Truqué depuis le début
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La fermeture de l'école avait été annoncée puisque celle-ci était désormais une scène de crime. Cependant, les cours d'été n'ayant pas été annulés, les élèves avaient été déplacés dans des écoles avoisinantes. Personne ne savait encore si l'école serait rouverte à temps pour le semestre d'automne. Ils auraient facilement pu déplacer l'Anabase à un autre endroit, mais quelqu'un avait pris la décision de ne pas la retirer du site. Dr Marlowe avait insisté pour relocaliser l'Anabase, mais des rumeurs circulaient selon quoi Marlowe avait déjà fréquenté l'école et la détestait avec passion, ce qui expliquait son comportement. Certains pensaient même que c'était elle qui avait arrangé la fermeture de l'école pour que les chercheurs puissent y travailler.

Au départ, Priss croyait à ces rumeurs, jusqu'à ce qu'elle voit la moitié des classes au premier étage remplies de chercheurs. Et de terre. Des tas de boîtes remplies de terre.

''Mais pourquoi est-ce qu'ils creusent autant ? Bordel.''

Sharpe et Locke avaient été chargées de superviser le transport des nouvelles boîtes de terre du sous-sol jusqu'aux zones de stockage. Ensuite, lorsque la majorité des employés rentraient chez eux pour se reposer, c'était à leur tour de transporter des boîtes de terre. On aurait dit qu'il y avait toujours de la terre à déplacer.

''Ils ne creusent pas — ils testent l'Anabase.''

''Ils testent cette chose en téléportant des montagnes de terre provenant d'univers parallèles ? Dans quel but ?''

Locke haussa les épaules en regardant Sharpe déposer la dernière boîte à sa place et essayer de fermer la porte de la pièce de stockage :

''Pour obtenir des échantillons de sol, des microbes et de la matière biologique. D'autres trucs également. Ce n'est pas juste de la terre qui est amenée dans notre monde.''

''Et ils sont incapables de se concentrer sur un univers à la fois ?''

''C'est ce qu'ils font.''

Sharpe ferma la porte d'un coup de pied, écrasant la mosaïque de boîtes à l'intérieur en verrouillant la porte avant de se tourner vers Priss :

''Alors, putain, pourquoi est-ce qu'il y a autant de terre ?''

''On pourrait finir plus rapidement si tu me laissais t'aider.''

''Si je te laissais m'aider, tu te retrouverais à l’hôpital,'' Sharpe lui tapota l'épaule. Contrairement à Priss, Sharpe était une femme imposante, mesurant presque un mètre quatre-vingt et bâtie comme une lutteuse, ''Tu es épuisée et tu t'es presque fracturé le bras.''

''J'aurais pu transporter les boîtes une à la fois.''

''Rentre chez toi et va te reposer. Si tu ne prends pas congé demain, je vais t'envoyer à l’hôpital pour que tu puisses te reposer.''

Priss, d'un regard absent, fixa le couloir et l'escalier menant à l'Anabase.

''C'est ta sœur, n'est-ce pas ?''

''Oui, ça fait deux fois que je te le dis.''

''Tu m'as dit qu'elle boit à chaque jour et qu'elle fait un vacarme impossible toute la nuit. Mais ce n'est pas tout, j'ai raison ?''

Priss pencha sa tête d'un côté en résistant à l'envie de fermer les yeux :

''Elle cherche toujours à se battre avec des gens. Elle sort le soir et elle… j'espère qu'elle ne fait pas ce à quoi je pense… Elle a déjà été arrêtée pour ébriété et trouble à l'ordre public.''

''Pourquoi ?''

''Elle s'était battu avec des gens dans un café en discutant de politique.''

''Ah.''

''Nngh.''

''Et toi, Locke ? Tu affirmes être une fervente nationaliste. Si c'est le cas, tu es la nationaliste la moins crédible que j'ai jamais vue.''

''Qu'est-ce que tu veux dire par-là ?'' râla Priss en commençant à ne pas aimer la direction que prenait la conversation.

''Et bien, qu'est-ce que tu penses réellement de tout ça ? L'Amérique, le nationalisme, la suprématie de la race blanche, les Qing…''

''Je n'y pense pas. C'est pour ça que je suis ici. La Fondation n'est pas une organisation gouvernementale.''

''Ce n'est pas illégal d'avoir une opinion. Tu sais, on est plein à discuter de politique entre nous, et en fin de compte, on reste les meilleurs amis du monde. Mais toi… tu ne t'impliques jamais. La seule personne à qui tu parles vraiment ici, c'est moi. Ta place est avec nous, alors ça ne sert à rien de t'isoler des autres.''

