Hoshito et le projet Shufuku
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23/03/2004 à 16:58

Bonjour à tous, amis du paranormal ! Je m’appelle Hoshito, j’ai 12 ans, et je suis nouveau ici. Ça fait un moment que je regarde ce forum et j’ai toujours eu envie de publier un truc mais j’ai toujours eu peur. Mais j’ai croisé un truc trop zarbi pendant que je me promenais pas loin de chez moi, et j’ai réussi à prendre des photos avec le nouvel appareil que j’ai reçu à mon anniv, alors je devais en parler ici. Donc j’habite dans le petit village de [NOPE], et en gros avant il y avait une grosse usine. Mais depuis elle a été abandonnée, mon papa dit "délocalisée en chine". Attendez j’ai pris une photo. Je la mets en bas.

C’était un truc pour les poules je crois. Il y a un gros silo après tout. Pour les céréales comme ça ils les nourrissent. Mais les silos sont hyper immenses, je me suis demandé si l’usine ne voulait pas rendre les poules obèses. Ça ferait plus de poules pour les yakitoris1. Oui du coup pardon je m’égare. Donc en gros je me promenais et j’ai cru entendre un truc près de vieux hangars. Maintenant que j’y pense peut-être que c’était une poule qui avait faim après que l’usine a été délocalisée en chine. Donc j’ai traversé les herbes mouillées et je suis allé voir les hangars. Mon papa m’a toujours prévenu de ne pas trop quitter les chemins mais ma curiosité d’aventurier a pris le dessus. Il y avait même un gros trou dans la grille, alors ça se trouve c’est un gentil yōkai2 qui m’a ouvert la voie. J’ai pris une photo des hangars pardon j’ai oublié de la mettre.

Je me suis approché des hangars à pas de loup, parce que ça se trouve c’était la maison du yōkai. Je dis ça parce qu’il y avait plein de canettes, de bouteilles et de cigarettes éteintes, alors si ça se trouve il s’était établi ici. En tout cas il dormait peut-être, parce que j’ai croisé personne. C’était hyper vide, ça faisait ultra peur. Mais j’étais allé près des hangars, alors je devais trouver le bruit. Bon bah sans surprise j’ai rien trouvé, même pas une poule, dommage j’aime bien les poules, surtout les ailes.

Mais là par contre, il s’est passé un truc très très bizarre. En gros je voulais prendre une nouvelle photo plus proche des hangars pour voir comment mon nouvel appareil réagissait à la distance. Et là je suis pas sûr de ce qu’il s’est passé, peut-être que c’est juste normal pour un appareil photo mais il s’est passé ça.

C’est hyper flou et bizarre, et vu que mon appareil est neuf je pense pas que c’est sa faute. En fait j’espère que c’est pas sa faute parce que ce serait bête du coup, d’avoir un appareil photo tout neuf qui marche plus. Mais du coup vous en pensez quoi ?! Vous pensez que c’est un bug ou peut-être qu’il y a des experts qui pourront me dire ce qui se passe avec mon appareil.

Voilà c’est tout pour moi. では !3

ADMIN_ASTRONAUTBOY - 23/03/1994 - 17:04

Correction de fautes. Et tu veilleras à ne plus révéler d’informations personnelles, merci.

次元転移装置 - 23/03/2004 – 17:49
C’est très étrange. Je m’y connais en appareils photos et je n’ai jamais vu cet effet. Tu penses que tu pourrais y aller encore pour voir s’il y a autre chose ?

H0shit0 - 23/03/2004 – 17:52
Bien sur, j’y retournerais demain par contre. Il faut que je dormes !

« CET UTILISATEUR A ÉTÉ BANNI » - 23/03/2004 – 18:35
Wah trop bizarre ! Enfin un vrai █████ de truc sur ce forum de ████.

ADMIN_ASTONAUTBOY - 23/03/2004 – 18:41
Tu as eu ton dernier avertissement hier. Ne reviens plus sur mon site.


