Maman me manque, pas vous ?
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Reine Noire Déborah, il faut qu’on parle.

Ici la Reine Noire Blanche, pour vous servir mes petites sœurs.

S a l u t ,    R e i n e    N o i r e    V a p e u r    e s t    p a r m i    v o u s .

Bonjour, ici Reine Noire Andro, c’est ma première fois ici.

Depuis ma réalité, moi, Reine Noire Démiurge, espère vous être utile.


Référentiel

Il y a une menace pour notre organisation. Bien que je ne sois pas sûre de mes données, il faut régler ce problème maintenant. J’ai déjà perdu le contact (de manière définitive je le crains) avec plusieurs petites sœurs. Je te demande pardon ? Nous sommes face à une entité, ou tout du moins un phénomène tueur. Sa cible, c’est nous.    N o u s ?    L e s    i t é r a t i o n s    d e    l a    R e i n e    N o i r e ?    Exact.    F â c h e u x . . .    Laisse-la parler, ça semble grave. Ça l’est. Nous étions un groupe de recherche d’une dizaine de petites sœurs, et elles ont cessé d’émettre une à une. Je suis la dernière, aussi j’ouvre cette discussion afin que nous puissions mener l’enquête sur ce qui est arrivé. J’ai peur d’être la prochaine. C’est ultra flippant… Ça arrive souvent ? Non, ça c’est inédit. Désolée, on dirait que tu n’as pas de chance. Tu peux te retirer du dossier si tu veux. Ça ira.

Prérequis

Aucune idée, nous ne savons pas à quoi nous faisons face.    S i    t a n t    e s t    q u ‘ i l    y    a i t    b i e n    q u e l q u e    c h o s e . . .    Dans le doute, je préfère rester prudente. Continuons.

Utilité

Pour l’instant considérons la chose comme une menace qui doit être découverte, comprise et détruite. N’envisageons pas tout de suite sa destruction, qui sait, ce que nous cherchons est peut-être très utile. Tu parles comme quelqu’un de la Fondation. La quoi ?

Vulnérabilité

Il va surtout falloir chercher à remplir cette entrée-là. Fais-nous parvenir les coordonnées des présumées victimes s’il te plait. J’irais mener l’enquête sur place.    B o n n e    i d é e .    M o i    a u s s i    j e    v a i s    j e t e r    u n    oe i l    a u x    « s c è n e s    d e    c r i m e . »    Oui, répartissons-nous le travail. Je ne risque pas d’être un boulet ?    E n c o r e    u n e    f o i s    p e r s o n n e    n e    t ’ o b l i g e    à    q u o i    q u e    c e    s o i t .    Je veux savoir. Bien. Cesse de douter de toi et ne te laisse pas paralyser par la peur. Je vais rester à la bibliothèque, si quelque chose arrive je peux mobiliser d’autres petites sœurs sur ce dossier.    T i e n s    b o n .    Merci. Je vous envoie les données.


Instance : Ligne Temporelle A-064:

J ’ y    s u i s .    R i e n    d ’ e t r a n g e .    C o n t e x t e    D é b o r a h    s ’ i l    t e    p l a î t .    Reine Noire Alice, une aide précieuse sur de nombreux dossiers. Elle a été la première à… ne plus émettre. Est-ce que quelque chose sortant de l’ordinaire s’est produit avant l’incident ? Je regarde à nouveau le dossier. Mh… troublant. En relisant bien, sa dernière phrase arrive dans la discussion comme un cheveux sur la soupe.    C ’ e s t - a - d i r e ?    On échangeait sur les méthodes de localisation des pères, quand elle a soudain ajouté au dossier : Maman me manque, pas vous ? Ah. Triste.    C ’ e s t    s u r t o u t    c u r i e u x .    J e    r e g a r d e    s e s    é c r i t s .    J e    c o m p l è t e r a i     c e t t e    e n t r é e    s ’ i l    y    a    q u o i    q u e    c e    s o i t    q u i    r e t i e n n e    m o n    a t t e n t i o n .

