Objet no : SCP-625-FR
Niveau de Menace : Orange ●
Classe : Non confiné/Neutralisé
Procédures de Confinement Spéciales : Bien qu'il soit très probable que l'entièreté de SCP-625-FR soit décédée, le devenir des entités reste incertain. L'Agence de Renseignements doit concentrer ses recherches sur les communes du département de Charente-Maritime, afin de trouver la moindre trace de SCP-625-FR dans les archives locales. La localisation des restes des entités ainsi que leur éventuelle descendance est considérée comme étant de priorité Bravo.
Daguerréotype de Marie-Louise et Perrine Mauproc pris, selon les indications au dos, une fois leur confiance accordée au photographe. Date exacte inconnue.
Description : SCP-625-FR désigne une famille de 4 individus ayant vécu dans les environs de Aulnay, en France, aux alentours des années 1840. Le foyer était constitué de deux adultes, Germaine et Siméon Mauproc, ainsi que leurs deux enfants, Marie-Louise et Perrine. Les seules informations existant à leur sujet proviennent d'un compte-rendu de 1846, rédigé dans l'objectif d'un recensement sur le territoire français. La Fondation récupéra ces documents lors d'un partenariat avec ce même état en 1893, mais ne parvint à retrouver les entités pour les confiner. Leur localisation exacte reste inconnue.
Dès qu'un membre de SCP-625-FR apercevait son propre visage, notamment le reflet de celui-ci dans un miroir, un plan d'eau ou même la pupille d'une autre personne, sa figure se décomposait à grande vitesse dans un processus désagréable, altérant de manière très significative ses traits. La peau pouvait se boursouffler par endroits, pendre à d'autres ou encore pâlir ; les muscles du visage présenter un début de rigidité cadavérique, figeant les traits et handicapant les individus pour communiquer ; les globes oculaires se voiler et se creuser. Ces altérations, se résorbant au bout de plusieurs jours sans nouvelle exposition, provoquaient un grand inconfort aux témoins non habitués.
Leur lieu de vie, très écarté des axes fréquentés, était ainsi dénué de toute surface réfléchissante : aucun miroir n'était présent afin de les assister dans leur toilette ; leurs vêtements, bien que de bonne facture, étaient dépourvus d'accessoires en métal ou en verre, comme des boutons de manchette ou des bijoux ; une absence manifeste de vitres, les encadrements de fenêtres ayant été barricadés par des planches ; une vaisselle intégralement en bois, dont des verres et des carafes fermés. Leur comportement avait aussi été modifié en conséquence, les individus étant devenus fuyants au fil des années, sortant le moins possible et évitant de se croiser au sein de leur foyer. Les deux enfants paraissaient les plus particulièrement impactées, probablement touchées très jeunes, isolées et incapables d'associer des visages aux personnes, souffrant sans doute d'une forme particulière de prosopagnosie.
L'anomalie s'avérait autrefois limitée à une partie restreinte du visage, par exemple la joue droite pour la mère, avant de progressivement se développer sur l'ensemble de la figure au fil des années. Il est possible que le processus se soit étendu au reste de la tête, puis au corps entier, sans qu'aucun témoignage supplémentaire ne vienne étayer cette hypothèse. D'après les individus, l'anomalie s'avérait réversible, mais nécessitait l'exécution régulière d'un rituel païen "indigne et abject" selon leurs propres termes, qu'ils se refusaient à accomplir. Plusieurs tergiversations de leur part laissaient supposer un don quotidien de [DONNÉES SUPPRIMÉES], à la manière d'une pénitence. La nature exacte de cette cérémonie ainsi que les véritables raisons derrière ce rejet restent inconnues.
D'après les interrogatoires de l'époque, cette anomalie aurait été développée suite à un marché non respecté avec une entité inconnue. Auparavant mineure et supportable, l'affliction les forçait à porter en permanence des masques ou des voiles afin de la camoufler. Cependant, la croissance de l'anomalie ainsi que plusieurs indiscrétions décidèrent les individus à quitter leur village natal afin de s'exiler, dans le but de prévenir toute indisposition à la vue de leur apparence et limiter l'inconfort provenant de leurs égides. Malgré plusieurs épisodes de tension et d'après leurs témoignages, SCP-625-FR choisit de rester isolé mais uni dans leur ressentiment, envers cette entité responsable ainsi qu'eux-mêmes, coupables en partie de leur état.
