SCP-362-FR
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Objet # : SCP-362-FR

Niveau de Menace : Orange

Classe : Sûr

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Photographie amateur de SCP-362-FR lors d'une de ses représentations à Paris prise le ██/██/████.

Procédures de Confinement Spéciales : SCP-362-FR doit être détenu dans une cellule de confinement standard pour humanoïdes du Site-Aleph. Cette cellule est surveillée de façon constante par une caméra de surveillance. Par mesure de sécurité, SCP-362-FR doit se voir équipé d'un bracelet électronique permettant de le localiser afin de prévenir toute tentative d'évasion.

Une accréditation de niveau 2 est obligatoire pour accéder aux données concernant SCP-362-FR. Toute expérience sur SCP-362-FR doit être acceptée par le personnel de niveau 3 en charge de celui-ci.

Si celui-ci parvient à réussir une prestation ou si une représentation semble réussite auprès des spectateurs, l'équipe en charge de SCP-362-FR doit être prévenue immédiatement.

SCP-362-FR doit recevoir 3 repas par jour ; un premier à 9 h, un second à 13 h et un dernier à 20 h. Si son attitude est jugée correcte, il peut se voir accorder une collation entre les repas s'il le souhaite.

Description : SCP-362-FR est un humain de sexe masculin grimé comme un mime et affichant une expression de tristesse la plupart du temps. Cependant, les traits de son visage semblent témoigner de la joie au cours de ses interactions avec d'autres personnes, ou dans la période qui précède ses prestations. L'entité mesure un (1) mètre soixante-seize (76) et pèse soixante-treize (73) kilogrammes. SCP-362-FR est vêtu d'un t-shirt blanc ainsi que d'un pantalon noir à bretelles. Le visage de SCP-362-FR présente un maquillage blanc et noir qui, suite à plusieurs prélèvements et analyses de la peau semble être produit par l'entité. Il ne paraît pas vieillir mais reste tout de même sensible aux dommages physiques.

SCP-362-FR ne semble pas pouvoir communiquer autrement que par le langage des signes malgré le fait que celui-ci possède un appareil phonatoire fonctionnel. Toutefois, SCP-362-FR comprend une multitude de langues parmi lesquelles ; le français, l'anglais, l'espagnol et l'allemand. SCP-362-FR est très docile, et n'a montré aucun signe d'agressivité quelconque depuis son confinement par la Fondation. Si un changement du comportement de SCP-362-FR est perçu, le personnel en charge de l'entité doit être immédiatement prévenu.

Les premiers rapports concernant SCP-362-FR remontent au début de l'année 1992 ; plusieurs plaintes furent déposées au commissariat de police du 9ème arrondissement de Paris. La police interpella en conséquence SCP-362-FR. Celui-ci ne pouvant communiquer, il fut mis en détention provisoire avant d'être placé à l'asile pour insociabilité et agression sur un agent de police. Il est supposé que son incarcération ainsi que sa classification en tant qu'individu dangereux auprès des forces de l'ordre soient liés à un incident dû à son anomalie. En 1993, la Fondation prit connaissance de SCP-362-FR et il fut par conséquent localisé puis confiné.

Lorsque SCP-362-FR n'est pas confiné, il cherchera des groupes d'individus, se déplaçant de manière instinctive vers des lieux dotés d'une forte concentration humaine quand bien même celui-ci ignorerait tout de sa situation géographique. Il est toutefois à noter que l'entité fut observée à plusieurs reprises exécutant des prestations à des emplacements plus isolés. L'entité réalise des spectacles divers tout en affichant une humeur positive, qui se dégrade progressivement au cours de sa représentation. SCP-362-FR adopte de nouveau une expression malheureuse à la fin de celle-ci.

Au bout d'une durée allant de 2 à 5 minutes, tout individu présent à la représentation de SCP-362-FR commence à émettre des plaintes et des jurons, tandis que le mime semble éprouver de la gêne. Dans 65% des cas, un tiers des individus s'éloigneront de l'entité à une certaine distance, souvent supérieure à 20 mètres. Dans un laps de temps s'étendant approximativement de 2 à 10 minutes, les individus restants lanceront à SCP-362-FR des projectiles non létaux provenant de leurs poches, leur sac, ou issus de l’environnement dans lequel ils se trouvent.

