SCP-100
notation: +4+x
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Devanture de SCP-100, extérieur

Objet # : SCP-100

Classe : Euclide

Procédures de Confinement Spéciales : SCP-100 doit être placé sous le contrôle de six (6) gardes patrouillant à l'intérieur du périmètre délimité par les barrières, et de deux (2) gardes dédiés à la surveillance de l'intérieur et de l'extérieur des deux entrepôts et du bâtiment résidentiel, des roulements devant être instaurés toutes les trois (3) heures. Tout membre du personnel découvert au sein de SCP-100 sans autorisation doit être incarcéré en vue d'un interrogatoire, suivi de l'administration d'amnésiques et d'une remise en liberté.

Trois (3) gardes doivent demeurer postés à l'intérieur du magasin de devanture de SCP-100, un système de roulements devant s'effectuer toutes les huit (8) heures. La porte d'entrée doit rester verrouillée en permanence, les clés doivent être remises aux membres du personnel habilités. Des panneaux 'Propriété privée' et 'Défense d'entrer' doivent être postés sur la devanture des magasins pour dissuader les conducteurs de s'arrêter à SCP-100.

Toute structure créée par SCP-100-1 doit être enlevée de SCP-100 et réduite en scories, à l'exception de SCP-100-2-A et de SCP-100-2-B. Si SCP-100-1 refuse de collaborer, SCP-100-2-A et SCP-100-2-B pourront être déplacées hors de SCP-100 jusqu'à ce que SCP-100-1 se montre de nouveau coopératif.

Le plus grand des deux (2) entrepôts situés dans SCP-100 a été converti en un centre de recherche basique. Tout objet créé par SCP-100-1, à l'exception de SCP-100-2-A et SCP-100-2-B, peut être utilisé à des fins de recherche scientifique. Des tests sur SCP-100-1 ne peuvent être menés que par autorisation écrite du directeur de recherche actuel.

Description : SCP-100 est une casse de voitures abandonnée à quatre-vingts (80) kilomètres de █████████, en Californie du Sud, connue sous le nom de "Le Jubilé du Jardin de Joe le Jamaïcain". Le chantier de ferraille couvre une superficie d'environ cinq mille (5,000) mètres carrés de terrain clôturé, comprenant deux entrepôts, un magasin de devanture et un petit bâtiment résidentiel, en plus d'hectares en friche et de zones utilisés pour le stockage. SCP-100 contient approximativement mille cinq cents (1,500) véhicules, certains compactés et d'autres non, ainsi qu'autour des mille quatre cents (1,400) kilogrammes de pièces détachées, estimées valoir environ $5,000 (€3,870).

Les effets anormaux de SCP-100 se manifestent à travers SCP-100-1 et ses créations, en incluant SCP-100-2-A et SCP-100-2-B. Si SCP-100-1 ou l'un de ses objets quitte le périmètre clôturé de SCP-100, il perd son autonomie, restant inerte jusqu'à sa réintroduction au sein de l'espace de confinement.

SCP-100-1 est une construction humanoïde autonome, douée de conscience, qui se compose majoritairement de tuyauterie de cuivre, de fils de cuivre non-isolés, et de boîtes d'aluminium. SCP-100-1 n'est pas capable d'établir une communication écrite ou verbale ; cependant, il est capable de communiquer en faisant usage d'un langage des signes rudimentaire. SCP-100-1 n'éprouve qu'un très faible intérêt pour toute conversation ne portant pas sur son commerce, et les informations qu'il nous a procurées sont très minces. SCP-100-1 semble posséder un certain talent en matière de travaux manuels, démontrant la capacité d'user d'outils tels que des soudeuses à arc, des perceuses et des scies à moteur, ainsi que de machinerie lourde, comme un compresseur à véhicule et un chariot élévateur.

SCP-100-1 possède la capacité de créer des structures autonomes lui étant semblables, en utilisant les matériaux disponibles dans SCP-100. SCP-100-1 a tendance à créer quatre (4) animaux spécifiques – des iguanes, des crocodiles, des tortues, et des flamants roses - cependant, SCP-100-1 a déjà créé d'autres espèces, comme des animaux domestiques. Pour s'assurer sa docilité, SCP-100-1 a été autorisé à conserver deux (2) objets, nommés SCP-100-2-A et SCP-100-2-B.

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SCP-100-2-A et SCP-100-2-B en train de patrouiller près d'une réparation temporaire de la clôture

SCP-100-2-A et SCP-100-2-B sont des structures ressemblant assez superficiellement à des insectes, supposément créées par SCP-100, puisqu'elle occupent SCP-100 depuis sa découverte initiale. Les noms "Raymone" et "Béatrice" sont incrustés dans la carrosserie arrière de SCP-100-2-A et de SCP-100-2-B, respectivement. Ils semblent jouer à la fois le rôle de compagnons et de gardiens de SCP-100, puisqu'ils patrouillent au sein de son périmètre, sauf durant leurs instants d'interaction avec SCP-100-1.

SCP-100-1 semble suivre une routine rituelle, répétant les mêmes actions chaque jour.

