SCP-350-FR
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Bâtiment principal de SCP-350-FR.

Objet # : SCP-350-FR

Niveau de Menace : Orange

Classe : Euclide

Procédures de Confinement Spéciales : L'existence de SCP-350-FR étant connue du public, celui-ci doit s'en voir interdire l'accès au prétexte de l'occupation des lieux pour le tournage d'un film. Un arrêté municipal doit officialiser le scénario de couverture, de même que l'information doit être transmise aux médias locaux. Des cloisons de trois mètres (3 m) de haut se présentant sous la forme d'une succession de panneaux en métal exempts d'interstices, doivent être érigées dans un périmètre de deux virgule quatre kilomètres carrés (2,4 km²) autour de SCP-350-FR. Un total de quatre (4) membres du personnel, vêtus en responsables de la sécurité d'une équipe de tournage, est tenu d'effectuer une patrouille en-dehors des cloisons dans un sens horaire, et doit être relevé toutes les deux heures. Cinq (5) haut-parleurs sont positionnés dans l'enceinte des murs, et diffusent chacun un enregistrement différent dont l'objectif est de simuler la préparation d'un film, incluant toutes les répétitions, coupures et pauses qu'observerait une équipe normale de réalisation filmique.

Une équipe de secours composée de deux (2) médecins urgentistes, deux (2) chirurgiens et un (1) psychiatre doit se tenir prête à intervenir dans la zone établie afin de prodiguer des soins en urgence à tout individu humain sortant de SCP-350-FR. Trois (3) agents de sécurité armés sont priés d'en surveiller la porte d'entrée, et d'escorter le sujet jusqu'aux membres du corps médical. Ils sont par ailleurs autorisés à ouvrir le feu si un poursuivant tenterait de ramener la personne de force à l'intérieur de SCP-350-FR.

Les éventuels propos du sujet doivent être immédiatement enregistrés. Si sa santé semble menacée, un somnifère lui est ensuite administré, et il est déplacé jusqu'au bloc opératoire installé dans la zone pour être examiné, et tenter d'atténuer ou réparer les altérations infligées à son organisme. Si le sujet ne peut être sauvé, est supposé subir une grande souffrance physique ou morale, et formule une demande d'euthanasie dans un intervalle de temps où il est considéré par le personnel médical comme sain d'esprit, celui-ci est tenu d'accéder à sa requête et de lancer, sans accord préalable du Comité d'Éthique, la procédure de suicide assisté.

Description : SCP-350-FR est un hôpital psychiatrique désaffecté situé dans le comté de ████████████, au Pays de Galles. Selon les archives nationales, le bâtiment aurait été construit entre 1844 et 1848, puis officiellement abandonné en 1995. En dépit d'un état de délabrement extérieur avancé, tous les témoignages s'accordent sur le fait que l'intérieur de SCP-350-FR est exceptionnellement bien conservé et entretenu. L'espace et l'aménagement observés au sein de SCP-350-FR paraissent correspondre aux dimensions extérieures du complexe. Il est prouvé que SCP-350-FR bénéficie d'un approvisionnement illimité en gaz et en électricité, en dépit du fait que l'établissement n'ait à sa disposition aucun moyen fonctionnel pour en générer, et que la Fondation ait détruit toutes les anciennes installations susceptibles d'alimenter SCP-350-FR.

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Intérieur de SCP-350-FR.

SCP-350-FR abrite d'importantes activités apparentées à de la médecine, notamment psychiatrique et chirurgicale, exercées par des entités anormales sur des sujets humains. Si l'origine des membres du personnel de SCP-350-FR est inconnue, il est supposé qu'un grand nombre des patients ait été autrefois des civils, entrés dans l'établissement à des fins d'exploration. Parmi les traitements dont la pratique au sein de SCP-350-FR est avérée, tous sont considérés comme inefficaces, sinon délétères. En dépit du danger qu'ils encourent, les sujets ne semblent pas vouloir quitter l'hôpital, ni même opposer de la résistance au personnel de SCP-350-FR.