CHARGEMENT…


ADMIN_ASTRONAUTBOY : Vu ton âge, je peux excuser les fautes, en revanche tu éviteras de publier des informations trop personnelles comme ton adresse à l’avenir, merci.

H0shit0 : Pardon pardon pardon !!! Je promet que je ferai plus attention !!

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Heureusement que je suis arrivé sur ta publication avant le reste. C’est une publication intéressante d’ailleurs.

H0shit0 : Vous trouvez ?

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Oui. Mais si tu retournes à ces hangars, tu feras bien attention. Peut-être que le yōkai n’aime pas trop les étrangers.

H0shit0 : D’accord monsieur, je vous le promez.


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24/03/2004 à 17:02

Coucou, amis du paranormal !

Je sais pas si vous vous souvenez, mais hier je suis allé visiter des hangars abandonnés mystérieux où j’avais entendu un bruit bizarre. Bon j’ai découvert que c’était pas une poule mais peut-être un mystérieux yōkai qui habitait là-bas. Mais ce serait un yōkai très contradictoire, parce qu’il laisse entrer les gens mais les empêche de prendre des photos. Mais justement, je suis allé voir à l’intérieur et il y avait un truc énorme que je pense être la maison cachée du yōkai.

Du coup peut-être que vous vous souvenez mais j’ai pris une photo de l’extérieur des hangars et elle était toute floue. Après avoir cherché un peu autour des hangars j’ai trouvé quelques plaques de métal abîmées que j’ai pu les soulever pour entrer (les portes d’entrées étaient trop lourdes pour que je les bouge). À l’intérieur du coup c’était juste vide avec des caisses de bois, vides aussi, qui traînait par-ci par-là. Et puis en fin de compte les portes étaient juste bloquées par des barres en fer. Mais en explorant encore, j’ai trouvé une grande maison, à l’intérieur du deuxième hangar.

Je sais que ça a l’air débile, mais je vous jure que c’est vrai. En fait c’était pas vraiment une maison, je ne pouvais pas voir toute la maison, que la façade avant et le jardin avec une fontaine. On aurait dit qu'elle était incrustée dans le hangar avec une grosse lumière blanche. Si je vous le décris c’est parce qu’en fait je n’ai pas pu prendre de photos, c’était complétement flou et moche. Du coup je vous ai fait un dessin de mémoire, et je l’ai pris en photo le voilà.

Je ne sais pas trop quoi penser de cette découverte, j’espère que le yōkai n’a pas été trop énervé que je me rapproche de sa maison. Dites-moi ce que vous en pensez !

では !4

ADMIN_ASTRONAUTBOY - 24/03/2004 – 17:15
Correction de fautes.

プロトンパック – 24/03/2004 – 17:18
C’est marran. Si s’est vrai ce serai peut être magique come dans les film de Miyazaki. T’as peut étre regardé un peu trop la téloche lol

H0shit0 - 24/03/2004 – 17:22
Mais c’est vrai ! Pourquoi j’inventerait un gro truc comme ça ?

プロトンパック – 24/03/2004 – 17:25
Ouais t’es qu’un gros mytho en faite. Tu penses m’avoir avec ses ██████ ?

ADMIN_ASTRONAUTBOY - 24/03/2004 – 17:15
Tu me feras plaisir d’éviter les insultes gratuites à l’avenir.


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H0shit0 : Mais vous avez vu comm il est méchan ?

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Oui j’ai vu. Il y a beaucoup de gens qui ne viennent sur ce site que pour l’insulter, le forum et ses utilisateurs. Mais ignorons-le, il ne vaut pas notre temps.

H0shit0 : Est ce que c’est enervant de geré un forum comm ça ?

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Pas spécialement énervant, c’est plus frustrant. Surtout quand on tombe sur des gens comme ça. Il faudrait trouver un nom à ce genre de personnes. Et puis, tu as vu ce qu'on doit faire avec les images. Le code c'est embêtant.

