Centre des Chrono-Challenge
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Imaginés il y a des temps immémoriaux dans les tréfonds d'un forum oublié, et adaptés à la sauce Fondation par le Dr. Aloices, les Chrono-Challenge sont des défis d'écriture chronométrés extrêmement courts, aux thèmes originaux, imaginés pour plonger les participants dans un état de pression et de stress propices aux productions les plus farfelues !

Comment participer à un Chrono-Challenge ?

La participation est ouverte à tout membre inscrit sur le site, sans distinction d'ancienneté, de karma ou de nombre de travaux publiés. Elle se fait sur le serveur Discord de la Fondation, dans un chan dédié (dont le rôle nécessaire pour y participer doit être demandé).
Les Chrono-Challenge ne sont pas des contes. Vous n'avez donc pas à vous soucier d'avoir un conte publié ou non pour y participer, en revanche une participation à un Chrono-Challenge ne peut compter comme un travail publié.
Quoique on verra avec le staff pour faire passer les meilleurs textes en contes, peut-être. - Dr. Aloices

Comment se déroule un Chrono-Challenge ?

La tenue d'un Chrono-Challenge sera annoncée à l'avance en commentaires de cette page, ainsi que sur le Discord, et chaque personne souhaitant participer devra se manifester avant l'heure de démarrage.

A l'heure indiquée, la "Chrono Master" (Aloices en général) postera un message sur le chan indiquant le Thème, la Durée (pouvant aller de 5 minutes à 1 heure), ainsi que d'autres contraintes supplémentaires éventuelles. Les participants auront alors le temps imparti pour produire un texte, relié de près ou de loin à l'univers de la Fondation, en s'inspirant du thème (il n'est pas nécessaire que celui-ci soit indiqué dans le texte).
Lorsque le temps imparti sera écoulé, les participants ne seront plus autorisés à écrire. Ils devront héberger leur texte en l'état sur TextUp et envoyer par Message Privé à la "Chrono Master" le lien fourni par le site.

Toutes les participations seront ensuite publiées sur cette page, et le vote sera mis en place.

Comment se déroule le vote ?

L'intégralité des participations seront donc postées sur cette page, et deux liens Strawpoll seront donnés. Tout le monde peut voter, y compris les personnes ayant participé. En revanche, il vous est demandé de ne pas voter pour votre propre texte.
De même, l'ordre dans lequel vous votez n'importe pas : chaque vote compte pour un point, peu importe si le texte l'a reçu sur le premier vote ou le deuxième vote. En revanche², ne votez pas deux fois pour le même texte.

Au bout de 72h, le texte ayant reçu le plus de votes sera désigné comme gagnant, et sera mis en avant sur l'onglet du Thème correspondant.


Chrono-Challenge n°9 (10/12/2017)

Le thème était : "À la fin, il n'n restera qu'un. " et la durée 20 minutes. Ci-dessous les participations, anonymes.

Les votes sont ouverts !
Je vote pour un de mes deux textes préférés !
Je vote pour mon autre texte préféré !
Ce vote se termine dans :

Petit bonus pour le bonheur de vos yeux, une illustration du thème, par FloriakFloriak.


Ils étaient 5. Personne ne bougeait. Ils étaient tous inconscients. Ils ne savaient pas pourquoi ils étaient là. 5 chercheurs à la Fondation. Rien de bien fou. Pourquoi les avoir réunis ici ? Dans une pièce obscure qui sent mauvais. Heath fut le premier à se réveiller. Il était attaché à une chaise et bâillonné. Ses yeux prirent quelques minutes pour s'habituer à l'obscurité. Il vit un grillage en face de lui et deux boutons allumés. Alex se réveilla. En sentant son corps attaché, il ne put s'empêcher de crier. Mais aucun son ne sortit de sa bouche. Les autres se réveillèrent en même temps. Ils étaient tous placés sur un tourniquet géant et un fusil de chasse devant eux.

Une porte blindée en fer claqua derrière eux et la lumière s'alluma. Un chercheur, Michael Zereberg, s'approcha de la grille. Il ne savait pas pourquoi ils étaient là. Il ne savait pas pourquoi eux. Mais il s'en rappela quelques secondes après. Une grosse voix s'activa.

