Une instance de SCP-755-FR photographiée par une victime.
Objet no : SCP-755-FR
Niveau de Menace : Jaune ●
Classe : Sûr Keter
Procédures de Confinements Spéciales : Les quatre instances de SCP-755-FR actuellement détenues par la Fondation doivent être confinées au Site-Aleph, dans un hangar de stockage de 50 m × 30 m × 20 m. Les membres du personnel assignés à SCP-755-FR doivent obligatoirement porter une combinaison Hazmat de type 1 ainsi qu'un casque à réduction de bruit lors des interactions rapprochées avec les instances. Il est recommandé aux membres du personnel de ne pas regarder directement les organes lumineux des instances sans protection oculaire anti-UV.
Lors de la capture d'une nouvelle instance, une équipe de confinement doit extraire celle-ci de son substrat en coupant le mycélium à 0,5 m de son pied à l'aide de véhicules téléopérés, puis charger l'instance à l'arrière d'un camion de transport en direction du hangar de confinement. L'instance est ensuite replantée dans une benne en acier. Toute nouvelle instance signalée doit immédiatement être supprimée. La base de SCP-755-FR-01 à SCP-755-FR-04 doit être coulée dans un bloc de résine de 2 m × 2 m × 2 m afin d'empêcher le développement en sol de leur mycélium suite aux découvertes réalisées sur la reproduction de SCP-755-FR (voir Addendum-755-FR-2).
Description : SCP-755-FR, aussi appelé Pseudolampadoessa anthrakensis, désigne une espèce de champignon géant parente des Prototaxites1 dont l'origine biologique exacte est encore inconnue. Les instances de SCP-755-FR consistent en un poteau rugueux chitinisé, parfois ramifié, soutenant un ou plusieurs organes bioluminescents et dont la morphologie générale est similaire à la structure des lampadaires. Les raisons de cette apparence sont encore inconnues, l'hypothèse du mimétisme agressif ayant été écartée suite à la découverte de SCP-755-FR-B-1 et SCP-755-FR-B-2 (voir Addendum-755-FR-1). Les instances ont une hauteur variant de 0,3 m à 8,2 m.
Le ou les organes bioluminescents des instances imitent l'apparence des lampes du style de lampadaire copié. L'intensité lumineuse de ces organes est d'environ 20 lux. Une exposition prolongée à la lumière émise par SCP-755-FR provoque un état de confusion léger chez les sujets humains et animaux. Cet effet peut être contré par le port de protection oculaire anti-UV.
La surface de SCP-755-FR possède un aspect rugueux et est formée d'écailles de chitine imbriquées entre elles, celles-ci mesurant environ 2 cm de long. Ces écailles reproduisent les couleurs et les irrégularités des différents matériaux constitutifs des poteaux de lampadaire, imitant le bois, le béton ou le métal. Des groupes d'écailles spécialisées s'agencent également de sorte à reproduire les ornementations de certains styles. Lorsqu'une instance est sujette à un stimuli nocif, elle fait vibrer ses écailles afin de produire un son stridant atteignant en moyenne 86 dB.
Le mycélium de SCP-755-FR est légèrement lumineux et peut s'étendre sur une distance d'environ 1020 m2 9640 m2. Celui-ci sécrète une solution corrosive permettant à l'instance de pouvoir digérer ses proies et s'ancrer dans son substrat.
Les instances de SCP-755-FR sont des prédateurs passifs, utilisant leur lumière et leur apparence comme leurre. Si un sujet humain ou animal reste à une distance inférieure à 2 m de SCP-755-FR pendant une durée d'environ 45 secondes, les instances de SCP-755-FR sécrètent un gaz neurotoxique fortement irritant, entraînant une paralysie musculaire suivie de la mort par asphyxie du sujet. Le cadavre est ensuite recouvert de mycélium, qui le digérera sur plusieurs heures.
SCP-755-FR apparaît le plus fréquemment dans les zones sombres ou obscures telles que les forêts ou les grottes. De par les multiples expéditions paléontologiques organisées, il semble que cette préférence soit une adaptation apparue assez tôt dans leur histoire évolutive, permettant à l'espèce d'être plus compétitive. L'habitat original de SCP-755-FR semble avoir été les environnements côtiers et désertiques de l'Ordovicien.
Le 12 février 1982, lors de la capture de SCP-755-FR-04, l'équipe de confinement a découvert les restes d'un sporange2 connecté à deux mycéliums distincts de l'instance. L'utilisation de radars à pénétration de sol a permis de révéler un réseau de mycélium regroupant plusieurs instances et couvrant la quasi-totalité de l'Ardenne belge ainsi qu'une partie de la région de Charleroi. Ce réseau a été nommé SCP-755-FR-C.