H0shit0 : S’est dommage, j’aimes ce forum. Quest ce que tu as penser de ma publicassion ?

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Elle était bien ! Mais c’est bel et bien réel ce que tu montres ?

H0shit0 : Oui bien sur ! Jamais je n’inventerais des trucs paranormals.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Hmmm… Qu’est-ce que tu penses faire de cette découverte ?

H0shit0 : Je pense quil ya encore des choses à voire. Je vais retourner là-bas ce soir, apres que mes parents ce sont couchées.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Tu es sûr de vouloir faire ça ? Et si c’était dangereux ?

H0shit0 : Le danger, je lui rit au nez ! Ha ha !

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Sois tout de même prudent.

H0shit0 : Oui d’accord monsieur.

H0shit0 : Monsieur ?

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Oui ? Alors, qu’est-ce que tu as trouvé ?

H0shit0 : Je pense que j’ai vue un truc que j’était pas censé voire.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Qu’est-ce que tu veux dire ?

H0shit0 : Attendez je vais faire une publicassion.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : D’accord…


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25/03/2004 à 11:14

Bonjour à tous.

Je suis celui qui a trouvé les hangars et une maison à l’intérieur. Et du coup ma curiosité était trop forte et je suis retourné aux hangars pour explorer un peu plus. Je suis rentré par le même chemin qu’avant, en soulevant les plaques de fer, et je suis retourné devant la maison. Mais dans le jardin, il y avait une fille. Elle était habillée avec des habits médiévaux, un kimono rose clair et des cheveux noirs noués. Elle était aussi très jolie, je suis resté pour la regarder un moment. Je pense qu’elle tissait un vêtement ou quelque chose comme ça. Elle était très concentrée, je ne pense pas qu’elle m’a remarqué, ou alors elle m’ignorait. Peut-être aussi qu’elle ne pouvait pas me voir ou m’entendre, je crois que c’est plus ça.

Je me suis relevé pour la regarder d’un autre angle, quand tout à coup j’ai entendu les plaques de fer se relever. Je suis vite allé me cacher derrière des caisses à l’opposé du mur avec les plaques et j’ai laissé à peine dépasser mes yeux pour voir.

Deux hommes étaient entrés. Ils étaient habillés en pantalon noir avec un gilet et un T-shirt noir et gris. Ils avaient des lampes torches dans les mains et des gros couteaux sur leurs ceintures, je pense que ça s’appelle une machette. Ils se sont avancés vers la maison, j’avais peur qu’ils fassent du mal à la dame. Mais ils l’ont juste regardée un instant, avant de dire un truc et de partir vers les portes au fond. Ils ont retiré les barres de fer qui les bloquaient, avant de taper sur les portes. Puis un gros camion les a poussées de l’extérieur pour entrer. Mais le camion a reculé et à la place une camionnette est entrée, pour venir se garer juste devant ma cachette. Je me suis recroquevillé encore plus, j’avais super peur. J’ai entendu des portières s’ouvrir et des gens sortir en parlant, mais je ne sais pas ce qu’ils ont dit, j’avais trop peur pour bien écouter.

J’ai entendu plein de gens s’en aller, donc j’ai supposé qu’ils étaient tous partis et je me suis relevé au-dessus des caisses très très doucement. La camionnette m’empêchait de bien voir la maison, mais vu que les deux portes des côtés étaient ouvertes j’ai pu voir un peu quand même. Il y avait plusieurs personnes qui entouraient la maison et qui regardaient la femme. De ce que je voyais, il y avait un chef qui donnait des ordres et des scientifiques qui mesuraient et qui observaient la maison. Je suis resté à les regarder pendant quinze minutes au moins, avant que le chef crie à l’un des gars qui était entrés par les plaques de lui apporter une copie des documents à l’intérieur de la mallette bleue dans la camionnette. J’ai changé un peu de position pour ne pas que le gars avec la machette me voie. Il est entré dans la camionnette et j’ai vu où il a pris des papiers. Quand il est reparti, je suis vite entré dans la camionnette pour aussi prendre des papiers.

