SCP-328-FR

Objet no : SCP-328-FR

Niveau de Menace : Orange

Classe : Sûr

Procédures de Confinement Spéciales : Le patient Pierre Rickerl doit être placé sous la juridiction du Docteur Lambert sur le Site Sophus-13, où il recevra les quartiers, égards et limitations des patients à haute priorité. En raison de la nature de son anomalie, il est préférable de lui éviter tout contact avec ses pairs en dehors de l'équipe de soin et d'étude, et de lui garantir un environnement calme, dépourvu de stimuli olfactifs ou visuels fréquents et brutaux ; notamment, en cas de crise, le patient doit être accompagné dans sa chambre et y être laissé seul et sans lumière. Des entretiens psychiatriques mensuels sont obligatoires, ainsi que des séances de kinésithérapie hebdomadaires afin de limiter l'inconfort dû à la position particulière que doit prendre le sujet pour observer ses alentours. Les aménagements supplémentaires de son espace de vie et de son emploi du temps sont remis au libre jugement de l'équipe du Docteur Lambert. Sa famille doit être régulièrement contactée afin de donner de fausses informations sur l'état des recherches du dénommé Pierre Rickerl, disparu en Jordanie.

SCP-328-FR-01 est quant à lui confiné sur le Site-Beth dans une cellule pour humanoïde standard. Sont affectés à ses soins des experts en gérontologie des immortels ainsi que des spécialistes des malédictions hébraïques. Des soins quotidiens basiques doivent lui être apportés tous les jours, notamment en matière d'hygiène et d'exercice. Les médecins doivent rendre un rapport régulier de l'évolution de son état de santé, physique et mental, et veiller à lui garantir le plus de confort possible. L'équivalent nutritionnel des trois repas journaliers nécessaires doit lui être administré par intraveineuse ; dans un souci d'hygiène et de confort du patient, il est nécessaire de nettoyer à l'eau la gorge, et au dentifrice ensuite les dents de l'instance après chaque rejet gastrique. Tout agent ou chercheur mandaté sur une affaire concernant la traque ou l'histoire de Circé peut demander à consulter l'équipe affectée à SCP-328-FR-01, ou à entrer en contact avec ce dernier sous supervision.

SCP-328-FR-02 doit être interdit de visite pour les touristes comme les locaux sous le prétexte d'une fragilité structurelle de l'infrastructure et de ses artefacts. Le périmètre de sécurité sera garanti par des agents résidant sur place avec des rotations de six mois, ainsi que par des agents d'entretiens et, ponctuellement, des spécialistes de la restauration antique. Le site de SCP-328-FR-02 doit être maintenu en état, et des expéditions régulières1 doivent être organisées en son sein afin de cartographier l'endroit, d'en faire l'inventaire et de chercher une quelconque trace d'anomalie. Tout événement hors du commun doit être noté et rapporté à la fin de l'expédition. Les trouvailles archéologiques devront être extraites avec grand soin du site par qui de droit et, si elles ne présentent aucun impact archéologique, remises aux autorités jordaniennes. Les études doivent se poursuivre quant à la découverte du cadavre ou du corps de Salomé, que ce soit au sein de SCP-328-FR-02, ou dans le reste du monde, cette dernière piste de recherche étant confiée au Département d'Histoire Anormale de la Fondation SCP.

Description : L'ancienne instance de SCP-328-FR-01 est un humanoïde d'ethnie asiatique, de 37 ans et de nationalité française. Il est enregistré dans les bases gouvernementales comme étant Pierre Rickerl, archéologue spécialisé en architecture du Proche-Orient Ancien, particulièrement dans la province de la Judée. Il se trouve toujours sous la juridiction de la branche francophone de la Fondation SCP, mais son statut a changé et la désignation SCP-328-FR-01 ne doit plus lui être appliquée.