Le rapport d'exploration de SCP-350-FR le plus fiable et détaillé qu'ait à ce jour la Fondation est celui de l'agent Thomas Rains, entré dans l'établissement le 7 Mai 19██ et ressorti le 5 Novembre 20██. Dépossédé par le personnel de SCP-350-FR de tout son équipement lors d'une fouille le premier jour de son internement, à l'exception d'un dispositif d'enregistrement miniature dissimulé dans sa mâchoire, la description suivante des entités habitant SCP-350-FR a été dictée de mémoire au personnel médical de la Fondation lors de son hospitalisation. En outre, sa peau et ses habits, dont il s'est servi comme supports d'écriture, étaient couverts d'inscriptions et de croquis qui ont permis d'expliciter ou d'élucider ses propos. Ces descriptions concordent avec les témoignages des autres sujets, parmi lesquels ceux des agents Stuart Appleson et Mihael Sulien. Il est à noter qu'un jargon spécifique est employé par les patients de SCP-350-FR pour nommer les membres du personnel de l'hôpital, ainsi que les lieux et évènements de leur quotidien. Quelques-uns de ces termes sont également utilisés dans les notices suivantes. Les photographies jointes ont été réalisées à l'aide d'un ancien modèle d'appareil photographique que l'agent Rains s'est procuré grâce à un marché clandestin interne, et avec lequel il s'est enfui de SCP-350-FR.

Personnel de SCP-350-FR

Avant-propos : La liste suivante recense et décrit les membres majeurs du personnel de SCP-350-FR, et qui ont le plus impacté l'internement des sujets. Elle ne doit en aucun cas être considérée comme une liste exhaustive. Aucune des ces entités n'a été observée en-dehors de l'enceinte de SCP-350-FR.

Personne d'intérêt 350-001 : Dr Gedeon Howard Weaver

Alias : L'Araignée1

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Portrait-robot du Dr G. H. Weaver reconstitué selon les souvenirs de l'agent Rains.

Description : Une fois entré dans SCP-350-FR, le sujet pénètre dans une salle d'attente, sans aucune autre issue qu'une porte fermée,2 dont il déclare être l'unique patient. Il est invité au bout de plusieurs minutes à se rendre dans une pièce adjacente. Le médecin, se présentant sous le nom de "Gedeon Howard Weaver", le prie de prendre place en face de lui. Gedeon est décrit comme un homme de grande taille, dont l'âge est impossible à estimer, et maîtrisant le gallois, l'anglais et le français. Le mobilier de la pièce comprend un bureau, deux chaises, un squelette humain et d'autres de diverses espèces lagomorphes, des étagères comportant des maquettes de cerveaux, pleines ou en coupe, et des bocaux dans lesquels sont conservés différents composants cérébraux (cervelet, moelle épinière, cortex…). Le détail le plus notable reste toutefois une imposante horloge mécanique fixée au mur, au-dessus et derrière le fauteuil du Dr Weaver.

Gedeon adresse d'abord au patient de nombreuses questions portant sur son identité et sa situation, puis cherche à obtenir de lui des renseignements sur les raisons qui l'ont poussé à entrer dans l'établissement. Cependant, toutes les explications fournies qui n'impliquent pas que l'individu souffre d'une pathologie mentale, par exemple s'il déclare être entré par hasard dans SCP-350-FR ou prétend être est en bonne santé, sont rejetées par le Dr Weaver. Celui-ci considère en effet de tels propos comme la preuve de l'existence d'un trouble mental, que le sujet cherche à atténuer ou dissimuler. Gedeon poursuit inlassablement la conversation en exigeant de la personne des informations sur sa vie privée ou intime, tels que ses relations familiales et amoureuses, ses rêves, ses phobies, ses souvenirs d'enfance et sa sexualité, dont il interprète les sentiments et émotions évoqués3, comme la preuve formelle d'un mal d'ordre psychique. Par ailleurs, en raison des grandes facultés d'analyse et d'interprétation rhétorique et corporelle de l'entité, la rétention volontaire d'informations paraît inefficace. L'individu rapporte avoir éprouvé au cours de l'échange des sentiments divers ; les plus récurrents étant la honte, colère, culpabilité, un important malaise, ou un profond dégoût envers lui-même.

