Cavalier seul
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L’entrée du tombeau n’avait pas été facile à trouver. Les Égyptiens étaient toujours ingénieux quand il s’agissait de cacher leurs trésors et leurs tombes. Après avoir essuyé une petite foule de pièges tout aussi inventifs les uns que les autres, la FIM Tango-5 « Pilleurs de tombe » s’avança vers ce qui s’apparentait à une immense anti-chambre.

Le commandant Travis s’impatienta et sa voix rêche se répercuta sur les parois de la vaste salle :

« Bon, le prochain qui trouve marrant d’abaisser un levier parce que cela « faciliterait le cheminement de l’équipe », je le tue avant que le piège ne s’enclenche. Est-ce clair ? »

Les agents acquiescèrent en silence, la tension était palpable. Le second du commandant, l’agent Stills repensait encore à la lame sortie du mur qui avait failli lui faire perdre la tête si Travis n’avait pas été suffisamment rapide pour le tirer de là. L’avertissement était notamment pour lui et l’agent Stills savait qu’au prochain faux pas, il serait rétrogradé. Ou mort. Le commandant continua :

« Bon, nous avons perdu suffisamment de temps comme ça. Avancez nom de Dieu. Qui a remplacé mes soldats par des fillettes ? »

En effet, les agents regardaient avec méfiance l’immense statue qui trônait au centre de la salle. Un homme à tête d’iris qui tenait une gigantesque balance. Stills, faute d’être doué en terme de pièges, connaissait bien la mythologie égyptienne ce qui était très utile sachant que la FIM n’opérait que dans les tombeaux égyptiens. Il reconnut donc facilement Thot, dieu-scribe de la sagesse et peseur d’âmes.

Il s’avança avec le commandant tandis que les autres agents faisaient le tour de la salle afin de repérer d’éventuels mécanismes.

Au-dessus d’eux, suspendue à une corniche, une silhouette les regardait en silence. Elle compta le nombre d’agents, observa quelles armes ils possédaient et qui était le chef. Observation faite, elle reprit tranquillement ce qu’elle était en train de faire. Elle se hissa sur la corniche pour atteindre un promontoire qui surplombait la statue.

Stills regardait la balance, sachant pertinemment qu’elle était liée à un mécanisme qui permettrait d’accéder au tombeau.

« Une idée, Stills ? Demanda Travis.
- Dans la mythologie égyptienne, les âmes des morts arrivaient dans la Salle du Jugement. Thot les attendait. L’âme était placée sur l’un des plateaux de la balance tandis que de l’autre était placée la plume de Maât, déesse de la Justice. Si l’âme était plus légère, elle était emmenée dans l’au-delà. Si elle était plus lourde, elle était dévorée par un monstre.
- Donc l’un des plateaux doit être plus lourd, c’est bien ça ?
- Oui. »

Ils regardèrent les deux plateaux. Mais lequel était le bon ?

Travis reprit :

« J’imagine que si on abaisse le mauvais, on crève tous ?
- Avalés par un monstre, ouais.
- Ça ne fait pas partie de mes plans.
- Moi non plus, commandant. »

Ils s’approchèrent de la balance afin de trouver le bon plateau. La silhouette au-dessus d’eux soupira. Elle avait trouvé depuis longtemps qu’elle était le bon plateau et s’ils ne s’écartaient pas, ils allaient être ratatinés. Car en effet, devant elle, se trouvait un levier. Si elle l’abaissait, elle enclencherait un mécanisme et si les deux gugusses ne se reculaient pas, ils finiraient en crêpe bretonne.

Stills leva la tête et vit deux énormes blocs de pierre qui pendaient au-dessus de la balance.

La silhouette soupira. Il y en avait enfin un qui avait eu la bonne idée de lever la tête.

Le commandant suivit le regard de son second et vit qu’il y avait un étage au-dessus d’eux. Trois promontoires, auxquels on ne pouvait accéder que par un escalier désormais en ruines. L’un permettait d’avoir une vue d’ensemble de la salle, en face de la statue. Les deux autres étaient situés de chaque côté de la statue. L’agent Stills étudia les parois et se mit en route. D’abord, étudier son environnement en atteignant le promontoire face à la statue.