Michael, vous les connaissez, ils ne vous connaissent pas. Mais vous avez un lien. Un énorme lien. Vous devez choisir la seule personne qui mérite de vivre. Soit vous, soit un d'entre eux.
A la fin, il n'en restera qu'un.

Le tourniquet commença à tourner. Michael était le bourreau de toutes les personnes présentes. Le tourniquet s'arrêta sur une jeune femme, apparemment enceinte, en pleurs.
Vivre ou mourir ?
Michael, ne sachant pas quoi faire, appuya sur le bouton et déclencha la carabine. La jeune femme mourut.
Elle, j'ai vu son mari mourir devant moi. Et je n'ai rien fait pour l'aider, je suis parti.
S'en suit les autres jusqu'au dernier.
Vivre ou mourir ?
Michael regarda son plus vieil ami. Un jeune homme qui avait encore toute la vie devant lui.
Jordan, je suis désolé d'avoir foutu ta vie en l'air, de t'avoir harcelé sur Internet, j'en suis absolument pas fier… Et je sais que tu as encore toute la vie devant toi, alors…
Il tourna la carabine vers lui et se tira une balle.

Jordan se leva, libre. Il savait que Michael était lui aussi harcelé et racketté. Car c'était lui le bourreau de Michael et de tous les autres. Ce n'était pas Michael, le salaud dans cette histoire. C'était Jordan. Et personne n'avait rien vu.

Il ne devait en rester qu'un, et il en est resté qu'un.


Chrono-Challenge n°8 (09/09/2017)

Le thème était : "Ce n'est pas le moment d'utiliser ça !" et la durée 25 minutes.

Les votes sont terminés !
C'est le Texte B que la majorité des votants a désigné comme un de leurs deux textes préférés (avec 10 votes), le gagnant est donc DrTheodoreDrTheodore ! Les autres textes peuvent être retrouvés dans le menu déroulant juste en-dessous, classés par ordre de popularité.


Ce n'est pas le moment d'utiliser ça !

— Hé ! Mathieu ! Viens là, dépêche-toi !
— Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
— Brèche de confinement. On doit aller se réfugier dans l'abri le plus proche.
— Il y en a beaucoup ? C'est un gros truc ?
— C'est pas aussi dangereux que 682, mais il y en a assez pour nous tuer si on se dépêche pas.
— Raaaah, j'avais presque fini mon café…
— ET BAH PREND LE AVEC TOI ET RAMÈNE TOI.
— Okay, okay, il y a pas le feu…
— Si. Justement. Dépêche ou je te traîne jusque là-bas par ton putain de col.

Les deux chercheurs se dirigèrent vers le couloir qui menait à l'abri ; c'était le seul couloir encore éclairé.
Lorsqu'ils arrivèrent au bout du couloir, le SAS de sécurité refusa de s'ouvrir. Les chercheurs commencèrent à paniquer.

— Qu'est-ce qu'on fait ?
— Je sais pas… je sais absolument… pas.
— On va mourir ?
— Je sais pas.
— On sera blessés ?
— Je sais pas.
— On ser-
— FERME TA GUEULE, MATHIEU !
— Okay, okay…
— Réfléchis deux secondes…
— On peut utiliser ma tasse à café ?
— C'EST PAS LE MOMENT D'UTILISER CE TRUC !
— Okay, okay…

Le chercheur se mit à tourner en rond, stressé. Il donna des coups de pieds dans la porte, sans succès.
Il tenta de saluer la caméra, il n'y avait de toute évidence personne aux contrôles.
Sa carte ne marchait pas et personne ne venait les rejoindre.
Le jeune chercheur commençait à penser que tout était perdu, et que l'entité qui s'était échappée allait bientôt arriver.
Mathieu se mit alors à s'approcher de l'écran à côté du SAS, et, dans un dernier espoir, brisa sa tasse contre l'écran qui se brisa aussi.
La porte s'ouvrit.

— Tu sais, je t'embrasserai bien sur le champ, mais on doit se dépêcher, là. Alors peut-être plus tard.
— Okay, okay…

Se dirigeant de l'autre côté du SAS, ils trouvèrent là tous les chercheurs, à l'extérieur de l'abri.

— Mais… qu'est-ce que vous attendez ?! Rentrez là dedans et vite !

Un homme toussa à sa droite, afin d'attirer l'attention du chercheur. C'était le directeur, en train de se masser les tempes.
Il continua ce geste quelque temps avant de s'adresser aux chercheurs.

