Ordre et Discipline : La brèche
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" Non. C'est du suicide pur et simple. Et vous le savez. "
Malgré la conviction que j'essaye de maintenir dans ma voix, je sais que le vieux con a raison. Des fois, les options peuvent paraître horribles, et nos choix, cornéliens, mais c'est tout ce que nous avons.
" Oh, pardon. Vous avez raison. Votre suicide passif est tellement plus agréable. Si nous n'agissons pas, vous savez ce qui va se passer. Nous allons tous mourir. Mais d'abord, Elle passera sur l'autre refuge. Et vous tiendrez le Talkie-Walkie à ce moment. Je veux vous entendre leur expliquer que c'était du suicide d'aller l'affronter, et vous voir les entendre se faire dépecer en maudissant votre lâcheté. Ne vous inquiétez pas, ça ne vous empêcherait pas de dormir bien longtemps : nous sommes les suivants ! "

Son ukrainien était imparfait, et résonnait dans le masque qu'il portait. Je ne pouvais déjà plus supporter sa voix. Empreinte d’expérience, probablement de vérité. Mais elle me donnait juste envie de lui envoyer mon poing dans la gueule. Mon regard parcourt les plans étalés sur la table. Des heures que nous consultons en vain toutes les cartes du village, que nous dressons des listes et inventaires tous aussi légers et inutiles. Même constat : on est baisés.
" Dragan ! Regardez moi quand je vous parle, bon sang! "

Je lève les yeux vers lui. Je le hais. Tout dans sa tenue, son arrogance, son regard dur, ses cicatrices, me répugne. Il le sait. Il s'en fout.
" Et pourquoi devrais-je vous faire confiance ? Vous sortez de nulle part, comme cette saloperie, parfait hasard, et vous voulez que je mène tout mon village à une mort certaine ? Pourquoi vous appelez pas une autre RIM ? Pourquoi vous êtes venu qu'à quinze, si c'est vraiment votre métier ? "

Son air dédaigneux. Le rire discret de ses hommes tous assis sur les tables derrière lui. J'ai envie qu'ils voient tout ceux qu'ils ont connu se faire charcuter, les voir hurler, courir dans les rues, succomber à la panique, mourir par dizaines sous les yeux de leur famille. Peut être qu'ils prendraient notre situation au sérieux, si c'était la leur. Qu'ils aillent se faire foutre.

" Vous voulez que je résume la situation? De MON point de vue ? Soit. Déjà, nous sommes une FIM. Ensuite, nous serons effectivement les seuls à nous occuper de ce problème. Pour une simple raison. Vous n'avez aucune valeur, que ce soit financière ou stratégique. Nous sommes dans un petit village isolé d'un millier d'habitants, et pour tenter d'assurer sa protection, j'ai déjà perdu deux hommes. Deux hommes. Des milliers d'heures d’entraînement et de formation. Deux équipements complets à la pointe. Deux armements de la meilleure qualité. Deux agents de FIM de niveau 2. Voilà ce que ça représente. Maintenant, si j'hypothèque toutes les maisons de ce trou, et que je vous découpe tous, les quelques centaines qui se sont pas déjà fait ouvrir, pour revendre chacun de vos organes au marché noir, je ne rentre pas dans mes quotas. En clair pour un non-initié : vous n'êtes clairement pas un investissement. Vous ne valez pas quinze agents, et encore moins quinze agents de plus. Des questions ? "

Je n'ai pas d'air. Tout simplement pas d'air. Je n'arrive pas à articuler, je fixe juste, horrifié, cet espèce de nazi masqué, pour qu'il m'explique en quoi je mérite la mort.
" Parfait. Pourquoi nous faire confiance ? Vous n'avez tout simplement pas le choix. Lorsque nous étions tous dans le premier refuge, Elle se rapprochait de nous. Vous le saviez. J'ai proposé que l'on rassemble tous les hommes valides pour la distraire, et vous m'avez suivi. Nous sommes tous sortis dans la rue face à Elle. J'avais déjà perdu deux hommes, mais j'ai laissé avec vos femmes, vieillards, et autre abjects boulets, deux autres agents. Dois-je vous en rappeler le prix? "

Je me rends compte que des larmes commencent à troubler ma vision. Je hoche la tête doucement. Il a raison. Je lui ai fait confiance, et il nous a sauvés. Je ne sais pas pourquoi il nous a sauvés.