La silhouette le vit faire avec étonnement. D’ordinaire, les gugusses qui l’emmerdaient dans son travail se contentaient juste de tout casser, ils ne prenaient jamais la peine de réfléchir. Elle recula pour se cacher derrière un pilier en forme de palmier qui soutenait la voûte, attendant que l’homme dont l’uniforme n’avait aucun insigne hormis un cercle entourant trois flèches qui pointaient vers le centre, observe à son aise les deux blocs ainsi que la balance.

Les deux blocs n’étaient pas de simples pavés suspendus à une lourde chaîne. L’un était une plume tandis que l’autre représentait un cœur de défunt. La plume à droite, le cœur à gauche. L’agent Stills vit que sur les deux autres promontoires, il y avait un levier.

« Facile…, murmura-t-il. »

Il suffisait juste d’aller sur le promontoire de droite et d’actionner le levier. La plume s’abaisserait et ferait tomber le plateau. Le second s’avança vers le bord du promontoire et lança à son commandant :

« C’est le promontoire de droite, il faut actionner le levier.
- Bordel Stills, qu’est-ce que j’ai dit sur les leviers ?
- Commandant ! Vous voulez trouver la tombe ? Alors actionnez ce fichu levier ! »

Devant le ton vindicatif de son second, le commandant fit de grands yeux tandis que la silhouette regardait l’agent avec dédain. Il n’avait pas suffisamment regardé les mécanismes… Le levier de droite actionnait le bloc de gauche. Ils allaient crever.

Le commandant ordonna à un autre agent d’atteindre le promontoire de droite grâce aux différentes corniches, restes de l’escalier en ruine, quand soudain, des coups de feu retentirent. La silhouette se mit à plat ventre et attendit que le carnage se termine. L’agent Stills se plaqua contre le mur tandis que leur ennemi avançait, criblant de balles la FIM qui tentait vainement de riposter. Mais l’effet de surprise aidant, l’équipe fut décimée.

La silhouette se glissa, toujours à plat ventre, jusqu’au bord de la corniche pour voir ce qu’il se passait tandis que l’agent Stills marmonnait frénétiquement dans son talkie-walkie tout en essayant de conserver son calme. Le silence se fit. La silhouette vit alors que tous les hommes avaient été abattus, même leur chef dont le sang coulait à flot sur les dalles. Ceux qui avaient tiré se déployèrent dans la salle tandis que leur chef s’avançait. La silhouette plissa les yeux pour voir l’insigne arboré par les agents. Il n’était pas bien différent de l’autre mais cette fois-ci, les flèches fuyaient vers l’extérieur du cercle. Le chef aboya des ordres. Deux agents se dirigèrent vers le promontoire de droite. Les imbéciles… Ils avaient entendu ce… Stills et pensaient que le levier à actionner était celui de droite sans prendre le temps de réfléchir.

Elle réfléchit… Que faire ? Elle ignorait ce qui allait se produire si le mauvais levier était actionné. Elle décida néanmoins d’attendre. L’ingéniosité des Égyptiens aurait raison de ces brutes épaisses.

L’agent Stills avait repris ses esprits et, les ordres envoyés par l’intermédiaire de son talkie-walkie, il fit comme la silhouette et se plaqua contre le sol tout en se dirigeant vers le bord de la corniche. Il jura. L’Insurrection allait trouver le tombeau et la Fondation perdrait un potentiel skip.

La silhouette n’avait toujours pas été repérée, ni par l’agent sur le promontoire, ni par les assaillants. C’était déjà ça.

Le levier fut actionné. La silhouette se crispa, attendant le choc tandis que l’agent Stills continuait à jurer.