Instance : Ligne Temporelle H-939:

Rien de bien remarquable. Les affaires de notre petite sœur sont bien rangées, ses notes organisées, l’appartement est propre. Reine Noire Planeswalker, je la connaissais mal mais… Attends ! Ses dossiers sont encore ouverts ! Quelque chose est en train de s’écrire dessus. Je vais voir. Merde, c’est écrit… Maman me manque, pas vous ? Exactement comme Alice. Ça vient de s’écrire sous tes yeux ? À l’instant. Démiurge ne reste pas là putain ! Attends, tu peux voir ou sentir quelque chose dans le coin ? Je suis morte de peur oui ! Je m’en vais, désolée. Mets-toi en sécurité je… je prends le relai. Sois prudente.

Instance : Ligne Temporelle W-091:

Tu arrives chez Reine Noire Thassilon. Je ne sais même pas quoi chercher… Concentre-toi. Des notes, probablement similaire aux tiennes. Comment est le lieu ? Sombre, ça sent un peu mauvais. La mort ? Non les endives… Haha… désolée c’était nerveux… Andro, on sait que c’est ta grande première et que la situation craint, mais pitié, applique-toi. Je fais ce que je peux, ok ? Tu nous as mises dans la merde et moi, avec mes quarante minutes d’expérience j’ai l’impression d’être un unijambiste à un concours de coup de pied au cul figures-toi ! Hey je… Calmez-vous ! Andro, respire. Si ça dérape je viens te chercher immédiatement, d’accord petite sœur ? Déborah, s’il te plait, on est toutes sur les nerfs, toi la première, mais c’est toi qui diriges ce dossier alors montre l’exemple d’accord ? Oui, désolée. Poursuivons, on a déjà perdu assez de temps. D’ailleurs de mon côté aussi… Ici aussi ça finit par la même phrase. Je confirme. Par contre, de quoi elle parlait avant ? De la Fondation, une puissante organisation dans laquelle les pères sont souvent impliqués et… Ok, super, rien à voir. Il y a plusieurs lignes où elle se signale, comme quoi vous ne répondriez pas. Des phrases comme : Les sœurs ! C’est pas drôle, répondez quoi ! Soit ça soit des énervements contre de potentielles interférences. Je lis une peur croissante. Les sauts de lignes sont de plus en plus fréquents, les phrases de plus en plus brèves : C’est dans les murs. La lumière ne le chasse pas. Merde merde merde… rien de tout ça n’apparaît. Des élucubrations sur plusieurs lignes, c’est de plus en plus incohérent. La plage est silencieuse sous la nuit. Je me balade. Le vent souffle, et je ne les entends pas, même s’ils sont là. Il y a des choses mortes dans l’eau. Ça se termine par la dernière phrase : Maman me manque, pas vous ? Attends… Vapeur ? Oh non… Andro je pars pour la ligne temporelle suivante, rejoins-moi là-bas. Vite.

Instance : Ligne Temporelle T-200:

C’est bon elle est avec moi, elle a besoin d’une pause. Quant à moi je suis sur les lieux. Cette sœur-là c’était Chao-Baozi n’est-ce pas ? Exact, une connaissance ? Mon premier contact avec une d’entre nous. J’entame la recherche. Très bien, j’essaye d’établir le contact avec du renfort. Il va falloir qu’on soit plus nombreuses et plus prudentes. Fais chier… Vapeur… J’aurais dû rester chez moi… Ne dis pas ça. On est plus fortes ensembles, et ça c’est vrai dans tous les univers. Pfff… niais, chiant. Oui, je me relis et je trouve aussi. Merci quand même. J’ai envie de devenir comme vous autres : assurée, professionnelle, méthodique… Ces choses viennent avec le temps. Allons concentrons-nous. Du nouveau Blanche ? Tout est conforme à ce qu'Andro rapportait sur la précédente. On dirait une plongée dans la folie. Je ne vous citerai pas les extraits, c’est vraiment… bref, on n'a pas besoin de ça. Il y a peut-être des indices importants là-dedans. Je t’en prie fait un effort. Blanche ? Blanche tu réponds ? Andro au rapport s’il te plait ! Maman me manque, pas vous ? Nom de Dieu ! Pas toi aussi Démiurge ! Déborah je suis désolée… j’ai rien pu faire. Andro que se passe-t-il !? Ils ont eu Blanche aussi ! Les vagues ! Elles les apportent ! Quoi ? Décris la situation, je t’en prie ! Je peux pas rester, il faut que je sorte ! Tous leurs yeux ! TOUS ! Il y a vraiment des choses mortes, et elles rampent ! Je dois m’échapper, je suis désolée ! Maman me manque, pas vous ?

