SCP-321-FR
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Objet # : SCP-321-FR

Niveau de Menace : Jaune

Classe : Sûr Euclide

Procédures de Confinement Spéciales : SCP-321-FR doit être détenu dans une cellule de confinement d’humanoïde standard. Une enceinte extérieure doit être construite autour de sorte que les murs de cette enceinte soient distants de deux mètres cinquante des murs de la cellule. Les repas de SCP-321-FR doivent lui être fournis par une trappe à l’aide d’une perche. En dehors des phases d’expérimentation, SCP-321-FR ne doit s’approcher d’aucun individu à une distance de moins de deux mètres. (Voir Rapport d’Incident SCP-321-FR-A). SCP-321-FR doit être placé à une distance de moins de deux mètres d’un membre du personnel de Classe D au moins une fois par semaine. Il est recommandé, dans la mesure du possible, de limiter l’exposition répétée d’un même individu aux effets de SCP-321-FR. Toute mention de souvenir n’appartenant pas à un individu auquel SCP-321-FR a été exposé doit être immédiatement rapporté au Dr ████. SCP-321-FR pense actuellement être détenu pour meurtre, le personnel ne doit en aucun cas chercher à le corriger.

Description : SCP-321-FR est un homme caucasien d’un âge estimé entre trente-cinq et quarante ans. Les tests n’ont révélé chez lui aucune anomalie biologique.

L’effet anormal de SCP-321-FR ne s’active qu’à condition de se trouver dans un rayon de deux mètres de ce dernier. Les personnes dans ce rayon risquent alors de voir effacer de leur mémoire un souvenir ou un ensemble de souvenirs liés à un thème précis. Les types de souvenirs pouvant être effacés de la mémoire d’un individu sont variés. Ci-dessous, une liste de souvenirs perdus suite à une exposition à SCP-321-FR :

  • La peur du vide de D-5478
  • L’adresse de la maison d’enfance de D-6201 (mais pas l’image de la maison en elle-même)
  • L’apprentissage du piano par D-2368
  • Le visage de la mère de l’Agent F█████ (exposé aux effets de SCP-321-FR lors de son confinement initial)

Des séances de thérapie auprès d’un psychologue de la Fondation sont préconisées en cas de perte d’un souvenir considéré comme important par tout individu exposé à SCP-321-FR.
Les interviews successives avec SCP-321-FR ont permis de montrer qu’il ne fait pas qu’effacer les souvenirs des personnes qu’il affecte, mais qu’il se les approprie également.

La personnalité de SCP-321-FR et l’histoire qu’il donne de sa vie semblent avoir été créées de toutes pièces à partir des souvenirs volés à d’autres individus et il agira comme s’il s’agissait des siens. En conséquence, tout renseignement fourni par SCP-321-FR ne peut pas être considéré comme fiable. Si une incohérence vient à être soulevée dans le discours de SCP-321-FR, il tentera de s’approcher de la personne la plus proche afin de voler un souvenir permettant de résoudre celle-ci. Il n’est à l’heure actuelle pas su si SCP-321-FR pense effectivement que ces souvenirs lui appartiennent ou s’il ne s’agit que de mensonges de sa part.

Enfin, il semble que les souvenirs pris à une personne s’effacent naturellement de l’esprit de SCP-321-FR en une durée allant de cinq jours à un mois.

Addendum 321-FR.1 : Première interview de SCP-321-FR quelques heures après sa capture :

Interviewé : SCP-321-FR
Interviewer : Dr ████

Avant-propos : Afin d’éviter la perte accidentelle de souvenirs du Dr ████, l’interview est conduite par l’intermédiaire D-3257 répétant les questions du Dr ████, reçues par oreillette, et se faisant passer pour lui devant SCP-321-FR. Ce dernier est menotté à une chaise et D-3257 a pour instruction de ne pas s’approcher à moins de deux mètres de lui à moins d’y être ordonné.

Dr ████ : Veuillez énoncer votre nom.

SCP-321-FR : Jérôme Nomura.

Dr ████ : Vous n’avez pas vraiment l’aspect japonais.

SCP-321-FR : Mon père est japonais, mais ma mère est française, elle a de grands yeux gris et un tas de tâches de rousseur sur le nez. C'est surtout d'elle que j'ai pris.

Dr ████ : Savez-vous pourquoi vous êtes ici monsieur Nomura ?

SCP-321-FR : Non, je n’en sais rien. Je me baladais juste dans la rue et d'un seul coup ces hommes sont arrivés et m'ont emmené.

Dr ████ : Êtes-vous sûr de ne pas savoir ? Vous nous faciliterez beaucoup le travail si vous nous dites ce que vous savez.