L'écoulement du temps dans la pièce est relatif, et semble évoluer uniquement selon l'avancée de l'entretien. Ainsi, adopter un comportement coopératif, qui répond volontiers aux questions posées par le Dr Weaver, et conteste peu ou pas ses affirmations, influe sur le passage du temps qui demeure inchangé ou connaît une accélération. Au contraire, se montrer réticent, par exemple en tentant de détourner la conversation, peut ralentir considérablement la durée de l'entretien en étirant indéfiniment l'écoulement du temps.4

Si le sujet réfute systématiquement les assertions du Dr Weaver, refuse d'établir un dialogue ou est habité par des intentions hostiles, le temps se suspend purement et simplement. Le sujet devient alors incapable d'interagir physiquement avec son environnement, lui ôtant la possibilité de sortir de la pièce, d'endommager le mobilier ou de faire preuve de violence envers Gedeon ou sa propre personne. Cela ne lui interdit par contre aucune interaction verbale. Le médecin fait observer au sujet sa détresse, et la cite comme la preuve du mal-être qui le tourmente et nécessite d'être identifié, puis soigné dans son établissement. Le temps ne poursuit son cours normal que lorsque le sujet se décide à reprendre l'échange.

Au final, le sujet, soit parce qu'il s'est rallié à son opinion, soit parce qu'il est trop épuisé moralement et physiquement pour opposer une quelconque résistance au Dr Weaver, et quel que soit son état de santé réel, se résout inéluctablement à avouer à la trente-et-unième minute de l'entretien qu'il est victime d'un trouble psychique et éprouve le besoin d'être soigné. Suite à cet aveu, l'échange entre le patient et Gedeon s'achève.

Personne d'intérêt 350-003 : Operator

Alias : "Op"

Description : Les entités nommées "Operators" (ou "Ops") par les patients sont les membres du personnel de SCP-350-FR en charge de toutes les interventions médicales, y compris pharmaceutiques et chirurgicales. Les thérapies qu'ils élaborent diffèrent radicalement de la médecine connue, et sont décrites comme des méthodes expérimentales dérivées de pratiques conventionnelles, désuètes ou interdites, telles que la diathermie, l'hypnothérapie et la vivisection.

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Salle blanche. Contexte inconnu.[DONNÉES SUPPRIMÉES]

Les Operators rendent régulièrement visite aux patients dans leur cellule pour les examiner et leur diagnostiquer un ou plusieurs traitements, bien que les éventuels effets réparateurs de ces derniers soient éphémères ou supposés indésirables. Toute thérapie aboutit en effet, à moyen et long-terme, à une aggravation de la pathologie mentale du patient, qui se caractérise par une augmentation des crises, qui gagnent en fréquence jusqu'à devenir permanentes. Les Operators sont également susceptibles d'ordonner le transport d'un patient dans des salles spécialement équipées : les "salles blanches" pour entretenir la maladie initiale et en combattre les rémissions, et les "salles bleues", pour cultiver toute comorbidité5 observée chez le sujet, jusqu'à ce que les autres troubles mentaux soient pleinement développés et cohabitent avec la maladie originelle.

Malgré leur apparence humaine, les Operators possèdent un organisme qui ne partage aucune similarité avec celui d'un être humain. Leur corps paraît en effet dépourvu d'organes vitaux, auxquels se substituent des outils et des produits rangés dans des compartiments faits de tissus musculaire, osseux, et métallique. Un Operator est capable de s'amputer ou de se mutiler afin d'accéder au matériel dissimulé dans ses cavités internes et de l'utiliser pour mener à bien sa thérapie. Il est ainsi possible aux entités, qui disposent chacune de facultés différentes, de dévisser un doigt pour révéler une seringue, de déboîter leur mâchoire pour élargir l'éclairage d'une source de lumière localisée dans leur bouche, et d'ouvrir leur abdomen pour se saisir d'un médicament rangé dans leur cage thoracique.

Les entités possèdent en outre toutes la faculté d'ôter leur peau, pour mettre la couche de métal qui les compose à nu. Elles l'exposent alors à une chaleur intense pour le faire fondre, et s'en servir comme d'une matière hautement malléable dont le durcissement survient en quelques minutes. Un témoin rapporte ainsi le cas d'un patient souffrant d'une peur morbide des mannequins et statues être immergé dans une cuve emplie de cette substance, afin d'en enduire sa peau pour modifier irréversiblement son apparence et ses capacités, figeant les traits de son visage et limitant ses mouvements à des saccades.

