Objet no : SCP-709-FR
Niveau de Menace : Orange ●
Classe : Euclide
Procédures de Confinement Spéciales : SCP-709-FR ne pouvant être déplacé, celui-ci doit être confiné sur place. Un système de télésurveillance doit être installé et bénéficier d'une vigilance constante. Une palissade doit être montée et toutes les issues de l'objet condamnées, ce afin d'en dissuader toute entrée, volontaire ou accidentelle. Dans cet objectif également, divers panneaux placés à proximité et documents officiels disponibles sur demande doivent attester de l'interdiction formelle de pénétrer dans l'anomalie, sous un prétexte quelconque. Afin d'assurer cette couverture, plusieurs scénarios de désinformation sont actuellement appliqués, dont le no 5-8 : "Menace d'effondrement" ainsi que le no 2-3 : "Débris dangereux". Le Département de Censure et de Désinformation doit régulièrement renouveler cette couverture par la distribution de prospectus rappelant les dangers fictifs liés à l'endroit, ainsi que l'envoi sur place de membres du personnel se faisant passer pour des spécialistes du bâtiment.
Il est formellement interdit d'entrer dans SCP-709-FR. Toute personne surprise à l'intérieur doit être extraite de force, sans pour autant mettre la vie de membres du personnel en danger. L'individu doit par la suite être interrogé sur ses motivations avant de se voir administrer un amnésique de Classe A, à moins de servir de sujet de test pour cette anomalie a posteriori. Dans ce cas, ce dernier doit subir une batterie d'analyses sur l'état de son système cardiovasculaire.
Les tests volontaires doivent se dérouler sous supervision d'un membre du personnel en possession d'une accréditation de Niveau 3/709-FR. Le choix des sujets de test, sur validation de deux psychologues du Département médical, doit être établi sur leur bilan psychologique, devant démontrer une faible empathie ainsi qu'une indifférence notable envers leurs divers échecs. Des interrogatoires préliminaires doivent être menés pour établir un profil précis de possibles traumatismes psychiques pouvant être exploités par l'anomalie, afin d'y désensibiliser le sujet. En raison des risques inhérents liés au croisement d'anomalies, l'utilisation de SCP-547-FR-B est interdite.
NOTE DU COMITÉ D'ÉTHIQUE
Pour rappel, les expérimentations incluant SCP-709-FR se basent sur un volontariat désintéressé. Aucune demande personnelle ne sera acceptée, même afin de vérifier si la paix a été faite avec son passé dans un but de thérapie.
SCP-709-FR vous prouvera le contraire.
Les sujets de test sont autorisés à avancer dans l'anomalie jusqu'à ce qu'ils commencent à en ressentir les effets. Ordre leur est alors donné de rebrousser chemin le plus rapidement possible. Les informations recueillies doivent ensuite être recoupées dans le but de constituer un aperçu historique fiable de l'endroit. Une assistance psychologique doit également être fournie au sujet de test. Afin de prévenir toute incommodité supplémentaire et de préserver les membres du personnel, les éventuels cadavres doivent être retirés de SCP-709-FR le plus vite possible à l'aide d'outils à l'allonge augmentée.
Le dispositif de vidéosurveillance doit également veiller à ce que SCP-709-FR-Bis reste à l'intérieur de SCP-709-FR, dans l'attente d'un autre sujet de test capable de l'atteindre, ainsi que l'élaboration de procédures de confinement spéciales adéquates. Toute évasion doit être considérée comme étant de priorité Bravo.
Extérieur de SCP-709-FR, date et contexte inconnus.
Description : SCP-709-FR est une maison située dans une banlieue désaffectée de la ville de ███████, en France. Construite probablement vers la fin du XIXème siècle, elle fut abandonnée au cours des années 60, faute de racheteurs. La chronologie du bâtiment reste floue en raison de l'incendie des archives départementales de ███████ en 19██, les seuls renseignements disponibles résidant dans l'analyse des documents laissés sur place et des traces des anciens propriétaires. La plupart des témoignages sont également inutiles car trop récents, faisant seulement état de son abandon, même si plusieurs personnes désignent l'endroit comme la "maison du comptable" lors des années 1900-1910, puis comme ayant appartenu à la famille Prunelle.