Le cœur tomba avec un bruit retentissant, surprenant l’agent Stills qui comprit sa méprise mais aussi l’opportunité créée. Les Insurgés ignoraient qu’ils avaient actionné le mauvais levier. Le cœur se plaça sur le plateau qui s’abaissa dans un grincement de fin du monde. Lorsqu’il atteignit le sol, la dalle en-dessous s’enfonça de quelques centimètres. Le silence se fit de nouveau. L’agent Stills et la silhouette retinrent leur souffle. Un cliquetis se fit. Ce que les Insurgés ignoraient, c’était que les dalles sur lesquelles chaque agent était, avaient été actionnées par leur poids. Elles s’ouvrirent, comme des trappes et les Insurgés tombèrent en hurlant. C’en était presque risible. Les dalles reprirent leur place. La silhouette retint un gloussement puis focalisa son attention sur les deux agents qui venaient d’actionner le levier. Son visage se renfrogna tandis que l’agent Stills se tournait vers le promontoire de gauche et vit enfin la mystérieuse silhouette.

Cette dernière n’attendit pas le dégel. Elle se leva et actionna le levier. Le cœur remonta tandis que la plume descendait. Elle se jeta sur la chaîne du cœur et s’y agrippa d’une main. Les deux agents la virent mais elle fut plus rapide. Elle sortit l’un de ses deux flingues et en abattit un tandis qu’elle montait vers la voûte. Elle allait abattre le deuxième mais l’agent Stills fut plus rapide. Elle le regarda et le remercia d’un coup de tête.

La plume s’abattit sur le deuxième plateau qui s’abaissa. Lorsque ce dernier atteignit le sol, il actionna un autre mécanisme. Un escalier s’ouvrit sous la statue de Thot.

L’agent Stills, voyant que la porte du tombeau était ouverte, prévint le souffle court le QG qui lui ordonna de s’y aventurer. Il n’eut pas le temps de prévenir de la présence d’une intruse que cette dernière se laissait glisser jusqu’au cœur puis se jeta sur la chaîne de la plume afin d’atteindre le sol. L’agent jura et entreprit de descendre du promontoire. Lorsqu’il atteignit le sol où jonchaient les cadavres de ses amis et de ses ennemis, la silhouette s’engouffrait déjà dans le passage. Stills n’eut pas le temps de s’attarder sur le corps de son ancien commandant et s’élança à ses trousses.

Le couloir était long. Il n’était plus sous la salle à la balance.

Lorsqu’il arriva dans la salle, l’intruse avait déjà ouvert le tombeau et brandissait ce que la Fondation cherchait depuis des années. C’était la moitié d’un Ankh, la clé de vie. Il avait été coupé dans le sens de la longueur et la deuxième moitié avait été portée disparue. L’agent Stills dégaina son arme :

« Pas un geste ! »

La silhouette se retourna et l’agent put enfin voir clairement son visage. C’était une femme d’une vingtaine d’années au regard déterminé. Sa voix retentit :

« Les Égyptiens n’aiment pas les pilleurs de tombe. On ferait mieux de partir vite.
- Donnez-moi l’objet avant.
- Agent Stills, c’est ça ? Vous n’avez pas l’air trop stupide. Vous savez bien que les tombeaux de ce style ont un système de sécurité pour ceux qui entrent… »

Soudain, il y eut une secousse. La femme regarda avec inquiétude le plafond qui se lézardait. Elle finit sa phrase :

« … Et ceux qui sortent…. La salle est située juste en-dessous du Nil… Si le plafond cède, nous aurons des litres d’eau sur la tête. »

L’agent Stills regarda lui-aussi le plafond. Son attention détournée, la femme en profita pour se jeter sur lui et le désarmer avec une facilité déconcertante. Elle le saisit par le col et se contenta juste de le pousser vers le sarcophage puis, après un dernier coup d’oeil au plafond, elle s’élança vers la sortie.

« Dépêchez-vous de sortir, Agent Stills ! Le prévint-elle une dernière fois. »

Lorsque l’agent sortit de la pièce, le plafond céda et l’eau s’engouffra dans le couloir. L’eau jaillit dans la salle de la balance, tel un geyser. L’Agent Stills, l’eau à ses trousses, se précipita vers la sortie. Lorsqu’il se retrouva au pied de la falaise, gardienne éternelle de la tombe, il regarda aux alentours. La femme avait disparu. L’eau gronda et jaillit de la falaise tandis que l’agent prenait la jeep qui l’attendait et se dirigeait vers la ville la plus proche. En quelques heures, l’Égypte possédait un nouveau lac au pied d’une falaise en pleine Vallée des Rois.


