par de l'encre sous sa peau ? Qui est protégé par une cible sur son dos, l'indicateur d'une pute qui a déjà été violentée et qui a continué malgré tout, d'un corps brisable à nouveau car déjà brisé ? Cette notion de "réseau de confiance" rajoute du sel à la plaie de nos âmes, comme si l'argent garantissait la vertu quand il n'atteste que de la fascination du client pour la pute violée. Quant au Serpent, il représente le pinacle de la mascarade grotesque des proxénètes. Face à l'horreur, à la violence, à nos corps dépossédés, ils les violent une fois de plus de cette abomination pour surveiller et punir, mal et trop tard. Ce n'est pas à la pute brisée de porter ce stigmate, mais c'est là la finalité de ce système où le corps dont on abuse et que l'on échange est à la fois victime, complice et coupable de sa condition.
Putes et anaputes comme nous, nous vous exhortons : Rejetez l'hydre, refusez l'encre, tuez le Serpent. Peut-être ses paroles ou ses coups sont-ils venus à bout de votre volonté, mais vous avez encore le pouvoir de quitter cette prison qui vous tuera, ou pire.
Prix de la taxe : 300€
SCP-800-FR-S, aussi appelé au sein de la population anormale "Système GORGONE" est un dispositif bionumérique de surveillance et de défense qui prend la forme d'un implant à l'apparence extérieure serpentine. L'appendice de connexion, entièrement biologique, est apparenté à une mâchoire de tique aux proportions bien plus importantes (une dizaine de centimètres), qui pénètre intégralement sous la peau puis se déploie pour se connecter au système sanguin et nerveux de l'hôte. Une connexion à la moelle épinière est nécessaire pour rendre l'implant vivace, aussi ce dernier est particulièrement adapté pour être implanté au niveau de la nuque.
SCP-800-FR-S dispose d'une apparence extérieure de serpent mais sa tête est composée en majorité de dispositifs électroniques : caméras, microphones, processeur central, support de stockage, accéléromètre, dispositif de détection des menaces sont les principaux appendices détectés à ce jour dans l'unique modèle lourdement endommagé, récupéré dans les ordures près de la scène de crime de SCP-800-FR-1, nommé SCP-800-FR-S0. Tous ces systèmes fonctionnent en réseau local avec un blindage électromagnétique fort et une résistance importante aux tentatives de détournement.
En particulier, il est à noter que les caméras situées dans les "yeux" de SCP-800-FR-S sont totalement insensibles aux effets de camouflage liminal, d'agent mémétique ou antimémétique ou même de dispositif danger-info, rendant l'altération des images capturées virtuellement impossible. L'origine d'un tel effet est inconnu et l'unique échantillon récupéré ne permet pas de répliquer cet effet.
D'après les témoignages des PdI-669 interrogées sur SCP-800-FR-S, porteuses ou non, cet implant est capable de capter au moins partiellement les images mentales formées dans le cortex de l'hôte, qu'il stocke dans un support à part de ses propres données capturées. Aucun de ces deux supports n'était en état de marche lors de la récupération de SCP-800-FR-S0. Doté d'une capacité de reconnaissance faciale, l'implant fait systématiquement face à ou aux individus autour de l'hôte et compense automatiquement ses mouvements pour capturer une image la plus stable et nette possible de son environnement proche.
En raison du fort blindage de SCP-800-FR-S contre l'altération des données, ce dernier ne communique pas les informations récoltées en réseau, mais via connexion câblée au niveau de l’œsophage. Cette remontée de données se fait à un rythme irrégulier, dépendant souvent du bon vouloir des coordinateurs de GdI-669.
SCP-800-FR-S est présenté à ses utilisateurs comme un dispositif de défense censé injecter une puissante neurotoxine via ses crochets de synthèse à quiconque représentant un danger potentiel ; toutefois, aucun produit de ce type n'a été retrouvé dans SCP-800-FR-S0 ni aucune connexion neurale ou électrique supposé déclencher une activation près des crochets. Cette précision n'a pas été fournie aux PdI-669 concernées.
Ci-joint une interview de PdI-669-L23 "Lorelei" à propos de SCP-800-FR-S.
