DCD-6674
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Protocole de Désinformation #6673

Opération Vodka Tentatrice


Moyens Requis : La modification de journaux russes entre 1907 et 1917, 13 livres retirés de la circulation, pour un total de 30 000 exemplaires, l'élimination ou le soudoiement des auteurs des livres cités ci-dessus, la création de plusieurs dizaines d'articles, d'éditoriaux et de témoignages, une escouade d'intervention, 100 grammes d'arsenic en poudre, l'achat du silence de plusieurs aristocrates russes (200 millions de roubles et 4 passe-droits pour l'Amérique lors de la Révolution russe), l'élimination ou le soudoiement de plusieurs dizaines de témoins (50 millions de roubles).

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Grigori Raspoutine.

Cas à Problème : Grigori Raspoutine, guérisseur et chaman russe, désigné à l'époque dans les dossiers de la Fondation comme PdI-321. La cible présentait des talents de guérison des maladies immunitaires et héréditaires. Il se rapprocha du couple royal en soignant leur fils Alexis, atteint d'hémophilie. Il présentait également une résistance anormale à la douleur. Raspoutine finit par tenir sous son emprise le tsar et surtout sa femme, et parvint à demeurer à la cour.

Plusieurs témoins ont rapporté la méthode de guérison de Raspoutine : celui-ci utilisait des sortes de décoctions et d'incantations anormales, faisant semble-t-il appel aux "forces de la nature et du chaos". Plusieurs cas de maladies réputées incurables, telles que l'asthme, le diabète, la trisomie 21 ou divers cancers, ont été vus disparaître grâce à Raspoutine. L'organisme ainsi traité, en plus d'être sain, devenait plus résistant face à la maladie et pouvait transmettre ce caractère à sa descendance.

Lors de son assassinat [Voir Addendum], la régénération anormale dont Raspoutine faisait preuve fut découverte. Ses cellules semblaient pouvoir se reconstruire à une vitesse extrêmement rapide, lui permettant de survivre à des blessures normalement fatales à un individu normal.

Les origines de Raspoutine sont sujettes à débat, mais la majorité des chercheurs de la Fondation s'accorde sur l'hypothèse d'un apprentissage dans les années 1900 chez le maître sarkique ████████ ████████████. La manière dont Raspoutine aurait pu rentrer en contact avec cet individu est inconnue.

Protocole Proposé : La Fondation a d'abord laissé opérer Raspoutine car il ne présentait pas de risques majeurs, les yeux du monde étant rivés sur la Première Guerre Mondiale. Cependant, en 1916, sa popularité grandissante a mis en danger le secret de ses capacités. La Fondation a alors pris contact avec des aristocrates russes, la famille royale étant sous le joug de la cible (diverses rumeurs font état d'un lien intime entre l'impératrice et Raspoutine, bien que cela n'ait pas été démontré). L'assassinat est programmé le soir du 16 décembre 1916 par la Fondation, alors que la cible est invitée chez le prince Félix Ioussoupov (Pour plus d'informations, veuillez consultez l'Addendum). À la suite de cet assassinat, les livres concernant les capacités de Raspoutine ont été retirés du commerce, les témoins directs soudoyés ou éliminés.

Les mois suivants, de nombreux éditoriaux et articles écrits par des agents de la Fondation ont été publiés dans des journaux européens, dans le but de calomnier et de réfuter les pouvoirs de la cible. En 1917, le Gouvernement Révolutionnaire Provisoire de Russie a pris contact avec la Fondation afin d'organiser sa crémation comme symbole de la fin de la monarchie. Lors de ladite crémation, seul le cercueil a brûlé, le corps restant intact malgré les flammes. Le public fut évacué avant la fin de la crémation et le corps fut récupéré par la Fondation. Il se trouve désormais dans l'un des sites régionaux de Russie.

Malheureusement, des fuites sur les capacités de Raspoutine sont apparues, notamment après la diffusion d'un dossier secret de la police russe dont l'existence avait été cachée à la Fondation. Malgré les théories complotistes, ces informations sont communément admises comme faisant part d'un mythe. L'intervention du DCD n'a pas été requise.

Addendum : Cet addendum a pour but de relater plus en détail l'assassinat de Raspoutine.

L'assassinat fut programmé pour la nuit du 16 au 17 décembre 1916, lorsque la cible était invitée à un repas chez le prince Félix Ioussoupov. Les autres convives étaient le grand duc Pavlovitch, le député Pourichkevitch, l'officier Soukhotine, le docteur Lazovert, et, fait moins connu, le général Poutiatine, haut gradé de l'armée russe. Ces six personnes étaient toutes informées de l'assassinat qui allait se dérouler. De plus, en cas de problème, une escouade composée de 8 agents de la Fondation était postée à l'entrée de la demeure du prince.

À 21h16, le plat de résistance composé de gigot d'agneau farci aux prunes et abricots secs est servi. La viande de la cible est empoisonnée avec 100 grammes d'arsenic, soit deux fois la dose mortelle pour un être humain normal. Après 5 minutes, la cible se plaint de légers maux de ventre, puis semble se rendre compte de la situation et se précipite vers la sortie. Le prince Félix, bon tireur, a le temps de lui tirer 2 balles dans le dos.

Ne s'arrêtant pas, la cible réussit à atteindre la porte du domaine. C'est à cet endroit que l'escouade l'arrêta et l'immobilisa. Les agents commencèrent par tenter de le rendre inconscient en le frappant à la cage thoracique et à la boîte crânienne. Devant sa résistance, ils lui tirèrent une balle à bout portant dans la tête. C'est là que la résistance et la régénération anormale de la cible est démontrée, puisque malgré son affaiblissement, elle est toujours vivante. Les agents décidèrent alors de le noyer dans la Neva, fleuve se situant près de la demeure du prince. Les agents ont reporté avoir été obligés de maintenir la cible la tête dans l'eau pendant 17 minutes avant que celle-ci ne cesse de respirer.

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Corps de la cible. Notez le trou marquant la balle tirée à bout portant dans la boîte crânienne.

Alors qu'ils s'apprêtaient à repartir avec le corps, les agents furent surpris par une patrouille composée d'une douzaine de soldats. Les agents furent obligés de s'enfuir en laissant le corps dériver sur le fleuve. Il ne fut retrouvé que le 19 décembre au matin, par un passant. Cette fuite ne put être réparée, la nouvelle de la mort de la cible s'étant très vite propagée. La Fondation ne put que couvrir ses traces dans l'affaire et soudoyer les invités pour leur silence.

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