Joey se fait un nouvel ami
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"Hé."

Une voix fit son chemin à travers le néant jusqu'aux oreilles de Joey. Joey la remarqua d'abord, puis eut du travail pour se souvenir de qui il était et de ce qu'était les oreilles.

". Sale gueule."

Une sensation de petits coups dans le flanc de Joey. Pas douloureuse, mais insistante. La voix était masculine, rêche, comme si son propriétaire fumait neuf paquets par jour et avalait un verre de lames de rasoir tout les matins. Joey lui trouvait quelque chose de familier.

"Est-ce que t'es mort ? T'as vraiment l'air mort. Mort depuis deux mois, probablement. Si t'es mort, je vais prendre toutes tes affaires. J'avoue que j'ai aucune idée de ce que je vais faire avec un foutu gros avion mais hé, je suis quelqu'un d'entreprenant."

Joey réalisa que ses yeux était fermés, son visage enfoncé dans la terre et son corps très, très lourd. Joey se souvint de son nom, puis de ses amis. Il se souvint des beaux arbres et se rendit compte qu'il pouvait maintenant entendre leur chant, s'il louchait un peu avec son esprit. Il se souvint des choses qui lui étaient arrivées, et de ce qu'il avait fait arriver aux autres choses.

Il se souvint des crocs faits de vent et de la douleur qu'ils lui avaient causé.

"Si t'es vivant et que tu veux pas que je prenne toutes tes affaires, beugle comme une vache. Si t'es vivant et que je peux avoir toutes tes affaires parce que t'es juste le genre de mec généreux, gargouille comme un vieux sage poisson-chat. Si t'es mort, reste comme tu es."

Joey dit, "Mmph."

"Euh. Ouais, c'était plus un "caribou vexé" ce qui, si tu te souviens bien, n'était pas dans la liste des options. C'est bon, vas-y, réessaye. Souviens-toi, les poissons-chats n'ont pas de poumons, alors … utilise bien ton nez."

Joey appuya sur ses bras et se tira hors du sol. Ses articulations et ses tendons craquèrent et claquèrent. Il se retourna sur son dos sans aucune grâce, puis s'assit et ouvrit les yeux.

La première chose qu'il vit fut le soleil, confortable dans son coussin bleu ciel. Il se comportait comme Joey pensait qu'il le ferait et l'aveugla immédiatement. Quelques nuages arrivèrent au même moment dans un acte de gentillesse extrêmement suspect et affaiblirent la lumière éblouissante afin que les yeux de Joey puissent s'ajuster.

Les arbres étaient tout autour, comme ils l'avaient été. Tout comme l'herbe, majoritairement verte, à l'exception d'une partie noire et brûlée un peu plus loin.

Il y avait aussi un mec.

Le mec était maigre, et plus grand que Joey. Il portait un casque en métal et un long manteau ample fait de la même matière que la veste de Joey, les manches retroussées. Il avait un gros fusil dans les mains, mais il ne le pointait pas sur Joey. Sa peau et son visage n'étaient pas roses et jolis, comme les gens de l'extérieur. Sa peau était sombre, verdâtre et ravagée, avec des yeux glauques et un nez qui n'était qu'un trou vide.

Comme Joey.

Le gars dit, "Merveilleux. Et moi qui pensait que ça allait être le début d'une belle amitié. Bon, au moins t'es vivant. C'est … juste génial. Tu peux parler français, ou juste homme des cavernes ?"

Joey cligna des yeux et dit, "On est cousins ?"

Le gars cligna aussi des yeux. "J'en doute. Je t'ai jamais vu aux réunions. Quoiqu’avec une gueule pareille, ouais, peut-être qu'on est deux éloignés, qui sait. En dehors de la laideur générale, t'as l'air de t'être plongé dans une broyeuse à bois. Et de t'être endormi dans un haut-fourneau. Et puis tu t'es battu douze fois avec un genre de client sympa, peut-être moitié ours grizzly, moitié tronçonneuse ? Tu vas bien ? T'as un nom ?"