Une fois la zone quittée, si elle le peut, l'entité continuera d'errer maladroitement pour une durée de vingt-deux (22) à soixante-seize (76) heures. Elle peut être vue en train de mimer la consommation de cigarettes et d'alcool, de simuler un état d'ivresse ou bien de se coucher le long d'un mur ou d'un trottoir.

Après cette durée, SCP-362-FR élaborera un spectacle requérant une forte dextérité, semblant complexe et différent des autres. Il est à noter que ce processus de création peut durer indéfiniment lorsque SCP-362-FR est confiné. Toutefois, SCP-362-FR demandera fréquemment aux équipes de recherches s'il peut leur montrer sa nouvelle prestation. Ces prestations ne requièrent pas un nombre défini de spectateurs. De plus, ses tours n'ont pas besoin d'être exécutés dans un lieu particulier, sa cellule étant selon lui suffisante. Malgré ses tentatives, ses prestations résultent en un échec dans 100% des cas.

SCP-362-FR est capable de conférer une réalité relative aux individus, objets et événements qu'il mime. L'entité fut par exemple à plusieurs reprises observée mimant un instrument qui provoqua une cacophonie insupportable pour ses spectateurs (Voir Addendum-01). Cependant, les objets créés par l'entité disparaîtront dans une période de 24 à 48 h, événement encore inexplicable à l'heure de l'écriture de ce rapport.

En revanche, son anomalie ne semble pas affecter ses actions dites "instinctives" telles que marcher, respirer, se nourrir, dialoguer. Les actions dites "volontaires" n'entraînent pas ou très rarement le sujet à s'infliger des blessures graves. Il a été constaté que SCP-362-FR ne peut s'infliger de blessure mortelle.

Addendum-01 :

Les chercheurs █████ Strange et █████ Albert, tous deux affectés à SCP-362-FR, organisent une suite d'expériences dans le but d'approfondir les connaissances actuelles sur les capacités anormales de SCP-362-FR.

À la suite de ces expériences, SCP-362-FR fut capable de mimer :

  • Toute sorte d'instruments de musique provoquant une sensation intolérable aux individus en ayant entendu le son.
  • Un tour de jongleries, mais toutes les balles semblèrent lui retomber dessus, et les individus présents se mirent à le huer.
  • L'édification d'une construction en Lego®, malheureusement la structure s'effondra et des briques s'éparpillèrent sur le sol.
  • Une boîte en verre, qui se brisa,et SCP-362-FR, malgré l'absence de blessures, parut ressentir tout de même une douleur importante au niveau des bras.
  • Un banc sur lequel le chercheur █████ Albert put s'asseoir, mais qui se cassa quelques secondes plus tard.

Interview 362-FR-A :

Interviewé : SCP-362-FR
Interviewer : Chercheur Ruterforde

Préambule : Conséquemment à la grande coopération qu'a montré SCP-362-FR durant son confinement, des discussions furent établies avec lui à de multiples reprises. Il fut donc décidé de retranscrire une des nombreuses conversations que le personnel eut avec lui. Ne pouvant pas dialoguer oralement, une retranscription de la langue des signes sera donc faite.

<Début de l’interview>

(Le chercheur Ruterforde rentre dans la pièce, SCP-362-FR semble plutôt de bonne humeur.)

SCP-362-FR : Bonjour chercheur ! Vous venez assister à un de mes spectacles ? Justement j'ai créé un numéro rien que pour vous !

Dr Ruterforde : Non je suis navré 362-FR, je viens simplement discuter aujourd'hui.

(SCP-362-FR semble enthousiaste.)

SCP-362-FR : Vous venez discuter ? Mais j'adore parler ! En général vous ne venez jamais me parler… C'est super, non ? Cette discussion, rien que tous les deux !

Dr Ruterforde : Bon, tâchez de reprendre votre sérieux, SCP-362-FR. Je vais maintenant vous poser une suite de questions, êtes-vous prêt ?

SCP-362-FR : Tout à fait prêt.

Dr Ruterforde : Première question, pourquoi exercez-vous le métier de mime ?