Je ne sais pas trop ce que j’ai vu. Quand ils sont tous partis je suis reparti aussi.

ADMIN_ASTRONAUTBOY - 25/03/2004 – 11:21
Correction de fautes.

プロトンパック – 25/03/2004 – 17:24
Ouah c’est des truc de conspiration et des secrets gouvernementaux tous ça ! Il fau que tu nous en montrent plus !

H0shit0 – 25/03/2004 – 17:34
Je ne sait pas, on va voir.


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ADMIN_ASTRONAUTBOY : Est-ce que ce que tu as publié est vrai ?

H0shit0 : Oui je vous le jure.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Tu parles de documents, tu les as ?

H0shit0 : Oui attendez je voue envoies une photo. 199403242241542.png


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Opération Shūfuku, 2004

But : Grâce à la fenêtre temporelle de cette zone industrielle désaffectée au sud-ouest de Kawasaki, le but de l’IJIEPA est de ramener un sujet des temps médiévaux et glorieux du Japon, dans le but d’en apprendre plus sur la société féodale nippone. C’est une occasion en or de découvrir plus en détail le passé du Japon.

Cette opération est surveillée et menée par le Kakure Shogun Raijin Kobayashi. Nos experts, dont le scientifique en chef Asa Watanabe, ont déduit que les conséquences d’une brusque fluctuation temporelle était négligeable sur l’environnement et le corps humain. Cette opération est donc sans danger et ne peux qu’apporter de superbes informations véridiques aux historiens du Japon.

Ressources : Outre la fenêtre temporelle des hangars de Kawasaki, une machine a été développée par le talentueux professeur Watanabe afin d’effectuer une césure dans les barrières temporelles nous séparant de l’époque médiévale du Japon. L’engin en question a l’apparence d’un container duquel se détachent des tuyaux et d'autres instruments servant à séparer la barrière temporelle, permettant à une personne de l’ère moderne de la traverser à l’aide d’un large tube. Les expérimentations ont montré que la machine était sans danger. Bien que parfaitement sécurisée, l’ingénieuse invention du professeur Watanabe est gourmande en énergie, ne nous permettant de ne nous en servir que pendant une trentaine de secondes avant que le moteur diesel utilisé ne surchauffe et, dans de rares cas, explose. L’utilisation de puissance électrique est volontairement évitée pour ne pas provoquer un éventuel court-circuit et d’autres conséquences plus graves. Un moteur diesel portable est donc la seule autre solution à la fois pratique, efficace et facilement transportable.

Résultats : Les premiers voyages dimensio-temporels ont produit des résultats largement positifs. Ramener des objets de toute taille ne semble pas être un problème, sans répercussions physiques ou psychiques sur le voyageur. Mais la première tentative d’extraction d’une personne s’est tristement soldée par un échec, quand la cobaye que notre voyageur a voulu ramener a résisté pendant trop longtemps, provoquant un court-circuitage de la machine et la mort de notre homme. Le monstre invulnérable créé par cet accident a été promptement évacué du territoire japonais.

Cependant, le brillant professeur Watanabe a su reconstruire sa machine. Un nouveau voyage temporel est prévu le 26 mars à 22h30, dans le but de ramener un autre sujet médiéval. Cette fois-ci, le voyageur temporel sera ordonné de prendre une approche plus ferme, lui permettant de subjuguer plus facilement le cobaye.


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ADMIN_ASTRONAUTBOY : C’est incroyable

H0shit0 : Comment ça ?

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Bon, je ne vais pas te mentir, ça ira plus vite. Je fais partie d’une organisation qui veut cacher le paranormal du monde normal appelée la Coalition Mondiale Occulte. Ces gars-là, je les traque depuis plusieurs mois. Voilà donc ce qu’ils cherchaient à faire.

