SCP-427-FR
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SCP-427-FR (en doré) parmi les cellules rénales d'un chien (Canis lupus familiaris).

Objet no : SCP-427-FR

Niveau de Menace : Rouge

Classe : Keter

Procédures de Confinement Spéciales : Tous les échantillons de SCP-427-FR présentent un danger biologique de Classe IV et doivent être stockés dans des unités de stockage biologique de Niveau 5 à l’intérieur de laboratoires pour armes biologiques de haute sécurité. Toute expérimentation sur SCP-427-FR doit avoir lieu au sein de ces laboratoires et un sas de décontamination doit être prévu à l’entrée ainsi qu'à la sortie dudit lieu.

Toutes les sondes MIRA1 doivent être modifiées et recalibrées afin de repérer et traquer efficacement les instances de SCP-427-FR-Z et SCP-427-FR-H. Les instances de SCP-427-FR-Z à l’état sauvage doivent être capturées et confinées dans des volières de Niveau 3 à l’environnement adapté à leur espèce au Site-Aleph. Celles-ci doivent rester en isolement le temps que toute trace de SCP-427-FR disparaisse de leur organisme. Les individus humains contaminés doivent être isolés du reste de la population pour éviter la propagation de l'épidémie et surveillés pour s'assurer que les symptômes anormaux ne se déclarent pas. Dans le cas où un individu se transformerait en instance de SCP-427-FR-H, il doit être immédiatement appréhendé et confiné dans une cellule pour humanoïde standard. Le sujet doit par la suite rester en quarantaine pendant une période de dix jours sans contact avec le personnel.

Tous les membres du personnel en contact avec SCP-427-FR, ou des instances de SCP-427-FR-Z ou -H, que ce soit en dehors ou dans les installations de la Fondation, sont priés d’observer une quarantaine de dix jours avant d’entrer en contact avec le reste du personnel. Des bâtiments spécifiques sont prévus pour les membres du personnel s’occupant de la gestion de la crise de confinement de SCP-427-FR.

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Schéma du squelette d'une grenouille rousse (Rana temporaria) affectée par SCP-427-FR, réalisé par le Dr Sonitrok.

Description : SCP-427-FR est une souche jusqu’alors inconnue du virus de la grippe A affectant tous les tétrapodes2 dont l’homme. Comme tous les virus grippaux, SCP-427-FR se transmet par voie aérienne via les microgouttelettes expulsées par les malades en toussant ou éternuant, par la salive, le mucus nasal et les excréments. La plupart des individus contractant SCP-427-FR présentent les symptômes d’une infection par une grippe normale et leur organisme élimine toute trace du virus au bout de quelques jours.

Cependant, un certain pourcentage des individus touchés par SCP-427-FR (variable en fonction de l’espèce) va alors subir des transformations anormales de la structure de leur organisme et principalement de leurs membres antérieurs au cours de la maladie. Les éléments les plus récurrents de cette transformation sont une élongation des phalanges et métacarpes ainsi que l’apparition d’un patagium interdigital relié également à la rotule rappelant ainsi les ailes des chiroptères. On peut noter également comme transformations secondaires une hypertrophie des muscles pectoraux, une décalcification de certains os, et des transformations du système circulatoire le rendant plus efficace et augmentant la vitesse moyenne du métabolisme se traduisant par une légère augmentation de la température corporelle chez l’individu. La plupart des instances présentent aussi une modification du comportement et des changements psychologiques dans le cas des instances humaines.

Les espèces animales ainsi transformées sont alors désignées en tant que SCP-427-FR-Z et les individus humains transformés sont appelés SCP-427-FR-H. La différence d’appellation sert uniquement à faciliter le travail du personnel de terrain et de confinement, les instances de SCP-427-FR-H et -Z n’ayant pas fondamentalement de caractéristiques anormales différentes. Une fois la transformation terminée, les instances métamorphosées sont encore porteuses de SCP-427-FR pendant une période d’approximativement sept jours, après quoi le virus est éliminé par leur organisme. Les transformations, bien que non-anormales, restent permanentes.

Addendum 427-FR.01 : Découvertes des premiers cas de SCP-427-FR

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La forêt de Crest, en Drôme, lieu d'apparition originel de SCP-427-FR.

Le 03 avril 2004, des témoignages de civils rapportant avoir aperçu de grandes créatures volantes dans les alentours de la commune de Crest dans la Drôme parvinrent aux services de renseignement de la Fondation. Comme l’affaire ne reposait que sur des déclarations de civils, un détachement réduit de quatre agents appartenant à la F.I.M. Lambda-4 ("Veines d’Helsing")3 fut envoyé sur place pour une analyse préliminaire de la situation. L’agent Cambron était en charge de l’opération d’observation.

