La vie est un chaton.
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« Ne leur pardonne pas. | La vie est un chaton. »

Bureau du Dr Adelphe Fulton, Site Aleph : Le 1e Mars 2017.

12h34.

Trois mois. Trois longs mois qu'il avait appris la vérité. Trois mois qu’il cherchait ce qui leur avait pris de faire une chose pareille. Trois mois… à comprendre pourquoi.

Le Dr Fulton ne tenta pas de les comprendre. Il ne les comprendra jamais d’ailleurs. Son incompréhension s’était transformée en haine envers ses supérieurs qui avaient adopté des méthodes immorales « Pour le plus grand bien ».

Le comité d’éthique avait beau être raillé, il se cantonnait toujours à la tâche qui lui était attribuée. Il faut croire que cette décision venait de plus haut. De bien plus haut.

Or n’importe qui s’y connaissant un tant soit peu en la matière vous le dira : pour savoir ce qu’il se passe en haut, il faut connaître ce qu’il se passe en bas. La limite était assez floue en cette période de paix, mais le bas de l’échelle était toujours tenu par les Classe-D qui devaient veiller à ce que la Fondation ne se ramasse pas sur le sol où elle se ferait piétiner par les entités voulant envahir notre monde. Et elles étaient nombreuses à faire la queue. Mais on ne vaudrait pas mieux qu’elles si on utilisait des enfants pour parvenir à nos fins.

Combattre le feu par le feu ne s’applique pas quand des enfants sont en jeu. Fragile, faible, inconscient, idéaliste. Tels pourraient être les adjectifs qui viendraient à l’esprit de quelqu’un de moins moral. Mais le Dr Fulton les acceptaient tous sans rechigner. Il préférait être faible qu’être un monstre.

Malheureusement, tout le monde ne pensait pas comme lui. Le Dr Fulton décida donc de se renseigner auprès des plus basses instances de la Fondation :

- Veuillez vous présenter je vous prie.

- Je suis D-1226. Lors d’une expérience avec…

- Quel est votre nom ? l’interrompit le Dr Fulton.

- Ah euh D-1226.

- Non… votre vrai nom.

- Vous voulez dire… avant ?

- Oui, avant.

L’homme se contorsionna sur sa chaise, en proie au doute. Était-ce un test ? Devait-il respecter la procédure qu’il appliquait à la lettre avant ? Était-ce sa chance de redevenir un Classe-E ? Il était sincèrement désorienté.

- Je… ce n’est pas la procédure docteur. Je ne suis qu’un Classe-D. Je… je n’ai plus d’identité.

Le Dr Fulton croisa les mains en dessous de son menton tout en observant intensément le Classe-D… Tout en observant attentivement son ancien collègue.

- Comment en es-tu arrivé là Étienne ?

- Non ! Je ne suis pas Étienne ! Je suis D-1226.

- Ce n’est pas un test et tu seras, peu importe le déroulement de cette interview, affecté à un Keter demain. Tu as l’occasion de me dire tout ce que tu sais… avant que tu ne puisses plus parler du tout.

L’homme trembla de tout son corps tout en secouant rapidement sa tête, paniqué.

- Non… NON !

Il se leva brusquement de son siège. Le bouton rouge destiné à appeler la sécurité était situé en-dessous du bureau du Dr Fulton.

Ce geste brusque le sortit de sa torpeur, mais il ne devait pas le menacer… Il le connaissait après tout, c'était… c'est…

- Je n’appuierai pas Étienne. Tu es mon ami…

- JE NE SUIS PAS ÉTIENNE VOGRAN ! JE SUIS D-1226 ! JE SERS LA FONDATION !

- Non. Tu ne la sers pas, tu lui obéis. Tu es le chien, elle est la maîtresse.

L’ancien responsable de la sécurité se rassit tout en se tenant la tête. Il pleurait de tout son soûl et des tremblements incontrôlables le prirent subitement.