Les Operators ne font jamais usage de la force, et sont pour cela généralement secondés dans leur tâche par les Traumas.

Personne d'intérêt 350-004 : Trauma

Alias : "SUK"6

Description : Les "Traumas" sont des entités humanoïdes de sexe masculin et féminin responsables de la discipline au sein de SCP-350-FR. Ils sont vêtus de la tenue règlementaire des infirmiers, et accompagnent les Operators, assurant qu'ils soient obéis des patients. Les Traumas escortent toujours les malades pendant leurs déplacements au sein de SCP-350-FR ; notamment lorsqu'ils quittent leur cellule pour se diriger vers le réfectoire, la salle collective ou une autre pièce, et garantissent la docilité des sujets jusqu'à leur retour dans leur cellule respective. Les entités interviennent également lors d'actes de résistance à un traitement, ou une démonstration de violence de la part des sujets, sauf lorsqu'elles émanent de patients dont l'état d'agitation est symptomatique.

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L'agent Rains lors de sa récupération. [CENSURÉ]

La première particularité des Traumas est d'être dotés de membres supérieurs dont chaque extrémité consiste en une lanière de cuir, enroulée en temps normal dans une boucle de métal.7 Les entités manient ces appendices comme des membres à part entière, et les déploient dans toute leur longueur afin d'immobiliser très rapidement et efficacement un patient qui adopte une attitude hostile, de fuite ou inattendue envers le personnel. Bien que de tels cas aient rarement été rapportés, les Traumas, si l'individu dont ils ont la garde se montre agressif envers le personnel, n'hésitent pas à utiliser ces lanières pour asséner de multiple coups au sujet, lui infligeant des blessures considérables, se traduisant par des lacérations, brûlures et hémorragies, et le réduisant à l'impuissance en l'espace de quelques secondes. En dépit de leur taille et masse différentes, tous les Traumas disposent d'une force et d'une robustesse similaires et importantes de surcroît.

Les Traumas sont porteurs d'une seconde anomalie corporelle, localisée au visage, qui se traduit par des traits fins, effilés et immuables. Les sujets rapportent tous un "visage taillé au scalpel"8 ou "des yeux, nez, oreilles et bouche taillés en pointe" qui paraissent "impassibles" et "inexpressifs". En outre, l'articulation de leur mâchoire est décrite comme erratique par rapport aux sons produits, et leur voix comme "excessivement grave ou aigüe". À l'instar des Operators, il est impossible de savoir si ces entités éprouvent des émotions ou un état d'épuisement physique ou moral, du fait qu'elles n'en laissent rien paraître.

Résidents connus de SCP-350-FR

Avant-propos : Thomas Rains a confié au personnel l'existence de plusieurs autres individus qu'il a approché ou qu'ils l'ont approché alors qu'il était interné au sein de SCP-350-FR. Les personnes suivantes sont celles qu'il affirme les mieux connaître, ou qui ont retenu son attention pour différentes raisons. La liste jointe est en conséquence elle aussi non-exhaustive. Certains des patients qu'il a rencontrés sont également connus d'autres civils qui se sont échappés de SCP-350-FR. Le témoignage de l'agent Rains a permis de faire la lumière sur ce qui était jusque-là considéré comme des contradictions et des incohérences dans leurs dépositions.

Personne d'intérêt 350-FR-007 : "Nameless"

Alias : "Name" / "Nana" / "Anna"

Pathologie : Trouble de la personnalité multiple

Description : Parmi les patients qui ont le plus marqué l'agent Rains figure une femme âgée de vingt-huit ans, dont l'identité réelle est inconnue, et est à ce titre surnommée "Nameless" (abrégé en "Name"), par les autres résidents. La patiente présente les symptômes d'un trouble dissociatif de l'identité, qui la conduit à alterner constamment entre deux personnalités, "Anna" et "Nana".