SCP-709-FR est attenant à une grange, reconvertie en garage, explorable sans difficultés notables. Le bâtiment principal, d'après les explorations et les aperçus par les fenêtres, est composé d'un rez-de-chaussée comportant une pièce à vivre de grande taille, une salle d'eau ainsi qu'un cellier ; d'un étage avec trois chambres ; ainsi que d'un sous-sol. Une analyse architecturale montre que SCP-709-FR a d'abord été conçu comme une extension d'un bâtiment agricole, avant d'être reconverti en résidence principale dans un style plus moderne. En raison de son ancienneté, le bâtiment présente de nombreuses fissures et dégradations, menaçant de s'endommager davantage dans les décennies à venir.
SCP-709-FR est soumis à un taux de Réalité de 3,7 Hm, ainsi qu'à un taux de Normalité de 18 St, tous près de deux fois supérieurs à la normale. Ces valeurs amènent à la manifestation de diverses anomalies mineures, expliquées plus bas, dans le but d'amener la zone vers une constante différente de notre réalité. Cet effet, empiétant sur plusieurs règles naturelles élémentaires, perturbe les appareils électriques qui se mettent à dysfonctionner, ainsi que la propagation des rayons lumineux, rendant la visibilité erratique. Cette influence s'étend également à toute objet pénétrant à l'intérieur du bâtiment, mais cesse après quelques heures une fois à l'extérieur, bien que des conséquences puissent persister.
Toute personne pénétrant dans SCP-709-FR subit un nombre important d'hallucinations visuelles et auditives d'intensité variable, centrées sur la réminiscence d'une scène douloureuse du passé de l'individu. Il peut s'agir de la perte d'un proche, de conséquences négatives inattendues suite à un choix ou encore d'un acte volontairement malveillant, dépendamment de la sensibilité du sujet pour l'individu. Ces manifestations sont décrites comme perturbantes par ce dernier, l'amenant à éprouver des remords avant de remettre en question sa responsabilité dans cet événement. Les remords éprouvés sont particulièrement douloureux, au point de provoquer une souffrance aigüe au niveau de la poitrine ainsi que des essoufflements. Les amnésiques sont particulièrement inefficaces pour atténuer ces effets, les individus ne nécessitant pas de se souvenir avec exactitude afin de les subir. Ci-dessous plusieurs témoignages de membres du personnel :
Elle avait peur et pleurait. Je m'étais agenouillé devant elle et l'avais prise dans mes bras, serrant son petit corps et son cartable plus large qu'elle. Je lui avais murmuré des paroles d'encouragement, lui rappelant ses héros de contes préférés. Elle avait reniflé dans mon cou, puis sorti un "Très bien." avant de se retourner et d'avancer d'un pas décidé vers le portail de l'école. Je m'étais relevé, moi aussi un peu ému. Elle essayait de ne marcher que sur les bandes blanches du passage piéton, mais ses foulées étaient trop petites. Ça m'avait fait rire. Je le lui avais fait remarquer et elle s'était retournée pour me tirer la langue.
Et puis la voiture l'avait renversée. Pas fort, ce n'était pas un fou du volant, mais assez pour lui briser la nuque lors de la chute, d'un coup du lapin en raison du cartable. Il ne l'avait pas vue parce qu'elle était trop petite, parce qu'il était déconcentré, pour plein de raisons diverses. Il s'en est toujours voulu. Je lui en ai toujours voulu. C'était il y a quinze ans.
SCP-709-FR ne m'a pas montré à nouveau cette scène. L'anomalie m'a plutôt montré ce qui aurait pu se passer si je ne lui avais pas fait cette remarque. Si je n'avais pas insisté pour un cartable aussi gros. Si je l'avais prise un peu plus longtemps dans mes bras.
