SCP-003-ES
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Vue aérienne de l'Hôtel ████████ en Octobre 1956. À noter que la couche de béton recouvre encore SCP-003-ES-2

Objet # : SCP-003-ES

Classe : Sûr

Procédures de Confinement Spéciales : Étant donné la nature de SCP-003-ES, aucune méthode conventionnelle de confinement n'est appliquée. SCP-003-ES ne représente pas de réelle menace pour la sécurité, mais pour la politique de secret de la Fondation. De ce fait, le confinement de SCP-003-ES est intégralement médiatique et informatif.

Le bâtiment doit être maintenu sous l'autorité administrative de l'ONG fictive "Baliza de Libertad1", partageant continuellement le pouvoir avec le gouvernement national en vigueur au Venezuela. Cette collaboration est imposée par le Protocole Confidentiel de Collaboration.

Étant donné la connaissance publique de la manifestation de l'anomalie de SCP-003-ES, la couverture médiatique doit se faire via les faits fictifs suivants :

  • Le bâtiment est sous la garde et l'administration partagées entre le Gouvernement et l'ONG. Selon les termes du contrat établit par lesdites organisations, l'ONG a carte blanche totale concernant l'édifice.
  • Sur le plateau supérieur du bâtiment se trouve un puissant réflecteur industriel. Le plus avancé de l'hémisphère.
  • Le réflecteur est allumé uniquement selon la volonté de l'ONG, exposant publiquement une position de défi vis-à-vis du Gouvernement en vigueur.

À leur tour, les faits suivants doivent toujours être respectés :

  • La communauté internationale et la société vénézuélienne doivent considérer l'ONG "Baliza de Libertad" comme un arbitre impartial de grande autorité morale et d'importance historique.
  • La manifestation de l'anomalie doit être considérée comme un symbole de la particularité caraquène et vénézuélienne, dans l'objectif d'en faire une caractéristique inhérente à sa culture et d'éviter les indignations vis à vis de ses antécédents et de ses objectifs.

Description : SCP-003-ES est un puissant faisceau de lumière émit depuis une machinerie complexe d'origine inconnue (SCP-003-ES-1, communément désigné par le personnel de la Fondation comme "El Proyector2") située dans le sous-sol de l’Hôtel ████████, localisé à 2 140 mètres d'altitude sur le pic ██ █████, à Caracas, Venezuela.

Sur le plafond de l'édifice se trouvent d'autres mécanismes d'origine et de fonctionnement inconnus (SCP-003-ES-2, également appelé "La Antorcha3"). Lesdites pièces sont responsables de l'émission d'énergie générée par "El Proyector" sous la forme d'un puissant faisceau de lumière dépassant de loin l’atmosphère terrestre et poursuivant sa route sur une distance inconnue.

L'ensemble formé par les mécanismes "El Proyector" et "La Antorcha" sont désignés par "Baliza de Libertad" (SCP-003-ES est la désignation du faisceau de lumière, pas de l'ensemble des deux composants). Le publique connaît l'existence du phénomène et de l'ONG Baliza de Libertad, mais ignore néanmoins la vraie nature et l'existence de "El Proyector" et de "La Antorcha", puisque selon l'alibi instauré, La Baliza n'est rien de plus qu'un réflecteur.

La Baliza n'entre en état actif que lorsque le territoire considéré officiellement et légalement comme étant le "Venezuela" connaît des événements de grande importance politique, sociale et économique. De fortes interférences ont été détectées par les équipes de télécommunication nationales, des études ont relié ce phénomène à SCP-003-ES, suggérant que SCP-003-ES-1 puisse interférer les communication dans l'objectif de "s'informer" d’événements importants et de points d'inflexion historique. Ceci laisse penser que SCP-003-ES-1 puisse être pensant, voire même qu'il puisse s'y trouver une intelligence artificielle.

Le faisceau de lumière change de coloration selon la nature de la cause de l'activation de la Baliza. Lorsqu'il s'agit d'un événement affectant considérablement l'économie du pays, le faisceau est jaune. Lorsqu'il s'agit d'un événement affectant la structure sociale, légale, administrative ou territoriale de la nation, le faisceau est bleu. Lorsqu'il s'agit d'un événement catastrophique, belliqueux ou défavorable, avec pour conséquence un nombre considérable de morts, le faisceau est rouge.

Données de Récupération : En 1955, trois objets lumineux de taille considérable survolèrent la vallée de Caracas, avec une trajectoire Sud-Nord, jusqu'à leur atterrissage sur un vieux sentier colonial, à 2 140 mètres d'altitude, sur le pic ██ █████. Les conditions climatiques défavorables limitèrent le nombre de témoins, cependant, l’événement attira l'attention de la Fondation.