Le 05 avril au soir, la vidéo suivante fut enregistrée par Lambda-4 :

Addendum 427-FR.02 : Étude sur l’impact de SCP-427-FR sur divers spécimens

Addendum 427-FR.03 : Multiplication des foyers de SCP-427-FR en France

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Nombre d'humains infectés par SCP-427-FR par ville en fonction du foyer d'infection initial :
en bleu, Lyon,
en orange, Clermont-Ferrand,
en mauve, Limoges
et en turquoise, Crest.
(mis à jour le 08/05/2004)

Le 23 avril 2004, alors que l’épidémie à Crest et au sein de la Fondation était sous contrôle, un nouveau foyer d’infection par SCP-427-FR se déclara à Lyon et dans les communes alentours. L’épidémie avait apparemment commencé dans la ville même et avait eu le temps de s’installer depuis plusieurs jours car c’est seulement l’apparition d’instances de SCP-427-FR-H qui déclencha l’alerte. Ce foyer initial engendra également des clusters à Saint-Étienne et un autre à Paris dans le XIIème arrondissement. Une réunion de crise est alors tenue avec la Coalition Mondiale Occulte et la Gendastrerie Nationale pour gérer la situation. L’excuse d’un accident à la centrale nucléaire de Bugey ayant provoqué la création d’un nuage radioactif est alors utilisée pour garder les citoyens chez eux et limiter la propagation de SCP-427-FR.

Toutefois, quatre jours plus tard, le 27, un nouveau foyer sans lien avec le précédent se déclara à Clermont-Ferrand, puis un troisième le 2 mai à Limoges et ceux-ci engendrèrent à leur tour des clusters à Montpellier, Poitiers et Angoulême ainsi que dans les villes et villages alentours. La situation devenant rapidement hors de contrôle, un plan d’urgence est créé avec l’État Français, la C.M.O. et l’Organisation Mondiale de la Para-santé afin d’endiguer au plus vite l’épidémie, de traquer et isoler tous les cas anormaux d’infection par SCP-427-FR en France et de guérir les instances de SCP-427-FR-H.

À la date du 16 mai 2004, un total de 2504 cas d’instances de SCP-427-FR-H ont été enregistrés. Le nombre d’instances de SCP-427-FR-Z est alors inconnu.

Addendum 427-FR.04 : Suspect présumé de l'épidémie de SCP-427-FR

Le 31 avril 2004, une lettre fut découverte dans le bureau du Directeur du Site-Aleph. Le courrier, signé par plusieurs Gentilshommes nommés ou anonymes5, indiquait que le responsable de l’actuelle crise était un dénommé Georges Rousset, un Apprenti étudiant auprès du Gentilhomme connu sous le nom de Monsieur de Richepin. Rousset était connu dans le Réseau pour ses expériences et sa fascination pour les créatures volantes. Son idéologie curieuse sur la place de l’homme dans le ciel et les nombreuses expériences qu’il avait menées en ce sens avaient intrigué beaucoup des rédacteurs de la lettre qui l’avaient croisé durant son apprentissage et certains affirmèrent même l’avoir déjà vu présenter certaines des transformations provoqués par SCP-427-FR. Un mois avant l’épidémie, il aurait abandonné son apprentissage et aurait disparu des radars du Réseau, ce qui a confirmé pour les rédacteurs de la lettre son implication dans les récents évènements, raison pour laquelle ils ont fait parvenir la lettre à la Fondation, ne souhaitant pas être rendus complices de la crise actuelle qui "va à l’encontre de leurs valeurs fondamentales".

Suite à ce courrier, Georges Rousset fut ajouté à la liste noire de la Fondation en tant que PdI-85141 de priorité Charlie. Son domicile fut perquisitionné par la F.I.M. Delta-9 ("Les colporteurs") le lendemain. L’appartement était protégé par des procédés anormaux classiques comme de la peinture antimémétique et des sceaux de confusion, mais l’individu ne se trouvait pas à l’intérieur. L’absence d’un grand nombre de vêtements et d’effets personnels fit soupçonner aux enquêteurs que le suspect était parti depuis plusieurs jours déjà. Sur place furent également découverts de nombreux schémas d’anatomie animale (majoritairement de chiroptères), des livres de zoologie et de microbiologie ainsi que des ouvrages occultes vraisemblablement issus de la Bibliothèque des Vagabonds.

La Fondation étant apparemment la seule organisation à être mise au courant, l’information fut par la suite communiquée à la C.M.O. et un mandat de recherche international fut émis par le groupe PANGEA.

Addendum 427-FR.05 : Rapport du Dr Pontagnac sur les instances de SCP-427-FR-Z

Addendum 427-FR.06 : Allocution de la Doctrice Alice Bourgeois à la réunion extraordinaire de l’Organisation Mondiale de la Para-Santé

Addendum 427-FR.07 : Interview avec la PdI n°85141

Le 1er mai 2004, la PdI n°85141 fut appréhendée à la gare de Nantes par une Force d’Intervention Mobile de la Fondation. L’individu était le suspect numéro un de l’épidémie de SCP-427-FR suite à la dénonciation des Gentilshommes ainsi que par le fait qu’il avait été repéré sur des enregistrements des caméras de surveillance de bâtiments publics à Limoges et à Clermont-Ferrand les jours précédents. Lors de son appréhension, le sujet ne présentait aucune mutation mais fut mis en isolement par précaution. Après des examens sanguins préliminaires, il fut établi qu’il n’était pas infecté par SCP-427-FR. Il fut alors décidé de l’interroger et le Dr Colas Gaulois fut choisi pour mener l'entretien.