H0shit0 : C’est vrai ? Vous ête comme un espion ?

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Oui exactement. Où sont les hangars, donne-moi l’adresse.

H0shit0 : Je ne sais pa l’adresse ! Je sais juste où ils sont.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : D’accord, tu habites où ?

H0shit0 : A Kawasaki, dans la ville de Tsurumi, dans le quartier de Hamacho, 1-6-4.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : C’est loin d’où je suis. Il faudra que je conduise jusqu’au Shinkansen5 avant d’y arriver. Et de la gare il faudra que je loue une voiture pour venir jusque chez toi. Je n’aurais certainement pas le temps de t’atteindre avant qu’ils n’utilisent la machine. Tu as un portable ?

H0shit0 : Non mes parents dise que je suit trop petit.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Je m’en doutais. Écoute-moi bien H0shit0, tu es la seule personne sur place en qui je peux avoir confiance. Il va falloir que tu te rendes dans les hangars ce soir. Tu as vu la machine dont ils parlent dans les papiers ?

H0shit0 : Non. Mais ils ont un camion, elle est probalement dessus.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Donc ils transportent la machine avec eux. J’allais te demander de la saboter, mais ça ne va pas être possible. Laisse-moi réfléchir.

H0shit0 : D’accord monsieur.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : J’ai peut-être une solution. Je sais que c’est beaucoup demander à un enfant de douze ans, mais il va falloir que tu sortes la victime de là et que tu la ramènes chez toi.

H0shit0 : Mais ils sont beacoup et très fort ! Comment je vait faire ?

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Il faudra faire attention mais je vais t’aider. Je vais demander à un associé d’envoyer un message à la police pour qu’ils aillent voir les hangars. Où sont-ils par rapport au centre de Kawasaki ? Nord, est ?

H0shit0 : Je dirai plus vers le sud est du quartier de Bentencho.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Dans ce cas, un peu avant 22h30, un message sera envoyé à la police pour qu’ils aillent vérifier un cas de quelque chose dans des bâtiments abandonnés dans ce coin-là. Tu essaieras de profiter de la confusion pour faire sortir la victime.

H0shit0 : Monsieur je ne sais pas si j’en serais capable.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Désolé mais nous n’avons pas le choix. C’est ça ou cette pauvre personne se retrouvera forcée de faire je ne sais pas quoi, je n’ose pas imaginer. Dès que tu l’auras sortie de là, ramène-la chez toi, je t’attendrai devant. C’est compris ?

H0shit0 : C’est compris, mais je ne sais pas si je peux le faire.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Tu peux le faire. Je crois en toi !

H0shit0 : D’accord, je ferais de mon mieux.

ADMIN_ASTRONAUTBOY : Sois prudent mon ami.



Hoshito n’avait pas de sac d’aventurier, alors son sac d’école suffirait. Vite, vite, il sortit tous les cahiers pour les remplacer par des choses plus essentielles. Sa lampe torche dynamo et des biscuits. Même après avoir réfléchi longtemps, il ne savait pas quoi mettre d’autre en fait, donc ça ferait l’affaire.

Pendant qu'il préparait ses habits pour sa mission de sauvetage, il entendit quelqu’un monter. Sa maman, Hoshito avait reconnu ses pas. Il cacha vite le sac avant qu’elle ne pose des questions trop gênantes. Elle passa la tête par l’encadrement de la porte et lui demanda ce qu'il voulait comme accompagnement ce soir. Il lui demanda du poisson et des légumes, pour avoir beaucoup de forces.


Hoshito s’allongea dans son lit, la bouche toute fraîche après s'être brossé les dents. C'est dommage que le goût du dentifrice enlève celui du saumon et de la sauce. Il en avait mis une dose généreuse pour rester éveillé. Ses parents se couchaient tôt, leur travail oblige, donc il n'aurait pas à attendre longtemps.