Joey n'avait pas compris la plupart des mots que le type avait dit, alors il opta par défaut pour son approche standard.

"Je suis Joey. Tu veux être ami ?"

Le gars cligna encore des yeux et siffla. "Wow. Tu parles couramment l'homme des cavernes. C'est impressionnant, étant donné que c'est une langue morte et tout. Okay. T'as l'air d'être un mec qui apprécie la brièveté. Les phrases courtes. Une, euh … économie de pensées. Ça fera gagner du temps, je crois. Est-ce que c'est ton avion, Joey ?"

Joey se retourna, regarda son avion, regarda à nouveau le mec et sourit avec fierté. "Ouaip. J'l'ai fabriqué tout seul."

"Pardon ? Tu l'as fabriqué ? Tout seul ?"

Joey acquiesça, toujours heureux de parler de son artisanat. "Ouaip. Ça m'a pris toute une année. Il a quatre moteurs ! C'est beaucoup plus qu'un seul, alors il va vraiment vite. Mes potes disaient qu'ils pouvaient m'aider, mais j'voulais voir si j'pouvais le faire tout seul. Et j'l'ai fait. C'est la meilleur chose que j'ai jamais fait. Son nom c'est Oiseau Miroir, parce que euh … brillant. Et parce que oiseau. Les oiseaux c'est joli."

Le mec laissa tomber son arme sur le côté et porta une main à son casque pour se gratter la tête. "Okay. Okay, c'est euh … pas mal de choses à encaisser. D'abord, comment t'as fabriqué un avion tout seul ?"

Joey sourit. "Surtout en frappant."

Le type enleva son casque et se massa la tempe en fermant les yeux. "Bien. Bien, okay."

Il resta silencieux pendant un moment, avec une expression que Joey associait à une intense réflexion. Joey profita de l'opportunité pour regarder les choses qui l’intéressait, ce qui était plus ou moins tout ce qu'il pouvait voir. Il ne pouvait pas dire si le soleil se levait ou se couchait. Est-ce que ça avait changé ? Était-il toujours dans la même direction ? Joey ne pouvait se souvenir d'un moment où le soleil avait fait quelque chose de différent, mais il supposait que n'importe qui s'ennuierait probablement à marcher tout les jours sur le même chemin pour aller et venir au travail.

Le mec remit son casque en arborant une expression déterminée. Son arme n'était plus là. Joey n'avait pas vu où elle était passée ; elle avait juste disparu.

"Okay. Okay, très bien, très cher Joey. Alors tu as volé ici ? D'où est-ce que tu es venu ?"

"J'suis venu de la maison. J'ai volé au nord-est pendant presque onze heures."

Le mec confus plissa son front et fronça des sourcils, regardant le sol et mettant ses mains sur ses hanches. "Volé … putain de maths. Okay. La vitesse normale d'un avion c'est probablement … et sud-ouest … alors quoi, Nouveau Mexique ? Arizona ?"

"J'sais pas ce que c'est que tout ça."

Le mec soupira. "Est-ce qu'il fait chaud là d'où tu viens ? Beaucoup de sable, pas d'herbe ?"

Joey acquiesça. "Oui. Et pas d'arbres. Probablement parce qu'il y a pas assez de bois pour en faire."

Le mec acquiesça également. "Bien. Okay, quel bordel est dans … Oh. Oh merde." Ses yeux, embués et jaunes, s'écarquillèrent dans leurs orbites enfoncées. "Est-ce que euh … Joey, est-ce que ta maison a un mur tout autour ? Un grand blanc ? Avec des mecs à l'extérieur qui ont dit à toi et tes amis de rester dedans ?"

Joey acquiesça encore. "Ouaip ! Comment tu sais ça ?"

"C'est compliqué. Merde. Merde merde merde. Enfoiré de bordel de cul de pompe à merde."