— Vous êtes les abrutis les plus incompétents que ce site ait eu l'honneur d'avoir.
— Je vous demande pardon.
— Tenez, prenez une tasse de café, je vais vous expliquer.
— Oui… ?
— C'était un exercice.
— Pardon ?
— Un exercice. Un foutu exercice, et vous venez de me briser ce putain de SAS pour l'ouvrir.
— Bah, ça a marché, les skips auraient pu rentrer facilement, aussi - s'il y en avait vraiment eu un -.
— IL Y AVAIT UNE CHANCE SUR MILLE POUR QUE ÇA MARCHE ESPÈCE D'IMBÉCILE ! Tous les chercheurs sont venus dans les 5 minutes, et ont fermé le SAS derrière eux, vous seriez morts s'il y avait vraiment eu une entité.

Le chercheur brisa la tasse sur le crâne du directeur d'un geste rapide, afin d'empêcher toute réaction. Le directeur tomba à terre et les autres chercheurs se précipitèrent sur lui tandis que les deux derniers partirent.

— Alors tu as une morale à tout ça ?
— Que le personnel de ce site est horrible ?
— Mais encore ?
— Il faut toujours avoir une tasse avec soi.
— Okay, okay…


Chrono-Challenge n°7 (19/08/2017)

Le thème était : "Comme la Nature est merveilleuse !", et la durée 20 minutes.

Les votes sont terminés !
C'est le Texte D que la majorité des votants a désigné comme un de leurs deux textes préférés (avec 10 votes), le gagnant est donc Pr LonePr Lone ! Les autres textes peuvent être retrouvés dans le menu déroulant juste en-dessous, classés par ordre de popularité.


Comme la Nature est merveilleuse !

Le Blanc immaculé m'entoure, peu importe où je me déplace, il me suit. Parfois j'arrive à le faire disparaître. Mais on me reprend, on me relance dans ce blanc.

Chaque jour qui passe, je le fuis, je le combats, j'essaie de lui faire face. Et malgré ma bonne volonté, il se relève, en même temps que moi. Dans certains endroits, le Blanc est amoindri. Tenez pour exemple ma salle de repos. Enfin ce que je désigne comme telle. C'est une petite pièce, qui possède le strict minimum pour être dans de bonnes conditions. Il y a un lit, fait de métal, de métal gris. J'ai mal au dos quand je m'y repose mais je m'y suis fait. Il y a aussi le lavabo, et un savon, un savon rose, quand je le mouille sous l'eau que m'offre ce robinet, de la mousse se crée, elle aussi est rose. Ce sont mes seuls refuges contre le Blanc. Il faut dire, qu'après la porte, blanche, de cette pièce, il y a des couloirs blancs, qui nous mènent à des douches, elles aussi entièrement blanche. Il y a d'autres humains ici. Certains portent des blouses blanches. D'autres des vestes bleues. C'est sûrement pour se différencier mais je ne préfère pas leur demander. Les hommes portants ces vestes bleus sont intimidants. Et on en voit plus que les blouses blanches par ici.

Personnellement j'ai une combinaison orange. Je l'aime bien. Elle me rappelle, quand je reste seul assez longtemps, que le Blanc n'est pas la seule couleur. D'ailleurs le Blanc est une couleur ? Je n'en suis même pas sûr.

Une lueur rouge qui tourne sur les murs vient de s'allumer. Et… et un bruit assourdissant par la même occasion. Je ne comprends pas. La porte de ma salle de repos s'ouvre doucement. J'ai fermé les yeux. J'ai peur. J'ai très peur. Le bruit sourd vient de s'arrêter. La lumière rouge est toujours présente. Mais… Mais…
La porte est ouverte. Elle ne donne pas sur cette immonde couloir blanc. Elle donne sur … sur un monde vert ? Il y a de grands arbres verts, il y a des couleurs cachées dans leur feuille. Par terre, des feuilles, marrons, sont tombées.

- Ah comme la Nature est merveilleuse.


Chrono-Challenge n°6 (31/05/2017)

Le thème était : "Le Crépuscule des Idoles" (donné par DrCendresDrCendres), et la durée 20 minutes.