Si tout depuis le début n'était pas entièrement de ma faute.
Cet effet gagne en intensité avec le temps et l'avancée dans SCP-709-FR, provoquant au bout de quelques secondes ou mètres de violents chagrins, crises de larmes ou fuites, alors que la douleur à la poitrine s'accentue. Si jamais l'individu persiste ou se trouve dans l'incapacité de quitter SCP-709-FR, un autre effet prend place, commençant par des difficultés à respirer, des sueurs et des palpitations, résultant d'une souffrance visible de la victime. Cette dernière se sent tirée vers l'intérieur de SCP-709-FR sans pouvoir s'y soustraire.
Élargissement d'une photographie prise depuis l'extérieur de SCP-709-FR, montrant un couloir d'accès aux caves.
D'après les témoignages et les examens post-mortems, ces douleurs sont provoquées par le cœur de l'individu qui, mû par une force inconnue, chercherait à s'extraire de la poitrine en repoussant les poumons et leurs plèvres. L'organe se détache des troncs artériels, occasionnant des hémorragies internes fatales, puis bute contre les côtes et le sternum. La victime s'effondre généralement à ce moment-là, mais reste consciente. Au bout de quelques secondes, le cœur parvient à fracturer ces os avant de déchirer les muscles intercostaux et la peau, afin de pleinement se dégager du corps et flotter à quelques centimètres de la victime. Enfin, l'organe éclate, ne laissant aucune trace et achevant l'individu s'il était encore vivant.
Cette anomalie rend l'exploration de SCP-709-FR tout particulièrement périlleuse, nécessitant des sujets de tests spéciaux et, sur décision conjointe du Comité d'Éthique et du Département médical, non réutilisables. En particulier, le sous-sol du bâtiment est longtemps resté inconnu. Cependant, une sélection rigoureuse permit de mettre en lumière un membre du personnel singulier, dont le bilan psychologique est disponible ci-dessous :

DÉPARTEMENT MÉDICAL
DIVISION PSYCHOLOGIQUE
FICHE DE RENSEIGNEMENTS
Informations personnelles :
Nom usuel : ████████
Nom de naissance : /
Prénoms : Philippe
Date de naissance : ██/██/19██
Sexe : Masculin
Situation familiale : Célibataire
Informations professionnelles :
Niveau d'accréditation : 3
Classe : C
Département : Administratif
Poste : Sélecteur en ressources humaines
Antécédents médicaux :
Historique : Fracture du poignet (carpes)
Traitements antérieurs : Anti-inflammatoires et antalgiques
Médication actuelle : /
Antécédents psychologiques :
Historique : /
Traitements antérieurs : /
Médication actuelle : /
Évaluation psychologique :
Le sujet a fait montre, lors de la visite médicale annuelle, d'anesthésie affective tout particulièrement marquée lorsque le sujet de l'incident ███-██-B a été abordé, malgré sa malheureuse implication. Interrogé sur celle-ci, il a répondu que, même s'il était capable de regrets et de remords, il n'avait pas pour habitude d'être touché par les souffrances des autres, bien qu'il les comprît. Il semble qu'il ne s'agisse pas d'un manque d'empathie – un test très simple a permis de s'en assurer –, mais plutôt d'une faible contagion émotionnelle. Un rapide examen du passé du sujet n'a montré aucun traumatisme ni anomalie pouvant expliquer cette particularité : il s'agit là d'un trait de personnalité parfaitement normal quoiqu'assez prononcé, assimilable à une forme moindre d'alexithymie. Cette dernière ne remettant pas en cause ses capacités à travailler pour la Fondation et s'avérant même plutôt utile dans son poste, le sujet a été autorisé à poursuivre son activité.