Il enleva son casque et recommença à se frotter la tête, faisant les cent pas. Il semblait soudainement inquiet, et Joey ne comprenait pas pourquoi, mais il voulait aider, s'il le pouvait.

Joey se renfrogna. "Quequ'chose ne va pas ?"

L'homme dans le manteau arrêta de marcher et s'approcha de Joey, le regardant droit dans les yeux.

"Écoute Joey, tu veux rentrer chez toi ? Bientôt ? Probablement, je sais pas, dans les prochaines heures ?"

Joey se renfrogna plus fermement. "Oui. Mais j'peux pas. Il y a des choses que j'ai besoin d'faire et j'ai pas encore trouvé c'que c'est."

"Okay. Debout alors." L'homme tendit sa main pour une raison ou une autre, et Joey la prit, ne voulant pas paraître impoli. L'homme essaya de le lever, mais Joey resta assis sur le sol.

"Oh mon Dieu, combien tu pèses ?"

"Presque 450 kilos. Combien tu pèses ?"

"Comment est-ce que c'est. Quel genre de. Quoi. Juste lève-toi, ok ?"

Joey se leva.

"Okay. Je m'appelle Gary. On peut être amis. Les amis se font confiance, hein Joey ? Alors écoute. Tu sais, ces mecs qui étaient de l'autre coté du mur, là d'où tu viens ? Ils te suivent. Ils vont droits sur ton cul. Ils ont probablement traqué ton avion et ont probablement les yeux de leurs satellites sur nous en ce moment même. Dans l'espace. Des yeux de l'espace, Joey. Ils sont en chemin pour venir ici et s'ils t'attrapent, ils vont te ramener chez toi. Et ils te laisseront jamais repartir. Et ils vont probablement te vider le cerveau ou un truc dans le genre pour faire bonne mesure."

"Comment ça ? Mon cerveau ne fonctionnerait pas très bien s'il était vidé ? C'est, euh … inlogique."

"C'est juste ce qu'ils font. Tu n'étais jamais censé partir, mais tu l'as fait, alors ils vont faire tout ce qu'ils peuvent pour te ramener."

"J'pense pas. Ces mecs sont plutôt sympas. Ils nous donnent des voitures et du matos."

Gary soupira une fois de plus. "Écoute. S'ils l'ont fait, ils l'ont seulement fait pour vous garder contents et distraits pour pas que vous pensiez à partir. Mais il semblerait que ça n'a pas fonctionné sur toi. On est amis Joey, les amis se font confiance. Alors fais-moi confiance quand je dis que ces mecs sont une mauvaise nouvelle et qu'on doit bouger. Maintenant."

Joey se renfrogna. Ça ne faisait pas beaucoup de sens pour lui. Il avait besoin de temps pour penser à tout ça.

"J'ai besoin de temps pour penser à tout ça."

"Il n'y a pas le temps pour penser à tout ça. Ils doivent être quelques heures derrière toi, au mieux. La Fondation déconne pas. Ça fait combien de temps que t'as atterri ici, mon pote ?"

Joey réfléchissait à ça.

"Euh. Ben. Le soleil devenait sombre quand j'ai atterri. Et puis j'ai regardé les arbres pendant un moment. Et puis le monstre invisible géant s'est montré. Il a essayé de me manger, alors j'ai dû le combattre. Il m'a fait vraiment très mal et j'crois que j'suis presque mort, mais j'ai explosé et puis je l'ai frappé tellement fort dans sa face qu'il a explosé. Et puis j'me suis endormi."

Gary resta silencieux un court moment, puis n'était plus silencieux du tout.

"Qu'est ce que c'est que ça, une putain d'énigme ? Est-ce que tu te souviens depuis combien de temps tu es ici ou pas, Nostradamus ?"

Joey se renfrogna encore. "Mon nom c'est Joey, tu te souviens ?"

Gary hurla. Puis il pris de grandes inspirations et se dit à lui même, "Est-ce que l'avion fonctionne, Joey ?"

