SCP-136-FR
notation: +7+x

Objet # : SCP-136-FR

Niveau de Menace : Jaune

Classe : Sûr

Procédures de Confinement Spéciales : L'objet est stocké dans une boîte en bois de vingt (20) centimètres de longueur, elle même stockée dans un coffre fort scellé par quatre (4) serrures à combinaison rotatives et une (1) serrure mécanique. L'ensemble est actuellement entreposé sur le Site ███.

L'accès à l'instrument a été restreint dans la mesure où aucune expérience menée ne s'est montrée concluante. Cependant, toute nouvelle expérience validée par le chef du département correspondant permettra un accès immédiat à l'ustensile.

Description : SCP-136-FR est une seringue en acier chirurgical et verre de seize (16) centimètres de long. Malgré son design relativement ancien, l'objet ne date que de quelques années au maximum.

L'instrument a été retrouvé à ███████ dans le Nord de la France en 20██. ████████████ ██████, un jeune homme de 24 ans, fut interpellé par la police après avoir assassiné ██ personnes à l'aide de cette seringue. L'individu, instable psychologiquement à cause d'une prise régulière de drogues puissantes, aurait expliqué avoir vu des personnes proches succomber à des overdoses après utilisation de cette seringue. Cependant, les doses mentionnées par le détenu semblaient toutes bien en dessous de la limite létale des substances évoquées.

Le suspect fut laissé aux forces de l'ordre et la seringue et sa boîte rapatriées sur le Site-███.

Sur place, le docteur K████ D██████ exerça une batterie de tests préliminaires basés sur les dires du jeune homme interpellé.
Ainsi, trois (3) injections de substances différentes furent pratiquées sur les sujet D-4635, D-3895 et D-1477, tous des sujets mâles entre vingt (20) et trente (30) ans. Les doses administrées (██ mg, ██ mg, ██ mg) étaient très éloignées du seuil létal moyen chez l'être humain. Le docteur D██████ s'était en outre assuré de l'absence d'allergies des sujets aux substances injectées.

Au bout d'une heure, les trois sujets étaient médicalement décédés. Lors de l'autopsie, le rapport toxicologique rapporta une dose jusqu'à dix (10) fois supérieure à la dose injectée, causant la mort des sujets par overdose. La dose retrouvée post-mortem se rapprochait toujours de la dose létale médiane (DL50).

Le docteur D██████ exprima alors l'hypothèse selon laquelle SCP-136-FR multipliait la dose du produit injecté, même si celle-ci était très faible, jusqu'à automatiquement atteindre un seuil mortel.

D██████ pratiqua alors d'autres expériences avec différentes substances (voir Addendum 136-FR-01)
Il en tira la conclusion que son hypothèse était vraie, même pour des substances inoffensives à grande dose pour l'être humain.

L'effet multiplicateur de la seringue ne semble que fonctionner en injection. En effet, une quantité absorbée puis rejetée à l'extérieur d'un corps vivant ne varie ni en volume, ni en masse.

Le professeur J████ prit la charge des expérimentations d'ordre physique, afin d'essayer de déterminer le mécanisme derrière la multiplication spontanée des substances.
Ses recherches se montrèrent infructueuses, malgré la découverte de circuits imprimés de l'ordre du micromètre à l'intérieur de l'ensemble de la structure métallique de la seringue.
Après ██ mois de recherches et à cours d'idée, le professeur J████ abandonna les recherches sur SCP-136-FR.

L'idée d'utiliser SCP-136-FR en tant que moyen d'élimination du personnel de Classe D nécessitant une suppression fut apportée par le docteur ███████. Le débat dura un certain temps au sein de l'administration du Site-██ mais le projet fut finalement abandonné, les moyens utilisés actuellement étant suffisamment indolores et 136-FR restant un objet nécessitant d'être contenu.

Addendum 136-FR-01 :

Test A - ██/██/20██
Sujet : D-2569, mâle, 62 kg
Procédure : Injection de ███mg de Vitamine C
Résultats : Décès du sujet
Analyse : Dose sanguine proche de 11 900 mg/kg, dose létale médiane de cette substance

Test B - ██/██/20██
Sujet : D-2103, mâle, 83 kg
Procédure : Injection de 10 ml d'eau (H2O)
Résultats : Après quelques secondes, le sujet s'est plaint de douleurs dans tout le corps, puis plus particulièrement à la tête. Après trente (30) minutes, le sujet a commencé à vomir. Au bout de quatre-vingt-dix (90) minutes, la mort du sujet est survenue.
Analyse : L'autopsie et les symptômes pré-mortem confirment une hyponatrémie létale.

Addendum 136-FR-02 :
La question de l'origine de SCP-136-FR fut posée par le professeur ██████. Une enquête fut ouverte. Deux agents furent dépêchés à la maison d'arrêt de ███████ afin d'interroger ████████████ ██████, le jeune homme ayant commis des meurtres à l'aide de l'objet. L'un des agents étant un psychologue spécialisé dans les micro-expressions faciales, afin d'analyser du mieux possible le comportement du sujet pendant l'entretien.
L'interrogatoire prit place dans un des parloirs de la prison. L'interrogatoire fut enregistré et retranscrit comme suit:

Interviewé : ████████████ ██████, mâle de 24 ans
Interviewer : Agent ██████ (interviewer) et Agent ██████████ (psychologue en observation)
Avant-propos : Interrogatoire du ██/██/20██ au sujet de l'origine de SCP-136-FR.
Interviewer : Bonjour monsieur ██████. Nous sommes ici, avec mon collègue, afin de vous interroger sur cet objet (a sorti une photo de SCP-136-FR et l'a présenté à l'interviewé). Cet entretien est enregistré. Cela vous pose-t-il un problème ?
Personne Interviewée : (est resté bloqué sur la photo pendant quelques secondes) Non.
Interviewer : Bien. Reconnaissez-vous l'objet présenté sur cette photo ?
Personne Interviewée : (hoche la tête mais garde le silence)
Interviewer : D'accord. Pouvez-vous nous dire comment vous êtes entrés en possession de cet objet ?
Personne Interviewée : (chuchoté) Elle les a tous tués
Interviewer : Je vous demande pardon ?
Personne Interviewée : Elle les a tous tués. Mes amis. Je les connaissais depuis… (semble essayer de se souvenir de quelque chose) Depuis très longtemps. C'était mes amis. Ma famille.
Interviewer : Je vois. Mais dites moi plutôt…
Personne Interviewée : (le coupe, les yeux dans le vague) Ils n'auraient pas dû mourir. Ils savaient ce qu'ils faisaient. Ils l'ont tous utilisés sauf moi. J'ai jamais aimé partager mes seringues.
Interviewer : Mais comment se sont-ils procurés cette seringue. Celle qui les a tous tués.
Personne Interviewée : (redresse la tête comme si il s'apercevait de la présence de l'agent) Elle était là.
Interviewer : Là ?
Personne Interviewée : Oui. On est sortis acheter de quoi se shooter. En revenant au squat, sur le palier de la porte,elle était là. Dans une joli boîte en bois (en souriant). C'est tout.
Interviewer : Aucun mot ? Aucune signature ?
Personne Interviewée : Non. Non non non. (secoue la tête énergiquement)
Interviewer : Fort bien. Merci pour votre temps monsieur ██████
Personne Interviewée : (le regard à nouveau dans le vague, d'une voix faible) Je vous en prie.

Une recherche d'empreintes fut menée sur la seringue et sa boîte à la suite de cet interrogatoire. Sans succès. L'enquête suit actuellement son cours.

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