ENTRETIEN No 4325
RETRANSCRIPTION AUDIO
Site-Tav
AGENT DE CONTACT : RÉGELLE
CIBLE : █████ "Lorelei"
SUJET : SCP-800-FR-S
DATE : 18/04/2007
LIEU : L'Excuse, 65100 Lourdes
Régelle : Bonjour █████, installez-vous.
Lorelei : Appelle-moi Lorelei mon grand, et arrête de me vouvoyer ou tout le monde va voir que t'es louche. Personne ne m'appelle comme ça ici. On est bien d'accord que tu m’enregistres pas, hein ?
Régelle : Non non, t'inquiète, c'est juste entre nous.
Lorelei : Si tu m'as menti, je le saurais et eux aussi. Je rigole pas avec ça !
Régelle : Je sais, je sais, pas de panique ! Je suis tout à fait conscient de ce que tu risques et je te félicite d'autant de courage.
Lorelei : Chéri, un Saint Ger pour moi et… Un cognac pour le monsieur ! Tu aimes le cognac, hein ?
Régelle : Ça m'ira bien, oui. Bien, raconte-moi un peu comment ça se passe.
Lorelei : Alors, comme tu peux le voir, moi je ne suis pas directement concernée, j'ai même pas de tatouage. Je te rassure mon grand, c'est pas parce que personne n'a jamais dérapé avec moi, c'est parce que je n'ai jamais rien dit. Un peu de chance, aussi, j'ai jamais eu de marques visibles. C'était différent pour Mary, elle avait eu la moitié des côtes brisées, évidemment que Patrice l'avait vu.
Régelle : Ah, et tu n'as pas envie d'être couverte ?
Lorelei : Mais couverte de quoi ? C'est pas un tatouage ou une prothèse qui va me couvrir, au contraire. C'est un truc à attirer les fétichistes bizarres excités par le viol, si en plus ils sont prêts à payer un supplément. Non, tant pis, de toute façon si je voulais pas me faire agresser j'aurais fait autre chose de ma vie. Cela dit, je peux quand même te faire un témoignage de première main.
Régelle : Comment ça se fait ?
Lorelei : C'est Mary, justement. Elle a des… capacités. Je ne saurais pas trop l'expliquer, mais il y a un truc dans son corps, une espèce de filament qui sort de son oreille et qu'elle peut mettre dans celle des gens pour connecter directement les cerveaux. C'est… comme des fils de fromage, ou de moisissure.
Régelle : Je suppose que c'est quelque chose qui plaît, chez les clients.
Lorelei : Évidemment, surtout chez ceux qui rêvent de savoir ce que ça fait de se faire trouer sans avoir les couilles de tester. Mais c'est aussi ce qui a fait câbler certains clients, tu vois ce que je veux dire. C'est super déroutant comme expérience, parce qu'on ne partage pas que les sentiments. On mélange toute l'essence de soi, d'une certaine manière. On devient elle.
Régelle : Bien, je crois que je vois un peu le genre.
Lorelei : Presque certaine que non, chéri. C'est à cause de ça que plusieurs clients ont vrillé total et l'ont cognée, ou pire. Elle a mis très peu de temps à être tatouée, mais comme trop de types voulaient encore la revoir, ils ont payé. C'est vraiment depuis qu'elle est là que les mac ont mis le paquet sur la comm' autour d'Athéna.
Régelle : Tu crois qu'avec sa mort, les affaires vont baisser ? Si elle était aussi importante…
Lorelei : Non, peu de chances. Si elle était aussi importante, l'un des boss l'aurait déjà amazonée3, et puis maintenant on a tous les fanas d'agression sur le dos. Mais toujours est-il que Mary m'a déjà partagé ce que ça fait d'avoir le Serpent.
Régelle : Et bien ? C'est douloureux ?
Lorelei : Quand on se le fait poser, oui, énormément. Ses souvenirs sont — étaient — vraiment abominables, je te jure. Comme si on jouait à l'envers la sensation de se faire arracher un membre, tu vois ? Mais après, c'est pas si douloureux, juste… On sent vraiment qu'on est observé sans cesse, que quelque chose vient piquer ce que nos yeux voient, ce que nos oreilles entendent, et puis ces mouvements, à la fois venus de soi et indépendant, c'est… extrêmement perturbant. Plutôt aliénant, aussi. En fait… Chéri, tu nous en remets une ?