La particularité du sujet est d'avoir subi un échange anormal de deux de ses sens primaires : la vue et l'odorat, après avoir été confronté à une apparition en attente de classification. Ses globes oculaires et ses conduits respiratoires ont subi des altérations anormales qui ont eu pour résultat d'échanger leurs fonctionnalités et nature. Une seconde paire d'yeux et leurs nerfs optiques se sont développés dans les sinus du sujet, tous fonctionnels. Le chiasme optique se réalise via une cavité nasale située entre le dorsum cartilagineux et le dorsum osseux. Quant aux yeux originels du sujet, ceux-ci n'ont pas changé en apparence ; mais il apparaît que sa cornée est devenue partiellement perméable à certaines molécules aériennes, porteuses d'odeur, et que ses photorécepteurs se sont transformés en un épithélium olfactif complètement fonctionnel, qui transmet sans peine les informations perçues au lobe olfactif. En outre, un examen au microscope a établi qu'à ses cils normaux se sont mêlés des microvillosités olfactives, comprendre des cils typiquement trouvés sur les boutons olfactifs de la membrane nasale.
Malgré l'impossibilité anatomique d'une telle organisation, lesdites modifications sont viables, ce qui indique la présence d'un carcan anormal autour de l'individu leur permettant d'être fonctionnelles ; lequel est actuellement mis à l'étude après avoir été classé en tant que "malédiction".

L'individu n'avait aucun antécédent anormal jusqu'à la découverte de SCP-328-FR-02 par son équipe et lui en 2019. Selon son propre récit, après s'être retrouvé isolé du reste de l'équipe, Pierre Rickerl aurait exhumé une ancienne galerie souterraine dans laquelle il se serait engagé. La suite de son témoignage devient alors confuse, comme en témoigne l'entretien en pièce annexe. Il semblerait que le choc de sa confrontation avec l'anomalie l'ait fortement affecté, au point qu'il en ait développé un trouble de stress post-traumatique sévère. Le psychiatre Lambert a établi que sa détresse psychologique n'était pas simulée, et induisait véritablement un rejet sélectif des souvenirs associés au traumatisme. Outre ce premier symptôme, le patient souffre d'une forte aversion pour les odeurs prononcées, particulièrement les parfums féminins, et pour les pièces à fortes luminosités.

Pierre Rickerl fut d'abord confiné dans une zone de quarantaine temporaire classée "Malédiction à conditions incertaines, ambiguës ou inconnues", sous la désignation de SCP-328-FR-01. Après une première semaine d'étude, il fut décidé de le transférer en tant que patient à haute priorité sur le Site Sophus-13, sous la direction du Dr Lambert. Diverses tentatives de traitements sont actuellement en cours de test, dans l'espoir de le rendre un jour à la vie civile.

Entretien du patient lors du troisième jour de sa quarantaine :

Interrogatrice : Agente Guigue

Agente Guigue : Bonjour, Monsieur Rickerl. Comment vous sentez-vous, aujourd'hui ?

Pierre Rickerl : M-m-mieux qu'hier.

A. G. : Vous m'en voyez ravie. Ne vous inquiétez pas, vous êtes en sécurité et nous nous consacrons actuellement à trouver un remède à votre mal.

P. R. : Merci.

A. G. : Dites-moi, ça ne vous dérange pas si j'enregistre votre discours cette fois-ci ? C'est à des fins scientifiques et d'étude, non pas de diffusion.

P. R. : J-je m'en fiche, franchement, à ce stade. Oui, bien sûr, vous pouvez.

Note : Les précédents entretiens avaient déjà été enregistrés à l'insu du sujet. L'Agente Guigue a ici agit conformément aux instructions du Docteur Lambert, lequel avait à cœur de garantir la plus entière coopération de l'individu étudié.

