Le fils du Dr. Sonitrok
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Conte: Le fils de Sonitrok.
Chapitre I: Le vingt deuxième essai.

Le Dr. Sonitrok restait à la cafétéria du QG de la Main du Serpent après l'heure du dîner, seul à sa table avec ses pensées. Il fixait une tasse remplie de café brûlant, tout en écoutant vaguement ce qui semblait être une altercation entre deux sbires décervelés au sujet d'une chose tout aussi simple et lassante que les insultes qu'ils se lançaient. Il entendit l'un des deux sbires tenter de frapper son collègue et ce dernier riposter. Le chercheur dit alors à voix basse une insulte dont lui seul avait le secret.

-Blödmann.

Puis l'allemand solitaire replongea dans ses songes. Il pensait à diverses choses, mais un élément revenait sans cesse.
Je suis entouré de "chercheurs" qui se cachent derrière leurs confinements et leurs airs pseudo-savants. Ils ne comprennent pas la moitié de ce qu'ils étudient et sont terrifiés par presque tous leurs sujets d'expérience. Ils vont tous se faire étriper un jour ou l'autre et ils font semblant de pas le savoir. Un jour, 682 sortira, leur arrachera les entrailles, mettra sa main dans leur cul et jouera aux marionnettes avec leurs cadavres. Ce jour-là ils pourront pas dire qu'ils savaient pas. L'Hypocrisie est partout. J'espère qu'il est bientôt prêt, je ne veux plus, ou plutôt je ne peux plus, supporter ce calvaire seul.

Sonitrok termina lentement son café en observant les deux imbéciles s'éloigner en pestant. Il se rendit ensuite dans son laboratoire personnel croisant sur le chemin de nombreuses personnes qui le saluaient chaleureusement.
Encore des hypocrites
pensa-t-il.
Il n'y a qu'un seul être qui pourra réellement m'aimer.

Le chercheur ouvrit la porte de son laboratoire. Une bouffée d'air alcoolisé sortit de la pièce et heurta les narines du chercheur Allemand. Cette odeur était presque nauséabonde, mais familière.

Il balaya son bureau du regard: une longue pièce rectangulaire, avec une table et un ordinateur posé dessus. Derrière, de longues et hautes étagères présentaient des étalages d'archives douteuses, des bocaux remplis d'étranges organes d'animaux, de crânes d'origine contestable et de morceaux de monstres extra-dimensionnels qui avaient tendance à mettre mal à l'aise. La pièce n'était éclairée que par des petits néons jaunes qui semblaient prêts à lâcher à tout moment, mais l'écran de l'ordinateur et la luminescence verdâtre du liquide qui remplissait les bocaux éclairaient également l'endroit. Mais cela ne l'empêchait pas de connaître l'endroit par cœur, chaque papier, bocal, tout.

Savourant les pensées que procurait cette odeur d'alcool; Son ancienne famille, ses anciens enfants, son ancienne vie sans toutes ces choses surnaturelles. Il préférait cependant ne pas penser au fait qu'ils étaient tous morts brûlés vifs après avoir été torturés. Sonitrok ouvrit la porte du fond de la pièce qui menait à son laboratoire privé, qui lui fut accordée par ses supérieurs afin de mener ses recherches en toute tranquillité.
L'allemand passa devant les nombreux caissons dédiés au développement de ses créations. La majorité était vide ou renfermait une créature vouée à ne jamais connaître la vie. Son oeil valide se posa devant le caisson numéro 22. Il consulta un panneau indiquant l'état de son petit protégé et le temps approximatif restant avant développement complet. 2 heures et 31 minutes environ

Sonitrok trépignait littéralement d’impatience. Il eut l'impression de vivre les deux heures et demie les plus longues de sa vie. Il tentait de passer le temps en se préparant à accueillir l'être tant attendu, et ce, quelle que soit sa forme ou son intelligence. Le borgne caressait la vitre de la couveuse avec un sourire ému. Il repensait à tous ces moments qu'il n'avait pas eu le temps de vivre avec sa défunte famille, ces moments qu'il pourrait retrouver avec ce petit. Il avait déjà idée de ce qu'il allait faire avec lui et comment il allait l'appeler. Puis il lui vint une sorte d'étincelle, une pensée qui traversa son âme une fraction de seconde: "Ma famille aurait rejeté cette méthode.". Sonitrok serra le poing quand cette pensée l'atteignit.