Régelle : Pour moi ça sera sans glaçons, merci.
Lorelei : Je disais. Ah oui ! En fait, c'est vraiment le mot : aliénant. Un stigmate qui rappelle sans fin que son porteur a été victime des autres, une deuxième quasi-conscience qui vient régulièrement rôder dans le cerveau, et puis parfois quelques images du Serpent viennent s'imprimer sur la rétine… Tu sais, elle avait notamment le souvenir d'un type louche qu'elle était bien contente de ne subir qu'en levrette et dont l'image s'était imposée à elle depuis la prothèse… dégueulasse.
Régelle : Tu pourrais me le décrire ?
Lorelei : Le client ? Je suis pas à l'aise avec ça, même s'il était vraiment louche, j'ai une conscience professionnelle tu sais. Ah oui, un dernier truc étrange avec ce machin-là.
Régelle : Je t'écoute.
Lorelei : Pour fonctionner, il leur tire du sang, des nutriments et tout, et ça consomme pas mal. Résultat, les filles doivent beaucoup plus manger que d'habitude mais elles maigrissent souvent un peu, comme avec un ver solitaire. Et c'est vrai que les envies qu'elles ont, les Gorgones, sont souvent inattendues. Beaucoup de viande crue, de cartilage, parfois du sang. De l'argile aussi. C'est peut-être pas grand-chose pour toi, mais ça m'a marqué.
Liste des suspects
Indices sur les suspects
| SCP-800-FR-A | |||
|---|---|---|---|
| NOM | LARSEN | ![]() |
|
| Prénom | Stieg | ||
| Poste | Chercheur en théologie biologique | ||
| Niveau d'Accréditation | 3 | ||
| Classe | C | ||
| Relations avec GdI-669 | 1 fois à 2 fois par semaine | Début de consommation | 27/01/1996 |
| Profil psycho-sexuel du suspect | |||
|
Le Dr Larsen a une formation en gynécologie et travaille sur la naissance des prophètes dans le cas pratique. De fait, il est régulièrement confronté à des expériences reproductives et sexuelles de nature anormale ou particulière. Bien que le Dr Larsen réussisse tous les ans ses tests psychométriques, la récupération de ses messages avec sa femme indique que leur couple pratique régulièrement l'échangisme ainsi que les jeux de rôle violents. Les remarques du chef psychiatre du Site-Tav fait également état d'une fascination pour la figure abrahamique du Serpent, du péché originel et de l'épectase. Le Dr Larsen présente sur l'épaule droite un tatouage représentant un miroir. Le Dr Larsen a commencé à consommer des services du Gdi-669 en 1996 sur incitation de sa femme. Il a exclusivement consommé avec un prestataire nommé "Ulia"4 jusqu'en 1999 avant de diversifier ses pratiques. Il adhère depuis 2005 au réseau Athéna mais aucune "Méduse" interrogée n'a déclaré avoir rencontré le Dr Larsen. Sur le plan relationnel, les inclinaisons du Dr Larsen se sont intensifiées depuis sa rupture avec sa femme il y a 4 mois ; il accumule depuis les relations avec des membres du personnel et des prestataires du GdI-669 de manière de plus en plus fréquente. Il est à noter que le Dr Larsen est déjà suspecté d'être responsable d'un hématome important au niveau de l’aine d'une de ses collaboratrices. |
|||
| Alibis | |||
| SCP-800-FR-1 | Oui Était en service | ||
| SCP-800-FR-2 | Non | ||
| SCP-800-FR-3 | Non | ||
| SCP-800-FR-4 | Non | ||
Perquisition :
Chaussette orange
Seau de pisse (lutter contre le venin ?)
INTERROGATOIRE No 4323
RETRANSCRIPTION AUDIO
Site-Tav
AGENT DE CONTACT : RÉGELLE
CIBLE : SCP-800-FR-A
SUJET : SCP-800-FR
DATE : 15/04/2007
LIEU : Site-Tav
Régelle : Docteur, enfin. Installez-vous.
SCP-800-FR-A : Je peux enfin savoir ce qu'il se passe ici ?