" Nous sommes donc tous sortis dans les rues. Une bonne centaine, à gueuler, puis courir, pour la dévier. On a couru, on l'a déviée, on l'a semée, je vous ai amené ici. Je n'avais pas prévu que 100% d'entre vous atteignent cette école, mais on l'a fait. En partie grâce à votre talent caché pour contrôler les troupeaux. Mais certainement pas grâce à votre sens tactique. Vous regrettez de m'avoir fait confiance, jusque là ? "

Je sens une première goutte perler. Alors c'est tout ce qu'on est ? Je ne sais pas ce qui est le pire. Savoir que l'on vaut aussi peu au yeux de quelqu'un, ou avoir besoin de cette personne pour ne pas voir mourir chacun de vos proches. Je baisse les yeux, pourtant. Il a raison. Lui seul peut nous aider. Et si je continue à faire le con, il va juste partir, et nous laisser mourir. Si deux hommes coûtent autant, ils ne risqueront pas les treize restants dans un plan douteux et idéaliste réalisé par un merdeux sans valeur d'une trentaine d'années. Et nous mourrons. Tous.
" Oui, commandant. Je vais les prévenir. "

Je me lève et sors de la salle de classe pour entrer dans le couloir. Mes larmes ruissellent. Et je vais les prévenir de quoi? Qu'on va aller l'affronter de face? Que je vais les envoyer sur Elle ? Ils m'ont suivi parce que je leur ai promis qu'on pouvait lui échapper. Je m'adosse à un mur. Je ne dois pas pleurer devant eux. Ils doivent suivre quelqu'un. Mon regard se promène. Le couloir était assez sombre, une obscurité que je bénissais de toute mon âme. Je refusais de voir encore une fois les fresques colorées, ces sourires figés encadrant des alphabets aux lettres exagérément calligraphiées. Cette ambiance volontairement doucereuse, cette chaleur qui caractérisait les écoles maternelles, c'était elle qui rendait désormais ce lieu si morbide. Rien ni personne ne devrait s'attaquer à ces sanctuaires où les enfants rentraient dans le monde merveilleux du savoir et de la découverte. Un haut le cœur. J'avais été dans les premiers à rentrer dans le bâtiment lorsque le vieux avait gueulé qu'on y trouverait la sécurité que tout le monde implorait. On était rentrés en courant dans l'aile ouest de l'école, l'adrénaline se dissipant à mesure que cette sensation chaude de familiarité nous envahissait. Un toit, des murs. Personne ne s'était posé la question de savoir ce qu'étaient devenu les précédents occupants des lieux. En y repensant, peut-être que personne ne voulait vraiment le savoir. Mais les premiers à rentrer, eux, l'ont tout de suite su.

Je tombe à genoux pour sangloter.
Mais rien n'est plus pervers qu'un souvenir, et rien n'est plus impitoyable que la mémoire. Chaque image me revenait distinctement en tête. Je n'en pouvais plus. Le sang, les visages des enfants, pour ceux qui en avaient encore, figés dans la plus pure des terreurs. Eux non plus n'avait pas compris ce qu'il leur était arrivé. Ces affiches. Les affiches. Repeintes de sang, affichant des poèmes de vies dans le plus grinçant des cynismes. Ces chaises, les couleurs criardes affichant gaiement des viscères. Et cette odeur…
Merde, mais qu'est ce qui nous arrive? Tout allait si bien, hier. Tout s'est passé si vite.