Aucun des 21 autres embryons n'est allé si loin. Hors de question d'écouter ma conscience. Je n'ai pas traversé tout ça juste pour m'arrêter, impuissant, face au mur de la morale. J'ai le droit de retrouver l'affection d'un enfant et de sentir son cœur battre quand il me serre dans ses bras. Tout ça m'a été retiré trop tôt.

Il restait moins de deux minutes. C'était le moment décisif; Ses pensées affluaient, ses sentiments étaient contradictoires et il tremblait rien qu'à l'idée d'ouvrir la couveuse.
Sonitrok espérait que l'assourdissant silence d'un cardiogramme, le froid signal d'un cœur qui n'a jamais battu ne viendrait pas le tourmenter une fois de plus.
Le compteur arriva à zéro. Le borgne attendit dix, vingt secondes. Le son retentit.
Il frappa de toutes ses forces le caisson et tomba à genoux en s'effondrant avec ses derniers espoirs.

Mais la chose tapait faiblement le caisson, comme pour indiquer qu'elle n'était pas morte.
Sonitrok releva la tête en sentant renaître les raisons qui l'avaient poussé à aller aussi loin. Il ouvrit le caisson …
Il avait beau être face à son fils, il ne ressentit jamais un tel dégoût. Jamais il ne pourrait l'en sortir sans le tuer tant son corps était monstrueux.
La chose tentait de parler alors qu'elle luttait pour respirer. Il ne la laissa pas essayer plus longtemps et coupa l'alimentation du caisson. Sonitrok referma froidement le sarcophage et attendit; L'erreur tapait sa couveuse, cette fois comme pour supplier. Le chercheur borgne attendit dix, vingt secondes. Plus rien.

Sonitrok n'arrivait pas à retenir ses larmes.


Conte: Le fils de Sonitrok
Chapitre II: Vingt deuxième deuil

C'était en plein milieu de la nuit, deux jours étaient passés depuis la mort du vingt-deuxième embryon. Le cadavre de ce dernier était encore prisonnier de son sarcophage, qui lui procurait autrefois la vie.
Sonitrok n'avait pas dormi depuis cette mort. L'alcool le faisait tenir; Il ne sentait plus ses cernes et ses membres engourdis. Sa barbe poussait de façon significative, elle semblait lui murmurer de revenir à la raison. Le chercheur insomniaque savait qu'il devait vider le caisson et se débarrasser du corps, mais il ne pouvait pas. Il n'avait pas la force de l'approcher ni même de regarder dans sa direction.

C'est alors que le scientifique, jeta un regard à cette scie qui était posée sur une table adjacente. Il savait pourquoi cet outil était posé là; ses mains tremblaient de connaître la sombre fonction de cet objet. Sonitrok se dit:

Oui, je peux le faire; personne ne doit être au courant avant l'heure. Je leur dirai quand tout sera fini. Mais il ne devra jamais savoir, il doit vivre heureux.

Le chercheur, armé de son désespoir, attrapa ladite scie et fit ce qu'il repoussait pendant deux jours. Sonitrok faisait son oeuvre dans un flot de larmes. Vingt-et-une fois qu'il devait le faire, vingt-et-une fois qu'il pensait avoir tout perdu, vingt-et-une fois qu'il se disait que ça marcherait la prochaine fois… Vingt-et-une fois qu'il se trompait.