- Je… C’était ma femme.

- Agnès ?

- Ou… Oui. Elle avait enfreint les règles. Elle le devait. C’était pas sa faute.

- Je te crois.

- Elle… elle ne devait pas… elle ne devait pas être punie pour ça. Pour ce connard de Classe-D.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

- Les Classe-D savent ce que c’est que la paix. Ils le savent tous. Et ils en profitent. Surtout ce fils de pute.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé Étienne ?

- Il l’a touché. Ce connard a touché ma femme. Elle s’est défendue, mais il a continué. Elle a appelé la sécurité, mais il a continué. Elle a sorti son taser, mais il a continué. Alors elle l’a tué… et il n’a pas continué. Le garde a dû payer la négligence de protection de ma femme. Et Agnès a dû payer cette perte de son poste.

- Quoi ? Mais en quoi c’est sa faute ?

- Selon cette salope de procédure, elle devait contacter la sécurité pour être affectée à un autre Classe-D. Elle ne devait pas se défendre selon ces connards.

- Quel est le rapport avec ta condition ?

L’ancien chef de la sécurité ria tout en essuyant ses larmes d’un revers de la main gauche. De l’autre, il dirigea son index vers sa tempe qu'il tapota doucement, une lueur folle s’allumant dans ses yeux rougis et secs d’avoir trop pleuré.

- Haha. En tant que membre de la sécurité, j’ai des contacts. Je l’ai fait sortir. Haha. J’ai pas réussi. HAHA… elle est morte. HAHAHAHAHAHAHA.

- Étienne…

- HAHA. Mon seul réconfort, c’est que ce fils de pute qui a utilisé son taser sur elle est désormais en Classe-D… ça me remontait un peu le moral jusqu’à hier… Ironiquement, il est plus au chaud dans sa cellule qu’avant dans son poste de garde.

- …

- Elle est morte Frédéric.

- Étienne…

- ELLE EST MORTE ! ET MOI JE DOIS PARTAGER MA PUTAIN DE CELLULE AVEC LE CONNARD QUI A BUTÉ MA FEMME ! TU LE COMPRENDS ÇA ? TU VEUX QUE JE RESTE CALME APRÈS ÇA ? TU VEUX QUE JE SERVE LA FONDATION PARCE QU’ELLE LE FAIT « POUR LE PLUS GRAND BIEN » ?

- …

- ELLE EST MORTE !… ELLE… est … morte.

- Étienne… Je peux faire quelque chose ?

- Promets-moi juste que tu ne parleras de ça à personne. Je vais faire un truc rigolo.

- Que… Quoi ?

- Promets-le moi.

- Je… oui… oui je te le promets…

- Bien.

Le Classe-D se releva brusquement et se retourna, sans un mot, vers la porte. Alors que sa main était à moins de cinq centimètres de la poignée, il regarda une dernière fois son collègue, un pâle sourire illuminait son visage baigné de larmes et marqué d’une vie trop longue… trop dure.

- Elle était formidable ma femme hein ?

- Oui… et elle l’est toujours.

- … Merci Dr Fulton.


Le 2 Mars 2017, Site Aleph.

L’agent Hindenburg était heureux.

Suivre les ordres. Éliminer ceux qui ne les suivaient pas : telle était sa vie.

Doté d’une accréditation de niveau quatre, on l’appelait amicalement « Le chien de garde de l’abattoir ». En effet, l’agent Hindenburg n’hésitait pas à user de la force sur ceux qui n’en auraient plus à la fin du mois. La nouvelle situation géopolitique avait mis de nombreux agents et militaires sur le carreau, mais les gardes les ont vite remplacés.

Cependant, tout n’allait pas bien dans le meilleur des mondes pour l’agent Hindenburg, loin de là. Les Classe-D étaient choyés comme des petits enfants… enfin comme des petits poulets bios que l’on protégeait des maladies et des insectes nuisibles pour mieux les abattre le moment venu. La question était de savoir si les éleveurs étaient mieux lotis que la marchandise. Ça… c’était une autre question que l’agent ne se poserait pas.