" Dragan ? "
Mon petit frère sort de l'ombre du bout du couloir. Pour une fois, je souhaite que tu sois loin de moi. Ailleurs, en sécurité. Tu ne mérites pas de mourir à 21 ans. Je sèche tant bien que mal mes larmes pour lui sourire.
" Alexander? Moral des troupes? "
Il me renvoie un sourire triste. Non, tu ne mérites définitivement pas de mourir ici. Tu as toujours été trop gentil.
" Ils sont encore vivants. On a quelques abandons. Artem, celui de la grande rue, Vika et Andrii. Ils sont en état de choc. Ils ne nous accompagneront pas demain. "
Je le regarde dans les yeux. Évidemment qu'il écoutait à la porte.
" Ça va aller ? Je peux pas t'obliger à y aller.
-Si. On le doit tous. Ce serait injuste. Il faut qu'on le fasse, pour ceux qui nous attendent à l'autre refuge, pour nos vies."
Lui aussi, il a raison. Il a peur, comme moi. Mais il ne cède pas. Alors moi non plus. Et pourtant… Demain, il pourrait mourir. Il le sait. Je pourrais mourir, je le sais. Ici s’arrêterait la lignée des Mortarion. Dans la violence et l'incompréhension. Loin de tout, dans notre village qu'on aura jamais quitté, pour un avenir qu'on ne verra jamais. Et merde.
Je lui tends la main, et il m'aide à me relever. En avant.

Je rentre dans le réfectoire, avec Alexander à mes côtés. Sa présence me détends un peu. Tous les regards se tournent vers moi. Dans leurs yeux, je vois de l'espoir, et tant de confiance. Ils ne savent plus vers quel dieu se tourner. Ils ne savent pas vers où s'enfuir. Mais ils ont trouvé un leader qu'ils sont persuadés d'admirer. Je le serai, pour eux. Le silence est total. J'aperçois Andrii, recroquevillé contre un mur, serrant une photo dans ses mains. La peur prélève parmi nous un lourd tribut chaque heure passée ici.
" Écoutez moi… On a peut être une solution. "

Merde. Mais qu'est ce que je fais là. Mes phalanges blanchissent alors que je serre la fourche entre mes mains. Il fait froid, les matins. J'en reviens pas que tout le monde se soit résigné aussi vite. J'en reviens pas qu'on soit tous là. Pas de musiques épiques, de cris de guerre, de discours interminables. Juste une centaine de pauvres types, jetés là, des armes pitoyables à la main. Je…Je veux pas mourir. Merde.
Je pense que chacun d'entre nous est trop concentré à suivre le groupe, pour penser à ce que nous sommes sur le point de faire. Tant mieux. Mais moi, je suis devant le groupe. Et je sais qu'on y est bientôt. J'aurais aimé que cette marche dure pour toujours. Je me sens vide. Personne n'a vraiment dormi, j'en suis conscient, mais tout le monde est alerte.

Un rugissement. On ne l'a pas trouvé. Elle nous a trouvé.

Première étape, diversion. Il faut laisser le temps à la FIM de lui passer derrière.
J'hésite à nous lancer. Nous nous regardons tous. Personne ne le veut. Comme des soldats dans les tranchées, nous nous rendons compte à quel point notre situation n'est pas si désespérée. On pourrait juste…rester ici. S’asseoir, et attendre. Je me retourne. L'un de nous a déjà lâché sa pique en entendant le rugissement. Il est blanc, à genoux, il vomit. J'ai donné des instructions claires. Les instructions qu'on m'a donné. Pas le temps pour ça. Et plus je leur laisserais du temps, plus ils réfléchiront. Plus il réfléchiront… Je me reporte sur l'homme. Il est recroquevillé, près de son vomi, il sanglote, les yeux perdus. Nous ne pouvons pas nous permettre un tel luxe. Je lève les yeux, et croise ceux d'Alexander. J'ai réussi à obtenir de lui qu'il ne soit pas en première ligne. Qu'est ce que ça peut bien changer, de toute façon? Tous me regardent. D'accord.