Le personnel ne retrouva aucun reste des trois objets, néanmoins, un dispositif métallique fut découvert, composé d'un alliage inconnu et extrêmement résistant. Le dispositif consistait en un disque de deux (2) mètres de haut et d'un rayon de dix (10) mètres. Du disque dépassait un arbre de transmission de trente (30) centimètres de circonférence et soixante-douze virgule trois (72,3) mètres de haut, en plus d'un disque de un (1) mètre de haut et deux virgule cinq (2,5) mètres de rayon, fait d'un matériau translucide et cristallin.

La première action de la Fondation fut d'essayer de déplacer l'objet de son emplacement initial, afin de le transporter à l'intérieur du Site-Whisky-1. Cependant, aucune méthode disponible à l'époque ne fut capable de déplacer l'objet de son lieu d'origine.

Les études ont révélé que l'objet émettait une faible quantité de radiations. Les recherches réalisées n'ont pas permit de déterminer la nature ou la source des radiations.

La potentiel menace radioactive justifia un plan de confinement employant un isolement en béton, cependant, la connaissance publique de l’apparition des lumières, amplement exploitée par la presse nationale, couplé à la précédente promotion à grande échelle d'un complexe touristique postérieurement construit dans la zone conduisit à un potentiel risque pour la confidentialité de l'opération.

Il fut décidé que le complexe touristique serait exploité comme couverture, construisant un bâtiment avec un noyau bétonné de deux (2) mètres de diamètre entourant l'arbre de transmission, et enterrant le disque de base dans un bunker à l'épreuve des radiations. Le disque supérieur fut également bloqué à l'aide de béton. La Fondation désigna le complexe comme étant le Site-W01-CEA.

La construction du complexe fut efficace et réussie, commencée en mai et achevée en octobre. Cependant, le bloc de béton qui recouvrait le disque supérieur explosa, laissant à découvert le disque à travers le plafond. L'objet fut gardé sous observation, et en novembre, l'équipe considéra qu'il était sans danger de maintenir l'ouverture du centre, puisque les niveaux de radiations n'avaient pas changés et qu'il n'y avait eut aucun autre incident.

Le jour de l'inauguration, le disque supérieur de l'objet émit un brillant faisceau de lumière jaune, la Fondation couvrit l'événement en disant qu'il s'agissait d'un réflecteur. D'autres études et recherches ont été lancées, mais aucune n'a permit de comprendre le fonctionnement de l'objet ou la raison de son activation. Il a seulement put être observé que la lumière émettait une radiation plus faible que celle de l'objet.

Le complexe fut administrativement laissé au Gouvernement en vigueur, à l’exception des installations du Site-W01-CEA. La Fondation laissa un groupe d'agents infiltrés et de chercheurs pour la surveillance de l'objet.

Après deux ans de confinement réussi sans incident, un rayon de lumière bleue fut émit depuis depuis le disque supérieur de l'anomalie, le premier janvier 1958, jour au cours duquel survint un mouvement militaire à l'encontre du président Marcos Pérez Jiménez.

Les jours suivants, la lumière du faisceau changea sa couleur en un brillant écarlate. À ce moment-là, l'existence du faisceau de lumière changeante était publiquement connu de la nation. La couverture établie faisait croire qu'un groupe d'insurgés était responsable du faisceau, manipulant le réflecteur de l'Hôtel, l'utilisant comme symbole instigateur.

Le 21 janvier, sur ordre du Conseil O5, les opérations du Site-Whisky-01 furent indéfiniment interrompues, étant donné l’incontrôlable instabilité politique de la nation. Toute action mal exécutée risquerait de mettre en danger le fonctionnement de l'installation et du Projet "Wonderland4".

Quelques jours plus tard, le faisceau de lumière entra soudainement en état d'inactivité.

Suite à l'exposition prolongée du phénomène au publique, toute méthode de confinement était considérée comme inutile. La Fondation concentra tous ses efforts dans le renforcement de la couverture initiale, faisant connaître l'ONG fictive "Baliza de Libertad", dont le but serait de juger les actions de la société de la nation.

Dès l'instauration du nouveau gouvernement du pays, la Fondation s'empressa d'entamer les négociations avec le président Rómulo Betancourt pour la réalisation du Traité Confidentiel de Collaboration. Les négociations furent fructueuses. À compter de ce jour-là, le faisceau de lumière se manifesta de nombreuses fois durant le XXème siècle dans ses trois couleurs, l'étude de son historique permit d'établir la signification de chacune d'entre elle.

Incidents Notables :

Date : 1-15 janvier 1958
Faits : Chute du Gouvernement de Marcos Pérez Jiménez
Manifestation : Rouge et bleu

Date : 4 mai 1962
Faits : Insurrection militaire contre le président Rómulo Betancourt
Manifestation : Rouge

Date : 27 février 1989
Faits : Protestations générales dans Caracas
Manifestation : Rouge

Date : 4 février 1992
Faits : Tentative de coup d'état contre Carlos Andrés Pérez
Manifestation : Rouge

Date : Avril 2002
Faits : Grève civile générale
Manifestation : Bleu

Date : Février-Avril 2014
Faits : Protestations générales
Manifestations : Jaune, bleu et rouge

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