''Tu veux savoir ce que je pense ?'' Priss regarda ses genoux pendant un moment en essayant de se calmer, ''Je pense que la Terre est notre maison, et que notre espèce grandit. Bientôt, nous devrons aller dans l'espace pour nous trouver une nouvelle maison. Je pense en termes de ce qui serait le plus avantageux pour l'avancement de notre espèce. Quelles politiques, quels enjeux sociaux, quelles idéologies et quelles religions nous aideraient à nous rapprocher de l'espace ? Mes valeurs et mes principes sont fondés là-dessus. Quelles politiques, quels enjeux sociaux, quelles idéologies et quelles religions nous éloignent de plus en plus de l'espace ? Selon moi, les réponses à cette question sont les pires choses qui existent dans ce monde. Le danger n'est pas encore imminent, mais plus nous reculons en tant qu'espèce, plus nous nous mettons à risque d'une extinction totale. On s'en fiche de la race d'une personne… peut-être que les blancs et les noirs sont réellement différents l'un de l'autre, mais en fin de compte, nous sommes tous humains. Tant et aussi longtemps que notre espèce sera piégée sur une toute petite planète fragile comme la nôtre, nous ne pouvons pas nous permettre de nous diviser par race ou par nation…''

''Alors, pourquoi les nationalistes ?''

Priss se mordit légèrement la lèvre :

''Aussi terribles que nous soyons… nous sommes quand même la race dirigeante du pays le plus puissant et le plus riche du monde. Et malgré l'intolérance qui s'est enracinée dans notre société, nous laissons encore les gens s'exprimer librement, peu importe leur opinion. Nous ne possédons plus d'esclaves, nous ne jetons plus les gens endettés en prison. Je trouve qu'il est mieux de tolérer l'injustice de nos jours que de risquer de renverser tout le système actuel et d'avoir à le rebâtir de zéro. Nous faisons du progrès, peu importe la lenteur de celui-ci.''

Sharpe ricana odieusement :

''Nous faisions du progrès…''


Priss rentra finalement chez elle et découvrit sa sœur assise sur le canapé avec un couple de jeunes noirs. En temps normal, elle aurait souri, ravie du fait que Rhie ait enfin amené des amis à la maison. Cependant, les deux invités la dévisageaient comme si elle venait de débarquer chez elle avec un fusil à la main. Ils étaient tous deux vêtus de noir, et l'homme avait une épaisse barbe couronnée d'une moustache fournie. Des marxistes, se dit-elle.

"Salut," prononça-t-elle en laissant tomber son sac à dos sur le comptoir de la cuisine. Elle se dirigea vers la salle de bain pour se laver le visage, là où elle ne pouvait pas les entendre. Quand elle sortit, elle remarqua que le couple souriait. En la voyant arriver, le sourire de l'homme s'effaça rapidement, tandis que celui de la femme se transforma en un rictus affreux et hostile.

''C'est quoi ton putain de problème ?'' s'exclama Locke en les regardant.

Rhiannon éclata de rire :

''S'il vous plaît, veuillez l'excuser. Ma sœur a toujours eu de la difficulté avec les nuances subtiles de l'étiquette sociale,'' Elle fit signe à Priss de la rejoindre en tapotant le canapé, tout en continuant à s'adresser au jeune couple, ''C'est une nationaliste jusqu'à l'os, mais il y a encore de l'espoir pour elle.''

''Je parle de toi,'' Elle se tourna vers Rhiannon, tout de même heureuse de l'explication de sa sœur. Même si le couple n'avait pas prononcé un seul mot, il fallut moins de cinq minutes à Priss pour trouver un moyen de crier et de s'énerver contre eux, ''Ça ne me dérange pas que tu amènes des gens à la maison, mais je t'interdis d'insulter ton hôte — encore moins ta propre sœur qui doit supporter ton gros cul sans emploi — devant des étrangers.''

Rhiannon sourit joyeusement :

''Je ne voulais pas t'insulter, jusqu'au moment où tu t'es mise à crier après nos invités, Prissy-chérie,'' Elle se tourna et présenta le couple, ''Voici Marcus et Jeanne. Si tu avais fait preuve de patience, j'aurais pu vous présenter en bonne et due forme après ta petite excursion aux toilettes. Je sais comment vous autres, les nationalistes, vous vous comportez lorsqu'il y a autant de violence… comment vont tes hormones, Prissy ?''

Priss se retint avec difficulté de bondir sur sa sœur. Au lieu de cela, elle enleva sa veste et fit les cent pas autour du canapé. Soudainement, elle se pencha et agrippa Rhiannon par les cheveux, la tirant tellement fort qu'elle se leva d'un coup. Rhiannon poussa un hurlement ressemblant plutôt à un rire, et envoya valser sa sœur sur le canapé avec un violent coup de tête. Priss enroula ses jambes autour d'elle et se mit à marteler frénétiquement le dos de sa sœur.

