Objet no : SCP-1869
Classe : Euclide
Procédures de Confinement Spéciales : SCP-1869 doit être confiné dans une cellule pour humanoïde standard équipée d'un bureau et doit constamment être fourni en matériel d'écriture. SCP-1869 doit être examiné chaque semaine par le personnel médical et subir une évaluation psychologique mensuelle. Lors de ces examens de routine, le processus de prise de notes de SCP-1869 doit être interrompu le moins possible. Les notes produites par SCP-1869 doivent être inspectées quotidiennement et archivées avec la documentation relative au projet SCP-1869.
Description : SCP-1869 est un homme Caucasien, ayant actuellement 59 ans, mesurant 1,72 m et pesant 61 kg. Il n'a jamais été observé en train de dormir depuis sa récupération et présente des symptômes liés au manque de sommeil, comme la maladresse, des mouvements oculaires involontaires, de la confusion et des pertes de mémoire. SCP-1869 demeure dans un état de santé stable depuis sa récupération et vieillit à un rythme comparable à celui d'un humain normal.
SCP-1869 est constamment occupé à noter par écrit les coordonnées géographiques d'arbres tombés, en les accompagnant d'un bref résumé et parfois d'un croquis rudimentaire. Si le sujet n'est pas fourni en support de prise de notes, celui-ci tentera d'utiliser tout autre matériel ou méthode. SCP-1869 prétend entendre constamment le bruit des arbres qui tombent et être obligé de garder une trace écrite de ces évènements. Quand il est questionné à ce sujet, SCP-1869 explique que quelqu'un doit le faire, mais n'élabore pas plus. L'inspection des localisations notées a confirmé la présence d'arbres récemment tombés, correspondant aux descriptions et aux illustrations. Des expériences ont montré que SCP-1869 n'est pas conscient des chutes d'arbres ayant lieu en la présence de témoins humains, ou étant causées par des actions humaines. La majorité des événements consignés se produisent dans un rayon de 200 km, mais il ne semble pas y avoir de limite de distance à ce phénomène.
En temps normal, SCP-1869 est coopératif mais très renfermé et n'exprime aucun signe émotionnel. Si on l’empêche d'écrire ses notes, il montrera des signes d’irritation, de détresse émotionnelle et pourra devenir violent. SCP-1869 protège ses notes, mais il a été possible de le convaincre de les donner au personnel de recherche sous l'assurance qu'elles seraient conservés précautionneusement.
SCP-1869 a été récupéré le 11/10/1986, suite aux investigations menées sur la rumeur d'un homme mentalement dérangé ne dormant jamais. Il travaillait auparavant comme garde forestier à ███████████████, dans le nord du Québec. Les propriétés anormales de SCP-1869 se sont développées à la suite d'une expérience traumatique durant les mois précédant son acquisition. Le sujet avait développé une relation romantique avec une femme indigène appartenant à l’ethnie des Naskapi1, qui fut portée disparue en juin 1986. L'affaire n'a jamais été résolue et les investigations de la Fondation n'ont pas apporté de nouvel élément. SCP-1869 ne semble avoir aucun souvenir de ces évènements ou de la période précédant son état anormal.
Addendum 1869 : Ci-après, une lettre écrite par SCP-1869 avant son acquisition. Le destinataire prévu de la lettre n'a pas pu être formellement identifié.
9 septembre 86
D█████, mon amiJ'en suis certain, jusqu'au plus profond de mon cœur, et j'ai peur qu'elle ne soit jamais retrouvée. Comme tellement d'autres. Tellement, dont personne n'entend jamais parler. Personne ne s'en soucis. C'est d'une indignité cruelle.
Je ne peux plus dormir. Ma tête me harcèle de visions de membres cassés, de chairs lacérées, d'ossements recouverts par le gel. Et je ne cesse de penser que j'ai peut-être marché sur sa tombe à peine ensevelie sans même le savoir.
Comment ? Où ? Est-ce qu'elle a souffert ? Qu'est-il arrivé à son dernier cri ? Est-ce qu'il résonne toujours dans le cœur des arbres qui l'ont entendu ? Je sens que je perds la tête et je risquerai le peu qu'il m'en reste pour savoir. Merci pour ton aide. Je n'ai pas ta sagesse sur ces choses-là, mais je dois essayer.