Selon les résultats des expériences menées sur de nouvelles instances et SCP-755-FR-C, le cycle de vie de SCP-755-FR se présente comme suit :
| Phases | Description de la phase |
|---|---|
| I | L'instance mère prête à se reproduire étend son mycélium sur plusieurs kilomètres avant que celui-ci ne rencontre le mycélium d'une autre instance. Les hyphes des deux instances fusionnent et forment des nœuds qui maturent en sporanges. Une fois les sporanges activés, des nuages de spores sont libérés par ceux-ci. |
| II | Les spores restent en suspension pendant une durée variant d'une (1) à deux (2) minutes afin de sélectionner la spore la plus apte à survivre au milieu choisi. Passé ce délai, les spores tombent au sol et celles non sélectionnées meurent, offrant des nutriments à la spore sélectionnée. Dans certains cas, plusieurs spores peuvent être sélectionnées, créant plus tard un foyer d'instance. |
| III | Phase de croissance. Cette phase dure entre cinq (5) et vingt (20) minutes en fonction du style et de la taille finale de l'instance. |
| IV | Phase adulte. Les instances complètement formées entrent en période de chasse. |
Découverte : Le premier spécimen de Pseudolampadoessa a été découvert le 8 août 1956 à Marcinelle, en Belgique. Les restes à moitié calcinés d’une instance de SCP-755-FR, plus tard nommée SCP-755-FR-A, ont été remontés du puits Saint-Charles lors des efforts de sauvetage organisés pour secourir les mineurs coincés dans la mine du Bois du Cazier. L’hypothèse actuelle est que l'instance est apparue dans le puits et s’est fait percuter par un wagonnet qui remontait à la surface, la collision démarrant un feu qui s’est propagé dans la mine.
Une campagne de désinformation vise à remplacer toutes mentions d’un lampadaire dans le puits par une version de l’histoire où le wagonnet a percuté une poutre métallique.
Plus tard, dans la période du 27/02/1959 au 08/03/1959, trois disparitions suspectes dans les bois aux alentours de Dinant ont été signalées. Une patrouille de la police de Dinant y a été envoyée à la recherche des disparus le matin du 13/03/1959. Sur les huit membres que comptait la patrouille, seul l'homme en charge de celle-ci, le commissaire Eugène Poîtier, est revenu de mission.
Le document suivant est la transcription de l'interrogatoire du commissaire Poîtier mené par le Dr Gayolle.
Addendum-755-FR-1 : Rapports paléontologiques
Le 14/02/1972, un fossile de Pseudolampadoessa de style victorien a été découvert dans une couche datant du Paléogène dans la Waipara Greensand Formation, en Nouvelle-Zélande. Le fossile, nommé SCP-755-FR-B-1 et complet à 80 %, montre que l'espèce est présente sur Terre depuis au moins 58 millions d'années, bien que son lien de parenté avec les Prototaxites suggère une apparition pendant le Dévonien. L'apparition des premières instances de SCP-755-FR a été datée grâce aux techniques d'horloge moléculaire à il y a entre 459 et 455 millions d'années, soit durant l'Ordovicien supérieur. Plus de recherches paléontologiques ont permis de découvrir 5 hausses du nombre de fossiles de Pseudolampadoessa dans les couches géologiques datant d'il y a 444, 360, 252, 200 et 66 millions d'années.
L'anachronisme apparent de SCP-755-FR-B-1 a généré beaucoup de débats parmi les chercheurs lors de sa découverte, mais aucune hypothèse expliquant son apparence ne semble s'avérer convaincante. De nouvelles expéditions de recherche paléontologique sont en cours d'organisation afin de trouver un spécimen datant de la fenêtre d'apparition présumée des instances.
Note du Dr Gayolle : Les premiers rapports d'analyses paléontologiques et moléculaires m'ont été envoyés ce matin et je ne peux rester qu'étonné face à ces résultats.
J'attends encore que de nouvelles expéditions soient lancées, ainsi j'aurai une vision plus complète de leur histoire évolutive, mais le fait qu'il y ait une explosion de leur population qui coïncide avec certaines extinctions massives, c'est le plus intriguant pour moi et mes comparses.
- Mise à jour 755-FR-1 :
Rapport d'expédition de recherche paléontologique :
- Juillet 1974 :
La troisième équipe paléontologique a découvert un fossile basal de Pseudolampadoessa dans un petit dépôt géologique contenant des quantités anormales d'aluminium, de titane et d'iridium. Le dépôt a été daté à environ 458,2 millions d'années.Le fossile présente une apparence partielle de lampadaire ainsi que des caractéristiques morphologiques et chimiques quasiment identiques aux Prototaxites.
Plusieurs fossiles d'espèces différentes ont été découverts durant l'excavation du site, dont une majorité de plantes et de champignons. La totalité des plantes retrouvées sont postérieures à l'Ordovicien et deux d'entre elles ne trouvent aucune correspondance dans les registres fossiles et actuels.
- Août 1974 :
Un examen poussé du fossile, nommé SCP-755-FR-B-2, a révélé la présence de deux phalanges humaines fossilisées entourées de mycélium sur la droite de la roche.
Addendum-755-FR-2 : Rapport d'expérience 755-FR-C
Carte de la zone occupée par SCP-755-FR-C au moment de sa découverte
En rouge, la zone occupée par SCP-755-FR-C.
Mesure réalisée avant les expériences sur la reproduction de SCP-755-FR.
Superficie : 2789,82 km2.
Des expéditions sont actuellement en cours de préparation afin de localiser d'éventuels nouveaux réseaux de mycélium.
Une inspection du hangar de confinement de SCP-755-FR a révélé que le mycélium des instances a percé les bennes dans lesquelles celles-ci étaient entreposées. La classe de SCP-755-FR a été changée en Keter. Les procédures de confinement ont été mises à jour.
