SCP-767-FR

Objet no : SCP-767-FR

Classe : Sûr

Niveau de menace : Vert

Procédures de Confinement Spéciales : SCP-767-FR doit être conservé dans un casier de confinement pour objets volumineux standard du Site-Aleph. L'objet est accessible sur demande à tout membre du personnel de Niveau 2 ou plus. Le déplacement et l'utilisation de SCP-767-FR nécessitant un grand effort logistique, et l'objet étant de nature stable et non-dangereuse, les tests sur l'objet sont interdits et l'objet ne doit pas quitter son casier de confinement.

Description : SCP-767-FR est une cloche en bronze de 90 cm de diamètre et 90 cm de hauteur. Les analyses du bronze extrait de SCP-767-FR ont montré que celui-ci contient précisément 80% de cuivre et 20% d'étain, ne présentant aucune impureté. Par ailleurs, aucun processus d'oxydation n'a été observé à ce jour, et tout dégât ou déformation infligé à SCP-767-FR se répare de lui-même en un temps proportionnel à la sévérité du dégât, pouvant aller de quelques minutes à quelques jours. SCP-767-FR ne présente aucune autre propriété anormale à l'état inactif.

Le principal effet anormal de SCP-767-FR se déclenche lorsque l'objet est suspendu au clocher d'un bâtiment de culte chrétien catholique, puis sonné de quelque manière que ce soit. Les tests ont montré que tout bâtiment ayant servi à un culte catholique à un moment donné et possédant un clocher peut activer SCP-767-FR ; il n'est en particulier pas nécessaire que le bâtiment soit, au moment de l'activation, utilisé comme tel.

Le son produit par SCP-767-FR échappe à ce jour à toute compréhension scientifique. Les analyses spectrales sont incohérentes, et aucune note n'est discernable à l'oreille humaine, même pour une oreille musicalement entraînée. Le son émis par SCP-767-FR semble émaner de toutes les directions en même temps ; seule l'intensité du son semble respecter les lois usuelles des ondes sonores. Malgré ces caractéristiques, le son est toutefois systématiquement identifié par les auditeurs comme un son de cloche. Les auditeurs rapportent un sentiment d'apaisement et de chaleur. Les auditeurs s'identifiant comme religieux utilisent généralement des termes liturgiques issus de leur propre religion pour qualifier le son ; il n'a pas été déterminé si cet effet est anormal ou non.

Les Documents 767-FR-01 à 05 semblent indiquer que l'objet possède d'autres propriétés anormales, mais aucune n'a pu être répliquée depuis la récupération de l'objet. La raison de ce phénomène est inconnue.

Addendum 767-FR-1 : Récupération

L'objet fut récupéré dans un village au nom inconnu, désigné SCP-767-FR-1 situé dans la province de Ravenne (Émilie-Romagne, Italie). SCP-767-FR-1 contenait douze maisons dont une ferme contenant plusieurs animaux et entourée de différentes cultures agricoles, et une église située en son centre dans laquelle se trouvait SCP-767-FR. Les documents 767-FR-01 à 05 furent également trouvés dans cette église, ainsi que ██████ ████████, homme âgé de 64 ans, qui s'identifiait comme le prêtre de SCP-767-FR-1. Le reste des habitations étaient vides.

Les documents 767-FR-01 à 05 semblent indiquer que SCP-767-FR-1 existe isolément du reste de la région depuis plusieurs siècles, sans doute depuis le XIIIe siècle. SCP-767-FR-1 n'a cependant entretenu aucune relation avec les villages environnants et est absent de toutes les cartes connues. L'intervention de la Fondation eut lieu après qu'un des satellites de surveillance repéra un village non-cartographié dans la zone. En raison des conséquences à l'échelle locale d'une révélation publique de l'existence de SCP-767-FR-1, tous les bâtiments furent démolis.