"Anna" est décrite comme une personne joviale, extravertie et extravagante. Elle a pour habitude de se rendre spontanément auprès des autres patients pendant les heures de liberté qui leur sont accordées chaque jour dans la salle collective, et de s'entretenir avec eux de sujets quelconques, bien qu'Anna préfère aborder des thèmes superficiels et esthétiques, le plus fréquent étant sa propre apparence. Toutes les tentatives de l'interroger sur sa vie antérieure à sa venue dans SCP-350-FR ont échoué, car la jeune femme les ignore ou change aussitôt de sujet, sans que rien ne laisse présager d'un embarras quant à cette période de son existence. Anna démontre des tendances kleptomanes ainsi qu'un goût prononcé pour le luxe, subtilisant certains des effets des autres résidents pour s'en faire des accoutrements ostentatoires et parader devant tous.

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SCP-350-FR-007 dominée par sa personnalité "Anna".

La jeune femme dispose d'une grande habileté pour le travestissement et l'imitation d'espèces animales, dont elle reproduit l'apparence, la démarche, et les sons caractéristiques. Aussi ne se manifeste-t-elle jamais, ou très rarement, sous son aspect humain, préférant paraître sous les traits d'une autruche, d'un paon ou d'un cygne. Si Anna semble vouloir être remarquée, admirée, voire désirée, elle poursuit toutefois sa performance même en l'absence de public ou si celui-ci ne lui accorde pas son attention.

La seconde personnalité de la patiente, "Nana", est susceptible d'émerger dans n'importe quelles circonstances. Elle se montre alors confuse lorsqu'elle est surprise à porter des vêtements qui ne sont pas les siens tandis qu'elle se trouve dans une posture bestiale. Elle ne garde aucun souvenir des actions perpétrées par Anna, et réciproquement. Nana est souvent qualifiée de "taciturne", "timide", "silencieuse", "effacée", et paraît ressentir beaucoup de peine pour les personnes auxquelles son autre personnalité fait du tort. L'agent Rains semblait avoir noué une relation plus intime avec Nana qu'avec Anna, qui l'intimidait. La confiance que Nana avait en lui l'a incitée à lui confesser au bout de plusieurs mois d'échange certains sujets dont elle refusait jusque-là de parler, et a ainsi expliqué qu'elle était la personnalité originale du corps qu'elle et Anna partagent. Le sujet a aussi avoué que cette seconde personnalité avait surgi dans son enfance, alors qu'elle était régulièrement violée par ses parents, qui l'ont envoyée à l'hôpital à l'âge de quatorze ans, et dont elle est restée sans nouvelles depuis. La jeune femme a déclaré ne pas se remémorer de l'abandon du complexe psychiatrique dans lequel elle a grandi, mais rapporte qu'"elle s'était réveillée un jour et ne reconnaissait plus le personnel, ni les autres patients", sans parvenir à expliciter ce changement.

Selon l'agent Rains, Nana s'enquérait auprès de lui, dès qu'elle le pouvait, de la nature des figures animales que son autre personnalité imitait, craignant plus exactement de savoir qu'elle représentait une espèce lagomorphe, car elle faisait état de rêves dans lesquels elle était prisonnière d'une salle exigüe avec "un lapin ou un lièvre anthropomorphe", qu'elle percevait comme un danger imminent.9 Lorsque les Operators ont constaté son appréhension pour les animaux lagomorphes, l'agent Rains rapporte ne plus avoir revu "Nameless" pendant plusieurs semaines, supposément emmenée dans une "salle bleue". À son retour, lorsque la personnalité de Nana se manifestait, celle-ci se confinait dans un mutisme absolu, malgré les tentatives de Rains de renouer contact. Les apparitions de Nana se sont ensuite de plus en plus espacées, jusqu'à cesser purement et simplement de se manifester, pour n'être plus que remplacée par Anna.

Cet évènement est l'un de ceux qui ont précipité le départ de l'agent Thomas Rains de SCP-350-FR.