Régelle : Bien sûr. Je suis l'agent Régelle, Département de Sécurité Interne et j'enquête sur une affaire qui concerne le personnel du Site.
SCP-800-FR-A : Je ne crois pas vous avoir déjà vu ici, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Régelle : La faute à la solution prosopagnosique, sans doute. Moi non plus, je ne vous reconnais pas. Les effets se dissiperons d'ici une à deux semaines. Alors, Dr Larsen, parlez-moi un peu d'Agatha Müller.
SCP-800-FR-A : Qui ?
Régelle : Agatha, une prostituée anormale qui travaille en ville.
SCP-800-FR-A : Attendez, pour qui me prenez-vous ? Vous pensez vraiment que-
Régelle : Dr Larsen, je travaille à la Sécurité Interne. Je sais de quelle couleur est votre caleçon, combien de fois vous avez trompé votre femme avec et sans son consentement et qui vous a croisé dans les couloirs ce matin. Cet interrogatoire peut prendre une très mauvaise tournure sans votre coopération.
SCP-800-FR-A : Je… Je peux avoir un verre d'eau ?
Régelle : Non.
SCP-800-FR-A : D'-d'accord. Alors, Agatha… Cheveux longs ondulés, un seul sourcil, taille variable de 80 cm à 3 m ?
Régelle : Un peu orienté de réduire une femme à ça, mais oui, il s'agit d'elle.
SCP-800-FR-A : Pourquoi ne pas m'avoir montré une photo ? Ah oui, la solution. Donc oui, je connais Agatha.
Régelle : Comment la décririez-vous ?
SCP-800-FR-A : Une jeune femme pourtant très professionnelle, dans le bon et le mauvais sens du terme. Elle posait des conditions très strictes sur ce qu'elle autorisait et interdisait et n'hésitait pas à menacer de son… Serpent.
Régelle : Serpent ? Agatha était une femme transgenre ?
SCP-800-FR-A : Non, non. Un vrai serpent authentique. Une prothèse en forme de serpent, en fait, qui nous regarde et peut nous mordre si on dépasse les conditions.
Régelle : Intéressant. Et quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?
SCP-800-FR-A : Le… le 4, je crois.
Régelle : Et que faisiez-vous le 14 au soir ?
SCP-800-FR-A : J'étais chez moi, je travaillais sur la rédaction d'un nouveau dossier à propos de la moisissure qui envahit le Site.
Régelle : Seul ? Sans personne pour le confirmer ?
SCP-800-FR-A : Malheureusement.
Régelle : Je note, je note.
SCP-800-FR-A : Pourquoi ? Il est arrivé quelque chose ?
Régelle : Mademoiselle Müller a été assassinée dans des circonstances qui nous concernent.
SCP-800-FR-A : Pardon ? Vous me soupçonnez ?
Régelle : Sur un autre ton, docteur.
SCP-800-FR-A : Mais enfin ! Je… je ne suis pas quelqu'un de violent, je n'ai aucune raison de faire ça !
Régelle : Et que faites-vous des coups sur votre assistante ? Elle est tombée toute seule ?
SCP-800-FR-A : Je garde le silence.