Joey y réfléchissait. Il marchait probablement. Il aurait quelques vérifications de systèmes à faire, mais il n'avait pas l'air endommagé par le vol.

Oh. Mais il y avait une chose.

"Je pense bien, mais il a besoin de carburant."

Gary roula des yeux avec exaspération. "Ben, on est au milieu des bois dans le putain d'Ontario, alors je pense pas qu'on va trouver un aéroport tout de suite. On va devoir le laisser."

Joey fronça les sourcils. " Non."

Le grand mec lança un regard oblique, puis se pencha un peu vers Joey. "Non ? Est-ce que t'écoutes ? Ton avion ne va pas décoller sans essence. Il n'y a aucun moyen d'obtenir de l'essence. Alors ton avion ne va pas décoller. On devra le laisser derrière, a moins que tu ne puisses d'une manière ou d'une autre le rentrer dans ta putain de poche."

Joey secoua la tête, catégorique. "Non. Ça m'a pris toute une année pour construire l'Oiseau Miroir. C'est ce que l'Patron voulait. C'est la seule chose que j'aie jamais faite. Et c'est comme ça que je trouverai la voie pour mes amis. J'le laisserai pas. C'est un très bon avion et je l'aime beaucoup. J'le remplirai moi même."

Gary cligna à nouveau plusieurs fois des yeux. "Et euh, comment est-ce que tu proposes de faire ça exactement ? La soute est pleine de carburant en rab' ?"

Un autre secouage de tête. Joey ne pouvait pas se souvenir d'un moment dans sa vie où il avait eu à dire "non" autant de fois. Gary semblait être le genre de personne à qui on dit "non".

"Non. C'est plein de cigares, de haches lance-flammes et ma moto. Mais j'peux faire le plein de l'Oiseau. Viens, j'vais te montrer."

Gary soupira. "Bon, au moins t'es un mec qui comprends ce que sont les plaisirs de la vie, à défaut d'autre chose. Ok, je vais jouer le jeu, mais tu ferais bien de te dépêcher. On a pas beaucoup de temps."

Joey et Gary entrèrent dans la soute. C'était un grand espace de métal qui occupait la plus grande partie du ventre du bombardier. La moto noire de Joey était arrimée à quelques supports de sécurité au mur le plus éloigné. Le mur à gauche tenait le râtelier de haches lance-flammes que Joey avait lui-même construit, ainsi que des caisses de conteneurs de carburant pressurisés. Le mur de droite était plein de boîtes de cigares, de cigarettes et de quelques fût de soupe d'huile de Chef, dont Joey mangeait joyeusement un bol de temps en temps.

Dans un coin de la cale situé près du nez de l'avion se situait une chaise en métal maladroitement soudée, sur laquelle Joey s'assit. Il attrapa un côté et tira ce qui ressemblait à une lance à incendie, dont une extrémité était attachée à un raccord dans le sol. L'autre extrémité dans la main de Joey ne ressemblait pas à une lance normale. En lieu et place des filetages et du fixateur, il y avait une aiguille brillante en métal, pas très différente de celle d'une seringue.

Gary la regarda d'un air livide. "Joey, qu'est-ce que c'est que ce truc ?"

Joey ne dit rien. Il remonta simplement la manche de sa veste en cuir salement brûlée et enfonça directement l'aiguille dans son bras.

Il y eut un bruit de pression relâchée. Le tuyau se raidit légèrement, et du fluide put être entendu s'écraser dans un réservoir quelque part sous leurs pieds. Une légère odeur de pétrole pointa dans l'air.

Joey dit, "De l'essence. Ça devrait pas prendre longtemps. On va où ?"

Gary eut quelques pensées à ce moment. Malheureusement, ces pensées se percutèrent toutes simultanément à une intersection quelque part dans son vieux cerveau, et ce carambolage ardent n'était pas quelque chose qu'il pouvait articuler proprement. Alors il abandonna. Son cerveau n'avait pas de caserne de pompiers.