Personne d'intérêt 350-FR-009 : "Nomophage"

Alias : "Phil"

Pathologie : Troubles obsessionnels compulsifs

Description : L'individu appelé par certains des résidents de SCP-350-FR "Nomophage" n'use jamais de cette appellation, préférant le nom de "Phil". Le sujet est toujours aperçu vêtu d'un costume deux-pièces, et portant une marionnette de ventriloque à l'image d'un enfant noir. Le Nomophage s'exprime avec un accent américain marqué et témoigne d'une grande ferveur religieuse, s'introduisant comme un protestant convaincu. Il déclare éprouver une forte aversion envers les gens d'origine africaine, asiatique et indienne. Paradoxalement, le sujet semble éprouver beaucoup d'affection pour sa marionnette, nommée "Mr. Pixie", se montrant antipathique à l'égard de quiconque ne l'apprécie pas, l'ignore, ou lui fait remarquer qu'elle est précisément de couleur. L'homme simule alors une conversation avec elle, dans laquelle il tient des propos ostensiblement caustiques et insultants en présence et à l'égard de la personne concernée. Au contraire, il prend aussitôt en sympathie tout individu qui accorde de l'attention à la marionnette et la traite comme s'il s'agissait d'une personne réelle.

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SCP-350-FR-009 avec sa marionnette. Plus ancienne photographie connue d'un patient de SCP-350-FR.

Le patient est victime de plusieurs tics de langage et de gestuelle, ainsi que de troubles obsessionnels, qui le poussent sans cesse à dénouer et renouer sa cravate, lustrer ses chaussures, repasser les plis de l'habit de sa marionnette et la recoiffer. Si sa compagnie est troublante, il est néanmoins présenté comme le patient le mieux informé des rumeurs et secrets des autres résidents de SCP-350-FR. Semblant toujours disposé à renseigner les personnes pour lesquelles il éprouve de l'amitié, le Nomophage ne fournit aucune information gratuitement, et exige en contrepartie le paiement d'un prix singulier. En effet, tout savoir qui lui est réclamé n'est jamais offert sans que le demandeur ne consente à sacrifier un concept de sa connaissance ; c'est-à-dire un mot déterminé et la compréhension qu'en a le sujet. Une fois cette condition acceptée, il en perd immédiatement et irrémédiablement l'usage.

Pour davantage d'informations, veuillez vous reporter à l'interview 350-FR-009-B.


Personne d'intérêt 350-014 : "Rabbit Head"

Alias : "The Whore" / "The White Rabbit"

Pathologie : Trouble schizo-affectif

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SCP-350-FR-014

Description : "Rabbit Head" est le nom que se donne un individu féminin résidant dans SCP-350-FR, affirmant être âgé de dix-sept ans et portant en permanence un masque en porcelaine blanche à l'effigie d'une tête de lapin sur le visage. Tous les témoignages font état de son comportement imprévisible dû à un caractère lunatique, faisant de Rabbit Head un patient relativement méconnu. Elle semble alterner entre des phases d'isolation, où elle se retranche dans le silence et garde une distance respectueuse avec les autres patients, et des périodes au cours desquelles elle engage sporadiquement des conversations avec eux, démontrant une grande curiosité à leur égard. Pour des raisons inconnues, le sujet paraît inapte à percevoir le danger et à manifester sa détresse. Certains cas dans lesquels elle a été aperçue se rapprocher sciemment de patients réputés extrêmement violents et être victime d'abus physiques et sexuels, contre lesquels elle n'a pas cherché à lutter, ont ainsi été rapportés.

Un entretien prolongé avec Rabbit Head cause progressivement à son interlocuteur des hallucinations visuelles et auditives, prenant d'abord la forme de brefs flashs lumineux, puis de visions surréalistes accompagnées de bruits ou de musiques inconnues du sujet. Les scènes rapportées, sur laquelle les individus n'ont aucun contrôle, diffèrent d'un sujet à l'autre, et leur seule évocation paraît délicate en raison des tourments qu'elles leur ont occasionnés. Les hallucinations connues des civils ayant rencontré Rabbit Head sont :

► Un festival de musique en face de l'église d'un village, dans lequel le sujet se voit prendre la main d'autres personnes pendant qu'il danse une farandole à leurs côtés. La musique est désagréable à entendre car discordante. Tous les autres danseurs ont les traits du visage déformés par un très large sourire, résultant d'un étirement excessif de leurs lèvres par des doigts, dont les mains sont situées de part et d'autres de leur tête, sans propriétaire visible.

