Objet no : SCP-657-FR
Niveau de Menace : Vert ●
Classe : Sûr
Procédures de Confinement Spéciales : L'entrée de SCP-657-FR doit rester verrouillée. La clef du cadenas peut être délivrée sur présentation d'une accréditation de Niveau 1. L'exploration de SCP-657-FR doit se faire par groupe de deux minimum et être surveillée de l'extérieur de l'anomalie afin de prévenir toute perte. Tout intrus tentant de pénétrer dans l'anomalie doit être arrêter et se voir administrer un amnésique de Classe A. L'Agence de Renseignements est chargée de collecter les documents faisant mention de "Aristide Bienheureux".
Entrée de SCP-657-FR. Notez le flou sur les toiles.
Description : SCP-657-FR est une galerie d'exposition, dont l'entrée est située au █ rue █████████ à █████-█████, dans l'Aveyron, en France. Une plaque est rivetée à côté de la porte, indiquant les horaires d'ouverture1, l'emplacement de la sonnette2 et le nom de l'exposition : "Excision cathartique". D'après le cadastre, le bâtiment semble appartenir à un certain "Aristide Bienheureux", individu dont il n'est fait aucune mention dans d'autres documents administratifs ou officiels. L'hypothèse la plus probable est qu'il s'agisse d'un pseudonyme, bien que le doute subsiste.
L'intérieur de la galerie consiste en un espace apparemment infini, aucune limite n'ayant pu être déterminée en raison d'un effet décrit plus bas. L'entrée est éclairée de nombreux spots lumineux situés au plafond, permettant d'observer un parquet au sol et des murs blancs sur lesquels sont accrochés des peintures, particulièrement réalistes. Les œuvres représentent pour la plupart des paysages aveyronnais contemplatifs et des scènes de vie fidèles tirées du quotidien, laissant supposer que l'auteur aurait vécu dans une période très contemporaine à la découverte de l'anomalie. Toutes les peintures possèdent une signature de "Aristide Bienheureux" dans leur coin inférieur droit, parfaitement identique entre chaque tableau, ainsi qu'un titre, indiqué sur une plaque située sous la toile. Il est par exemple possible de lire "Arrivée de l'automne et de ses migrations", "Bûcheronnage assainissant" ou encore "Nouveaux oisillons au nid".
Exemple d'une toile située à 800 m de l'entrée, intitulée "Dévotion manifeste".
Cependant, plus un spectateur s'éloigne de l'entrée, plus le bâtiment apparaît se dégrader : le parquet noircit avant de finir complètement brûlé, laissant le béton à nu qui tend à se recouvrir d'une matière fécale inconnue ainsi que de plumes de rapaces nocturnes ; les murs se couvrent de griffures et les spots lumineux sont alimentés plus faiblement en énergie, avant de s'éteindre voire tomber au sol. Une odeur de putréfaction ainsi qu'une humidité croissante ont également été observées, bien que l'origine de cette dernière reste inconnue. Cette détérioration n'apparaît pas se propager au reste de SCP-657-FR.
De la même manière, les tableaux évoluent au fur et à mesure, devenant de plus en plus abstraits tant dans leur esthétique que dans leur sujet. Leurs titres suivent un schéma différent, adoptant des tournures plus sombres et personnelles, faisant parfois directement référence à la vie supposée de leur auteur. Il est par exemple possible de lire "Plumé, je chuterai", "Esprit vide sans être vidé", "Le craillement ne fait pas mon bonheur". Par ailleurs, une fatigue croissante est ressentie à mesure de l'éloignement de l'entrée. Les membres du personnel rapportent un épuisement manifeste, pouvant mener à un endormissement involontaire. Ce sommeil persiste tant que l'individu affecté reste dans l'anomalie. La fin de SCP-657-FR, si tant est qu'elle existe, reste donc inaccessible.
Exemple d'une toile située à près de 24 km de l'entrée, intitulée "Appétit pour ma fin".