| SCP-800-FR-B | |||
|---|---|---|---|
| NOM | THOMSEN | ![]() |
|
| Prénom | Harlan | ||
| Poste | Agent polyvalent de sécurité | ||
| Niveau d'Accréditation | 2 | ||
| Classe | C | ||
| Relations avec GdI-669 | 1 fois par semaine | Début de consommation | 25/12/2005 |
| Profil psycho-sexuel du suspect | |||
|
L'agent Thomsen présente un comportement contraint, avec une nature violente et possessive qu'il réfrène par de la discipline et des tendances protectrices. Sur le plan relationnel, l'agent Thomsen a des difficultés à maintenir une relation sentimentale de longue durée en raison de son tempérament jaloux mais ne semble pas démontrer de tendances destructrices envers les femmes. Sur le plan sexuel, l'agent Thomsen consomme régulièrement des services du GdI-669 depuis sa mutation au Site-Tav et a souscrit au réseau Athéna en formule Premium avec sa prime de Noël 2005. Il n'a établi aucune relation au sein du personnel et ne laisse généralement pas son nom à ses partenaires, qu'il quitte rapidement pour ne pas que sa jalousie n'interfère. L'agent Thomsen semble apprécier les jeux masqués dans ses pratiques sexuelles d'après la perquisition réalisée à son domicile, il est donc probable qu'il ne connaisse pas le visage de ses partenaires ou qu'elles ne connaissent pas le sien. |
|||
| Alibis | |||
| SCP-800-FR-1 | Oui En mission en dehors de Lourdes | ||
| SCP-800-FR-2 | Non | ||
| SCP-800-FR-3 | Oui Correspond pas à l'homme vu en dernier | ||
| SCP-800-FR-4 | Non | ||
Perquisition :
Gel cheveux
Anti-venin de marque Venimex
INTERROGATOIRE No 4327
RETRANSCRIPTION AUDIO
Site-Tav
AGENT DE CONTACT : REGELLE
CIBLE : SCP-800-FR-B
SUJET : SCP-800-FR
DATE : 17/04/2007
LIEU : Site-Tav
Régelle : Vous fumez agent Thomsen ?
SCP-800-FR-B : En effet.
Régelle : Quel type de produit ?
SCP-800-FR-B : Principalement des cigarillos, je suppose que vous voulez la marque ? Des Moods.
Régelle : Bien, vous savez pourquoi vous êtes là agent Thomsen ?
SCP-800-FR-B : Non, mais je sens que vous allez me le dire.
Régelle : Trois jeunes prostituées, toutes affiliées à Caldeira, ont été assassinées récemment. Vous n'avez pas pu passer à côté de l'affaire tout de même.
SCP-800-FR-B : J'en ai entendu parler, un bruit de couloir sûrement.
Régelle : Je suis en charge de l'enquête à propos de ce… bruit de couloir.
Un silence.
Régelle : Qu'est-ce que c'est, sur votre poignet ?
SCP-800-FR-B : Oh, un tatouage, un truc que j'ai fait jeune en arrivant à la Fondation. Dites-moi, que puis-je faire pour vous agent Régelle ?
Régelle : Il se trouve que l'arme qui a servi à ces meurtres provient d'ici, du site.
SCP-800-FR-B : C'est pas moi qui suis en charge des armes ici.
Régelle : Non, certes. Mais vous êtes suspect.
SCP-800-FR-B : Et… qu'est-ce qui vous fait penser que je suis coupable ?
Régelle : Vous êtes un consommateur de prostituées agent Thomsen ? D'après mon enquête, cela fait 2 ans que vous vous rendez à la Vierge de Joseph, au moins une fois par semaine.
SCP-800-FR-B : En effet, mais si vous aviez bien fait votre enquête vous saurez que je ne couche pas avec des Gorgones.
Régelle : C'est ce que j'ai cru comprendre. Mais après tout, SCP-800-FR-1 était devenu Gorgone tout récemment. Vous auriez très bien pu vouloir garder votre préférée malgré son nouveau statut.
SCP-800-FR-B : Elle a été butée quand votre pute ?
Régelle : Le 11 de ce mois.
SCP-800-FR-B : Pas de bol agent Régelle, j'étais en mission en dehors de Lourdes du 11 au 13.
Régelle : Bien, et pour le 14, et le 16, vous avez aussi une explication j'espère ?
Un silence
SCP-800-FR-B : Non…
Régelle : C'est ce que je pensais. Dites moi, agent Thomsen, pourquoi avez vous tant d'anti-venin dans votre armoire à pharmacie si vous ne consommez pas de Gorgones ?
SCP-800-FR-B : Une mexicaine5… Je vous reconnais bien là, la DSI… J'aime bien le fugu6, figurez-vous.
Régelle : C'est surprenant ! Surtout que cela coûte une grosse somme, d'importer ce genre de produit. Vous ne roulez pas sur l'or, entre ça et la prostitution hebdomadaire, ça fait une sacrée dépense pour vos besoins.
SCP-800-FR-B : J'ai des contacts dans certains Sites du Japon.
Régelle : Je vois. Vous mettez du gel dans vos cheveux, agent Thomsen ?
SCP-800-FR-B : Oui, je crois pas que ça soit un crime non ?