A. G. : Merci, vous êtes enregistré à partir de maintenant. Racontez-moi tout depuis le début alors, s'il vous plaît.

P. R. : Je m'appelle Pierre Rickerl. Je suis né en 1982 à Lyon. J'ai fait des études en histoire, en archéologie plus précisément. Récemment, j'ai été sélectionné pour faire partie d'une délégation internationale de professionnels ayant pour objectif d'étudier les ruines souterraines découvertes à Macheronte, en Jordanie. Le voyage s'est bien déroulé, j'ai passé les frontières sans accroc et dans les règles. Les frais de visa étaient pris en charge par l'institut, et j'ai personnellement obtenu le mien dès mon arrivée sur le sol jordanien. Nous avons ensuite rejoint le campement déjà établi autour des ruines, ainsi que nos collègues qui attendaient notre arrivée avant de s'enfoncer plus profondément. Les spécialistes nous ont assuré que la structure était solide, renforcée le cas échéant, alors nous y sommes entrés avec tout le matériel nécessaire. Nous avons découvert des fragments de sculptures, de décorations et de poteries très intéressantes, mais l'objectif premier était déjà de cartographier l'intérieur avant de pouvoir exhumer les artefacts en toute prudence. J'ai été… imprudent. J'ai…

P.R. éternue alors.

A. G. : Tenez, j'ai un mouchoir si vous voulez vous essuyer les yeux. Méchant rhume que le vôtre.

P.R. : J'étais très prompt aux conjonctivites, avant. Je suppose que maintenant ce sera les rhumes… Ahah…

Quelques secondes de silence.

A. G. : Vous disiez ?

P.R. : Oui. J'ai été imprudent. La perspective d'une telle découverte historique m'a rendu imprudent, plutôt. Je me suis retrouvé loin de mon groupe sans même le réaliser, à force d'essayer de suivre une fresque murale particulièrement intéressante. On était en communication, bien sûr, mais les signaux passaient mal, on ne savait pas trop pourquoi. Toujours est-il qu'en rebroussant chemin, je suis tombé sur l'ouverture d'un genre d'antichambre que je n'avais pas remarqué auparavant, et je n'ai pas résisté à la curiosité. La porte était entrouverte et donnait sur une chambre. C-c-c'est là où mes souvenirs d-d-deviennent flous. Je me souviens d'une forme, sur le lit… D'un fort parfum de pou-poussière… Des c-c-c-cris de bébé…

A. G. : Vous n'êtes pas obligé de vous forcer à continuer.

Note : Ici aussi, il s'agit d'une recommandation du Docteur Lambert. Obliger une seconde fois le sujet à parler de l'événement traumatique pourrait avoir des conséquences néfastes sur son équilibre mental.

P.R. : Je sais juste que… Je sais juste qu'après avoir vu la dame blanche, j'ai… perdu la tête. La notion du temps, de l'espace. Ce sont mes collègues qui m'ont retrouvé et sorti des ruines, puis amené au médecin du groupe. Je délirais, je paniquais, alors on a dû me donner un sédatif. La seule chose dont je me souviens ensuite, c'est de m'être réveillé ici, dans cette chambre et à vos bons soins.

A. G. : Merci beaucoup, Monsieur Rickerl. Je vais vous laisser vous reposer maintenant. Le Docteur Lambert devrait bientôt arriver, vous pourrez dîner ensemble.

P.R. : Merci, Madame Bache.


L'actuel SCP-328-FR-01 est un individu d'origine iduméenne, âgé d'environ deux millénaires, qui a été retrouvé errant dans SCP-328-FR-02 lors d'une opération de reconnaissance menée au sein de la structure. L'instance est fortement amoindrie et souffre de plusieurs maux physiques, dont notamment une carence alimentaire sévère, de nombreuses maladies de peau, une déshydratation habituellement mortelle et plusieurs mutilations au niveau des parties génitales et des membres. Il fut impossible d'établir un profil psychologique de l'individu, la vieillesse et les sévices ayant irrémédiablement entamé ses capacités mentales, motrices et émotionnelles.