Des ombres obstruèrent la lumière sous sa porte. Elles s'éloignèrent et disparurent quand la lumière fut éteinte. Hoshito fixa le plafond en serrant les poings. Il se dit d'attendre trente minutes. Quelle heure était-il ? Il se tourna vers son réveil. Le cadran digital affichait vingt cinq trois. Il avait le temps.

À 21:20, il ouvrit sa porte et regarda au bout du couloir : aucune lumière sous aucune porte. Il déglutit avant de s'avancer lentement vers l'escalier. Il entra dans la cuisine, esquiva les chaises, chercha les clés de la porte d'entrée, tenta de les ranger dans son sac, retourna précipitamment dans sa chambre pour prendre son sac, puis ferma la porte. Il respira un bon coup, releva les yeux, et après quelques foulées, se mit à courir en direction des hangars.

Il avait reçu quelques regards intrigués de passants nocturnes, mais personne n'était là pour lui demander pourquoi il traversait le terrain vague qui menait vers l'usine désaffectée. Pourtant à bout de souffle, Hoshito souleva les plaques de fer le plus vite possible. Il ne pouvait pas ralentir, qui sait quand ces gens de cette IJIEPA arriveraient ? Il les replaça derrière lui délicatement et observa le hangar.

L'obscurité et le silence des lieux écrasèrent son courage. Hoshito se retourna vite et attrapa la plaque pour s'enfuir. Mais le garçon ferma les yeux et finit par la reposer. C'est pour que la jolie jeune fille ne soit pas capturée, se dit-il pour tenter de raviver un peu sa bravoure. Il fit quelques pas discrets avant de courir silencieusement vers sa cachette de la nuit dernière, en ne jetant qu'un bref coup d'œil vers la maison médiévale enveloppée de lumière blanche. Il s'assit contre la caisse, passa ses mains sur sa figure, ferma les yeux, et attendit. Il devait être 21h48 ou 49, l'IJIEPA ne tarderait pas à se pointer.

À peine avait-il posé sa tête contre les caisses que des fracas métalliques résonnèrent dans le hangar. Hoshito, encore légèrement apeuré, n'osa pas se relever, préférant jeter un coup d'œil discret. Les deux mêmes qu'avant, toujours habillés dans des couleurs sombres, marchèrent d'un pas assuré vers les portes d'entrée. Comme avant, ils retirèrent les barres d'acier d'un geste sec, avant de frapper sur les battants. Mais cette fois-ci, le camion ne fit pas que pousser les portes, il entra dans le hangar. Tandis que la même camionnette, cette fois accompagnée d'un moteur diesel en guise de remorque, vint se garer à nouveau devant la cachette de Hoshito, le camion manœuvra, tant bien que mal, pour permettre à l'arrière du container sur la remorque de faire face à la fenêtre temporelle. Hoshito, toujours dissimulé par la camionnette, observa le container.

Les deux hommes en noir ouvrirent l'arrière de la machine sous les ordres d'un scientifique. Des traces d'éléments mécaniques saillaient des cloisons, mais l'immense tuyau que les hommes de main sortirent du container trahissait son anormalité. Ils collèrent l'embouchure à la paroi de la fenêtre temporelle puis, toujours sous les ordres du scientifique, fixèrent plusieurs autres instruments autour du tuyau. Puis un autre blousard mieux habillé, qui devait être le professeur Watanabe, appuya sur le côté du container pour révéler une ouverture dissimulée. Les hommes de main, sans avoir pu prendre leur souffle, furent obligés d'aller chercher le moteur et de l'apporter devant l'ouverture.

Le processus était clairement organisé, mais commençait à durer. Hoshito, déjà inquiet, se demanda si la police arriverait trop tôt. Puis il réfléchit un peu : si la police arrivait tôt, alors il ne pourront pas utiliser la machine. En fait, c'était beaucoup mieux ! Un appel puissant le ramena à la réalité. Celui qui devait être ce Kakure Shogun, Raijin Kobayashi, avait ordonné à l'un des scientifiques de revêtir une combinaison particulière. Pendant que l'autre s'habillait, le Shogun demanda au professeur si la machine était opérationnelle. Watanabe, qui inspectait les branchements du moteur diesel, leva la main, hésita, rebrancha un câble, puis redressa le pouce. Tout était prêt.