Les votes sont terminés !
C'est le Texte C que la majorité des votants a désigné comme un de leurs deux textes préférés (avec 5 votes), le gagnant est donc AloicesAloices ! Les autres textes peuvent être retrouvés dans le menu déroulant juste en-dessous, classés par ordre de popularité.

Le Crépuscule des Idoles

Patiemment, l'homme attendait.
Voilà des heures qu'il était debout, seul, au sommet de ce rocher aride, en plein crépuscule.
L'homme attendait ainsi, le regard tourné vers le ciel. Empli de nuages, celui-ci paraissait plus menaçant que d'ordinaire, mais l'homme ne pouvait s'en détourner : il savait que quelque chose allait arriver. Un signe. Il le sentait, au plus profond de son cœur, alors il attendait, depuis des heures, seul, debout au sommet de ce rocher aride.

Soudain, un craquement sinistre se fit entendre, comme si la Terre entière se déchirait d'un coup. Les nuages tourbillonnèrent, et un trou s'ouvrit en leur centre. Alors, un flash lumineux emplit le champ de vision de l'homme, qui porta une main devant son visage pour se protéger de l'aveuglement. Lorsqu'il vit à nouveau, une étrange apparition se trouvait devant lui. Il n'avait jamais rien vu de tel, mais en reconnut la nature du premier coup d'œil, et se jeta à genoux, le visage contre le sol.

"Ô, mon Dieu, seul et unique, quel honneur que vous apparaissiez devant moi ainsi ! Je vous en prie, guidez-nous vers la lumière en éclairant notre chemin de votre sagesse et de votre amour.
-Ouais, ouais, c'est ça… Ouais, je suis ton Dieu. Bordel, j'en ai presque la gerbe rien que de dire ça. Donc, tu es Moïse, je crois, on est d'accord ?"

En entendant son nom, prononcé par cette apparition divine, l'intéressé frissonna et balbutia à peine un "Oui", à demi-mots.

"Ok, cool. Alors, oui, je suis là pour, euh, partager ma sagesse. Tiens, j'ai écrit à peu près tout ce qu'il faut sur cette tablette… de pierre, hein, et, euh… je vais te la lire vite fait. Non, ne me regarde pas, s'il te plaît. Alors, euh… Ouais, règle 1, bla bla bla… règle 2… 3, 4, 5, aucun intérêt, 6, 7… Ah, la 8. Ecoute bien, c'est la plus importante, ok ? Tu ne te feras pas d'idole, rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut, sur terre ici-bas ou dans les eaux sous la terre.
C'est compris ? Bien, maintenant prends ça, amène-le à ton peuple ou je en sais pas trop quoi, et bon courage."

Puis, tout en marmonnant, l'apparition disparut dans un second craquement :

"L'Egypte c'est déjà passé ou pas ? J'aurais peut-être dû lui en parler ou le féliciter."


À son retour, le voyageur fut accueilli par des acclamations. Plusieurs de ses collègues débouchèrent le champagne, et son meilleur ami et partenaire technicien pour la mission vint lui donner l'accolade.

"Tu l'as fait, Eugène, bravo ! Merci, au nom de tous les sympathisants de SAPHIR. Franchement, si y'a, quoi, 10 ans, on m'avait dit que SAPHIR trouverait le moyen de voyager dans le Temps, j'aurais mis une gifle à la personne m'affirmant ça. Mais alors, si on m'avait dit que c'est nous, nous-même qui combattions les religions, qui avons participé il y a 2030 ans, à la suppression de toutes les idoles en donnant le Décalogue aux humains, mais créé en même temps une grande scène biblique… j'en suis encore tout retourné tu vois. Enfin, la boucle est bouclée, pas de paradoxe temporel à l'horizon, au moins. Et puis bon, c'est pas comme si le christianisme était encore une menace, hein ? Haha ! Allez, viens prendre un verre… une canonisation, ça se fête, hein, "Dieu" ? Oh bordel, tu sais que ce surnom va te rester, hein ? Tellement ridicule…"


Chrono-Challenge n°5 (23/05/2017)

Le thème était : "Souriez, vous êtes filmé" (donné par FlaurosSHFlaurosSH), et la durée 15 minutes.

Les votes sont terminés !
C'est le Texte A que la majorité des votants a désigné comme un de leurs deux textes préférés (avec 5 votes), le gagnant est donc SkodamzSkodamz ! Les autres textes peuvent être retrouvés dans le menu déroulant juste en-dessous, classés par ordre de popularité.