SCP-362-FR : Au départ, je préférais le métier de clown vous voyez. Oleg Popov, il me semble, c'était quelqu'un que j'adorais ! Je l'admirais. Je ne parle pas forcément le russe vous savez, mais dans ses prestations je le trouvais toujours bon ! Je me suis donc lancé dans une carrière de clown. Mais je n'avais pas vraiment la tête à ça. Déjà, en premier temps, tous mes spectacles rataient… En plus je n'avais pas beaucoup de public. Je me suis donc reconverti en jongleur, cela n'a pas vraiment plu… J'ai enchaîné de nombreux métiers du cirque avant de devenir, eh bien, mime. Je me suis dit : "Cette fois-ci, c'est la bonne !" ; je ne changerai plus, je serai mime, un point c’est tout, que cela plaise ou non. Et je me suis lancé comme défi de faire rire au moins une personne ! Parfois c'est dur vous savez, d'endurer le regard des gens, leurs critiques, mais je suis sûr qu'un jour je parviendrai à réussir ce défi !

(Quelques secondes passent durant lesquelles le chercheur Ruterforde écrit plusieurs notes.)

Dr Ruterforde : Quand vous étiez clown, votre apparence au niveau du visage, était-elle la même qu'aujourd'hui ?

SCP-362-FR : Non, pas exactement, je n'ai changé que très récemment de visage. Enfin "récent", tout est relatif.

Dr Ruterforde : Les compétences que vous possédez actuellement, comme celle de rendre "réelles" vos créations, les avez-vous "acquises" en devenant mime ?

SCP-362-FR : Je ne sais pas, à vrai dire j'ai l'impression que je les ai toujours eues. Comme si elles faisaient partie intégrante de moi ou de mon métier.

Dr Ruterforde : Vous ne pouvez pas être plus précis ?

SCP-362-FR : Non je suis désolé… c'est très confus dans mon esprit. C'est comme des "flashs", mais je pense que j'ai toujours eu ces capacités.

Dr Ruterforde : Ce n'est pas grave, passons à la troisième question. Comment voyez-vous votre avenir ? À propos de votre métier, par exemple.

SCP-362-FR : Je me vois dans cette fondation, tout le monde rirait à mes mimiques ! Je partirai ensuite en tournée aux quatre coins de la Terre et ferai rire le monde entier ! Je pense être encore loin de cette objectif, mais c'est pour cela que je persévère autant !

(Le chercheur Ruterforde continue de prendre ses notes.)

Dr Ruterforde : Très bien ! Comment percevez-vous votre confinement actuel ?

SCP-362-FR : Je le perçois comme une épreuve ! Si je ne peux pas vous faire rire, je ne pourrais jamais faire rire personne ! C'est une étape clé que je me dois de réussir si je veux devenir célèbre !

Dr Ruterforde : Bon, nous avons presque terminé 362-FR. Il reste une dernière série de questions un peu plus… compliquées. Je vous laisse le droit d'y répondre ou non. L'équipe de recherche connaît vos problèmes avec, comment dire… vos spectacles… surtout la fin de ceux-ci.

(SCP-362-FR semble attentif tandis que le chercheur Ruterforde marque une brève pause.)

Dr Ruterforde : Ce problème d’alcoolémie, à quand remonte-il ?

SCP-362-FR : Il remonte à peu, vous savez je n'ai pas peur d'en parler. La bouteille, je crois que c'est la seule chose qui arrive à me remonter le moral. Je suis tombé dans l'alcool durant la période de ma vie où j'ai débuté en tant que mime. Ma première bouteille, je l'ai bue au festival ███████ d'avril 1991… il y avait tant de personnes… c'était ma chance, il fallait que je la saisisse ! Et puis, comme d'habitude… le spectacle s'est très mal déroulé mais il y avait tellement de gens… Je n'ai pas supporté cette fois-ci.

(À la suite de cette phrase, SCP-362-FR semble triste. Suite à cela, le chercheur Ruterforde marque de nouveau une pause de quelques secondes.)

Dr Ruterforde : Bien… Passons à la dernière question. Que ressentez-vous avant et après être monté sur scène ?

SCP-362-FR : Tout d'abord je ressens une joie immense. Je suis impatient de montrer mes tours aux spectateurs ! Mais je sens bien qu'une fois sur scène, un malaise s'installe, et je n'arrive à rien… À la fin, je ressens une grande frustration… je suis un mime vous savez, alors rater mes spectacles, encore et encore parfois… parfois c'est dur. Très dur… vraiment dur…

(SCP-362-FR semble mimer une bouteille d'alcool qu'il s'empresse de boire intégralement. Celui-ci s’effondre quelques secondes plus tard. Suite à cela, les gardes placés devant la cellule interviennent et le transportent en direction de l'infirmerie.)

<Fin de l’interview>

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