Pour lui, l’analogie s’arrêtait aux cafards. Pour lui, les Classe-D n'étaient que des nuisibles qui respiraient le… non… qui volaient son air et souillaient son monde de leur infâme présence.
Cependant l’agent Hindenburg n’était pas un littéraire. Il préférait utiliser des figures de style dans celle des gens qui ne lui revenaient pas. Ou juste les gens qui le regardaient trop sournoisement, trop amicalement. Non… juste les gens qui ne pensaient pas comme lui.

Il n’en restait pas moins un agent accompli qui aimait la Fondation et ses supérieurs plus que sa propre vie et celle des nouveaux arrivants. Un test pour une nouvelle génération de Classe-D. Des déchets qui vivaient dans les déchets, dans des bidonvilles, etc. Tel était le nouvel arrivage : « Les enfants de la Fondation ».

Le scénario était clair, très clair : une anomalie provoquée par un Dr lambda avait métamorphosé un cargo entier en enfants. Pour renforcer l’illusion, chaque enfant se verrait administrer un amnésique et ledit scénario ainsi qu’une identité précise. Et cela pour le 14 Mars si tout se passait bien.

Immoral ?

Bah, il deviendront bien des criminels un jour donc autant prendre de l’avance. Et puis, mieux vaut servir la Fondation que des gros tas dans un fast-food miteux. Et encore, pour celui qui aurait le plus de chance. Non. Ils auront un destin enviable en servant la Fondation. Un destin court certes, mais pourquoi vivre ? Pourquoi consommer ? Pourquoi polluer quand les seules choses que retiennent les gens à votre sujet sont de la rancœur et un dégoût à peine dissimulés ?

Les êtres humains aspirent tous à la paix. Mais les industries de l’armement, les tueurs à gages, les mercenaires… Non. Et plus récemment la Fondation SCP. Aux grands maux les grands remèdes. Mais quand les maux deviennent trop petits, vous adoptez aussi la bonne taille pour le remède : des orphelins.

Des enfants délaissés dont personne ne se préoccupe. Bonne initiative pour le budget : plus besoin d’amnésiques.

La Fondation SCP n’est pas la Fondation caritative de la Manne.

C’est complexe de trouver des assassins ? Soit. Il n’y a plus de guerre mais il y a encore des orphelinats après tout. Et ça, les O5 l’ont bien compris.

À un degré de compréhension moindre mais cependant suffisant pour appliquer ladite procédure, l’agent Hindenburg sourit en pensant à ses supérieurs. Il était très fier de servir des personnes aussi intelligentes. Ses pensées pourraient se résumer à cela :

« Ils sont malins les gars d’en haut. On a tellement l’habitude de bosser sur des trucs anormaux que maintenant, on peut justifier l’ordinaire par l’anormal. Et ils me font confiance à moi. Ils savent que je ne m’embarrasse pas d’idées stupides telles que la morale ou la justice. Après tout, ces deux concepts ont été inventés par l’Homme… non ? »


8 Mars 2017 à l’orphelinat Sainte Lucie.

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, article premier : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

En effet, on naît tous libres et égaux en droits. Mais en droits uniquement. Le reste n’est qu’une question de hasard, de chance, de malchance,… oui. Surtout de malchance pour Magalie.

Celle-ci était pauvre, sale, mal-nourrie, mais heureuse avec ses parents. Après leur mort, ce dernier adjectif disparut pour être remplacé par le malheur.

Rien n’avait changé dans sa vie, et la seule once de nouveauté qui viendra égayer sa journée sera la prochaine insulte qui sortira de la bouche de la matrone : Mme Lefèvre.