Instance : Ligne temporelle U-187

Je suis là, tu me reçois ? Oui. Les autres… elles ont toutes été… Tu as essayé de contacter des renforts ? Jusque là ça ne donne rien. Nous sommes seules. Déborah, à propos de ce qui s'est passé avec Blanche… Malheureusement nous n'avons pas le temps de la pleurer, ni elle ni les autres… Dis moi vite ce qui est arrivé, ces informations doivent être consignées. Elle était là, à chercher dans les fichiers de Chao-Baozi. Tout à coup, la machine a commencé à s'emballer. L’écran semblait de plus en plus sombre. C'est là que le liquide a commencé à couler Hein ? Une sorte de poix, qui dégoulinait depuis le moniteur, comme si ça venait de derrière l’écran. Ça coulait à nos pieds, on était engluées. On a essayé de s'en extirper, et finalement c'est Blanche qui m'a tiré de là. J'ai voulu l'aider à mon tour mais elle avait déjà disparu. Je te promets que j'ai essayé… Bon sang ces images qui reviennent… C'est toujours comme ça ? C'est ça être une Reine Noire ? C'est dégueulasse… Moi j'ai jamais bien vécu l'absence de mon père, mais pourquoi il a fallu que d'autres versions de moi prennent ça comme prétexte pour m'entraîner dans ce genre d'horreurs, hein ? Tu l'as la réponse à celle-là ? Maman me manque, pas vous ? Seigneur… alors toi aussi…

Instance : Ligne temporelle A-000:

Je suis la dernière. Je reste terrée à la Bibliothèque. Malheureusement je ne croise personne, pas une sœur en vue. Personne ne rejoint le dossier malgré les appels précédents. Est-ce que tout le monde s’est déjà fait… attraper ? Faute de meilleur terme… Je dois me préparer au pire. Je crois que ce n’est rien de moins que le pire qui m’attend. J’ai une arme à feu, quelques balles, au cas où… au cas où mes efforts soient inutiles. Je ne veux pas souffrir. Je ne veux pas mourir. Si quelqu’un lit ceci, à l’aide. Pitié…

Je reprend mes notes, quelques heures se sont écoulées, j'ai dormi. J'ai toujours aussi peur. Si quoi que ce soit arrive, je décrirai tout en temps réel. Si pour une raison ou pour une autre les derniers écrits de mes consœurs n'arrivaient pas jusqu'à la Bibliothèque, le problème ne devrait pas se poser puisque j'y suis déjà.

Je perds la notion du temps. Je suis peut-être là depuis une journée maintenant.
J'entends des bruits ça et là, des chuchotement je crois. J'essaye de ne pas y penser. J'ai beaucoup de lecture ici.

C'est moi où il fait de plus en plus froid ?

Je peux à peine bouger. Je dois garder des forces pour écrire la fin.

Il arrive. La poix coule du plafond et ruisselle sur moi. Ça colle. Ça brûle. Les mains, les yeux, tout émerge. Il traverse le tissu de l'espace pour me trouver. Il a senti mon odeur. Son rire résonne. C'est le diable en personne. Ce n'est pas une personne. Il est là. Ses mains sont sur moi. J'ai mal. Couvert d'yeux. Rouge. Ses dents. Je m'enfonce. Rire. J'ai mal. J'ai mal. J'ai de moins en moins mal, mais je fonds je crois. Je vais mourir. Je vois sa forme noire assise sur moi. Les choses mortes sont avec lui. Ces dents, ce sourire. Ce maudit sourire.

J'aurais préféré être à la maison. Partager un dernier thé avec maman. J'aimerais qu'elle me fasse un dernier bisou avant que je m'endorme. Les autres aussi ont peut-être pensé à ça avant qu

Maman me manque, pas vous ?

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