Le Manoir était gigantesque. Alister avait toujours un peu de mal à s’habituer au luxe anglais de ce qui était désormais sa résidence. Il ne regrettait pas du tout son petit appartement d’étudiant mais ce Manoir ne lui offrait pas réellement tout le calme qu’il désirait pour finir sa thèse. Tout d’abord, il y avait la crypte de la famille de sa meilleure amie qui renfermait des squelettes et des trésors enfouis plein de poussières et d’araignées. Ensuite, il y avait le Coffre. Seule Lara pouvait l’ouvrir mais Alister y était déjà allé. Une immense salle renfermant dans des coffres-forts hyper sécurisés, des artefacts qui, entre de mauvaises mains, pouvaient déclencher la fin du monde en une fraction de seconde. Puis finalement, il y avait…

Un coup de feu retentit. Alister sursauta et grogna. Les murs de la bibliothèque tremblèrent un peu. Il compta dans sa tête. Lorsqu’il arriva à dix, un pan de mur s’ouvrit et une Lara pleine de poussière s’avança, salissant le beau tapis que Winston venait de nettoyer.

« Très chère Lara, un jour, une de ces balles va rebondir et mettre un terme à mon illustre vie…
- C’est impossible, tu le sais bien, Alister. »

Son regard brun se posa sur la tête effrayée de son meilleur ami. Un petit sourire narquois se posa sur ses lèvres puis elle demanda :

« Tu savais qu’il y avait un passage secret entre la bibliothèque et ma chambre ? »

Alister regarda le trou béant dans le mur puis ironisa :

« J’espère que je ne vais pas attraper un rhume avec tous ces courants d’air. »

Lara le laissa seul pour aller dans le hall.

Le hall du manoir des Croft était impressionnant. Le plafond de verre donnait une impression de gigantisme. Lara descendit le monumental escalier recouvert d’un tapis en velours rouge puis se dirigea vers la cheminée. Accroché au-dessus du feu, le portrait de ses parents la regardait avec bienveillance. Elle aimait le contempler, comme si le regarder faisait revivre un temps ses défunts parents.

Perdue dans ses pensées, ce fut à ce moment que la porte d’entrée derrière elle s’ouvrit en grand. Trois agents s’avancèrent, armés jusqu’aux dents tandis qu’un homme en costard marchait nonchalamment vers elle.

« Mademoiselle Croft ? Demanda-t-il.
- Que voulez-vous ? Demanda-t-elle tandis qu’Alister et Winston descendaient les escaliers. »

Deux agents se ruèrent vers eux et les encadrèrent. Winston resta stoïque tandis qu’Alister regardait Lara avec exaspération :

« Qu’as-tu encore fait, Lara ? »

Elle le fusilla du regard puis leva lentement les mains. L’homme en costard s’avança vers elle tandis que le dernier agent la fouillait. Il trouva un couteau ainsi qu’un flingue caché dans son dos.

« Toujours sur vos gardes à ce que je vois, Mademoiselle Croft, remarqua l’homme.
- Qui êtes-vous et que voulez-vous ?
- Je suis l’Agent Curtis. Vous avez rencontré mon collègue, l’Agent Stills. »

Lara frissonna. Ainsi l’organisation aux trois flèches qui pointaient vers le centre d’un cercle l’avait retrouvée. Elle pensa immédiatement au Ankh dans le Coffre.

« Vous êtes là pour l’Ankh, dit-elle.
- Oui.
- Ce n’était pas une question. Et vous comptez en faire quoi ? »

L’Agent Curtis désigna les sofa. Ils s’y assirent tous puis il répondit :

« Je fais partie d’une organisation qui a pour mission de protéger l’humanité de l’anormal. Nous sécurisons et nous confinons les objets et les personnes anormaux afin de les étudier et de les conserver loin des civils. Nous sommes la Fondation SCP, sécuriser, contenir, protéger. »

Lara tiqua. Ça n’allait pas du tout. Elle s’agita. L’Agent Curtis le vit :

« Qu’y a-t-il ?
- Vous ne voulez pas dire la vérité au monde ?
- … Nous devons protéger le monde de l’anormal. »

Lara jeta un coup d’oeil vers la porte qui menait au Coffre. Toutes ses quêtes pour trouver la vérité et la montrer au monde… Pour rien ?