La main du chercheur était fatiguée, il lâcha la scie. Le poids de tous les malheurs qu'il avait cru surmonter au cours de sa vie revinrent d'entre les morts et recommencèrent à l’accabler.

De l'alcool.

Dans les placards, sous les tables, partout. Rien. Sonitrok avait utilisé toutes ses fuites en avant. Il ressenti une colère qui se transforma très vite en désespoir puis à son tour en larmes. Il essaya de pleurer mais rien ne vint. Cette fois-ci, le chercheur et son dernier œil n'avaient plus aucun moyen de fuir leurs responsabilités. Ils devaient faire face.

Les mots se perdaient dans sa tête, rien ne pouvait décrire cette sensation. Tristesse, frustration… Aucun de ces qualificatifs n'était assez fort.

Le chercheur hurla à pleins poumons. Ce cri aurait pu faire reculer une armée de dix-mille hommes tant il était rempli de rage envers le monde entier.

Pour la dernière fois, c'est la dernière fois que je ressentirai de la tristesse en ce monde ! Je vais mettre au monde cet enfant quoi qu'il m'en coûte ! Et je défie mère nature de m'en empêcher !

Et il reprit sa tâche avec hargne. Il sciait de plus-en-plus vite, de plus-en-plus fort, avec de plus-en-plus d'assurance. Les os se brisaient, se disloquaient sans pouvoir accorder aucune résistance face à la force destructrice de sa tristesse.

Sonitrok se rendait compte qu'il venait de déclarer la guerre aux fondements même de la nature. Cette étrange sensation de mise à l'épreuve l'avait gagné de tout son être. Il en riait; Un rire que les simples d'esprits qualifieraient de démoniaque. Un rire capable de déchirer le brouillard enivrant de l'alcool et de mettre en pièces les remparts du doute et de la mélancolie.

Ça y est, j'entame la dernière étape de l'oeuvre de ma vie. C'est la dernière ligne droite. La lumière au bout du tunnel, je la vois, elle est à portée de main. Personne ne pourra me faire trébucher, pas cette fois.

Le mur à détruire pour atteindre la lumière est celui du passé: je dois tourner la page définitivement…

Sur ces pensées, le chercheur qui se distinguait par son unique œil valide, chargea les morceaux du vingt-et-unième échec dans un sac mortuaire, le posa sur un chariot qui n'était là que pour ça et partit dans une direction précise: celle du futur.

Tandis que les flammes du futur brûlaient les restes du passé, elles regardaient Sonitrok comme pour demander pourquoi devaient-elles détruire une telle promesse de vie. Le chercheur leur répondait de son œil:

Car elle n'a pas été tenue.


Conte: Le fils de Sonitrok
Chapitre III: Perdu au fond de soi-même

Les restes du passé n'étaient toujours pas balayés. Le Docteur était là, immobile, le regard dans le vide. Ses collègues le regardaient comme d'habitude et faisaient mine de ne pas voir sa souffrance: "Bonjour !", "S'il vous plaît ?" et autres ameublements verbaux qui servaient de rempart face à cette mélancolie qui émanait de l'estropié oculaire étaient récurant chez ses collègues… Et il détestait au plus haut point leur répondre et faire semblant d'être joyeux.

Mais à quoi pouvait bien penser le mélancolique Allemand ? À tout sauf à la Main du Serpent, même si il n'oublie que c'est en partie grâce à eux que ce qu'il entreprend actuellement est possible.

Mon travail au laboratoire, ma maison en banlieue, ma femme, mes enfants, mon chien. Tout ça est bien loin maintenant.
Mais pas hors de portée pour autant. Je le croyais quand j'ai vu ma maison brûler dans les ténèbres, ma famille sauvagement abattue et ces monstres partir au loin comme si c'était la routine.

Après le travail, j'allais me poser sur la terrasse d'un café, journal à la main, en me disant que tout allait pour le mieux, que ça durerait jusqu'à ma mort. Je commandais un petit verre de Whisky et pensais à mes collègues.

