Projet Osanshouo, 2006
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But : En raison de la disparition massive d'un pourcentage significatif de la population native de kappa au sein de l'empire, l'IJIEPA a jugé nécessaire de synthétiser un yokai1 de remplacement afin de maintenir l'ordre naturel de nos écosystèmes aquatiques et de préserver l'intégrité spirituelle de notre nation.

Les buts principaux du Projet Osanshouo sont les suivants :

  • Déterminer la faisabilité et l'efficacité des techniques de métissage génétique de l'IJIEPA.
  • Explorer la possibilité de yokai et kami synthétiques en tant qu'alternatives pour faire obstruction à des entités naturelles capricieuses.
  • Créer une série de créatures aquatiques de remplacement afin de remplir la niche écologique des kappa.

En raison des difficultés que poserait la réalisation de ces opérations sur le territoire japonais, le Projet Osanshouo a été délégué à la Division Continentale de Qinghai jusqu'à ce que les premiers résultats concluants puissent être importés au Japon.

Le Projet Osanshouo est sur de nombreux points le successeur spirituel du Projet Kaeru qui, en 1942, avait tenté de domestiquer les populations natives de kappa par reproduction sélective avec des individus humains et non-humains afin de créer une population plus docile et plus adaptable susceptible d'être intégrée au Bataillon Youkai. Ces tentatives échouèrent, et il fut déterminé que les kappa étaient intrinsèquement inadaptés à l'effort de guerre. Trois bases continuèrent à utiliser des kappa comme bêtes de somme jusqu'à leur disparition en 1999. Des embryons formés et non-développés issus de ces expériences ont été conservés dans la glace à la Base d'Etorofu jusqu'à leur destruction en 1945.

Ressources : En raison de l'ampleur du projet en cours, de nombreuses ressources matérielles et paranormales sont requises, parmi lesquelles :

  • Plusieurs populations reproductrices de salamandres Cryptobranchidae.
  • Jusqu'à plusieurs centaines d'humains volontaires ou conscrits.
  • Les fonds et le matériel nécessaires pour établir des laboratoires dédiés au projet.
  • Plusieurs spécimens de kappa en vie et bien conservés à des fins de recherche comparative (en provenance du Lac Khyargas).
  • Tous les textes encore existants du Peuple de la Montagne Hida, en particulier ceux concernant le modelage magique des corps.

Résultats : En cette année 2012, le Projet Osanshouo avance doucement et devrait atteindre son point optimal d'ici 3 ans. Les résultats préliminaires sont prometteurs. Pour l'instant, le modèle organique fonctionnel appelé shin-kappa2 est un animal hybride composé en grande partie d'Homo sapiens et d'Andrias davidianus, complété par plusieurs éléments génétiques de spécimens de kappa qui se sont avérés cruciaux pour sa survie à long terme.

Les expériences initiales consistaient en grande partie en des procédures de greffes et de modifications génétiques sur des sujets humains. Malheureusement, ces expériences se soldèrent dans la plupart des cas par des échecs, étant donnée la différence non-négociable entre l'anatomie mammifère et amphibienne, qui donna des êtres faibles et maladifs incapables de survivre longtemps en dehors d'un environnement de laboratoire. Un certain nombre d'entités prototypes ont été relâchées en milieu naturel. Toutes sont mortes à l'exception d'une, enlevée par une entité inconnue et considérée disparue au combat.

Suite à l'échec de ces premières expériences, la division de Qinghai s'est tournée vers les rituels de modelage des corps afin de combiner plus efficacement des organismes disparates. Après que les premières tentatives se soient soldées par la mort accidentelle de 4 soldats, 220 salamandres, et du plus ancien spécimen de kappa en la possession de l'IJIEPA, ces pistes ont été abandonnées. Il a été décidé que les projets de l'IJIEPA ne devraient pas incorporer ce type de méthodes tant que la sûreté de leur utilisation n'aurait pas été prouvée (cette interdiction ne s'applique pas aux situations d'urgence telle qu'une menace directe envers le Japon ou son peuple).

Les expériences les plus récentes se sont retournées vers une base génétique. Les scientifiques de l'IJIEPA ont commencé par créer une sous-espèce de salamandres Andreas japonicas auxquelles ont été incorporées des portions significatives de matériel génétique, puis ont permis à cette sous-espèce de se reproduire pendant douze générations afin d'obtenir un phénotype stable. Ensuite, grâce à un programme de reproduction contrôlée, de petites portions de l'ADN de ces organismes ont été incorporés dans des fœtus humains in vivo à des stades variés de développement. Les meilleurs résultats ont été obtenus lorsque l'incorporation eut lieu au moment de la formation des structures blastocystiques, qui permit d'obtenir une population d'organismes fertiles.

La population actuelle de shin-kappa est élevée en captivité, et devrait atteindre sa maturité sexuelle dans l'année. Une fois que leur capacité de survie aura été confirmée, les spécimens seront transférés dans le lac de Qinghai afin de déterminer si davantage de modifications sont nécessaires pour assurer leur survie hors captivité.

Si ces observations sont concluantes, les spécimens seront aéroportés de Qinghai à Vladivostok, puis chargés dans des navires clandestins en direction d'Hokkaido, où de petits groupes reproducteurs seront redistribués dans les régions accueillant historiquement des kappa.

Du Bureau du Général Ito, Base d'Hashima

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