" EN AVANT! "

Je ne sais pas de quel film ça me vient. Je suis seul, face au groupe, ma fourche tendu dans mon bras au dessus de ma tête. Je me retourne, et me met à courir. J'entends derrière moi qu'ils m'ont emboîté le pas en silence. Ils courent. Ils peuvent se concentrer sur quelque chose. N'importe quel homme intelligent ne foncerait pas vers sa mort sans fuir. Mais un homme intelligent qui court, il a une poussée d'adrénaline. Des cris de batailles seraient l'idéal, mais… On va tous mourir. Merde.
Je ne dois plus regarder vers le groupe. Si ils voient que je suis couvert de larmes, ils vont s'enfuir. Des tâches simples, pour qu'ils ne réfléchissent pas. Suivre l'homme devant eux. Au moins jusqu'à la Rue.

Un autre rugissement. Plus près. Nous tournons au coin d'une rue, toujours en courant. Elle est là. Elle nous regarde, et rugit. Elle avance vers nous. J'entends le sifflement d'une fusée de détresse. Le plan commence. Diversion.

" ON Y VA ! A L'ATTAQUE ! "

Je n'en reviens toujours pas. Ils me suivent. Ils hurlent avec moi. Je pense que c'est de la haine. De la haine, pour remplacer la peur. Je vois Andrii me dépasser. Il hurle quelque chose sur sa famille, et s'élance vers Elle. Elle.
Personne n'avait pris le temps de savoir à quoi Elle ressemblait. Et même maintenant, je n'en avait pas envie. J'étais dans son ombre, une ombre de la taille d'une maison. Je fonce contre Elle. Tout le reste n'est que perte et fracas. Des hurlements, autour de moi. Elle a riposté. Elle est en colère. Je ne comprends pas ce qui se passe. Nous la frappons. Elle nous frappe. Je vois Andrii se tourner vers moi. Il n'a plus de visage, et il lui manque un bras. Mais je crois qu'il ne s'en rend pas compte. Il se jette sur Elle. Tout se passe tellement vite. C'est ça un état de choc. Pourquoi il ne meurt pas ? Et pourquoi est ce qu'on fait ça ?

Alexander…ALEXANDER ! Je me tourne tant bien que mal. Je me tourne ? Mais où est ce que je suis ? Pourquoi je n'attaque pas ? J'entends toujours les fracas des armes, les tirs de la FIM, qui peuvent enfin atteindre le point faible qu'est son dos. Je vois tout ceux qui m'ont suivi se lancer vers Elle. Je vois un garçon, là bas. Il sanglote, tentant de faire rentrer ses viscères dans son ventre béant. Je vois un homme décidé, faisant un massage cardiaque à un torse sans tête. Mais quelle est cette folie? Comment puis je réfléchir aussi calmement ? Je vois les gens courir, hurler de haine et de peur, de douleur. Tout n'est plus que confusion. Je n'ai sauvé personne. L'autre refuge, peut être. Pourquoi je n'arrive plus à me lever ?
Mais pourquoi tout est si confus ? Alexander ? Où es-tu ?
C'est fini ?
Alexander ?

" Alexander ? "
Je ne suis plus dans le village. Plus de cris. Je ne suis plus sur du béton. C'est doux, confortable. Une machine à coté de moi bipe incessamment. Je suis engourdi, un homme se lève au dessus de moi, en blouse blanche. Il est flou, mais commence à se distinguer. Il me parle, je crois. Il ne parle pas en ukrainien. Pourtant, je le comprends. Comment ? Comment je me suis retrouvé ici?

