SCP-392
notation: +3+x

Objet # : SCP-392

Classe : Sûr

Procédures de Confinement Spéciales : Toutes les instances vivantes de SCP-392 doivent être détenues dans un section de serre au Site de Recherche Biologique-103. La quantité des instances de SCP-392 doit être maintenue à une limite maximale de dix. Les graines de SCP-392 sélectionnées doivent être extraites et conservées dans un stockage cryogénique au Site Biologique-103.

Description : SCP-392 est une espèce de plantes artificielles créée via thaumaturgie Daevite1, ressemblant à l’espèce Prunus persica (pêche). Selon Une Chronique des Daevas, la création de SCP-392 a été attribuée à la Matriarche Daevite Waq du clan Waq environ 800 ans av. J.-C. Bien qu’initialement perçue comme un acte de déviance sociale dans la société Daevite, sa culture a été tolérée2 et adoptée par les descendants matrilinéaires du clan Waq situé en Asie Centrale contemporaine et à Xinjiang, en Chine.3

Alors que SCP-392 est physiologiquement similaire à la P. persica, une différence significative réside dans le fait que SCP-392 ne produit pas de fruit à partir d’un ovaire lors de la floraison. Au lieu de cela, l’objet produit une série de têtes humaines mâles physiquement identiques. Des analyses ADN indiquent qu’elles appartiennent au même individu. Les tatouages trouvés sur les têtes indiquant l’existence de concubins humains appartenant aux matriarches Daevites, il est supposé que les têtes issues de SCP-392 représentent un concubin humain de la Matriarche Waq Waq.

La physiologie des têtes cultivées à partir de SCP-392 est essentiellement identique à celle d’un humain, bien que ces têtes ne possèdent pas de paupières et que la graine de SCP-392 soit située dans le cortex préfrontal. En outre, les têtes sont capables de répondre à des stimuli externes, comme le suggèrent diverses actions réflexes. Les TEP des têtes attachées ont identifié une activité neuronale dans le cerveau. Notamment, le rythme des mouvements oculaires et l’activité neuronale sont systématiquement plus élevés lorsque des figures humanoïdes féminines se trouvent dans l’axe visuel de la tête par rapport à d’autres types d’objets. Vous trouverez ci-dessous une liste abrégée des actions réflexes et des réponses obtenues à partir des têtes de SCP-392.

Une fois détachées de SCP-392, l’activité neuronale et les actions réflexes des têtes cessent. Les têtes peuvent être cueillies ou tomberont naturellement de la plante via la barochorie. Une fois détachée de SCP-392, la tête se décompose progressivement, permettant ainsi à la graine d’être exposée à l’eau et à l’oxygène. La matière décomposée de la tête sert ensuite d’engrais organique pour la germination.

SCP-392 fut découvert dans la villa impériale de Katsura, à Kyoto, au Japon, le ██/██/1945. Les liens avec la culture Daevite sont ensuite identifiés par comparaison des tatouages trouvés sur les têtes, par la suite, ce document est mis à jour avec les découvertes pertinentes de sources Daevites connues de la Fondation.

Addendum 392-1 : Les instances de SCP-392 trouvées à Kyoto ont été plantées pendant la guerre du Pacifique, dans le cadre d’un rituel visant à prier pour la prospérité nationale. Ces spécimens provenaient d’une seule graine de SCP-392, qui figurait parmi les cadeaux de l’Empereur Yang de la Dynastie Sui en réponse à l’hommage fait par les envoyés japonais. Cette pratique est née d’une description de SCP-392 proposée par l’envoyé Ono no Imoko, alléguant qu’il s’agissait d’un symbole de prospérité que l’on ne trouvait que dans les foyers des membres de la noblesse.

Addendum 392-2 : En raison de la mention de la Dynastie Sui et de la confirmation de l’implication des Daevites, une copie de Une Histoire de la Chine modifiée par SCP-140 a été consultée pour inclure les interactions Daevito-Chinoises.

Le livre mentionnait SCP-392 comme l’un des objets pillés par des soldats chinois dans les villes Daevites colonisées dès la période des Royaumes Guerriers (env. 475 ans – 221 ans av. J.-C.). L’objet aurait été cultivé par ces soldats, qui récoltaient et écorchaient les têtes. Les crânes auraient alors été vendus comme combattants ennemis exécutés et présentés aux officiels en échange de promotions et d’autres récompenses (p.ex. titres de noblesse, terres, esclaves, par exemple).

Les descendants de nombreux clans impliqués dans la culture de SCP-392 acquérirent des positions de premier plan dans diverses dynasties chinoises, jusqu’aux familles impériales de diverses dynasties. Voir le Document 392-Su pour plus d’information sur le sujet.

Addendum 392-371 : Proposition de Confinement Spécialisé – Projet YIN-YANG (Sous-catégorie : Argus-100)4.

La proposition suivante consiste en un test croisé entre SCP-392 et SCP-2733. L’utilisation de SCP-392 et de SCP-2733 permet de contourner les problèmes éthiques liés à l’utilisation d’un être humain vivant et à la maintenance à long terme d’un observateur actif. Ce test croisé comprend les phases suivantes :

  1. Un membre du personnel de Classe D sera assigné exclusivement à l’entretien de SCP-392 pour une période d’un mois et ne sera pas impliqué dans d’autres projets SCP. Cette mesure vise à faciliter l’amorçage.
  2. Ledit membre du personnel sera chargé d’ouvrir SCP-2733 en pensant à SCP-392. En raison des effets anormaux de SCP-2733, il est supposé qu’une tête se manifestera.
  3. SCP-2733 sera ouvert pendant une période d’essai d’un an pour examiner la survie d’une tête à long terme.

Si la survie de la tête sur le long terme est possible, d’autres applications dans le cadre du projet YIN-YANG (Sous-catégorie : Argus-100) seront envisagées.

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