Souriez, vous êtes filmé

Allez, il fallait essayer, encore une fois.

Il inspira un grand coup et concentra toute l’énergie de son corps vers les muscles de son visage, en essayant de faire abstraction des grincements qui lui perçaient les tympans, du sang qui coulait le long de son cou et de la douleur, cette horrible douleur qui lui brûlait le corps. Il lâcha son miroir et retomba au sol en gémissant. Non, il ne pouvait pas se permettre d’échouer. Pas durant l’unique visite du mois. Il devait remplir son rôle.
Allez, il fallait qu’il y arrive.

Il ramassa le morceau de titane qui traînait au sol et le reprit. Pense à quelque chose d’heureux, pense à quelque chose d’heureux.

Il se rappela son père. Malgré la douleur qui lui broyait les entrailles, qui lui perforait le crâne, qui lui incendiait les poumons, il tint bon. Pour son père.

Enfin il vit naître un sourire sur les lèvres de son reflet.

Maintenant il s’agissait de le garder malgré la douleur qui lui brûlait les zygomatiques, malgré l’odeur d’huile atroce dans sa bouche.

Soudain, il entendit le bruit caractéristique du drone dans le couloir le plus proche. Il essaya de se relever tant bien que mal mais n’y arriva pas. Alors il tenta de s’asseoir dans la position la moins douloureuse.
Le drone entra dans la salle emplie de rouille et orienta sa caméra vers la silhouette qui attendait là, au milieu de la pièce de métal tout aussi rouillée que lui.

« Bonjour, M. Souriant des petits messieurs du Docteur Wondertainment. Comment allez-vous aujourd’hui, Roger ? »


Chrono-Challenge n°4 (18/05/2017)

Le thème était : "De l'origine des menhirs" (donné par TombemineTombemine), et la durée 20 minutes

Les votes sont terminés !
C'est le Texte G que la majorité des votants a désigné comme un de leurs deux textes préférés (avec 10 votes), le gagnant est donc DrJohannesDrJohannes ! Les autres textes peuvent être retrouvés dans le menu déroulant juste en-dessous, classés par ordre de popularité.


De l'origine des menhirs

"Walters, je croyais vous avoir déjà demandé d'étudier des choses plus constructives.
- C'est l'heure de ma pause. Je travaille sur ce que je veux. Et bien sûr que c'est constructif !
- Fixer le fond de votre gobelet de café ou faire des chaînes de trombones serait plus constructif."

L'assistante Walters frappa du plat de la main les feuilles qui recouvraient la table qu'elle occupait à elle toute seule à la cafétéria. Un fascicule pour la Côte de Granit Rose bretonne virevolta en direction du meuble où on rangeait le sucrier et les drôles de petits bâtonnets qui servaient à touiller l'immonde café des historiens chercheurs de la Fondation.

"Les menhirs se retrouvent à travers le monde entier ! Il y en a en Afrique, même en Asie, et…
- Et vous pensez qu'il faut un phénomène anormal pour justifier le fait que plusieurs personnes aient eu l'idée de mettre un grand caillou debout pour faire joli dans le paysage.
- C'est beaucoup de travail juste pour "faire joli".
- Dites ça aux stylistes."

Furieuse, elle se replongea dans ses notes. Maen-hir. Longue Pierre. Il y avait forcément quelque chose. Un motif, un thème commun. Un réseau pour capter un signal quelconque, peut-être ?

"Eh, Mog, je croyais t'avoir dit de faire un truc plus constructif.
- J'ai fini mon travail. Je fais ce que je veux. Et bien sûr que c'est constructif.
- Compter le nombre de brins d'herbe dans le pré ou de poils sur le cul d'un lapin serait plus constructif."

Mog, le fils du sculpteur d'arcs, frappa du plat de la main la grande pierre qu'il avait réussi à dresser au milieu du champ. Ça lui avait pris plusieurs jours et un sacré paquet de rondins de bois.

"Je sais pas, je trouve que ça fait joli dans le paysage.
- C'est beaucoup de travail juste pour "faire joli".
- Dis ça aux mecs qui gravent des têtes de sanglier sur les manches de leurs couteaux."

Ywain ne sut pas quoi répondre.