► Une salle de classe dans laquelle les élèves et le professeur ont un visage ovoïdal et lisse, et dont les mains sont des moignons arrondis et polis, à l'image de mannequins. Le sujet, assis à un pupitre, frotte obstinément ses ongles sur une ardoise jusqu'à ce qu'ils soient brisés, provoquant des crissements aigus et des saignements abondants. Il saisit ensuite l'ardoise et exerce dessus des va-et-vient avec les dents de sa mâchoires supérieures, jusqu'à les user et provoquer une hémorragie des gencives.

► Assis dans un fauteuil situé au milieu d'une vaste pièce presque entièrement vide, dont les murs sont décorés de part et d'autre de plusieurs centaines de trophées animaux. Le sujet referme et repose sur une table basse le livre11 qu'il était en train de lire, et regarde fixement devant lui. [DONNÉES SUPPRIMÉES].

Les hallucinations ne semblent cesser que lorsque s'achève la conversation, soit parce que l'interlocuteur n'est plus en mesure de la poursuivre, soit parce que Rabbit Head met un terme au dialogue, bien que cette seconde éventualité soit plus rare. Les hallucinations possèdent des effets graves sur l'individu affecté, qui se déclinent en une perception erronée de leur environnement, de leur propre corps, et une altération conséquente de leur intégrité mentale. Nul ne sait encore si la violence est employée par les autres patients contre le sujet uniquement afin d'assouvir leurs besoins, ou pour se prémunir en plus du danger que représente une confrontation avec Rabbit Head.

Un seul entretien avec l'entité à ce jour été rapporté. Veuillez vous reporter à l'interview 350-FR-014-D pour en prendre connaissance.


Personne d'intérêt 350-136 : "Jabattoth"

Alias : ██████ █████

Pathologie : Démence

Description : [DONNÉES SUPPRIMÉES]


L'existence de SCP-350-FR étant considérée comme nuisible, sa destruction fut décidée conjointement par le Comité d'Éthique et le Conseil O5 le 01/05/20██, et réalisée le 05/05/20██ à l'aide de charges explosives enterrées sous les fondations du complexe et activées simultanément. Selon la version officielle, deux membres du personnel de l'équipe de tournage qui étaient sur les lieux furent tués, et trois autres gravement blessés dans l'effondrement d'une aile du bâtiment, à cause de la vétusté de sa structure. La menace justifia la démolition du complexe psychiatrique par arrêté municipal.

Le personnel de la Fondation présent sur le terrain rapporta, dans les minutes qui précédèrent la destruction de SCP-350-FR, l'envolée d'une multitude d'oiseaux de nombreuses espèces différentes par les fenêtres du bâtiment. Parmi ces espèces furent identifiés des pigeons, corbeaux, cigognes, vautours, colombes, paons et faucons. Les animaux se dispersèrent dans toutes les directions et ne furent plus jamais observés. Les raisons de ce phénomène sont toujours inexpliquées.

Contre toute attente, un seul et unique corps fut retrouvé sous les décombres. Son identification fut impossible, mais il est supposé qu'il ait appartenu à un individu humain de sexe féminin dont l'âge est estimé entre quinze et vingt ans. Aucun autre objet ne donna des renseignements à son sujet, à l'exception d'éclats de porcelaine retrouvés dispersés tout autour du corps.

Procédures de désinformation complémentaires (SCP-350-FR-Alpha) :

En raison de la connaissance officielle de l'existence de SCP-350-FR et des soupçons publics quant à son anomalie, étayés par de nombreuses photographies et enregistrements divulgués par des civils probablement échappés de SCP-350-FR, les preuves ont été recensées et présentées comme faisant partie de la campagne de promotion du film, intitulé "Bittersweet Memories", en dépit du fait que le projet ait été avorté. Des documents visuels relatifs à SCP-350-FR sont régulièrement rendus publics par le personnel de la Fondation sur les réseaux sociaux, parmi lesquels :
► "Paul Howzey" - compte utilisé pour publier une photographie de l'asile psychiatrique antérieure a sa démolition.
► "Bob Travaglione" - compte employé pour publier la photographie d'une thérapie pratiquée au sein de SCP-350-FR, annoncée comme l'une des scènes majeures du film.

Ces documents ont été, en accord avec la procédure, délivrés sous la licence Creative Commons BY-NC-ND afin d'encourager les utilisateurs civils à diffuser largement l'information, pour la banaliser et ainsi la discréditer.

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