Croquis repris du journal de recherches du Prof. L. Aphel.
Objet n° : SCP-780-FR
Niveau de menace : Blanc ●
Classe : Euclide
Procédures de Confinement Spéciales : Les instances de SCP-780-FR sont regroupées dans un confinement à ciel ouvert d'1 kilomètre carré de forêts. Elles sont nourries 2 fois par semaine de 5 kilogrammes de chair animale. Cependant, quand les spécimens de SCP-780-FR entrent dans leur cycle de reproduction, aucun contact direct n'est autorisé pour une période de 10 jours minimum et les quantités de nourritures sont doublées.
Des espaces de contact avec les spécimens de SCP-780-FR sont mis à la disposition du personnel sur le Site-Mayim après avoir rempli le formulaire qui est fourni à l’accueil de l’infirmerie du site. Avant de quitter ces espaces de contact, les membres du personnel doivent passer par le sas de sortie et vérifier si aucun spécimen ne s’est caché sur eux ou dans leurs effets personnels.
Description : SCP-780-FR désigne une espèce de reptile artificielle ressemblant vaguement à des Crotalus Horridus1. Malgré les similitudes, cette variété est différenciée de cette espèce par son apparence, sa méthode de reproduction, le venin sécrété et sa voracité. L’aspect des spécimens de SCP-780-FR se distingue par leur camouflage de fleurs à bulbes. Actuellement, 5 camouflages différents ont été répertoriés2. La taille du spécimen varie selon la fleur à bulbes imitée. À l’état naturel, les instances cohabitent en communautés de 15 à 25 individus dans les zones boisées ou dans les champs. Leurs communautés sont organisées en 2 groupes : un couple de "plantes-mère", désignées SCP-780-FR-A, responsable de la pérennité de l’espèce et un groupe de "sentinelles", désignées SCP-780-FR-B, responsable de la sécurité au sein de la communauté ainsi que de la chasse.
Les spécimens de SCP-780-FR sont capables d’imiter un large panel de sons, allant des alarmes de voitures au chant des oiseaux. Ces sons sont utilisés par les spécimens pour transmettre aux autres membres de la communauté des informations comme des émotions complexes ou encore des appels de détresse. Après observation, les émotions des spécimens ont été révélées comme étant reliées à des sons différents émis à des intensités variées. Par exemple, les sentiments d’attachement sont exprimés soit par des sons de clochettes, soit par des sons de carillons ou encore par des ronronnements. Les sentiments de peur ou d’angoisse se manifestent par des cris d’alarmes ou des klaxons de voitures.
Quand ils chassent, les spécimens de SCP-780-FR se regroupent en un même champ, mélangés parmi de véritables fleurs à bulbes. Ils plantent leurs bulbes dans le sol, se redressent et attendent qu’une potentielle proie entre dans le champ. À l'état naturel, les spécimens de SCP-780-FR ont un régime alimentaire principalement carnivore et insectivore. Ils chassent des mammifères allant des Rodentiae3 aux Cervidae4 mais aussi des ptérygotes5. Si la proie semble dangereuse, les spécimens choisissent la fuite. Cependant, si la potentielle capture est considérée comme sûre, ils commencent par immobiliser cette dernière avec leur crochets rétractables avant d’arracher de grandes quantités de chair qu’ils avalent sans mâcher. Les parties non digérables, comme les os et les poils, sont régurgitées sous formes de pelotes. Les spécimens ont besoin d’une période de 2 à 5 jours pour digérer leur repas. Bien qu’ils aient besoin d’une quantité journalière de viande, les instances de SCP-780-FR ont accepté, en confinement, de consommer des fruits ou encore des produits laitiers.
Le cycle de reproduction des spécimens de SCP-780-FR survient 3 à 4 fois par an sur une durée de 10 jours. Le couple de SCP-780-FR-A s'écarte dans un lieu considéré comme isolé des dangers extérieurs. Les instances de SCP-780-FR-B forment un secteur de sécurité autour de l’endroit choisi. Au cours des premiers jours du cycle, les feuilles de l’un des spécimens de SCP-780-FR-A sont transformées en bulbes qui se détachent ensuite du corps du parent une fois complètement formé. La fin du cycle est caractérisée par l’inactivité du spécimen de SCP-780-FR-A qui a accompli la phase reproductive et une entrée irrégulière en processus de chasse par les spécimens de SCP-780-FR-B. De plus, les spécimens montrent une grande agressivité envers tout individu extérieur à la communauté.
Les spécimens de SCP-780-FR sont de nature curieuse, affectueuse et exploratrice. Depuis leur arrivée au Site-Mayim, ils ont cherché l’attention des membres du personnel qui les entourent en venant s’accrocher à ces derniers ou en les regardant intensément. Dans les cas où l’on a répondu à leur demande, ils ont rendu l'affection donnée par des frottements de tête. De plus, les spécimens ont montré un instinct de protection envers les individus qu’ils côtoient au quotidien ainsi qu'envers les individus malades ou blessés. La présence des spécimens SCP-780-FR est démontrée comme bénéfique pour les individus anxieux voir dépressifs ; les aidant à se détendre et permettant un soulagement partiel de certaines douleurs.
Addendum 01/780-FR : Le ██/██/20██ à la frontière franco-belge, une série d'archives a été découverte dans un bâtiment abandonné situé à approximativement 2 kilomètres de la forêt où la première communauté de SCP-780-FR a été localisée. Ces documents font explicitement allusion à l'existence de SCP-780-FR.
Addendum 02/780-FR : Comptes-rendus de test et de rapports d'incidents.
Addendum 03/780-FR : Rapport d'autopsie