Sa vie était réglée comme du papier à musique, mais aucune note joyeuse ne viendrait interrompre la pâle mélodie du quotidien à l’orphelinat. Une musique grave et sinistre, qui, pour les oreilles averties, ne laisserait pas entrevoir l’espoir lumineux d’une vie meilleure, mais juste l’ombre nostalgique de ce qui l’eut été.

Puis, l’orchestre originel du quotidien viendrait l’arracher du lit à quatre heures du matin pour ranger le bâtiment vétuste et délabré qui avait davantage connu les éclats de verres que ceux des rires.

Néanmoins, Magalie avait de la chance dans son malheur. Le destin l’avait incombé d’un fardeau pour quelqu’un de normal, mais d’une bénédiction pour sa nouvelle vie : Magalie était laide.

Être laid est un défaut pour les humains qui recherchent la beauté pure et immaculée d’une enfant. Les proxénètes ne faisaient pas exception.

La moitié des filles de l’orphelinat y étaient passées, aucune n’était revenue.

Cela n’inquiétait pas la directrice qui recevait une commission pour chaque enfant vendu. La laideur de l’enfant provoquait le courroux des adultes qui la faisaient travailler trois fois plus dur que les autres pour compenser son apparence… peu attirante.

Une nouvelle menace apparaissait cependant à l’horizon. L’enveloppe charnelle était inutile pour ceux qui n'étaient intéressés que par l’intérieur. Les organes étaient toujours demandés et la directrice acceptait toujours, peu importe le prix.

Une bouche de moins à nourrir, en somme. Car les opérations clandestines n'étaient pas sans danger, et un vulgaire vendeur ne pouvait opérer et garantir la survie, c’était l’un… ou l’autre.

Pour Magalie, c’était une échappatoire qui correspondait à ses attentes. Mourir dans son sommeil. On arrachait ses organes en même temps qu’elle de sa vie misérable. Le destin était cependant aussi joueur qu’un chaton avec une pelote de laine puisqu’un nouveau type de transaction avait été conclu avec elle.

- Viens ici laideron. dit Mme Lefèvre tout en tirant la petite fille aux yeux vides par ses cheveux roux sales.

- …

Magalie avait l’habitude. C’était ça sa vie.

Elles se dirigèrent toutes les deux vers le bureau de la directrice… Enfin “bureau” était un euphémisme puisque le contraste entre l’orphelinat et le bureau était… anormal. L’anormal s’expliquait ici par la cupidité de Mme Mourne qui préférait embellir son bureau que prendre soin des enfants… non… de sa marchandise si précieuse.

- Bonjour petite. Assieds-toi, je te prie.

La pièce était aussi surchargée qu’à son arrivée il y a quatre ans. Des photos. Des centaines de photos. Des sourires échangés, des mains serrés, des dollars passant dans celles-ci tandis que Magalie observa les personnalités influentes qui avaient pris part à ce sombre commerce humain… non… Inhumain. C’était eux qu’il fallait enfermer, pas les autres.

- Je vois que ce cliché de ma personne en compagnie de Frederic Simons t’intéresse. Mais j’ai bien peur qu’avec toutes tes économies, tu ne puisses même pas t’offrir le luxe de, ne serait-ce, que rester dans la même pièce que lui. Comparé à moi. Mais ne t'inquiète pas, j’ai de quoi payer ce petit service et tu vas m’écouter ma petite.

Un sourire qui n’augurait rien de bon illumina son visage couvert de rides partiellement cachées par un anti-âge valant sûrement autant que sa propre vie… Non, c'était ridicule de penser cela, bien sûr qu'il valait plus.

- Oui Madame.

Elle s’appuya en arrière sur son fauteuil, lequel était orné de signes inconnus sur le dossier. Et cela tout en croisant ses mains couvertes de bagues ne laissant entrevoir aucune parcelle de peau sous son menton pointant vers le visage neutre de Magalie.

- Comme tu le sais, tu es… assez peu attirante pour nos amis commerçants. Mais heureusement pour moi, quelqu’un veut bien de toi.