"Euh. Je sais pas encore. Loin d'ici, jusqu'à ce qu'on puisse avoir un meilleur plan. Joey, ces mecs ne vont pas s'arrêter tant qu'ils t'auront pas ramené chez toi."

Joey baissa la tête. "Pourquoi ? J'suis pas très important."

"Tu euh, l'es, pour eux. Ils vont te suivre et te suivre et quand ils te rattraperont, ils vont te capturer et te ramener. Ils vont te remettre derrière ce mur où tu as commencé."

Joey pensait à tout ça. Ça avait l'air très étrange. Les mecs dans les blouses blanches et les armures noires avaient dû s'énerver quand il était parti. Mais pourquoi ? Joey n'était pas un prisonnier. Il ne faisait de mal à personne. Joey n'avait jamais voulu faire de mal à personne de toute sa vie, sauf ce monstre de vent. Mais Joey n'était même pas sûr qu'il y ait vraiment eu de "personne" avec qui discuter, et il avait essayé de le raisonner.

Attends. Raisonner. Oui. Bien sûr, c'était tellement simple. Les mecs de l'extérieur étaient intelligents. Vraiment intelligents. Bien plus que Joey. On pouvait le savoir parce qu'ils portaient des lunettes, avaient de vrais nez et beaucoup de stylos dans leurs poches. Personne n'aurait autant de stylos inutiles à moins de savoir comment utiliser chacun d'entre eux et de vraiment les apprécier, ce que seules des personnes intelligentes font. Alors si c'étaient des personnes super-intelligentes …

"Pourquoi pas juste leur parler ?"

Gary regarda Joey comme s'il était un idiot. Joey, sachant pleinement à quel point il était un idiot, comprit ceci et compatit.

"Ha. Hahaha. Oh, très bien. Tu veux leur parler ? Tu ne, euh … tu ne comprends pas, n'est-ce pas Joey ? N'est-ce pas ? Est-ce que tu comprends, Joey ? Est-ce que tu comprends quelque-chose à tout ça, Joey ? Résous-moi ça, Kasparov, est-ce que tu sais au moins d'où tu viens ? Est ce que tu sais quel âge tu as ? Est-ce que tu as la moindre idée de la situation là-dehors, et d'à quel point c'est putain de dangereux ? Et est-ce que tu sais que t'es en train de te faire utiliser par un putain de connard qui fait semblant d'en avoir quelque chose à faire de toi ? Est-ce que tu saisis, Joey ? Est-ce que tu comprends ?"

Les yeux de Gary étaient grand ouverts, et il s'était approché très près. Joey le regarda dans les yeux avec confiance, complètement certain de sa réponse. Il n'avait jamais été aussi sûr de quelque chose de toute sa vie.

"Pas du tout."

Gary leva les bras et s'éloigna un peu, marchant en cercle. "Bah c'est juste foutrement grandiose, Galilée. C'est juste la meilleure putain d'histoire jamais racontée, et en trois mots. Tellement putain de vrai." Il alla au bord de la soute, regardant les arbres en tournant le dos à Joey.

Joey pouvait entendre un bruit. C'était un bruit discret. L'un de ceux qui commencent silencieusement, mais qui deviennent plus forts. Il ne le reconnaissait pas. Il sonnait un peu comme une abeille, mais si l'abeille était très, très grosse et très énervée à propos de quelque chose.

Il y eut un bruit bien plus proche, le claquement d'un briquet. Gary tourna légèrement la tête, son corps baignant dans la lumière du soleil. L'extrémité de son cigare brillait presque aussi fort.

"Bon. On est amis maintenant, n'est-ce pas ? J'imagine qu'on va faire ça à notre manière. Tu dis que tu veux leur parler ? Faire voir à la Fondation la lumière à laquelle ils sont restés aveugles pendant des centaines d'années ? Okay. Aujourd'hui, c'est ta chance. Ils sont déjà là."




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Joey se fait un nouvel ami

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