Diaspora - Centre

Introduction :

La Diaspora est une alliance de différents groupements qui a pour projet de réparer la mort. Ses membres ont pour point commun d'avoir fait l'expérience spirituelle de l'au-delà, et de n'y avoir trouvé qu'un espace spirituel en ruine menant au néant. Face à ce constat, la Diaspora s'est fixée pour but de reconstruire l'au-delà afin d'offrir à l'humanité une autre voie que l'inexistence.

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Représentation d'un Baksy1 kazakh.

Bien que la Diaspora sous sa forme actuelle de réseau soit récente, ses origines les plus anciennes remontent au chamanisme2 préhistorique. Depuis l'aube de l'humanité, à différentes époques et en différents points du globe, des êtres humains ont pu accéder spirituellement à l'au-delà, utilisant différents procédés comme la méditation ou la prise d'hallucinogènes entre autres exemples.

Ils y ont découvert le lien de parenté qui les unissait à l'au-delà : le Grand Esprit, dont l'énergie vitale est considérée par la Diaspora comme matrice de toute vie sur Terre. Existant à l'origine seul dans le monde spirituel, il l'a quitté dans des temps immémoriaux pour le monde matériel, et a disparu dans le processus. Son énergie vitale s'est, elle, mélangée à la matière pour donner la vie telle que connue actuellement, et chaque être vivant contient une petite part de l'énergie du Grand Esprit, qui lui tient lieu d'âme. Son corps spirituel quant à lui, est devenu l'au-delà, dont la seule fonction encore active est la dissolution et la réabsorption des âmes des défunts. C'est ce sort que la Diaspora refuse.

De ces multiples voyages spirituels sont nées de multiples cultures chamaniques à travers le monde, toutes liées par la volonté commune de rendre au corps du Grand Esprit son énergie vitale. Ayant longtemps existé et évolué indépendamment, certaines ont perduré quand d'autres ont glissé vers l'occultisme avec le temps. Sous l'impulsion du spiritisme au XIXème siècle, dernière tradition connue à découler de la rencontre avec les restes du Grand Esprit, les traditions chamaniques, occultes et spiritistes ont opéré entre elles un syncrétisme symbolisé par leur nouvelle alliance, la Diaspora.

Fonctionnement interne :

Officiellement, la Diaspora est dépourvue d'une hiérarchie centrale, et fonctionne comme une nébuleuse d'individus et de groupes dispersés sur la surface du globe. Parmi ces derniers, certains sont directement issus des traditions chamaniques anciennes tandis que d'autres sont apparus plus tardivement avec l'apparition et la diffusion mondiale du spiritisme. Ils ont chacun un mode de fonctionnement indépendant et une hiérarchie locale, pouvant fortement varier d'une communauté à l'autre. Ces communautés ont toutefois connaissance les unes des autres, et peuvent être amenées à collaborer face à des crises de grande ampleur ou sur demande d'un groupe.

Lorsque des membres de communautés différentes doivent communiquer, ils se rencontrent le plus souvent directement dans l'au-delà par projection spirituelle. Ce type de communication est cependant réservé aux membres les plus influents de chaque groupe, capables d'accéder à l'au-delà de façon régulière, car bien que tous les membres de la Diaspora aient déjà accédé à l'au-delà au moins une fois, tous ne sont pas capables de reproduire cela à volonté pour des raisons de stress post-traumatique ou de manque d'expérience. L'usage de la technologie moderne n'est pas proscrit, mais reste secondaire pour des raisons de sécurité, et sert en général à déterminer des créneaux de rencontre spirituelle, se coordonner en temps réel lors d'opérations directes, ou créer des drogues de synthèse afin de faciliter leurs transes.

Financement :

De par sa structure en nébuleuse, les différents groupes au sein de la Diaspora ne disposent pas de ressources financières homogènes. Certaines communautés continuent à mener leur existence selon leurs modes de vie ancestraux, où à vivre du commerce de leur savoir-faire traditionnel. Certaines obédiences plus récentes, comme les spiritistes, disposent de moyens plus importants. On compte principalement du patrimoine immobilier et des placements de fonds acquis en attirant des financeurs fortunés à l'époque de l'âge d'or du mouvement. Ces groupes plus fortunés financent en partie les autres communautés, plus souvent issues du chamanisme ou de l'occultisme, ce qui leur donne une position décisionnaire privilégiée malgré l'indépendance officielle de l'ensemble des acteurs de l'alliance.

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