Ombres
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Encore une journée à la Fondation, habituelle, les anormalités sont contenues, les monstres sont cachés et le monde reste normal. Oui, cette journée est vraiment banale.
Les chercheurs de la Fondation, au moins autant anormaux que ces SCP qu’ils craignent, redoublent d’ingéniosité, pour enfermer leurs vils reflets dans des chambres de confinement sécurisées, moins sécurisées, voire impénétrables.

Danse, danse, la flamme au bout de la bougie. Les ombres planent autour de la Fondation, sournoises et perfides. Le murmure d’un incident se profile au loin.

Un nouvel arrivant se dresse fier dans son caisson de transport, c’est une pierre, sombre comme l’ombre qu’elle apporte, avide de lumière. Les chercheurs la tournent, retournent, le moindre aspect de cette petite pierre est noté, rapporté, puis archivé. L’on note ses utilisations potentielles, puis on la confine, on la stocke, on l’oublie.

Danse, danse, la flamme au bout de la bougie. Les ombres sont maintenant parmi eux, elles sont avides, elles veulent le chaos, et les anomalies.

Une alarme sonne, tous se précipitent, les soldats partent contenir le monstre, les scientifiques se réfugient derrière des portes blindées et les cobayes sont parqués dans leurs cellules. Les ombres sortent de leurs cachettes, elle sont vives, cruelles, efficaces. Tandis que la majorité se lancent à l’assaut des soldats, venant de confiner le danger, et devant déjà en affronter un nouveau, les dernières ouvrent les portes aux anomalies. Elles tentent de s’enfuir, mais sont toutes capturées par les ombres. Une de ces ombres s’est éloignée des autres, trop couarde pour affronter le danger, errant parmi les décombres du combat, bute contre une petite pierre, dans l’obscurité la plus complète. Elle la ramasse, et la range dans sa poche, une mine satisfaite au visage.

Bonheur éphémère, car un groupe de soldats émerge des couloirs souillés, répandant feu et mort en direction de l’ombre, fuyant la fatalité.
Elle est traquée, pourchassée, les soldats la poursuivent, lui crachent des insultes et lui aboient des menaces, tels une meute de chiens lâchée sur un gibier.
L’ombre est acculée, face aux soldats qui la poursuivent et tirent à vue.
L’ombre glisse dans le feu des armes et l’homme meurt. Il est fouillé, la pierre apparait, et la lumière disparait.

Alors que toute lumière succombe à la pierre, une vision terrifiante se grave sur la rétine du groupe de guerriers.

Au bout du couloir, droite, menaçante, une silhouette se dessine, immobile…

…Comme une statue…

La flamme s'éteint.

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