Malgré son inexpérience sur le terrain ainsi que son parcours non scientifique, Philippe █████████ fut ainsi missionné d'explorer l'anomalie. Il revint 8 minutes plus tard, souffrant des effets de SCP-709-FR, puis immédiatement interrogé. La retranscription de l'entretien est disponible ci-dessous :
Interrogé : Philippe █████████
Interrogateur : Dr OlpergoAvant-propos : L'entretien fut réalisé peu après l'extraction du sujet, ce dernier étant toujours en état de choc.
Dr Olpergo : Bien, prenez place sur cette chaise, Philippe, et calmez-vous. Et prenez ce verre d'eau.
Philippe █████████ : Merci mais pourrais-je m'étendre un peu plutôt ? Je me sens encore un peu faible.
Dr Olpergo : Dans l'état où on vous a récupéré, pourquoi pas. Placez-vous sur ce banc, j'approche ma chaise et l'enregistreur… Voilà. Maintenant, passons à ce qui intéresse tous : qu'est-ce qui se trouve à l'intérieur de SCP-709-FR ?
Philippe █████████ : Du rez-de-chaussée, pas grand-chose de plus que ce que l'on connaît déjà. Le premier étage, je n'ai pas eu le temps d'y accéder. Quant aux caves…
Dr Olpergo : Oui, que peut-on trouver dans ces caves ?
Philippe █████████ : Beaucoup d'obscurité pour commencer, s'éclairer à la bougie tout en essayant de se déplacer rapidement n'est pas chose aisée.
Dr Olpergo : Que voulez-vous, il faut faire avec les moyens du bord.
Philippe █████████ : Mais, c'est de ces caves que proviennent bien des sanglots : ils devenaient plus forts avec ma descente.
Dr Olpergo : Quant à l'organisation des pièces ?
Philippe █████████ : Pardon, je vais trop vite. Il s'agit d'un couloir distribuant quatre pièces. La première à gauche est une véritable cave, avec casiers à bouteilles presque tous vides ainsi qu'une grande table en bois centrale en train de pourrir.
Dr Olpergo : Son rôle paraît-il avoir été modifié au fil du temps ?
Philippe █████████ : Non, durant tout le temps où la maison a été habitée, je pense qu'il s'est toujours agi d'une cave.
Dr Olpergo : Très bien. Autre chose à noter dans cette pièce ?
Philippe █████████ : Non. La suivante, la première à droite semble être un genre de cellier : plusieurs étagères avec des boîtes de conserve ou des sacs de jute. Je n'ai pas cherché à m'en approcher, je l'avoue, l'odeur de renfermé et de poussière était déjà suffisamment écœurante.
Dr Olpergo : Je comprends.
Philippe █████████ : Autre détail : la pièce est éclairée par un soupirail.
Dr Olpergo : Ah ? Curieux, il n'est pas noté sur le plan que j'ai fait, indiquez-le moi que je puisse envoyer un agent vérifier. [Note : Ce soupirail de petite taille existe bien à l'endroit indiqué.] Et ensuite ?
Philippe █████████ : Ensuite je suis revenu dans le couloir et là j'ai commencé à ressentir l'effet de l'anomalie.
Dr Olpergo : Et donc vous avez rebroussé chemin.
Philippe █████████ : Pas tout de suite, non. Je pensais avoir encore le temps.
Dr Olpergo : Par curiosité, sur quoi portaient vos remords ?
Philippe █████████ : Une vieille dispute, rien de, de bien grave.
Dr Olpergo : Bien.
Philippe █████████ : Et, je vous le dis par avance, je n'ai pas pu explorer la pièce au bout du couloir.
Dr Olpergo : Dommage. Il reste donc la deuxième pièce à gauche ?
Philippe █████████ : Oui. Il s'agit d'une espèce de buanderie avec la plomberie apparente, froide et humide.
Dr Olpergo : Mmh, donc cette partie a été rénovée au cours des années 50/60 et devait avoir un autre usage avant.
Philippe █████████ : C'est possible oui. Mais, entre les baquets et le linge moisi, il y avait quelqu'un.
Dr Olpergo : Une personne ? Vivante ?
Philippe █████████ : Oui.