Bien sûr, je ne me doutais pas qu'un mois plus tard, j'assisterai à une expérience qui n'aurait jamais dû arriver jusqu'à mes yeux et oreilles et qu'en punition pour avoir été au mauvais moment au mauvais endroit, tous mes collègues seraient éliminés et tout le reste de ma vie foutue en l'air.

-"Sonitrok… tu as… fait des trucs bien ce matin … ?" Demandait avec gêne une femme assise en face de lui, au cours d'un repas.
-"Hm, oui … ça va …" répondit Sonitrok, l'air ailleurs.

Je reprends. Un manque de matériel. Je devait me rendre dans la grande réserve à l'arrière du bâtiment pour compenser ce manque. Une porte dérobée qui laissait passer une raie de lumière. Je l'ouvre et tombe sur trois hommes inconnus avec des costards trop bien repassés pour ne pas tremper dans des affaires louches. Ils étaient devant un tube en verre qui contenait une chose n'étant apparemment pas de cette réalité-ci et parlaient. J'était trop loin pour deviner le contenu de la conversation, mais l'éclat de rire qu'ils ont eu m'a amplement suffit.
Une affaire trop louche pour que je veuille en savoir plus et … Un bruit de trop. Ils se tournent et sortent leurs flingues sans faire de bruit. Je suis déjà parti. Moi dans ma voiture et eux en train d'appeler des gens qui ont "fait le ménage" quelques heures plus tard.

-"Sonitrok, tu sais où est rangé le rapport sur le truc-là … ?" Un balayeur qu'il connaissait depuis longtemps faisait des grands gestes avec ses mains.
-"Hein ? Là-bas, approximativement …"

Dialogue de sourds. Reprenons… Je me rendais vers ma maison …

-"T'es sûr ? Je trouve rien !"
-"Bah demande à ton supérieur, alors …"

Il a pas fini de me déranger l'autre empaffé qui croit être mon ami ?! …Quand je suis arrivé devant chez moi, après avoir affronté des embouteillages que j'ai contourné en roulant sur un espace non-prévu à cet effet avec deux voitures de polices qui essayaient de me rappeler la nature de mon acte. Je suis entré, avec les policiers qui me poursuivaient, et me suis rendu dans le salon. Tout était dérangé. Ils sont passé par là. J'appelai ma femme deux fois, mes deux filles et même le chien. Aucune réponse.

Les policiers étaient choqués au point d'en oublier mon petit délit. Ils se rendirent dans le jardin à l'arrière de la maison et m'ont appelé. Ils me pointaient le grand pin qui était planté là et qui supportait par une corde le poids de ma famille entière.

Ce moment. J'étais allongé au sol et rejetais toutes les larmes de mon corps et ne prêtais pas attention à ma maison qui se faisait dévorer par les flammes. J'hurlais à la mort contre le monde entier. Les policiers ont débuté une enquête et ont tenté de me faire retrouver goût à la vie.

Je ne parlais plus, ne mangeais plus, ne dormais plus. Dans un sens, je n'existais plus. J'ai passé deux ans dans un hôpital psychiatrique pour finalement en ressortir en étant toujours aussi inexistant. Les tueurs à gages des trois hommes en costard m'attendaient de pied ferme. Mais j'ai résisté. Pendant les dix années qui suivirent, je leur ai tenu tête par tous les moyens: fusillades, partie de cache-cache et même, parfois, j'en venais à acheter la protection de gens peu recommandables, c'est là que ma barbe a vu le jour. Mes gardes du corps n'ont d'ailleurs pas tenu si longtemps face à mes poursuivants.