" Alexander, vous allez bien ? "
Alexander est là? Je me tourne, faiblement. Pas de lit près du mien. Il me fixe. Il me force à ouvrir les paupières, et me braque une lampe stylo dans les yeux. Il a l'air satisfait.
" Vous n'avez aucune blessure sérieuse, Alexander. "
J'essaye d'articuler. Je tousse, il s'empresse de m'aider à m'asseoir, rehaussant mes oreillers.
" Suis… pas..xander… Dragan..
-Oui, j'ai appris pour votre grand frère. Mes condoléances. Pour lui et votre village. Vous êtes en sécurité maintenant. "
Quoi ? Mon grand frère? Je suis le grand frère, pauvre con. On devient pas médecin quand on ne sait pas lire ses dossiers… Je n'arrive toujours pas à articuler.
" Suis.. Dragan… "
Il me regarde, l'air perdu, et l'air stupide.
" Je…Je suis désolé, Dragan… Dragan est mort. "
Je suis devant toi, pauvre con. Est ce qu'il parle d'Alexander ?
" Alexander… bien ?
-Je… Oui, vous n'avez aucune blessure. "
Il doit mal comprendre l'ukrainien. On m'a collé un médecin pas foutu de me di-
" Vous avez achevé Dragan, Alexander. A ce qu'on m'a dit, il errait sur un champ de bataille, il… la moitié inférieure de son corps… Il vous a supplié et vous… Vous l'avez abattu, Alexander. "
Je m'aperçois d'un regain de force alors que son visage se rapproche du mien. Je me rends à peine compte que je viens de le tirer par le col d'une main tremblante.
" Écoutez moi, je suis désolé… C'est… C'est dur à entendre, je vous présente toute mes condoléances pour votre frère. "
Mais je suis devant toi, espèce de con ! Il se libère doucement. Il cherche dans sa mallette. C'est ça, téléphone à tes responsables, envoie moi quelqu'un de compétent.
Il en sort un petit panneau, qu'il me colle devant la gueule. C'est une photo d'Alexander, dans un sale état. Il commence à m’énerver. Je me tourne vers lui. Il n'a pourtant pas l'air méchant, mais pourquoi continue t-il d'être aussi stupide?
" Je vous en supplie, Alexander, regardez. Regardez dans le miroir. "

Conseil O5,
La mission sur le petit village de Vasopol a été un franc succès. Contre des pertes civiles minimes, et je le déplore, la mort de deux des agents de la FIM Delta-17 " Blitzkrieg ", nous avons réussi à confiner l'instance ███-██. Le plan s'est déroulé parfaitement comme vous avez pu l'ordonner grâce à une coopération complète des civils sur place. Un contretemps aurait pu faire échouer la mission, mais les villageois ont accepté de sacrifier les femmes, enfants et vieillards en les laissant dans un refuge sur le chemin de la créature. Grâce à cet acte d'héroïsme, il a été possible pour les hommes valides de survivre assez longtemps pour être envoyés sur l'instance pour la distraire le temps que la FIM puisse l'abattre. Les villageois étaient très volontaires, et ont accepté cette mission suicidaire, plutôt que de fuir, ce qui je vous le rappelle aurait épargné leur vie à tous, mais aurait pu compromettre le secret de la Fondation en laissant l'instance atteindre la ville proche d'Odessa, nettement plus peuplée. Affaire classée, donc.
PS :
J'ai entendu dire que votre Kommissaer Vasali avait succombé aux effets de SCP-105-FR. Je crois que j'ai ce qu'il vous faut. Il s'appelle Alexander Mortarion, c'est un des rares survivants de l'assaut, et à vrai dire, le seul qui n'ait pas été euthanasié. Il souffre d'un stress post-traumatique très poussé qui le pousse à croire qu'il est son frère, Dragan, qu'il a lui même achevé alors qu'il n'était plus qu'un torse en état de choc, rampant sur le champ de bataille vidé. Il déteste les SCP, il est irascible, dévasté, et cherche un coupable pour " la mort de son frère Alexander ". Le médecin qui s'en est aperçu est décédé alors qu'il tentait de faire voir son propre visage à Alexander, tabassé à mort avec le miroir qu'il lui a présenté.
On a réussi à stabiliser son état en lui mettant un masque à gaz " pour raisons médicales ". Ne lui enlevez jamais. Ne le laissez plus jamais revoir son visage. Et vous aurez le candidat parfait pour votre petit "programme spécial" d'entraînement.
Gloire à la Fondation.

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