Dr Olpergo : Y avait-il des réserves de nourriture ou un moyen de communiquer avec l'extérieur ? Cette personne présentait-elle un état avancé de dénutrition ?
Philippe █████████ : Je ne crois pas, pourquoi cette question ?
Dr Olpergo : Nous surveillons l'endroit depuis quatre semaines déjà : personne n'est entré ou n'a fait transiter de la nourriture. Il s'agit donc d'une anomalie, je la note en tant que SCP-709-FR-Bis.
Philippe █████████ : C'est possible.
Dr Olpergo : À quoi ressemblait cette personne ?
Philippe █████████ : C'était une femme, d'une taille moyenne je dirais, difficile à dire car elle était recroquevillée. Cheveux châtains tirant sur le gris, visage rond, teint très pâle, vêtements abîmés… auxquels je n'ai pas prêté attention. De grandes cernes mais surtout un visage malheureux. Elle pleurait, poussant de temps à autres de petits sanglots. Vu la saleté, je dirais qu'elle était prostrée là depuis plusieurs semaines, dans la poussière.
Dr Olpergo : Très bien, vous a-t-elle remarqué ?
Philippe █████████ : Pas au début, elle avait le visage enfoui dans ses mains. Elle a dû m'entendre ou remarquer la lumière et a levé la tête en disant "Angeline, c'est toi ?".
Dr Olpergo : Et qu'avez-vous répondu ?
Philippe █████████ : J'étais un peu surpris, alors rien sur le moment. La personne a ensuite caché son visage dans ses mains avant de poursuivre "Non, elle doit être morte, morte, comme je devrais l'être."
Dr Olpergo : Et elle n'était pas morte après plus de deux semaines isolée ici. Intéressant.
Philippe █████████ : Par la suite, m'accroupissant tout en gardant une distance respectable, je lui ai demandé si elle allait bien, si elle avait besoin d'aide. Je n'ai pas bien compris ce qu'elle m'a répondu hélas, mais il était plus qu'évident qu'elle souffrait, de la même manière que toute autre personne pénétrant dans SCP-709-FR, sans pour autant y succomber.
Dr Olpergo : Je suppose que, vu son état de détresse psychologique, il n'a pas été facile pour vous de recueillir quoi que ce soit d'autre.
Philippe █████████ : J'ai cru comprendre qu'elle habitait ici avant. Et qu'il lui manquait quelque chose.
Dr Olpergo : Quoi donc ?
Philippe █████████ : Sur le moment aucune idée, mais ma dernière question a dû toucher une corde sensible car elle a subitement changé de ton tout en effectuant un geste brusque dans ma direction. Surpris, je suis tombé, alors qu'elle se ramassait sur elle-même. Effrayé, je suis resté immobile et elle aussi. Il y eut un silence de mort pendant lequel j'entendais battre mon cœur. Et cette femme me fixait, enfin fixait ma poitrine, avec une avidité dans son regard. J'ai ressenti une grande douleur et j'ai compris. Il lui manquait un cœur. Mon instinct de survie a joué et je me suis relevé pour courir, mais les effets de SCP-709-FR se sont faits sentir. Je me suis battu pour remonter mais heureusement, vous m'avez aidé sur les derniers mètres.
Dr Olpergo : Très bien, un récit complet, il est bien pris en note. Un dernier détail avant que je vous laisse tranquille ? Un terme spécifique que l'entité aurait utilisé ? Une autre anomalie ? Ses vêtements ?
Philippe █████████ : Clairement pas d'aujourd'hui, c'est tout ce que je peux dire. Et peut-être d'une nature… festive ? Je crois me rappeler de nombreuses couleurs délavées.
Dr Olpergo : Nous allons tâcher d'en découvrir davantage par une étude rigoureuse de nos archives. Et, avec un peu de chance, d'autres entretiens.
Philippe █████████ : Pas avec moi, j'espère.
Dr Olpergo : Votre profil étant quelque peu unique, je pense que nous ne trouverons pas quelqu'un en étant capable avant un petit bout de temps. Allez, reposez-vous.