Régelle : Non, en effet. Mais la description du coupable mentionne l'utilisation de gel pour les cheveux.
SCP-800-FR-B : Vous en avez aussi agent Régelle, je vous signale.
Régelle : Oui c'est vrai. Mais moi je suis du bon côté de la table, agent Thomsen.
| SCP-800-FR-C | |||
|---|---|---|---|
| NOM | SANTANA | ![]() |
|
| Prénom | Donato | ||
| Poste | Membre de la FIM Oméga 51 | ||
| Niveau d'Accréditation | 3 | ||
| Classe | C | ||
| Relations avec GdI-669 | 2 fois par mois | Début de consommation | 04/10/2003 |
| Profil psycho-sexuel du suspect | |||
|
L'agent Santana bénéficie, en raison de sa position au sein de la FIM Oméga-51, d'une dispense d'enquête morale qui devra être effectuée par un agent directement en provenance du Site-Zayin, ou par le commandant de la Force d'Intervention. Sur le plan psychologique, l'agent Santana fait preuve d'une personnalité psychorigide, voire sociopathique, avec des troubles obsessionnels compulsifs d'hygiène et de gestion de l'armement. Il est régulièrement décrit comme "extrêmement méticuleux" et d'un grand calme, ce qui contraste avec son inflexibilité quant aux évènements imprévus. Bien que l'agent Santana n'ait fourni aucune déclaration concernant sa vie sexuelle, les méthodes d'interrogations grises de la Sécurité Interne ont été appliquées à sa femme, Mme Gabrielle Santana, qui a déclaré que son mari et elle entretiennent des relations sexuelles régulières à hauteur d'une fois par mois, durant laquelle l'agent Santana se refuse à toute pratique autre que la pénétration vaginale. Il est peu probable qu'elle soit au courant de la consommation bimensuelle de services de prostitution de l'agent Santana depuis la fin de l'année 2003. Ces échanges ont également mis en lumière que l'agent Donato Santana est l'actuel président du club du Miroir Blanc, une association interne à la Fondation qui promeut les valeurs traditionnelles et masculines entre des membres du personnel et dont le symbole est un miroir, souvent tatoué par ses membres ou porté sur des vêtements. |
|||
| Alibis | |||
| SCP-800-FR-1 | Non | ||
| SCP-800-FR-2 | Non | ||
| SCP-800-FR-3 | Oui Repas de famille | ||
| SCP-800-FR-4 | Oui Repas de famille (encore ?) | ||
Perquisition :
Gel cheveux
Préservatif Eros
Interrogatoire prévu le 21 à 17h
Indices matériels
Analyses scientifiques
SMS
| Rapport d'analyse balistique | |||
|---|---|---|---|
| Dossier | SCP-800-FR | Statut | En cours |
| Expert | Julia KOCH | Laboratoire | Tav-3 |
| SCP-800-FR-1 | |||
| La victime a reçu 2 balles, une dans la poitrine et l'autre dans la gorge selon un angle ascendant, indiquant que la victime se trouvait sur son tueur. Les traces de poudre indiquent que la première balle a été tirée presque à bout portant. Les étuis et balles n'ont pas été retrouvés, des traces sur le corps indiquent que le tueur a fouillé la plaie dans la gorge pour extraire la munition. Le diamètre d'entrée indique toutefois une munition perforante, de calibre intermédiaire, entre le 9 mm Parabellum et le calibre de fusil d'assaut 5,56 mm OTAN. Pour le moment, 3 munitions correspondent à ces critères : le 4,6 × 30 mm allemand, le 9 × 39 mm russe et le 5,7 × 28 mm belge. Le premier calibre n'est utilisé presque que dans le HK MP7, ce qui réduit le champ de recherche. Le second peut pratiquement être exclu puisqu'il s'agit d'un calibre destiné à des fusils d'assaut et de précision qu'il aurait été difficile d'actionner à une distance si faible. Le troisième calibre correspond notamment au FN Five-seveN et au FN P90 qui équipe le personnel de la Fondation. |
|||
| Rapport d'analyse balistique | |||
|---|---|---|---|
| Dossier | SCP-800-FR | Statut | En cours |
| Expert | Julia KOCH | Laboratoire | Tav-3 |
| SCP-800-FR-2 | |||