Addendum 427-FR.08 : Fin de l’épidémie de SCP-427-FR

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Le vaccin contre SCP-427-FR en train d'être administré au personnel du Site-Aleph.

Le 21 juin 2004, un vaccin contre SCP-427-FR fut finalement mis au point par l’Organisation Mondiale de la Para-santé en collaboration avec la Fondation. Le vaccin fut produit en masse via des procédés anormaux et distribué à la population française et des pays limitrophes durant les trois semaines qui ont suivi. Une seconde version fut créée pour l’élevage et est en train d’être administrée au bétail cet été. Pendant ce temps, la Coalition Mondiale Occulte participa à la diffusion de substances virucides via chemtrails dans les régions sauvages contaminées afin de de s’assurer que le virus ne continue pas de se répandre dans la nature le temps que les instances de SCP-427-FR-Z soient toutes abattues.

La plupart des instances de SCP-427-FR-H non-confinées se réunirent en communautés pour résister aux tentatives de capture de la Fondation et tentèrent de s’enfuir dans des endroits isolés. Si ceux qui voulurent se réfugier dans les Alpes ou les îles méditerranéennes furent rapidement capturés, certains groupes reçurent de l’aide de membres de la Main du Serpent s’étant volontairement inoculés SCP-427-FR. Ces derniers usèrent alors de moyens anormaux pour dissimuler les autres instances et les aider à s’échapper.

Beaucoup de ces groupes rejoignirent donc des régions où l’influence de la Fondation et la CMO est moindre, principalement en Afrique et au Proche-Orient. D’autres furent guidés par les membres de la Main dans la Bibliothèque des Vagabonds au travers de Voies et un petit nombre essayèrent d’atteindre Univers’île via les portails dans le ciel. La majorité de ces derniers fut retrouvée morte au sol le lendemain, d'un coup d’épée dans le cœur.

Cependant, tous les individus précédemment cités ayant passé les dernières semaines à se cacher du reste de la population et ayant dépassé la période où ils sont infectieux, l’épidémie de SCP-427-FR chez l’homme est considérée terminée.

Addendum 427-FR.09 : Note du Dr Pontagnac sur l’efficacité des sondes MIRA

Addendum 427-FR.10 : Analyse psychologique d’un instance de SCP-427-FR-H

En raison de l’impact psychologique que la transformation en SCP-427-FR-H semble provoquer chez l’humain, la Doctoresse Anna Tidae fut chargée de faire passer un entretien psychologique à plusieurs instances humaines pour déterminer si et dans quelle proportion leur personnalité était affectée par SCP-427-FR.

Ci-dessous se trouve la transcription d’un entretien avec une instance de SCP-427-FR-H, Alizée Escouffle, jeune femme de 26 ans, capturée par une équipe d’intervention le 14 mai alors qu’elle se trouvait près de la frontière allemande. L’instance avait été jugée coopérative et apte à passer un entretien.

Addendum 427-FR.11 : Rapport du Commandant de flotte Antoine Pargo au sujet de SCP-427-FR

Addendum427-FR.12 : Décès de la PdI n°85141

Le 02 décembre 2004, la PdI n°85141, Georges Rousset, fut retrouvée morte dans sa cellule. Comme suspecté, il était doté d’une anomalie similaire à SCP-427-FR, mais de nature non-virale, qui lui permettait de se métamorphoser à volonté en instance de SCP-427-FR-H.

Lors de la nuit du 01/12 au 02/12, une brèche de confinement se déclara au Site-Aleph durant la relève des gardiens. Suite à une erreur d’organisation, aucun gardien ne resta présent dans l’aile Q de la section pénitentiaire du Site-Aleph. Rousset sembla profiter de cette occasion pour pousser sa transformation aux limites possibles. Lors de la découverte du corps, ses ailes avaient atteint une envergure de sept mètres, et ses os étaient devenus presque entièrement creux (son humérus droit s’est d’ailleurs brisé en raison du manque de place dans la cellule). La cause de la mort semble être une crise cardiaque causée par une tachycardie, la vitesse de battement du cœur du sujet ayant elle aussi augmenté exponentiellement avec la poursuite de la transformation, confirmée par l’explosion des capillaires sanguins oculaires du sujet.

D’abord suspecté être la conséquence d’une tentative d’évasion infructueuse, la découverte d’une lettre (retranscrite ci-dessous) dans l’un des livres accordés au détenu a démontré que cette action était un choix conscient pour commettre un suicide et non pas un accident.

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