- …

Magalie ne prit pas la peine de demander qui. Elle n’avait pas assez d’argent pour s’acheter de quoi fumer (et elle n’avait aucune envie d’avoir un cancer), et sa condition physique lui offrait des poumons en or. Enfin, cet or n’avait que peu de valeur pour la directrice, mais tout est bon à prendre pour une poignée de dollars.1 Et une vente peut se conclure sans l’aide d’armes qui ne sont souvent là que pour signifier à l’autre que l’on sait s’en servir si le besoin s’en fait sentir.

- Des petits Messieurs m’ont fait une offre très généreuse te concernant pour t’emmener en Europe. En France pour être plus précise. En compagnie d’autres enfants comme toi à bord d’un cargo du gouvernement.

- …

Cette fois, Magalie était bouche bée. Le gouvernement ? C’était la paix, non ? Pourquoi faire ça ? Pourquoi acheter des orphelins ? Des esclaves ? Des cobayes ? Une élimination des pauvres qui étaient, dans ce monde rutilant, une plaie, une pustule à la surface ? Magalie ne saurait le dire. Si le gouvernement s’y mettait aussi…

Un véritable conflit intérieur se déroulait sous les yeux de la directrice qui n’avait cure de l’enfant perturbée en robe bleue qui se tenait devant son bureau en acajou. Magalie ne l’écoutait cependant plus.

- … 50 euros pour une enfant ! Tu te rends compte ? Une véritable fortune pour un déch… hum… un cas comme le tien. Le plus généreux de nos amis commerçant ne nous as offert que 25 dollars pour trois filles ! Je ne pouvais alors décemment pas vivre comme je le fais actuellement. Bon ! C’est décidé ! Tu devais normalement partir pour la fin du mois, mais les petits Monsieurs veulent que tu partes dès demain ! Tu dois faire bonne impression alors mets tes plus beaux atours pour… t’arranger du mieux que tu le peux. Et retrouve-moi demain, à treize heures. Hum… Angélique ?

- Oui Madame ? répondit la matrone en me toisant férocement au-dessus de sa vieille paire de lunettes cerclées de fer.

- Tu veilleras à ce qu’elle ne fasse aucun effort.

La bouche d’Angélique se contracta en une mimique ahurie tout en passant rapidement de la directrice, désormais debout, à l’enfant qui, à l’idée de ne plus effectuer de tâches ingrates, leva ses yeux vairon vers la directrice visiblement très fière de son effet.

- Mais elle est…

- Tatata ! C’est la meilleure affaire depuis deux ans ! Je ne veux pas qu’elle se retrouve raide morte comme l’autre cruche d’il y a une semaine ! Ça m’a coûté une fortune auprès de ces abrutis des services sociaux. Plus que d’habitude en plus. “On ne peut pas. On ne peut pas.”, “Il faut faire bonne image. Il faut faire bonne image.” . S’exclama-t-elle tout en faisant des grands gestes censés représenter des grands primates ou un autre taxon qu’elle jugerait stupide.

- Quelle cruche ?

La directrice et la matrone échangèrent un regard de pitié manifeste, ainsi qu’une légère anxiété devant cette enfant trop curieuse de savoir ce qu’il y avait dans le placard. Quitte à y mettre son cadavre également. Enfin, ce serait stupide ici. Une marchandise de cet acabit.

C’est alors que Magalie se souvint que Jessica, destinée à être vendue à Maxente, “l’ami commerçant” spécialisé dans le proxénétisme, s’était fait amener à l’infirmerie suite à une mauvaise chute…

Elle ne reviendrait pas.

La vie est parfois joueuse, mais elle peut aussi être cruelle. Un chaton qui joue avec les cadavres pour s’amuser. Un chaton qui veut intérieurement te tuer de toutes les manières qui existent pour y parvenir. Un chaton qui néglige ses proies, mais qui a un minimum de respect pour son maître. Oui.

La vie est un chaton.

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