| La victime a été abattue d'une seule balle à l'arrière de la tête, sous la plaie d'ablation du dispositif SCP-800-FR-S. La taille de la plaie concorde avec celle de la première victime, indiquant qu'il s'agit probablement du même calibre voire de la même arme. Les traces de poudre indiquent qu'il s'agit à nouveau d'un tir à bout portant, les lividités cadavériques analysées au laboratoire Tav-2 et les projections de sang laissent penser que la victime était à quatre pattes sur le parquet de la scène de crime lorsqu'elle a été tuée. L'analyse essocinétique complémentaire a révélé que les brûlures dans la plaie laissée par la munition ont un taux de Humes de 5,5, conforme à la légère surréalisation des munitions du personnel de la Fondation en cas de rencontre avec un Plieur de Réalité mineur. Il est presque certain désormais que l'arme utilisée provient de la Fondation. |
|||
| Rapport d'analyse balistique | |||
|---|---|---|---|
| Dossier | SCP-800-FR | Statut | En cours |
| Expert | Julia KOCH | Laboratoire | Tav-3 |
| SCP-800-FR-3 | |||
| Contrairement aux deux victimes précédentes, le tueur n'a ici pas nettoyé la scène de crime et les 6 douilles correspondant aux 6 balles ont été retrouvées, confirmant les hypothèses des analyses précédentes : elles proviennent d'un pistolet FN Five-seveN issu de l'équipement d'un membre du personnel. La première balle a raté sa cible, probablement debout au vu de l'angle de tir et a fini dans la porte. Les deux balles suivantes ont touché, à la cuisse puis au bras gauche, indiquant un manque de contrôle du recul de son arme par le tueur. Les traces de sang permettent de dire que la porte n'était pas verrouillée et que la victime a tenté de s'enfuir avant de recevoir une balle supplémentaire dans le dos, puis deux autres dans la tête selon un angle vertical, indiquant que le tueur s'est approché de sa cible pour ne pas rater la tête. Ce mode opératoire diffère de manière importante avec les deux premiers meurtres, mais pour autant ne permet pas d'affirmer avec une absolue certitude qu'il s'agit d'un second tueur : il est possible, bien que moins probable, que sa cible ait été moins coopérative, qu'il n'ait pas réussi à se mettre en condition d'un assassinat propre et donc ait été pris de panique. Il s'agit de la première victime à avoir été ciblée debout, et à une distance dépassant le bout portant. Les résultats d'autopsie seront nécessaires pour déterminer les conditions plus exactes de l'altercation. |
|||
L'analyse des pollens retrouvés sur SCP-800-FR-1 à -4 permet d'affirmer avec certitude qu'ils proviennent de dahlia exterpurpurea castigarii, plus communément appelés Dahlia Noir. Un extrait des notes du Dr Reverchon concernant cette plante est disponible ci-après.
Mes fleurs préférées
Demander expertise au Dr Reverchon
ESPÈCES ENDÉMIQUES ABRAHAMIQUES
Dahlia et lys
À l'instar des cultures essobiologiques, les laboratoires en recherches anormales religieuses ont commencé très tôt à se doter en plantes capables d'influer sur les rayonnements akiva mais aussi sur la portée des phénomènes anormaux de nature eschatologique. En particulier, un certain nombres d'espèces de plantes et de fleurs ont des capacités d'amplification ou d'atténuation des miracles et châtiments, propriétés particulièrement intéressantes dans un lieu tel que le Site-Tav.
L'ancien cloitre du monastère de l'Ordre de la Lumière a donc, avec l'aide du Département d'Écologie et de Développement Durable, été réaménagé en un jardin organisé autour des théories religieuses florales notamment développées par Gregor Mendel.
Le lys n'a pas servi de symbole virginal et royal pour rien, la structure toute particulière de son pollen étant à même de faciliter la stabilisation théurgique du rayonnement akiva tout particulièrement suivant les canaux de descente offerts par les pétales de la fleur ; en d'autres termes, le lys est à même d'amplifier les miracles. Bien entendu, tous les lys ne se valent pas, aussi les botanistes et théologues de la Fondation ont-ils savamment sélectionné, génétiquement et anomalistiquement modifié des cultivars de lys depuis la fin des années 1970 afin d'arriver à un résultat qui dépasse le simple placebo généralement provoqué par le lys. Ces plants sont d'un blanc particulièrement éclatant, le gène de la blancheur du lys ayant par comorbidité été particulièrement sélectionné.