  • De 08h00 à 15h00, SCP-100-1 pénètre dans la devanture de SCP-100, s’assoit derrière le comptoir et tente de négocier avec les humains se trouvant à l'intérieur du magasin. Occasionnellement, SCP-100-1 retourne dans la casse de manière prématurée, pour une raison inconnue.
  • De 15h00 à 16h00, SCP-100-1 interagit avec SCP-100-2-A et SCP-100-2-B, en communiquant via l'usage de vagues mouvements de bras et de mains. Ces interactions consistent en un toilettage, des réparations, et des activités similaires à celles de 'Va chercher' et 'Cache-cache'.
  • De 16h00 à 20h00, SCP-100-1 accomplit diverses tâches, entre autre faire le bilan des matériaux présents au sein de SCP-100, le nettoyage et la maintenance des outils et de la machinerie lourde, ainsi que le nettoyage de l'intérieur et de l'extérieur des bâtiments présents dans SCP-100.
  • De 20h00 à 00h00, SCP-100-1 s'adonne à ce qui sont supposés être divers loisirs, allant du rangement à la création de nouvelles structures, parfois des interactions avec SCP-100-2-A et SCP-100-2-B, et des patrouilles dans l'espace de SCP-100.
  • De 00h00 à 08h00, SCP-100-1 pénètre dans le bâtiment résidentiel, où il demeure assis à un bureau durant l'intégralité de cet intervalle de temps.

Dans le cas où un humain s'introduirait dans le magasin de devanture de SCP-100 pendant la tranche horaire durant laquelle SCP-100-1 est assis derrière le comptoir, SCP-100-1 tentera de marchander avec lui, ayant recours à une grande variété de gestes pour se faire comprendre. La plupart des tentatives de marchandage de SCP-100-1 visent à vendre des pièces détachées, ses propres créations, ou à offrir des services de réparation. Cependant il a déjà tenté d'acheter des pièces détachées. Bien que SCP-100-1 soit incapable de lire, il possède la capacité d'effectuer des opérations mathématiques basiques, comme le démontrent ses tentatives de vente.

Les échanges effectués par SCP-100-1 sont typiquement teintés d'une certaine injustice. SCP-100-1 est connu pour user d'échelles erronées et de mélanger à des lots de pièces détachées des métaux de moins bonne facture, et a démontré qu'il se trouvait au courant de la zone d'action limitée des effets anormaux au sein de SCP-100, puisque SCP-100-1 a fréquemment vendu ses structures, malgré leur perte d'autonomie à leur sortie de SCP-100. Les tentatives de confronter SCP-100-1 sur ce sujet ont toutes provoqué soit de l'angoisse, soit de l'indifférence, avec une référence systématique au panneau placardé sur le mur "Pas de remboursement, mec !" survenant peu importe l'état émotionnel de SCP-100-1.

SCP-100 fut découvert le 11/09/76, à la suite de rapports spécifiant la présence d'étranges machines opérant depuis une casse. Ces rumeurs furent camouflées en légendes urbaines, et un agent de la Fondation fut envoyé à SCP-100 pour agir en tant que propriétaire des lieux, jusqu'à ce que le confinement soit effectué sous le couvert d'une vente de propriété. Une clôture privée en bois fut construite le long du périmètre originel de SCP-100, des fenêtres sans tain furent installées sur la devanture, et l'autoroute qui traverse maintenant la ville de █████████ à proximité, réoriente la majorité du trafic civil.

Addendum 100-A : Des archives montrent que la propriété est possédée par le dénommé "Joseph Duval", avec l'adresse postale au même nom. Les compagnies de service locales affirment que le paiement des factures a cessé approximativement trois (3) mois avant la découverte de SCP-100, qui servait alors de refuge pour SCP-100-1, SCP-100-2-A, SCP-100-2-B, et plusieurs structures aviaires et canines supposément créées par SCP-100-1. La première reconnaissance effectuée dans les bâtiments a révélé que le bâtiment résidentiel était à peine utilisé, le seul signe d'occupants antérieurs étant une note trouvée scotchée sur la porte de la devanture (Voir le Document 100-A)

Incident 100-A : Le 06/03/05, SCP-100-1 créa une structure humanoïde autonome, mesurant dix (10) centimètres en taille. Ce fut la première fois que SCP-100-1 agit ainsi. Des efforts évidents furent mis dans la construction de cette structure, comparée aux autres, comportant plus des détails plus précis, y compris un faciès humain et les initiales "J.J." incrustées à l'arrière de la structure, constituée dans sa grande majorité de métal non-rouillé. SCP-100-1 plaça la création sur le comptoir du magasin durant toute la tranche horaire où il se trouvait à son poste, les deux utilisant des gestes imprécis pour communiquer sommairement l'un avec l'autre. À la suite de la confiscation de cette structure, SCP-100-1 demeura assis à l'intérieur du bâtiment résidentiel de SCP-100 pour une durée totale de dix (10) jours.

Document 100-A : Ce qui suit est une copie de la note récupérée lors de la découverte de SCP-100.

PARTI MANGER, VEUILLEZ VOIR L'ASSISTANT – J.J.

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