Tant pis, se dit tristement Hoshito, tandis que le scientifique dans la combinaison grimpait dans le container. Le garçon déglutit et observa la scène. Le professeur Watanabe se tenait devant le moteur, l'un des hommes de main tenait la courroie, et le Kakure Shogun Kobayashi observait la scène d'un air sévère mais calme. Le scientifique jeta un œil vers le Shogun, qui lui fit un bref hochement de tête. Il demanda alors au voyageur dans le container s'il était prêt, en lui rappelant de partir dès qu'il entendrait le moteur démarrer. Le scientifique répondit qu'il avait compris. Quelques secondes passèrent, puis : « Démarrez le moteur ! cria Asa Watanabe. »

Le sbire tira violemment sur la courroie. Le moteur vrombit, et à l'intérieur de la fenêtre temporelle, un homme dans une combinaison bleue et blanche fut brièvement visible, avant de disparaître hors de vue.

« Trente secondes ! » L'un des scientifiques aux côtés du professeur Watanabe fixait un chronomètre. Le scientifique en chef, quand à lui, avait les yeux rivés sur la fenêtre temporelle.

« Vingt-cinq secondes ! » Hoshito remarqua que le moteur s'était mis à cracher plus de fumée, elle-même bien plus sombre. Le Kakure Shogun gardait son calme.

« Vingt secondes ! » Le moteur se mit à vibrer. Watanabe se mit à taper du pied, anxieux.

« Quinze secondes !! » Des petites flammèches parcoururent le moteur. Le Shogun renifla sèchement.

« Dix secondes !!! » Au moment où le moteur fut soudainement enveloppé par les flammes, le voyageur temporel réapparut dans la fenêtre, une femme sur l'épaule. Hoshito constata avec horreur que c'était la même jeune fille qu'il avait aperçue précédemment. Le scientifique s'engouffra dans le tuyau.

« CINQ SECONDES ! VITE !! hurla celui au chronomètre. » Le Shogun se rua vers la machine et aida le scientifique voyageur à sortir avant de prendre la femme. Ils s'écartèrent tous de la machine et surtout du moteur diesel, qui était devenu un brasier. Watanabe entendit l'explosion et se retourna. Estomaqué, il tomba à genoux en regardant l'œuvre de sa vie court-circuiter. Sous les crépitements et les étincelles, le Kakure Shogun déposa la fille paralysée par la peur dans les bras de son sbire, avant de poser une main sur l'épaule de son camarade. « Mon ami, votre brillante invention a fait son devoir. Ne soyez pas triste pour son succès. » Le scientifique grinça les dents : « Vous avez raison. Mais j'aurais-

- POLICE ! Ouvrez ! »

Tous les regards se tournèrent vers les portes. « Mets la fille dans la camionnette ! » Le sbire s'exécuta, déposant gentiment la voyageuse temporelle apeurée dans le véhicule, sous le regard discret de Hoshito. Au moment où l'homme de main tirait une arme dissimulée en s'éloignant pour rejoindre son patron, le garçon sortit et s'approcha de la captive. Il attira discrètement son attention. La jeune femme le regarda, pétrifiée. « Viens, murmura Hoshito. » Elle ne le comprenait pas, bien sûr, mais la vue de ce jeune garçon était plus rassurante que celle de ses ravisseurs. Les premiers échanges de coups de feu finirent de la convaincre. Le garçon la conduisit discrètement vers les plaques de fer, la fit sortir, et ils s'enfuirent, laissant le Kakure Shogun, les scientifiques, et les hangars derrière eux.