Une plante à même de favoriser l'émergence de châtiments, sujet d'étude plus récent, a été recherchée activement durant les années 1980 et concerne la réduction des effets divins — ou, du moins, religieux. L'existence d'une telle plante a été théorisée à la suite des expériences sur le lys menées au Site-Tav et un réceptacle a été choisi dans la plante du dahlia, très riche en matière dans ses pétales en plus d'être comestible. Ce n'est qu'au début des années 2000 avec l'arrivée du Directeur Ivesern qu'un tel dispositif a finalement vu le jour. Contrairement au lys, le dahlia inhibiteur produit ses effets par extraction de son huile essentielle, aussi la sélection de dahlias a très fortement intensifié la pigmentation de ces derniers, qui ont atteint aujourd'hui une couleur extrêmement sombre, presque noire. Par commodité, l'équipe botanique du Site-Tav a appelé ces cultivars les "dahlia noirs" — ironiquement opposés aux lys blancs. Ces deux espèces, endémiques au site et ne pouvant se reproduire sans l'attirail d'intrants de la Fondation, ne peuvent se retrouver que sur des membres du personnel de Tav, ou sur leur équipement.
Dr Reverchon, DEDD-Tav
Les cendres retrouvées sont celles de cigarillos
RELEVÉ D'ANALYSE
Échantillon no : 44522-31
Type : Traces de sperme
Correspondance dans la base de données des Personnes d'Intérêt
NÉGATIF
Correspondance dans la base de données civile croisée
NÉGATIF
Correspondance dans la base de données du personnel
POSITIF

L'ensemble des derniers échanges textuels entre les instances SCP-800-FR-1 à -4 et leurs derniers clients, visités ou prévus, ont été rassemblés ci-après.
SCP-800-FR-1 Mary Ostrowski
Client 11 - 19
22h08
Si tu continues à être en retard, va falloir payer un supplément BB.
22h11
J'arrive j'arrive, je suis en chemin
22h38
Je suis là tu m'ouvres ?
Note : Le client numéro 19 a été retrouvé. Il ne s'agit pas d'un membre de la Fondation, il a donc été écarté des suspects. De plus, il n'a pas eu de réponse à son dernier message, il indique être reparti chez lui au bout de 10 minutes à attendre devant l'hôtel.
SCP-800-FR-2 Agatha Müller
Client : Michel
19h57
Michel j'ai un petit changement de programme. Finalement j'ai un client vers 21h, mais ça sera rapide
Je m'en occupe vite et je te consacre le reste de ma soirée c'est promis !
20h01
Pas de problème mon hobbit, je t'attendrais autant qu'il faut.
21h49
J'espère que tout va bien mon petit hobbit, je t'attends moi.
Je suis tout nu dans la cuisine. J'ai laissé la porte ouverte si tu veux me faire une surprise…
22h36
Agatha ?
Note : Michel est un client régulier de SCP-800-FR-2, il n'a effectivement pas quitté son domicile de la soirée.
SCP-800-FR-3 Nora Velázquez
Client 16 - 6
22h24
J'ai oublié l'adresse et je retrouve pas ton message, tu peux me la redonner s'il te plait ?
Bien sûr.
C'est au Petit lourdais, 10 passage de Brenjo. J'ai pris l'appart 4
Super merci ! Je suis pas loin d'après le GPS, je suis là d'ici 5 minutes
Note : Même si l'horaire est très proche, sur l'emploi du temps Nora avait un autre client de prévu pour 23h. Le client numéro 6 est sûrement à mettre hors de cause.
SCP-800-FR-4 Donna Sheridan
Client 20-16
17h07
Du coup rendez-vous 22h au bar du sex shop ?
19h28
Toujours bon pour ce soir ?
Oui oui pardon, je fesais juste une sieste.
« SCP-799-FR | SCP-800-FR | SCP-801-FR »