Rhiannon se releva, échappant facilement à l'emprise déséquilibrée de Priss. Elle tourna le dos à Priss et s'éloigna calmement, laissant Priss se ruer sur elle et la plaquer contre le mur opposé. Rhiannon abattit son épaule contre la tempe de Priss, la déstabilisant et laissant Rhiannon la maîtriser. Elle enfonça son genou dans le ventre de Priss et jeta son corps plié de douleur sur le plancher. Une fois de plus, elle lui tourna le dos.

Priss se leva et se précipita tête première sur Rhiannon. Rhiannon était prête cette fois-ci et esquiva habilement la prise de sa sœur en l'envoyant se fracasser contre le mur. Sans perdre une seconde, Priss revint à la charge, mais Rhiannon la souleva et la jeta sur le canapé. Priss tomba directement sur l'accoudoir et gémit de douleur. Rhiannon se mit à rigoler en commençant à déboutonner le pantalon de Priss.

''Petite insolente ! Tu vas recevoir une fessée !'' cria-t-elle en parlant à Priss comme si elle était un bébé.

Alors que Rhie se penchait, Priss lui donna un puissant coup de fesse, puis se tourna et lui asséna un coup de poing en plein visage.

La colère endiablée de Priss disparu brusquement lorsqu'elle aperçut tout le sang gicler du visage de sa sœur. Ses propres jointures brûlaient de douleur et une coupure sur sa main saignait. Rhiannon s'effondra, et Priss se mit à trembler intensément. Tranquillement, Rhiannon se leva. Son nez ensanglanté était brisé et du sang coulait abondamment de ses lèvres. Elle sourit à Priss — une de ses dents avait disparu, et une autre était craquée, presque fendue en deux. Le reste de ses incisives étaient craquées et abimées. Elle cracha au visage de Priss, catapultant une de ses dents directement entre les deux yeux de celle-ci. Rhiannon lui tourna le dos et s'en alla, suivie du jeune couple.


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Objet : Aucun

J'ai acheté un nouveau livre sur Lincoln aujourd'hui. Les gens de nos jours semblent le voir d'un tout nouvel œil. En fait, les mentalités ont probablement déjà changé depuis une vingtaine d'années, mais je suis vieux, donne-moi un peu de répit. Les choses n'étaient pas comme ça dans les années 50.

J'ai rencontré un homme nommé King à l'époque. C'était un gars sympa, très religieux, mais pragmatique et tolérant. Une poignée de ses amis et de ses fidèles avaient organisé des rassemblements et boycottaient des entreprises qui discriminaient les gens selon leur couleur de peau. Son mouvement a pris beaucoup d'ampleur en 1957 avec la montée du néo-libéralisme. Les gens pensaient réellement que le Parti national des civilisations occidentales avait déjà un pied dans la tombe, et qu'une renaissance (ou une révolution, tout dépendamment de la personne) de l'harmonie culturelle et ethnique allait voir le jour pour la première fois depuis, je sais pas, longtemps. En vérité, peut-être que le monde n'en a jamais connu.

Les gens sont devenus violents parce qu'ils avaient peur. Ils n'avaient pas peur des boycotteurs, mais des nationalistes. Les chefs du parti sont restés silencieux. Il y avait de lourds débats dans les capitoles partout à travers le pays concernant plusieurs modifications à la législation qui élimineraient les taxes sur le vote, les tests de patriotisme et un tas d'autres absurdités qui avaient été mises en place afin d'empêcher les noirs de voter.

Et pendant ce temps, les nationalistes n'ont rien dit ni rien fait.

Ceux qui n'avaient pas peur étaient furieux. Ils se sentaient trahis. Ils croyaient que le Parti les avait abandonnés.

Tu sais, on dit souvent qu'il y a une ligne très mince entre le génie et la folie. Je ne pense pas qu'une telle ligne existe, du moins pas en ce moment. Cette ligne n'apparaît que plus tard, lorsque l'utilité du résultat final est déterminée.

1960. Les nationalistes sont réélus de justesse à la Maison-Blanche. C'est là qu'ils décident de frapper.

Pour résumer, ils ont dit au peuple : ''D'accord, on va vous donner ce que vous voulez. Voici votre liberté.''

Presque du jour au lendemain, ils ont fait adopter au Congrès des centaines de projets de loi révoquant d'anciennes lois sur la ségrégation pour unir de force les blancs et les personnes de couleur. Bien sûr, il y a eu des difficultés. Des émeutes ici et là, des boycottages de commerces détenus par des noirs suivis de contre-boycottages de commerces détenus par des blancs. Mais les choses fonctionnaient. Personne ne savait comment les nationalistes avaient réussi à faire passer ces lois, mais ils ont réussi à convaincre tous les chefs de leur parti de voter pour eux.