SCP-328-FR-01 est doté de la même affliction que le patient Pierre Rickerl au niveau de ses globes oculaires et de ses canaux respiratoires. La malédiction l'affligeant est cependant plus poussée et plus complexe, car elle affecte également d'autres de ses sens, ainsi que certaines perceptions spécifiques et fonctions humaines basiques. Ces modifications sont répertoriées ci-dessous :

Fonction affectée Fonction l'ayant remplacée Modifications physiques
Vue Odorat La cornée des yeux est devenue partiellement perméable et laisse passer certaines molécules aériennes. Les photorécepteurs de la rétine se sont transformés en un épithélium olfactif fonctionnel relié au lobe olfactif. Poussée de cils olfactifs sur les paupières.
Odorat Vue Une paire d'yeux et les nerfs associés se sont développés dans les sinus du sujet. Le chiasme optique se réalise via une cavité nasale située entre le dorsum cartilagineux et le dorsum osseux. Cette paire d'yeux n'est plus fonctionnelle en raison d'une sclérose nucléaire due à la vieillesse.
Ouïe Toucher Le pavillon des oreilles s'est doté de nervures bien plus nombreuses et sensibles. Le cartilage les constituant s'est transformé en os véritables, quoique très fins. Des empreintes caractéristiques, similaires à des empreintes digitales, peuvent être retrouvées sur chacun des lobes.
Défécation Ouïe L'anus n'est plus directement lié à l'intestin, mais abrite plutôt un tympan complexe de grande taille, dont l'audition semble altérée par une forte presbyacousie.
Goût Défécation L'intestin grêle débouche sur un tuyau jumeau à l’œsophage, qui donne directement sur la gorge. Le circuit intestinal effectue donc une boucle au lieu d'un tracé ayant deux points distincts pour départ et fin. Disparition de la langue.
Toucher Jouissance (hypothèse) Les récepteurs de la peau entière sont devenus très sensibles, à l'exception des oreilles et des parties génitales, et retranscrivent des sensations extrêmes de douleur et de plaisir. Suite à un contact modéré mais prolongé, il est possible que les pores de la peau relâchent spontanément de la sueur, particulièrement vers l'aine, dans le dos et sous les aisselles. Cet événement a été comparé à une éjaculation, dont il est l'équivalent : en effet, la sueur ainsi produite présente, après examen au microscope, des spermatozoïdes viables capables de féconder un ovule humain dans un environnement médical ; lesquels sont produits par des lobules testiculaires ayant remplacé les glandes sudoripares sous les pores de la peau. Toutefois, aucun fœtus n'a pu se développer, car ils se nécrosaient après quelques mois de gestation.
Jouissance phallique Goût Mettre en contact un aliment ou un objet avec la verge de SCP-328-FR-01 active des zones très spécifiques du plaisir ou du dégoût. Il semblerait que l'épiderme soit doté de bourgeons gustatifs capables de percevoir chacune des saveurs primaires. L'orifice qui était auparavant le méat urétral est doté d'une rangée de dents microscopiques, ainsi que d'une langue humaine rétractable. La raison de cette modification précise est inconnue, car SCP-328-FR-01 utilise déjà sa bouche pour se nourrir.

Il est en outre doté d'une forme d'immortalité a priori irrémédiable, qui ne le protège pas du vieillissement de ses cellules.

De plus amples études de SCP-328-FR-02 ont permis de confirmer que SCP-328-FR-01 n'est autre qu'Hérode Antipas, tétraque de Galilée et de Pérée jusqu'en 39 après JC. Cette théorie avait auparavant été écartée, car il était censé avoir été exilé avec sa femme dans le Sud des Gaules suite à sa destitution par l'empereur romain Caligula ; toutefois, il a depuis été révélé que sa femme Hérodiade était une incarnation de la figure enchanteresse qu'est Circé, et a volontairement orchestré sa ruine avant de partir en exil avec un imposteur.


SCP-328-FR-02 est une structure en ruine datant du Proche-Orient Ancien, et attribuée plus précisément à la dynastie hérodienne. Elle se situe près de Macheronte en Germanie, et aurait été un lieu de recueillement pour le roi Hérode Antipas et sa famille, ou tout du moins son épouse et la fille de cette dernière, issue d'un premier mariage avec Hérode Philippe Ier, aussi connu sous le nom de Hérode Boëtos. Ses infrastructures comprennent un lieu de recueillement de l'ancien judaïsme, plusieurs suites royales et quartiers des servants, des salons et des antichambres, des cabinets divisés selon la classe sociale et des cuisines et entrepôts secs2.

