SCP-007-IT

L'article suivant est une réécriture datant de 2022. L'ancienne version de la page est disponible ici

Objet n° : SCP-007-IT

Classe : Keter Neutralisé Sûr

Procédures de Confinement Spéciales : Une copie écrite de la description complète de SCP-007-IT est conservée dans les archives du Site Minerva et est consultable sur demande avec un niveau d'accès 3/007-IT. L'existence de SCP-007-IT doit être cachée au public au moyen de la destruction de tous les moyens audio-visuels existants qui le décrivent de manière suffisamment détaillée pour activer ses effets anormaux. Les sujets mineurs exposés à SCP-007-IT et leurs familles doivent recevoir des amnésiques de Classe A ; des explications et des preuves allant justifier l'absence des pouces chez les mineurs doivent être fabriquées et fournies après l’administration des amnésiques ; un protocole similaire doit être utilisé si le sujet retrouve ses pouces. Des tentatives de censure pour effacer complètement l'existence de SCP-007-IT par les lieux les plus touchés par l'anomalie sont en cours.

Mise à jour du 21/06/1998 : Compte tenu de la neutralisation de l'objet, toutes les opérations de censure ont été interrompues. La Zone-07-IT est interdite aux civils tant que tout le matériel organique présent ne sera pas transféré au Site Asclepio. Le transfert vers le Site Asclepio de SCP-007-IT-A est actuellement en phase d'approbation.

Description : SCP-007-IT est un conte de fées datant du 18ème siècle de notre ère, qui raconte l'histoire d'un être humanoïde débraillé au teint verdâtre, ayant "une odeur insupportable" ; cependant, le trait le plus remarquable est l'absence des deux pouces, avec des petites lames lourdement oxydées à leur place.

Un pourcentage incertain de 30 à 35 % des mineurs âgés de 6 à 14 ans qui rencontrent SCP-007-IT via n'importe quel support connaîtront une série d'événements anormaux. Après la première semaine suivant la connaissance de l'anomalie, ils ressentiront parfois un goût de rouille dans la bouche, ce qui rendra difficile l'endormissement.

De la deuxième à la troisième semaine, les mineurs concernés auront des visions de l'entité décrite dans le conte de fées peu après leur réveil et commenceront, au fil des jours, à faire des cauchemars avec lui en tant que protagoniste. Dans la quatrième semaine, les sujets développeront une très forte douleur dans la zone des deux pouces, qui aboutira à un état de nécrose de la phalange proximale de ces derniers.
Enfin, ils se détacheront du reste de la main et se pulvériseront en quelques secondes1.

Parmi les mineurs affectés par SCP-007-IT, seulement 20 % ont retrouvé leurs deux pouces peu après avoir atteint l'âge de 18 ans.

Découverte : Depuis le début de son existence, le Royal Institut Des Anomalies Italiennes avait classifié comme une série d'événements anormaux la disparition des pouces dans certaines régions de la Lombardie2.
Selon la documentation récupérée, la légende s'était déjà répandue depuis plusieurs décennies dans les environs ; les actions de confinement du RIDAI se limitaient à la saisie des copies écrites, jusqu'à son absorption par la Branche Italienne.


Addendum-007-1 : Rapport historique

Le rapport suivant concernant le conte de fées de SCP-007-IT produit par PdI-04673 et récemment réécrit en un italien plus actuel pour une meilleure compréhension.

L'ÒMM SENZA DIDON


[…] Habituellement décrit comme un esprit ou un mort-vivant, l'òmm senza didon4 est grand, mince, avec des vêtements tout déchirés, de longues boucles brunes et une barbe courte et non entretenue ; ce qui le caractérise, évidemment, ce sont les petites lames rouillées qu'il possède à la place des pouces.[…]

La légende raconte que, lorsqu'il était un enfant, il avait l'habitude de sucer ses pouces nuit et jour, comme le font les tout-petits. La mère était convaincue que l'enfant s'arrêterait et elle n'a même pas pensé à le forcer à arrêter. Pendant ce temps, l'enfant grandissait, et même pas un signe de maturité ! Il avait maintenant 10 ans et suçait toujours ses pouces. Le père était furieux et n'en pouvait plus : il dit à son fils que soit il arrêtait, soit il s’en occuperait. Rien n'a changé, et le père alla alors dans le jardin derrière la maison, prit le fumier le plus puant qu'il put trouver et mit tout sur les pouces du petit garçon ; les protestations de son épouse et de son fils étaient inutiles, la crotte devait toujours rester toute la journée sur les doigts de l'enfant tant qu'il l'estimerait nécessaire, comme le père l’avait ordonné.