Je simplifie le processus, évidemment. La politique est une chose complexe, et je pourrais écrire des pages entières sur toute la politique impliquée dans cette affaire. En fin de compte, tout cela n'a pas d'importance parce que c'était une énorme escroquerie.

Ça a fonctionné à merveille. On aurait cru que tous les hommes d'affaires, les propriétaires, les entrepreneurs, les fonctionnaires et les politiciens du pays étaient sur le coup. Mais ils ne l'étaient pas. C'était un plan de sang-froid qui n'avait besoin que de racisme à l'état pur pour fonctionner.

Pour l'analogie, imagine un groupe de singes qui construisent une tour gigantesque où ils peuvent vivre, travailler, jouer et manger ensemble. Ils construisent cette tour pour eux, les singes. Il y a des fentes et des poignées adaptées pour les mains des singes afin qu'ils puissent s'accrocher et grimper plus facilement. On y retrouve de la nourriture pour singes, des lits pour singes et des divertissements pour singes.

Maintenant, imagine qu'un troupeau de petits chevaux vienne s'installer avec eux. Les singes permettent à contrecœur aux chevaux de vivre avec eux, de manger avec eux, de dormir et de jouer avec eux. Les singes grimpent au sommet de leur tour et invitent les chevaux à les suivre.

Comment un cheval fait-il pour grimper au sommet d'une tour faite pour des singes ?

Comment un cheval peut-il survivre en mangeant uniquement de la nourriture pour singe ? Comment va-t-il dormir dans un lit fait pour un singe ?

Ça aura pris plus d'une dizaine d'années, mais finalement, ça a marché. Le plan des nationalistes avait été exécuté à la perfection. L'Amérique a passé des centaines d'années à bâtir un pays pour les blancs. Après la guerre de Sécession, les blancs ont été favorisés pendant des décennies en raison des strates sociales. Les nationalistes ont ensuite ramené tout le monde ensemble et ont dit à la population de continuer leur train de vie comme si de rien n'était. Comment est-ce que les personnes de couleur étaient censées prospérer dans une société faite pour les blancs ?

Imagine deux hommes. Les deux ont une femme et deux enfants. Les deux hommes ont suffisamment d'économies pour s'acheter une nouvelle maison dans un nouveau quartier et ils se cherchent tous deux un nouvel emploi. L'homme blanc se fait embaucher facilement et s'achète une belle maison à un prix abordable. L'homme noir n'est pas embauché — la loi stipule qu'un employeur ne peut pas refuser d'embaucher un homme à cause de sa couleur de peau, mais la loi stipule également qu'un employeur n'est pas obligé d'expliquer à un individu la raison pour laquelle celui-ci n'a pas été embauché. On montre à l'homme noir des maisons situées loin des beaux quartiers et tout est arrangé pour l'empêcher d'obtenir la meilleure maison possible pour son argent.

L'homme blanc travaille, gagne de l'argent et soutient sa famille. L'homme noir ne parvient pas à trouver un emploi dans une bonne entreprise. Il arrive à peine à joindre les deux bouts. Il ne vit pas, il survit dans la misère. À ce moment, un individu entreprenant approche l'homme noir et lui propose un
marché : ''Aide-moi à faire ci, aide-moi à vendre ça''. On lui offre de grosses sommes d'argent pour accomplir des tâches pouvant être considérées comme douteuses dans le meilleur des cas. Il va sans dire que ces tâches sont forcément de nature illégale.

Et le cycle continue. Répétez ce cercle vicieux suffisamment de fois, et vous obtenez ce que nous avions dès le milieu des années 70. Les nationalistes n'ont même pas eu à dire quoi que ce soit ; les gens ont vu ce qu'ils avaient besoin de voir. Le message était simple : ''Voici la preuve de la supériorité de la race blanche. Les non-blancs n'ont jamais été destinés à avoir les mêmes droits que nous. Dans un contexte où tout le monde dispose de chances égales et est traité de la même façon devant la loi, les blancs prospèrent comme d’habitude tandis que les non-blancs sombrent dans la misère, la drogue et le crime.''

Tu ne croirais pas combien de temps il a fallu aux gens pour mettre les morceaux du puzzle ensemble et comprendre que tout était truqué depuis le début. C'est comme si on avait donné un billet de train aux personnes de couleur et qu'on les avait jetés hors du train à 25 km de la gare sans boussole.

Tout est revenu comme avant en moins d'un an. Nous sommes de retour au système que tu peux voir de nos jours. Ils appelaient ça la ''ségrégation'' à l'époque. Aujourd'hui, ils appellent ça le ''paternalisme''.

Une belle démonstration de tout ce que les nationalistes peuvent faire (même sans rien faire).

Envoyé depuis le bureau du lieutenant-colonel Umber (retraité)

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