« Et que me voulez-vous ? Demanda-t-elle inquiète.
- Nous voulons récupérer la moitié de l’Ankh et trouver la partie manquante. »

Lara sourit intérieurement. Ils ignoraient tout des autres artefacts. Bien. Elle fit un rapide calcul. Si elle refusait de donner l’Ankh, cette Fondation lui serait fatale. Mais si elle faisait semblant de coopérer…

« Bien, j’imagine que vous ne voulez pas que l’Ankh mais aussi des garanties ? Demanda-t-elle d’un ton froid.
- Oui. Nous voulons que vous renonciez à révéler au monde l’anormal. »

Lara grimaça mais elle pensait tout d’abord à sa survie, le reste, elle s’en occuperait après.


Après avoir donné la moitié de l’Ankh et en ayant caché le reste des artefacts, l’Agent Curtis lui fit une proposition :

« Vous avez rencontré la FIM « Pilleurs de tombe », elle a été décimée par une organisation concurrente appelée l’Insurrection du Chaos. L’Agent Stills en est devenu le commandant mais nous avons besoin de nouvelles recrues et vos talents d’archéologue ainsi que de combattante nous seraient plus qu’utiles. »

Lara n’avait pas hésité. Elle ne voulait pas être liée à cette organisation, elle voulait juste que la Fondation la laisse en paix. Elle avait donc refusé, net.

Un verre et quelques politesses échangées plus tard, Lara raccompagna l’Agent Curtis jusqu’à la porte.

« Enchantée d’avoir pu faire affaire avec vous, Agent Curtis.
- Moi de même Mademoiselle Croft. C’est bien regrettable que vous ayez refusé notre offre d’emploi.
- J’ai malheureusement d’autres choses à faire… »

Ils se saluèrent puis les agents s’en allèrent.

Après quelques minutes, Lara retourna dans le hall pour voir Alister et Winston endormis sur le canapé. Elle haussa les épaules et monta dans sa chambre. Si son majordome et son meilleur ami étaient épuisés par les événements, elle ne les réveillerait pas.


Elle se sentait un peu nauséeuse. Le soleil était en train de se lever et Lara avait du mal à totalement se réveiller. Elle sortit du lit, la tête dans la brume, et alla dans le hall. Winston était prêt à la servir tandis qu’Alister devait certainement être dans la bibliothèque. Elle s’installa dans un sofa et ferma les yeux :

« Dites, Winston. Il faudrait penser à renforcer la sécurité du Coffre si jamais cette Insurrection du Chaos remontait jusqu’à moi… Ces gars sont des brutes.
- De quoi parlez-vous, mademoiselle ?
- De l’organisation ennemie de cette Fondation. Enfin, Winston ! Les agents sont venus hier ! »

Elle ouvrit les yeux pour voir un Winston mal à l’aise. Elle fronça les sourcils :

« Vous ne vous en souvenez pas ?
- Hier, tout était parfaitement normal.
- … »

Lara se leva d’un coup et se rua vers la bibliothèque. Elle parla de la Fondation à Alister qui ne se souvenait de rien non plus.

Les verres… Ils avaient mis quelque chose dans les verres… Mais alors, pourquoi s’en rappelait-elle encore ? Oubli délibéré ou non de leur part ? Ou était-elle immunisée ?

Elle eut soudain un doute. Et si tout ceci n’était qu’un rêve ?

Elle sortit du manoir et regarda le sol devant chez elle. Il n’y avait plus aucune trace de pneu.

Le Coffre ?

L’Ankh n’était plus là.

L’évidence la frappa. Bien évidemment qu’ils avaient voulu qu’elle oublie. Ils avaient bu un verre juste après qu’elle ait refusé l’offre. Ainsi, elle avait une longueur d’avance sur eux. Elle ne comptait pas travailler avec cette Fondation qui manipulait tout dans l’ombre. Non…

Elle faisait toujours cavalier seul.

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