Les années passaient et la punition restait celle que le père avait imposée et il n'y avait rien à faire. L'enfant grandissait et devenait un garçon, de garçon il grandissait et devenait un homme, avec toujours une odeur de fumier sur les pouces. Une fois qu'il eut 18 ans, le père décida que suffisamment de temps s’était écoulé et épargna à son fils la punition ; cependant, la puanteur n'avait pas disparu après toutes ces années et maintenant, il semblait qu'elle venait du jeune homme, qui se lavait en vain avec des seaux et des seaux d'eau. Quiconque le rencontrait, sentant l'odeur, s'éloignait et ne le saluait pas.

Un jour, les citoyens se réunirent et, ne pouvant plus se cacher chez eux à chaque passage du jeune homme, se rassemblèrent devant la maison des parents, les incitant à chasser leur fils. Mais ils ne pouvaient pas discuter, car il était vrai que la puanteur était insupportable, mais ils n'avaient pas le cœur de le chasser. Le père alors eut une idée malsaine : la nuit, il prit le jeune homme qui revenait du travail des champs et était très fatigué, et de deux coups de hache il lui ôta les pouces.

Outré par le geste du parent et toujours puant, le garçon prit des couteaux, il les attacha à la place de ses pouces manquants et s'enfuit de chez lui, pour ne plus jamais être revu par sa famille ou son village.
Il chassait, pêchait et rassemblait les biens de la terre dans les bois au pied de la montagne où il avait élu domicile. Il construisit une cabane très respectable pour quelqu'un qui n'avait pas de pouces, excellente pour sa condition.
Un jour malheureux, il se reposait chez lui lorsqu'une tempête s'abattit sur la forêt. Il dormait profondément, et n'entendit pas l'averse qui tombait. Lorsqu'il se réveilla, il n'eut pas le temps d'ouvrir la porte qu'une rivière d'eau l'emporta, lui et toute sa maison.

Il resta durant des jours sous les décombres. La faim grandissait, les lames rouillaient et enfin il mourut. Il ne reçut jamais de véritable enterrement chrétien, et depuis lors, son esprit erre à travers le monde, punissant tous les gamins qui entendent son histoire en leur donnant le même traitement que lui ; certains de ces garçons, une fois devenus des hommes, pourraient les récupérer, mais cela dépend de la manière dont ils se comportent.


Addendum-007-2 : Incident-007-14-06-1998

Le 14/06/1998, un pic d'énergie Hume à Postalesio — province de Sondrio, en Lombardie — alerta les capteurs de la Station de Contrôle 12. Les agents arrivés sur la place trouvèrent une zone de clairière près d'un ruisseau, cachée en raison de divers obstacles (tels que des planches de bois, des débris artificiels et des plantes qui avaient poussé dessus). En son sein étaient présents des centaines de pouces humains dans des conditions de conservation optimales, un tombeau avec une croix et un chapelet posés dessus, et un homme d'une soixantaine d'années à côté. Un interrogatoire a été mené au Site Asclepio pour tenter de comprendre la chronologie des événements.

Interrogateur : Dr Felli

Interrogé : Gianpietro Maderna5

Personnel Auxiliaire : N/A

Avant-propos : Une histoire de couverture sur la véritable nature de la Fondation a été donné à E-007 peu avant l'interrogatoire.


[Début de l'interrogatoire]

Dr Felli : Bonjour, Monsieur Maderna.

E-007 : Ah, êtes-vous Monsieur Felli ?

Dr Felli : Exactement. Mon groupe s'intéresse beaucoup à la protection de la flore lombarde et, euh, vous savez bien que ce que vous avez trouvé n'est pas une chose de tous les jours !

E-007 : Je vois, je vois. Sa… "Société pour la Cure et la Protection de la Flore" a mis très peu de temps à me trouver, je dois dire.