Puis, dans un bar miteux, un homme avec un drôle d’œil métallique, une longue barbe et un cigare à la bouche m'a abordé et a commencé à me résumer ma vie entière pour finalement me proposer un travail. En plus du salaire, il me garantissait que ça mettrait fin à mes problèmes et me ferait repartir à zéro sans forcément changer de milieu. J'ai accepté, mais il ne m'a pas donné ce que je voulais, depuis le début, je veux seulement …

Le docteur s'était rendu dans son laboratoire. Il y était allé par réflexe. Mais le pauvre homme fût interrompu par le long bip plat et oppressant de l'électro-cardiogramme. Aucune pensée n'était la bienvenue à ce moment-là: le dernier bébé venait de faire un arrêt cardiaque.


Conte: Le fils de Sonitrok
Chapitre Dernier: "J'ai vaincu Dame Nature."

Le couveuse qui abritait la dernière chance ne tarderait pas à devenir un simple bloc de métal froid refermant un mélancolique cadavre tout aussi froid si le chercheur n'agissait pas rapidement. Il avait le cœur serré rien qu'a l'idée d'imaginer cette chance devenir un échec comme tous les autres. Il retenait ses larmes et pensait au sol qui se dérobait sous ses pieds, voyant un gouffre sans fond s'offrir à lui. Mais il ne se laissa pas faire pour autant, il ne voulait pas retomber dans les ténèbres en étant si proche de la lumière tant désirée.

L'Allemand injecta quelques produits stimulants dans le système d'alimentation de la couveuse et envoyait une faible décharge électrique dans le cœur de l'embryon. Le bip cessa. Le drame était évité. Sonitrok souffla de soulagement et se laissa tomber sur la chaise la plus proche avec une mollesse non-dissimulée.

Il y a moins de deux heures avant la fin de son développement, je ne pouvais pas me permettre de tout perdre maintenant.

Les deux dernières heures passèrent lentement. Sonitrok avait verrouillé la porte de son laboratoire pour que rien ne gâche ce moment. Un Allemand qui serrait un caisson contre lui comme une bouée de sauvetage. P. Tous les collègues de Sonitrok se laissaient à penser que ce dernier allait mal, mais en vérité, il n'allait jamais aussi bien.

La paroi du caisson est toute chaude et j'entends son petit cœur battre. C'est si agréable.

C'était en effet si apaisant que le chercheur s'endormit contre la reposante couveuse et commença à explorer les étoiles parmi ses songes.

Le rêveur se sentait monter
Par-delà les nébuleuses rosées
Des souvenirs effacés,
Et des supernovas brisées.

Il perdait la notion du temps
Ainsi que l'intégralité
De ses vieux sens le maintenant
Enchaîné sur terre, isolé.

Sonitrok s'était égaré
sur des chemins inhabités,
abandonnés par les esprits
aventureux, ayant péri.

Et c'est alors qu'il aperçut
dans un ancien recoin perdu
au fond de l'esprit tourmenté
l'espoir qu'il vit se relever.

Le scientifique ouvrit ses yeux fatigués et réalisa qu'il n'était qu'à une poignée de secondes du moment décisif. Sonitrok prit une serviette chaude qu'il avait préparée pour son petit protégé.

La couveuse sonna et s'ouvrit, dévoilant une petite boule de poils couverte de liquide amniotique, qui dormait paisiblement. La première fois que le germanophone devint père, ses petits protégées criaient à plein poumons dès leur naissance. Mais pas cette fois. Cette fois, il bénéficiait d'une naissance discrète et dissimulée des regards intrus.

Sonitrok était ému à la simple vue de sa réussite. Il l'enroula dans la serviette chaude avec la plus grande délicatesse et attendit. Sa création ouvrit doucement deux petits yeux jaunes qui fixaient ceux de celui qu'il présumait être son père. Le simple fait de regarder son fils dans des yeux débordants de vie suffisait pour qu'il efface définitivement toute trace de sa vie passée. Le véritable Docteur de Söahnneytrôahk venait de voir le jour en même temps que sa création.

La famille de Sonitrok venait de renaître.

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