L'objet fut initialement confiné au Site Plutone, puis fut transféré au Site-Aleph en raison des tentatives répétées de la Confrérie des Chevaliers de Saint-Georges visant à prendre possession de l'objet.

Addendum 767-FR-2 : Interview

Addendum 767-FR-3 : Documents 767-FR-01 à 05

Le Document 767-FR-01 fut trouvé dans l'une des maisons de SCP-767-FR-1, qui semblait aménagée en une fonderie. Le document est un ensemble relié d'une dizaine de pages représentant ce qui semble être une suite d'instructions écrites en latin. Il est supposé que c'est ce rituel qui a mené à la création de SCP-767-FR. Plusieurs pages semblent manquer et les pages présentes sont en grande partie illisibles, si bien qu'aucun test n'a pu être réalisé. Seule une inscription sur la dernière page est lisible dans son entièreté : Ecco chi crescerà li nostri amori1. Le papier autour de cette inscription est anormalement bien conservé.

Les Documents 767-FR-02 à 05 sont un ensemble de lettres récupérées lors d'un raid de la Fondation sur un siège de la Confrérie des Chevaliers de Saint-Georges dans la ville de Bologne, peu après la découverte de SCP-767-FR-1. Elles étaient rassemblées dans un même dossier archivé qui ne comportait pas de titre ni d'autres informations. Les lettres sont datées entre le 2 juin et le 2 septembre 1307, et portent toutes la même signature non-identifiée précédée de la phrase Non praevalebunt2. Une traduction depuis le latin ecclésiastique médiéval pourra être trouvée ci-dessous.

Varenne, II juin de l'année 1307

Monseigneur,

Le bûcher3 ne s'est pas tout à fait déroulé comme prévu. L'un des hérétiques, connu sous le nom de Fra Quirini, a échappé à notre garde et n'a pas pu être rattrapé.

Cet incident n'aura sans doute que peu d'impact. Toutefois, je recommande une surveillance accrue, cet individu pouvant tenter de perpétuer l'hérésie dont il aurait dû être libéré par les flammes. J'ai transmis aux Chevaliers le nom et l'apparence de cet homme, il ne pourra pas se cacher fort longtemps.

Varenne, IX juillet de l'année 1307

Monseigneur,

L'hérétique dont je vous parlais il y a un mois a été aperçu entrant puis sortant de la demeure de la famille Alighieri. Le prestige de cette famille me pousse à désapprouver une intervention tant qu'aucune hérésie n'est prouvée de leur part. Nous continuerons à surveiller les allées et venues de cet homme, mais il ne semble pas dangereux.

Varenne, XXVII juillet de l'année 1307

Monseigneur,

Quirini a disparu. Il a été aperçu pour la dernière fois sortant de la demeure Alighieri. Nous présumons qu'il a quitté la ville et s'est installé dans un village alentour pour perpétuer son hérésie. Nous le recherchons activement, je vous en tiendrai informé.

Varenne, II septembre de l'année 1307

Monseigneur,

Un groupe de Chevaliers éclaireurs ont découvert, en utilisant la relique que vous connaissez4 un village que nous ne connaissions pas. Ce village semble très récemment construit, et n'a pour l'instant qu'une dizaine d'occupants, dont Fra Quirini, que nous recherchions activement et sans succès depuis plus d'un mois.

Nous observons cet endroit depuis plusieurs jours. Il semble être frappé d'un miracle, ou d'une diablerie particulièrement perverse : les récoltes sont excellentes, les bêtes en très bonne santé. Nous n'avons pas réussi à savoir si ceci est le résultat d'une action divine ou diabolique. Les habitants célèbrent la messe tous les jours, et leur clocher prodigue un son qui ne pourrait émaner de l'Enfer, aussi je crois au miracle.

Aucune action ne me semble nécessaire, ce que j'ai vu de mes yeux n'a rien d'une hérésie. Je m'en remets toutefois à votre jugement.

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est protégé par la licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 License