Chrono-Challenge n°3 (09/05/2017)

Le thème était : "Au-delà de cette barrière, il y a un monde à découvrir." , et la durée 15 minutes.

Les votes sont terminés !
C'est le Texte C que la majorité des votants a désigné comme un de leurs deux textes préférés (avec 16 votes), la gagnante est donc DrCendresDrCendres ! Les autres textes peuvent être retrouvés dans le menu déroulant juste en-dessous, classés par ordre de popularité.


Au-delà de cette barrière, il y a un monde à découvrir.

Le Docteur Tris s'était porté volontaire pour cette expérience.

Il ne se considérait pourtant pas comme un homme particulièrement froid, vil, exécrable, ou immoral, non. C'était simplement le parangon de l'homme de sciences, un être de raison pure et de logique absolue, motivé par une addiction presque incontrôlable à la découverte et à la connaissance. La personnalité la plus à même de diriger ce projet de recherche.

La nouvelle entité parvenue jusqu'à la Fondation était pour le moins particulière. Simple sphère métallique au sein de laquelle il était possible de se glisser, elle présentait à chacun de ses passagers un compromis très simple : par le biais d'illusions trompant les sens, les sujets de test étaient mis dans des situations où il s'agissait d'effectuer un acte illégal, ou immoral, en échange d'une connaissance bien précise sur le monde qui l'entourait. Chaque fois qu'un individu revenait s'y confronter, l'anormalité proposait des choix de plus en plus violents, de plus en plus radicaux… Contre une récompense adaptée.

Le dernier classe-D ayant été utilisé dans le cadre de cette expérience avait utilisé les informations collectées pour provoquer un brèche de confinement et se suicider ; il avait donc été décidé que le protocole ne serait à l'avenir utilisé que sur des chercheurs compétents et mentalement équilibrés. Tris était l'un d'entre eux.

Il avait tout d'abord du voler des bonbons sur un étalage de marché. Renverser une boîte aux lettres. Vandaliser une devanture de magasin. Crever les pneus d'une voiture. Rien de bien renversant.

Puis il avait fallu maltraiter un animal. Tris avait détesté cette partie-là ; l'illusion avait pris l'apparence du labrador de son ex-femme, un animal qu'il adorait de tout son cœur… Et qu'il avait dû frapper de plus en plus fort, de plus en plus violemment. A chaque retour, l'illusion portait les marques de ses blessures passées, mais jamais le chien n'osa se rebeller.

Puis ce fut le tour des humains.

D'abord huer un couple d'homosexuels dans la rue. Voler le sac d'une petite vieille dans la rue. Gifler un enfant en pleurs. Cambrioler une banque.

Tuer une femme innocente.

Faire avoir un accident à un bus scolaire.

Toujours, Tris se fermait à sa conscience. Il se disait « Ce n'est qu'une barrière morale, au-delà de celle-ci, un monde entier de savoir t'attends. Tout n'est qu'illusion. Vas-y. »

Jusqu'à ce qu'il tombe sur des articles traitant d'un bus scolaire ayant déraillé, quelques jours après sa sortie de l'entité.

La Fondation avait essayé d'étouffer cet article, le docteur avait appris plus tard. Aujourd'hui, l'homme était confronté à un nouveau cas de figure : il devait tuer et dévorer un gamin de cinq ans.

Les grands yeux larmoyants le regardaient, terrifiés.

Tris hésita.

Lorsqu'il sortit de l'entité, sa mine était sombre. Ses yeux fuyants.

"Créer de la matière noire." fit-il d'une voix sombre. "Je sais comment créer de la matière noire."

Ses collègues lui sourirent, pleins de joie.

"Bravo, Kay. Tu gères." lui fit l'une d'entre elle, tout sourire.

"Tu feras attention. Tu as encore du sang sur le visage."


Chrono-Challenge n°2 (29/04/2017)

Le thème était : "Dans la plupart des FIMs, les gens sont Chercheurs, Agents, ou encore Informaticiens… Moi, je suis l'Appât." (proposé par Seed HoltSeed Holt), et la durée 20 minutes.

Les votes sont terminés !
C'est le texte de DrGeminiDrGemini que la majorité des votants a désigné comme un de leurs deux textes préférés (avec 10 votes) ! Les autres textes peuvent être retrouvés dans le menu déroulant juste en-dessous, classés par ordre de popularité.