SCP-321-FR : Non, je… Je ne vois pas…

Dr ████ : Réfléchissez bien monsieur Nomura, si je vous parle d'une anomalie cela vous aide-t-il ? Vous vous doutez bien que vous êtes ici pour une raison. Nous n'aimerions pas découvrir que vous nous cachez quelque chose.

SCP-321-FR (plus bas) : Oui… Si je suis là c’est qu’il y a une raison… J’ai dû… J’ai dû faire quelque chose…

À ce moment, SCP-321-FR s’agite sur sa chaise et tire sur ses menottes.

SCP-321-FR : Vous pourriez vous approcher plus près, docteur, s’il vous plaît, ça me mettrait peut-être plus à l’aise.

Dans un premier temps D-3257 reçoit l’ordre de ne pas bouger. SCP-321-FR continue de tirer sur ses menottes et refuse de parler à nouveau. D-3257 reçoit alors l’ordre de se placer à un mètre de SCP-321-FR. Cela semble calmer SCP-321-FR qui cesse de se débattre.

Dr ████ : Êtes-vous prêt à parler à présent ?

SCP-321-FR : Oui, je suis prêt docteur… Vous avez raison, j’ai une anomalie.

Dr ████ : Poursuivez, je vous prie.

SCP-321-FR : Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, ça m’a pris d’un coup… Je veux dire ça m’a semblé si facile, je me suis demandé pourquoi d’autres personnes ne le faisaient pas…

Dr ████ : Vous pensez qu’il est possible pour d’autres personnes de reproduire ce que vous avez fait ?

SCP-321-FR : Oui. Enfin… non, vous avez raison, ce que j’ai fait est bien trop horrible, jamais je n’aurais dû… Je l’avoue, c’est moi qui ai tué la petite L████ et c’est moi qui ai planqué le corps au milieu des trois chênes.

SCP-321-FR éclate en sanglots.
Le Dr ████ demande alors le dossier de D-3257. Il s’avère que SCP-321-FR vient d’avouer le meurtre ayant valu à D-3257 sa condamnation. Le détail concernant l’endroit où a été enterré le corps n’a jamais été divulgué à la presse car considéré trivial.
Le Dr ████ choisit de terminer l’interview.

Note du Dr ████ : Cet interview nous montre que SCP-321-FR ne se contente pas d’effacer les souvenirs mais en fait également une copie. Je recommande l’entreprise de tests afin de déterminer si une utilisation de SCP-321-FR est possible par la Fondation lors d’interrogatoires.

Addendum 321-FR.2 : Rapport d’Incident SCP-321-FR-A :

Avant-propos : Les tests n’ayant pas permis de trouver une utilisation pratique de SCP-321-FR, ceux-ci ont été arrêtés. SCP-321-FR a ensuite été laissé à l’isolement durant un mois et demi. À la suite de cela, SCP-321-FR a été entendu prononcer les phrases "tu vas te souvenir" et "tu sais que tu ne peux pas m’oublier", suivies de périodes d’agitation similaires à celles observées lorsque l’accès à de nouveaux souvenirs lui était refusé. Cela représente les premières paroles connues de SCP-321-FR n’étant pas basées sur les souvenirs d’autres individus. Le Dr ████ a supposé que cela pouvait être dû à l’effacement graduel des souvenirs volés de la mémoire de SCP-321-FR, déjà mis en évidence lors de précédents tests. Le Dr ████ a alors choisi d’administrer un mélange particulier d’amnésiques de Classe-C à SCP-321-FR afin d’accélérer le processus, ce qui a eu pour effet de l’endormir. SCP-321-FR a ensuite été laissé seul dans sa cellule surveillée à distance, menotté à une chaise. Le rapport débute vingt-six minutes après l’injection.

██/██/20██ :

14h03 : SCP-321-FR ouvre les yeux environ une heure avant son réveil prévu.

14h05 : SCP-321-FR : "Je me souviens… Je me souviens que… Je me souviens que je ne dois pas me souvenir !" SCP-321-FR semble pris de panique et tire sur ses menottes. Lorsqu’il est demandé à SCP-321-FR d’élaborer ce qu’il vient de dire, il répond "C’est vous n’est-ce pas ? Pourquoi essayez-vous de me faire me souvenir, il ne le faut pas, je ne dois pas… Que quelqu’un vienne, vite, je dois oublier !" SCP-321-FR refuse ensuite de parler et continue de se débattre jusqu’à faire basculer la chaise sur laquelle il se trouve.

14h25 : SCP-321-FR ne semblant pas être en voie de se calmer, D-2103 est envoyé dans la salle afin de lui administrer un sédatif malgré la dose d’amnésiques qui vient de lui être injectée.