Philippe █████████ : Merci.
Poursuites : Aucune autre expédition aussi avancée n'a été menée depuis. La recherche de candidats adéquats se poursuit.
SCP-709-FR-Bis est un être humain de sexe féminin situé dans les caves de SCP-709-FR, subissant ses effets mais semblant ne pas pouvoir en mourir. Sa nature ainsi que son identité restent inconnues.
Addendum 709-FR : Le ██/██/████, le système de télésurveillance enregistra un événement inédit, nécessitant l'action d'une équipe d'intervention. En raison de l'horaire tardif et de la brièveté du phénomène, cette dernière ne put arriver à temps. Aucune trace d'effraction ne put être repérée, l'intégrité de la clôture entourant SCP-709-FR ayant été vérifiée. La fouille du terrain ne révéla rien d'anormal. Ci-dessous se trouve l'enregistrement :
ENREGISTREMENT VIDÉO
DATE : ██/██/████
NOTE : La seule caméra concernée est située au niveau de l'entrée. L'analyse des images des autres caméras n'a rien dénoté de particulier.
[DÉBUT DE L’ENREGISTREMENT]
02 h 12 : SCP-709-FR est toujours fermé, rien d'inhabituel n'est à signaler.
02 h 13 : Une silhouette est aperçue dans un coin de l'image, en face de l'entrée.
02 h 14 : Un individu en cape à capuche pourpre est dorénavant visible en face de l'entrée. L'angle de la caméra et l'obscurité ne permettent de confirmer ni son identité, ni sa nature.
02 h 15 : L'individu lève la main, la porte d'entrée de SCP-709-FR s'ouvre.
02 h 24 : SCP-709-FR-Bis sort du bâtiment en rampant, toujours sous le coup d'une grande douleur.
02 h 26 : SCP-709-FR-Bis parvient au pied de l'individu et s'arrête, adoptant une posture de soumission, tiraillant la cape pourpre. L'individu reste impassible.
02 h 29 : SCP-709-FR-Bis et l'individu paraissent échanger. Le sujet de leur conversation est inconnu, le système de télésurveillance ne possédant pas de microphones. SCP-709-FR-Bis lève à de multiples reprises un visage suppliant vers l'individu.
02 h 31 : L'individu lève son bras droit et le maintient en l'air. Le sol tremble et s'ouvre sur un mètre environ, petite crevasse dont un cadavre féminin surgit et vient s'accrocher à la main de l'individu. SCP-709-FR-Bis paraît effrayé par le processus et le corps, mais reste à sa place.
02 h 33 : L'individu enfonce sa main gauche dans le cadavre, au niveau de la poitrine, avant d'en sortir un cœur encore palpitant.
02 h 34 : SCP-709-FR-Bis recule, puis une nouvelle conversation a lieu. SCP-709-FR-Bis paraît se raviser et se met debout, avec difficultés.
02 h 35 : L'individu lâche le cadavre, qui retourne dans la terre, puis saisit de sa main droite SCP-709-FR-Bis avant de lui introduire de force l'organe dans la poitrine. SCP-709-FR-Bis paraît souffrir du processus.
02 h 36 : L'individu lâche SCP-709-FR-Bis, qui tient désormais debout sans difficultés et ne semble plus être l'objet de souffrances.
02 h 37 : L'individu place sa main gauche sur l'épaule de SCP-709-FR-Bis et l'invite à avancer. Les deux finissent par sortir du champ de vision de la caméra.
[FIN DE L’ENREGISTREMENT]
Le cadavre fut identifié comme étant celui de SCP-564-FR-A, confirmé après comparaison avec des photographies et excavation au cimetière de l'hôpital psychiatrique ██████-██████████, situé à █████-██████, en France. Suite à l'incident, SCP-709-FR perdit immédiatement ses propriétés anormales. Le devenir de SCP-709-FR-Bis est quant à lui inconnu.