Dans la plupart des FIMs, les gens sont Chercheurs, Agents, ou encore Informaticiens… Moi, je suis l'Appât.

« Salut, moi je suis Georges, et je suis Appât. Dans la plupart des FIMs y'a des appâts. Faut bien. Comme dans Scooby Doo. C'est con mais Scooby Doo résume bien le concept des FIMs. Y'a des traqueurs, comme celle avec le col roulé, y'a ceux qui font les pièges. Y'a ceux qui servent à rien, comme Francis. Hein Francis ? Ahah, sacré Francis. Et puis y'a les appâts, les vrais personnages principaux. L'assurance vie est bonne, on est deux fois plus payés que les autres, et grosso-modo tous les autres se tapent le sale boulot à votre place. Moi j'ai juste à me démerder une fois que je suis face à face avec le problème. Non, ça va, les crocs sont pas trop chiantes pour courir. Une partie importante du boulot c'est d'être casse-couille. Hein Francis ? Ahah, sacré Francis. Faut savoir faire du bruit tout en étant pas trop louche. Sentir fort, avoir l'air de rien. Oui ils filent parfois des hormones dont on se tartine pour sentir plus fort, ça dépend. Mais sinon ça nécessite aussi de la vitesse, de l'agilité, masse d'endurance, et une capacité d'improvisation qui dépasse tous les autres.
Moi, perso je suis spécialisé dans les Groupes d'Intérêts. Je suis un planqué, selon certains, ahah. Se faire passer pour un horloger chez les sarkites, pour un sarkite en passant devant une chapelle de l’Église du Dieu Brisé, pour n'importe quel prêtre en attendant que SAPHIR me tombe dessus. Faut être provoc'. Faut être ultra irritant. Je me suis fait interdire d'entrée dans l'intégralité des Musées Nationaux suite à une opé contre les Cools, je vous jure ! Excellent. Après je suis naturellement comme ça. Je sais pas. Comme Jul ou Kev Adams selon certains. Je vois pas le problème. Vous connaissez Kev Adams ? En fait c'est un peu agaçant, parce qu'il est loin d'être aussi pas drôle que ça. Franchement. La plupart des gens qui critiquent sont jamais allés à un de ses spectacles. C'est les médias, ça. Tu penses bien que ça arrange bien les politiques que le 20 heures parle d'à quel point machin c'est de la merde plutôt qu'eux. Enfin bon, à la Fonda, vous savez, on a pas les chaînes standard, à la base ils nous concoctent des programmes pour nous, vous savez, nous laver le cerveau un peu. Mais j'ai l'intégrale de Camping en DVD planqué sous mon lit, donc ça va. Mais… mais reviens ! Hé ! Hé connard, je suis l'appât ! Woh ! T'es sensé t'intéresser à moi ! Reviens fils de pute ! »

Un long moment passa. Georges resta longtemps assis dans le sable tandis que l'autre disparaissait dans les ténèbres d'un ciel sans étoile. Il enleva ses crocs.

« Central ?
-J'en reviens pas que ça ait marché.
-SCP-2317 neutralisé, central. Demande permission de repasser la porte.
-On a trouvé l'intégrale de Camping sous ton lit Georges.
-Quoi ? Hey, non ! Vous aviez dit que…
-T'es une plaie Georges. Tu l'as toujours été.
-C'est parce que je suis PSG et que toi t'es de l'OM, c'est ça enfoiré ? Francis ? Francis, rouvre le passage tout de suite ! La calotte de tes morts j'vais te…
-Je coupe la connexion Georges. »

Au bout de trois heures perdues dans le sable d'une dimension déserte, Georges commença à concevoir de nouvelles idées de tatouage tribal. SCP-2137 savait au fond de lui qu'il finirait forcément par faire le tour de l'Univers, et retomber sur ce type.


Chrono-Challenge n°1 (28/04/2017)

Le thème était : "Un SCP peut en cacher un autre" (proposé par ZaapZaap), et la durée 25 minutes.

Les votes sont terminés !
C'est le texte de TombemineTombemine que la majorité des votants a désigné comme un de leurs deux textes préférés (avec 17 votes) ! Les autres textes peuvent être retrouvés dans le menu déroulant juste en-dessous, classés par ordre de popularité.


Un SCP peut en cacher un autre.