Les agents ayant exploré les lieux ont rapporté la présence de certains événements anormaux mineurs, notamment sous la forme de stimulations auditives : des cris de nouveau né et d'adolescente se sont faits entendre des intéressés, mais n'ont pas été captés sur un quelconque système d'enregistrement audio. Ils affirment également que des objets inanimés se mouvaient dans les salles lorsque n'existait aucun lien visuel entre eux et un potentiel observateur, mais jamais le phénomène n'a pu être capturé sur caméra. Toutes les études portent à croire que le lieu est dénué de toute entité post-mortem, revenant ou présence, quel qu'en soit le genre, et aucune explication scientifique n'a donc pu être avancée. La théorie la plus soutenue évoque éventuellement de possibles souvenirs imprimés dans l'environnement, que les hommes seraient capables de percevoir par intermittence.

Une inscription a été trouvée dans l'antichambre évoquée par le patient Rickerl, gravée sur un mur avec empressement :

"Ainsi donc, mon cher époux, vous confondez une danse politique et une invitation. Vous mêlez plaisir et pouvoir comme le pire des hédonistes. Il ne vous suffisait pas d'avoir eu la femme de votre frère, Hérode Boëtos, vous avez aussi voulu sa fille, et ma fille. Eh bien ! Puisque tu as voulu la goûter, la sentir, la toucher, la voir dans son vêtement le plus naturel et l'entendre gémir contre sa volonté, au profit de la tienne, je te condamne à l'oublier ; non pas en souvenir, car il serait injuste de te faire oublier la raison pour laquelle tu souffres, mais en sens. Je veux que tu ne saches plus différencier les couleurs des odeurs, que tes mots ne révèlent plus que l'immondice de ton âme. Tu goûteras tout entier aux maux et à la crasse de l'existence, pour ne plus entendre que les sons les plus ingrats, et rien ne te sera plus doux que le silence. Je vais te rendre fou, Hérode, car la folie des femmes ne tient à rien de moins qu'aux sévices des hommes. Il me paraît juste, alors, que ton esprit se dégrade par ma main ensorcelée. Toi, et tous les hommes qui poseront les yeux, le nez, les doigts, la langue ou l'oreille sur le cœur de ma chère Salomé. Profite bien de ces mots. Ce sont les derniers que tes yeux verront, et les premiers qui te viendront par le nez. Il y en aura beaucoup d'autres, car je veux que tu vives longtemps, mon très cher époux. Très longtemps."

Cette inscription a permis de révéler l'identité de SCP-328-FR-01. En conjuguant cette découverte à celle de nos collègues brésiliens3, il fut établi que la malédiction avait probablement été placée par la reine Hérodiade et épouse de SCP-328-FR-01 directement sur sa fille, pour qu'elle s'active sitôt qu'un individu de sexe mâle prendrait conscience de la présence de cette dernière via n'importe lequel de ses sens.

Un point encore fait controverse dans la définition précise de la malédiction affligeant SCP-328-FR-01 et le patient Rickerl. Il est entièrement possible que ce dernier ait été malencontreusement exposé à une vision sans substance de Salomé ; mais alors, et selon ce qui est connu déjà du cas 328-FR, ladite malédiction n'aurait pas dû s'être activée sans la présence véritable de l'intéressée, laquelle d'ailleurs n'a jamais reparu d'une manière ou d'une autre. Il est fort possible qu'une subtilité syntaxique, anormale ou conditionnelle ait échappé aux décrypteurs de la malédiction, incantée en hébreu ancien et très volatile car dupliquée de l'instance première, laquelle fut directement posée sur Salomé et qui sera difficile à comprendre et défaire sans étude préalable de son cadavre ou de son corps ; il pourrait exister un risque d'être affecté simplement par la confrontation à un souvenir-environnement ou même à une photo, à une odeur sur un vêtement et tout autre stimulus indirect. Mais il ne faut pas exclure la possibilité autre que Salomé soit encore en vie et présente au sein même de SCP-328-FR-02, par un procédé encore incompris.

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