Pendant leur traversée des rues, ils attirèrent beaucoup de regards. En fait, particulièrement la fille, à cause de son kimono rose et blanc immaculé. Hoshito la dépêcha un peu, pour éviter de s'attirer de graves ennuis.

Arrivés devant la maison du garçon, une voiture blanche imprimée d'un logo de location les attendait. Hoshito déglutit et tapota sur la vitre du conducteur. Un homme d'une trentaine d'années, avec une barbe de trois jours et des lunettes carrées, apparut à la fenêtre et les observa. Il fit signe à Hoshito de les faire monter à l'arrière. Le garçon fit entrer la jeune femme avant de s'y installer lui-même. « Mets-lui sa ceinture, commanda Astronautboy. » Intimidé par le ton du conducteur, Hoshito s'exécuta. Heureusement, la jeune fille se montrait réceptive. Après un coup d'œil dans les rétroviseurs, la voiture démarra vers le centre-ville.

Le silence dans la voiture était pesant. Au bout d'un moment, Hoshito se risqua : « Monsieur ?…

- Appelle-moi Tensai.

- Pardon, euh, Tensai. On va où ?

- Toi, tu ne vas nulle part. Tu resteras chez toi. Quand à ton amie… Donne-lui ça. » Il lui tendit une lettre. Hoshito la relaya à la jeune femme, qui la prit curieusement, l'ouvrit et se mit à lire. Hoshito déchiffra les premières caractères. « C'est écrit quoi ?

- Cette lettre lui explique ce qui lui arrive actuellement, et ce qui va lui arriver.

- Ah d'accord, c'est pas bête.

- Bien sûr que ce n'est pas bête. Ma camarade a écrit cette lettre, je l'ai laissée à la gare pour qu'elle achète nos places sur le prochain train. Elle a étudié le dialecte du Japon médiéval, elle pourra lui parler. »

Hoshito sentit la jeune fille lui tapoter l'épaule. Il se tourna nerveusement vers elle. Elle lui mima l'action d'écrire.

« Je crois qu'elle demande un crayon.

- Ah oui, on lui demande de signer en bas. Tiens. » Il lui passa un stylo. Hoshito prit l'initiative et dessina sur le dos de sa main pour lui en montrer le fonctionnement. La jeune fille hocha la tête et lui sourit avant d'empoigner l'outil et de gribouiller maladroitement sur la feuille.

« C'est signé ? demanda Tensai.

- Euh… Oui ? »


La jeune femme médiévale était si ravie de rencontrer l'associée de Tensai qu'elle l'enlaça, avant de lui raconter tout ce qui venait de lui arriver. Tandis que la jeune fille médiévale discutait avec sa nouvelle amie embarassée, Tensai s'adressa à Hoshito : « Tu as fait du très bon travail mon grand. C'est dommage que je n'ai pas pu chopper ces types que tu as vus, mais bon…

- Je pense que leur machine est cassée, alors ils ne pourront plus voler de gens du passé.

- Super, n'empêche que je serais plus enjoué par la destruction de cette fracture temporelle…

- Tsurumi, Bentencho, 9-2-4.

- Comment ?

- C'est l'adresse des hangars.

- Je me rectifie : excellent travail. »

Hoshito sourit, tout fier. La jeune femme s'approcha de lui. Surpris, elle le laissa lui prendre les mains en lui parlant en riant, avant de lui embrasser les joues. L'associée de Tensai s'approcha. « Elle te remercie du fond du cœur de l'avoir sauvée, dit-elle en cachant son rire devant le visage choqué de Hoshito. Elle te dit aussi qu'elle ne t'oubliera jamais, et qu'elle s'appelle Sumire. » Hoshito sourit jusqu'aux oreilles : « Dis-lui que je ne l'oublierai jamais non plus ! »

Tensai sourit tristement, les doigts refermés autour de la petite seringue fournie en amnésiques. « Allez, annonça-t-il, il est temps de repartir. »

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