"Vous vous foutez de ma gueule, n'est-ce pas ?"

Le docteur Hugart était en colère. Le genre de colère qui aurait pu le pousser à arracher la tête de l'agent qui lui faisait face.

"Non, docteur."

"Donc vous êtes en train de me dire que vous avez dépensé une fortune pour confiner une anomalie, et qu'elle était finalement entièrement normale ?"

"Oui docteur. Mais au moins, nous nous en sommes rendus compte suffisamment tôt."

"Mais je m'en fiche totalement, de ça !"

Hugart frappa la table de son poing. L'agent Tickers sursauta.

"Je vais vous dire, Tickers. Nous avons des tests de base pour déterminer si un objet normalement inanimé est conscient. Vous allez donc me dire que non seulement vous avez confiné un train tout à fait normal, et non pas conscient et animé, mais que vous avez aussi laisser s'échapper le vrai train ? Et qui est de surcroît télékinésiste ?"

"Mais enfin je-"

"Vous vous êtes fait rouler dans la farine… par un train…"

Hugart soupira.

"Et vous allez m'annoncer que vous ne savez pas où il est en ce moment précis ?"

"Il a manipulé le système d'aiguillage, nous n'y sommes pour rien."

"VOUS VOUS ÊTES FAITS AVOIR PAR UN PUTAIN DE TRAIN A VAPEUR QUI ROULE PLUS LENTEMENT QU'UN PARAPLÉGIQUE SANS SON FAUTEUIL ROULANT !"

Le docteur plongea ses yeux grands ouverts dans ceux de l'agent.

"Vous pensez vraiment que vous allez garder votre boulot, après ça ?"

"Vous n'allez quand même pas-"

"Faute grave. Et Dieu sait où il a bien pu aller, en manipulant les aiguillages, si vous n'avez pas eu le réflexe de regarder derrière vous."

Il soupira bruyamment, et posa ses lunettes sur le bureau qui lui faisait face.

"C'est une blague, n'est-ce pas ?"

"…"

"Allez, dites-moi que vous n'êtes pas une tanche."

"… Ce n'est pas une blague, docteur."

"…Allez bien vous faire foutre, Tickers. Rendez-moi votre badge, et allez voir les Ressources Humaines, avec votre équipe. Vous n'êtes pas allergique aux amnésiques, j'espère ?"

"Si docteur, mais vous ne pouvez pas me faire ça ?"

"Eh bien vous demanderez un amnésique sur support mémétique. Votre comportement me sort par les trous de nez. Où peut bien être ce putain de train ?"

"Caché par un autre ?"

"Dehors…"


Chrono-Challenge n°0 (24/04/2017)

Le thème était : "Et l'Apocalypse arriva au pire des moments.", et la durée 20 minutes.

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Et l'Apocalypse arriva au pire des moments.

Herbert avait la chiasse. Difficile de dire si c’était les vieux restes de lasagnes qu’il avait mangés la veille ou une saloperie qu’il avait chopée en restant au contact de ces créatures détestables qu’étaient les autres êtres humains. En tout cas, il était là. Plié en deux sur le trône, étonné de la quantité de liquide que pouvait contenir le corps humain.

Ces circonstances étaient d’autant plus désagréables qu’il avait fini le rouleau et devrait en chercher un autre. Profitant d’une apparente accalmie, Herbert se leva, remonta son pantalon un peu au dessus des genoux et ouvrit la porte. Sauf que de l’autre côté il n’y avait rien. Genre rien du tout. L’univers avait littéralement cessé d’exister au-delà de la porte de ses chiottes.

Naturellement, le cerveau d’Herbert n’était pas vraiment prêt à admettre ce genre de choses. Aussi referma-t-il la porte, puis retourna s’asseoir. Mais il avait vraiment besoin de ce papier toilettes. Herbert se releva donc, et rouvrit la porte. Malheureusement, rien n’avait changé. Derrière, il n’y avait que le néant, noir, insondable.

Pour une raison obscure, pensa le jeune homme, l’air n’était pas aspiré en dehors des toilettes. C’était une bonne nouvelle, quoique la disparition complète du reste de l’univers restait problématique. Et il ne pouvait toujours pas s’essuyer.

Herbert jeta un regard à son t-shirt.

L’Apocalypse était vraiment arrivée au pire moment.

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