14h27 : D-2103 approche à moins de deux mètres de SCP-321-FR qui se met à exhiber un grand sourire. D-2103 change alors entièrement de comportement. Il pose la seringue de sédatif au sol, redresse la chaise et tente de libérer SCP-321-FR.

14h28 : D-2103 est menacé de suppression s’il n’administre pas immédiatement le sédatif à SCP-321-FR, ce à quoi il répond "Vous ne comprenez pas, vous faites une erreur, ce type c’est pas un SCP, ça fait très longtemps qu’on se connaît lui et moi, il a peut-être fait des conneries par-ci par-là, mais vous avez pas besoin de le retenir comme ça."

14h30 : Les Agents H███████ et N███ reçoivent pour ordre de supprimer D-2103 en restant à distance de SCP-321-FR.

14h33 : Les Agents H███████ et N███ arrivent dans l’encadrement de la porte de la cellule de SCP-321-FR. Ils visent tous les deux D-2103 avec leurs armes, mais l’Agent N███ change brutalement de ligne de tir et abat l’Agent H███████ d’une balle dans la tête. Au même moment, SCP-321-FR tire d’un coup sec sur ses menottes ce qui a pour effet de les briser. L’alerte de brèche de confinement est déclenchée.

14h34 : D-2103 récupère l’arme de l’Agent H███████. Lui, l’Agent N███ et SCP-321-FR quittent la cellule.

SCP-321-FR arpente alors les couloirs de la Fondation, visiblement à la recherche d’une issue. Les membres du personnel rencontrés soit sont abattus soit rejoignent l’entourage de SCP-321-FR et tentent de le protéger par tous les moyens. L’analyse des enregistrements de l’incident montre que les effets de SCP-321-FR se sont manifestés à une distance supérieure à cinquante mètres et il est théorisé que la zone d’influence était encore en expansion. L’entourage de SCP-321-FR a finalement pu être neutralisé entièrement à 15h17. A 15h31, SCP-321-FR s’est retrouvé isolé et a été sédaté à l’aide de seringues tranquillisantes projetées par un fusil par l’Agent C████ d’une distance d’environ cent mètres. A noter qu’il a nécessité quatre fois la dose habituelle pour un individu de la corpulence de SCP-321-FR pour l’immobiliser.

L’incident a causé au total la perte de ██ membres du personnels et ██ ont dû recevoir des amnésiques de Classe A afin de les débarrasser de l’influence de SCP-321-FR. De plus, malgré la force développée par SCP-321-FR pour se libérer de ses menottes, celui-ci n'a à aucun moment agressé lui-même physiquement un membre du personnel.

À la suite de l’incident, un mélange de drogues a été administré à SCP-321-FR afin de l’ouvrir à la suggestion et de lui implanter artificiellement des souvenirs similaires à ceux qu’il possédait avant son isolation. Malgré la forte dose de sédatifs dan son corps, SCP-321-FR a déclaré "S’il vous plaît, il faut mettre fin à tout ça… Il faut… Il faut me tuer… J’ai bien essayé de le faire moi-même, mais il ne me laisse pas faire. Il finit toujours par revenir, peu importe à quel point il est enfoui…" Cette requête n’a bien sûr pas été accordée.

Addendum 321-FR.3 : Interview de l’Agent N███, deuxième personne affectée par SCP-321-FR lors de l’incident :

Interviewer : Dr ████
Interviewé : Agent N███

Dr ████ : Pourquoi avez-vous aidé SCP-321-FR à s’échapper de son confinement ?

Agent N███ : Écoutez, je l’ai déjà dit plusieurs fois, ça n’était pas SCP-321-FR, c’était un haut gradé qui se faisait passer pour lui et il avait besoin de mon aide.

Dr ████ : Et comment savez-vous qu’il ne s’agissait pas du vrai SCP-321-FR ?

Agent N███ : Il m’a donné le mot de passe.

Dr ████ : Quel mot de passe ?

Agent N███ : Eh bien, celui qui correspond précisément à cette situation, celui que tous les agents connaissent. Si un haut gradé se fait passer pour quelqu’un d’autre et qu’il a besoin d’assistance il n’a qu’à dire ce putain de mot de passe et il est sûr de recevoir l’aide dont il a besoin.

Dr ████ : Mais si tout le monde connaît le mot de passe, n’importe qui ne pourrait-il pas se faire passer pour un membre de la direction ?

Agent N███ : Quoi ? Euh non… Enfin je veux dire… Si je suppose que… Mais en formation on nous a bien dit que… Je veux dire, ils ont bien insisté là-dessus, c’est gravé au fer rouge là-dedans. Si quelqu’un dit « nounours en guimauve », il faut l’aider… J’ai pas beaucoup de souvenirs aussi clairs que celui-là.

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