Dr Felli : Nos agents sont le fleuron du groupe, c'est certain. Dans tous les cas…

E-007 : Le "tombeau", n'est-ce pas ?

Dr Felli : C'est là où je voulais en venir.

E-007 : Vous savez, c'est… compliqué. Êtes-vous de ce coin, par hasard ?

Dr Felli : Malheureusement non, je viens de Bolzano. Pourquoi ?

E-007 : Connaissez-vous la légende de l'òmm senza didon ? J'imagine que non, car vous avez dit que vous ne-

Dr Felli : Ah, oui, je connais ça ! C'est une légende que je connais depuis que j'ai déménagé dans la région.

E-007 : Excellent ! Et connaissez vous également sa, euh, fin ?

Dr Felli : Il est mort sous les débris de sa maison suite à une averse, c'est bien cela ?

E-007 : C'est correct ! J'ai entendu ce conte de fées, le savez-vous ? Mon grand-père me l'a raconté. J'étais une peste à l'époque, alors je vous laisse imaginer ce qui m'est arrivé6… Pour l’amour de Dieu, ce n’est pas que je ne le méritais pas, bien au contraire ! Cela m'a presque fait du bien, et ah, au fait, regardez ici.

(E-007 indique les deux pouces, dans des parfaites conditions.)

Dr Felli: Eh bien, je suis soulagé de savoir que cela a vous aidé, mais… quel est le rapport avec la zone où nous vous avons trouvé ?

E-007 : Prenez-moi pour un fou , mais… j'ai un peu pitié pour ce pauvre homme. Je veux dire, haha, après tout, il était toujours obligé de faire des choses qu'il ne voulait pas faire, et à la fin il y a même laissé des plumes ! Sans parler de sa fin : obligé d'errer éternellement en donnant des leçons à des gamins parce que personne ne l'a jamais enterré correctement.

Dr Felli : Donc, vous avez…

E-007 : C'est exactement ce que vous pensez. J'étais en vacances et récemment j'avais retrouvé une copie du conte. Mon grand-père toujours disait que la maison de l'òmm était près de Postalesio, donc j'ai pensé "Hé, pourquoi ne pas essayer de le chercher ? Je veux dire, dans le pire des cas, je me promène dans la nature et ça s'arrête là". Bon, je me promène pendant quelques heures et je vois une partie de la colline qui semble être fausse, il y a quelque chose d'étrange là-dedans, vous me comprenez ? Je frappe et ça fait un bruit de planche de bois, mais du vieux bois, je pousse plus fort et ça tombe. Je fais un peu de lumière avec le téléphone et je trouve un squelette, mais vêtu comme un agriculteur d'il y a quelques siècles, pas quelqu'un de frais, passez-moi ce mot, et bordel, combien de pouces !

Dr Felli: Et donc vous avez pensé à l'enterrer ?

E-007 : Allez, prenez-moi pour un fou mais il était évident que c'était lui ! Tous ces pouces, les débris de la maison, les vêtements et même des lames de rasoir à la place des pouces ! Vous savez l'histoire, n'est-ce pas ? C'est parce qu'il n'a jamais reçu un enterrement digne de ce nom. Donc je me suis préparé, j'ai pris ce que j'ai pu et quelques jours plus tard, je suis revenu et je l'ai enterré, puis vous êtes venus. J'avoue que je ne suis pas un croque-mort, ni un prêtre, mais je suppose que c'est l'intention qui compte, non ?

Dr Felli : Eh bien… cela nous aide beaucoup, Monsieur Maderna. Merci beaucoup de votre collaboration.

E-007 : Bien sûr, bonne journée !

[Fin de l'interrogatoire]


Note : Des amnésiques de Classe-B ont été administres à E-007. Suite à cet incident, SCP-007-IT semble avoir perdu ses propriétés anormales. Les procédures de confinement et la classe de l'objet ont été mises à jour en conséquence. Le cadavre du protagoniste de SCP-007-IT, désigné SCP-007-IT-A, est en attente d'approbation pour son transfert vers le Site Asclepio.


Addendum-007-3 : Mis à jour

En date du 20/06/1998, un écrit est apparu au sol près de la Zone-07-IT.

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