La trahison ne te sauvera pas
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L'homme assis sur la chaise se débattait avec ses liens, tentant de crier quelque chose sans succès par la faute du bâillon dans sa bouche. Un garde se tenait dans un coin de la pièce, son nez fourré dans une check-list. "Voyons voir…" se dit-il à lui même, "Une pièce de 6X6 mètres, ok. Murs en alliages Télékill, ok. Porte résistante aux explosions scellée, ok. Sujet tabassé et sous contrôle…" il jeta un œil sur l'autre homme et ses tentatives de se libérer, et eut un rictus.

"Ok. Sujet attaché et bâillonné, ok. Et un garde en service équipé d'un armement standard de la Fondation. Ok." Il leva les yeux vers SCP-631, qui lui lança un regard noir. "Et bien monsieur, il semble que tout est en ordre. Vous êtes attaché, et je vais passer les 8 foutues prochaines heures ici. Seul. Avec un homme capable d'altérer la réalité sur un coup de tête." Le garde laissa échapper un profond sourire. "Génial, pas vrai ?"

SCP-631 cessa à ses efforts et murmura quelque chose à travers son bâillon.

"Ouais, peut importe ce que tu dis, tu peux continuer de le dire."

À ce moment là, la porte anti-explosion s'ouvrit, et un homme vêtu d'un long manteau noir entra. Le garde se remit sur ses pieds, tendant sa main vers son arme tandis que l'homme jetait un regard dans la pièce. "Bien, bien. Tout est exactement comme on me l'a décrit."

"Et qui êtes vous au juste ?" demanda le garde, dirigeant son arme vers l'intrus. "Je ne me souviens pas vous avoir vu sur la liste du personnel autorisé, et je doute fortement que vous soyez un membre du personnel senior."

"Je suis au-dessus du personnel senior," répondit l'homme froidement tout en marchant vers SCP-631. "Je suis au-dessus du commandement O5. Au dessus de votre administrateur." Il regarda de plus près le visage du sujet attaché.
"Donc je lâcherais mon arme, si j'étais vous, me laisserait juste faire mon travail."

Le garde fit feu à plusieurs reprises sur l'intrus, qui tressailla à peine. "Et s'il vous plaît, écoutez ce qu'on vous dit. Je n'ai pas envie de rester plus longtemps que nécessaire." Il arracha le bâillon de SCP-631, qui fit un sourire sinistre.

"Peu importe ce que vous pensez être en train de faire, je vous ordonne d'arrêter !" cria le garde. "On m'a donné l'ordre d'empêcher cet homme de quitter cette pièce, et je vais vous arrêter à n'importe quel pri-" à ce moment là commença à s'étouffer avec sa langue.

"Il était obligé de t'écrire aussi mal ?" demanda l'intrus à la personne. "Honnêtement, pourquoi est ce que… mais ce n'est pas le problème." Il se tourna vers SCP-631 et retira son bâillon. "Je suis plutôt là pour m'occuper de toi."

"Oh, t'es là pour me faire sortir ?" interrogea le sujet, souriant à nouveau. "C'est pas trop tôt. Je suis là depuis seulement quelques jours, mais j'ai en ai déjà marre de cet endroit. Allez, défais les liens et explosons cet endroit."

"James Doctrine," dit l'homme. "SCP-631. Troisième tentative. Capable de faire marcher n'importe quel référence littéraire à son avantage, capturé en plein milieu du massacre d'une petite ville au Québec. Statut actuel, -21."

Doctrine lança à l'homme un regard arrogant. "Mais de quoi est-ce que tu parles ? Arrête avec ça, fais moi sortir d'ici."

"Arrêté à trois votes. Quel dommage vraiment. Personnellement, je t'appréciais pas mal. Je peux les comprendre, cela dit; Tu es surpuissant, a des tendances Mary Sue, des procédures de confinements exagérées. D'après moi, tu n'es pas si mauvais, mais les autres ne semblent pas t'aimer, donc c'est à moi qu'il incombe de m'occuper de toi."

"Qu'est ce que tu racontes ?" demanda Doctrine. "Quel boulot ?" Un air de panique apparut dans son regard. "Attendez là, attendez. J'ai lu vos archives, je sais tout à propos de la déclassification, comment vous tuez tous ceux que vous n'aimez pas. Je ne vais pas laisser ça arriver, vous m'entendez ? Pro libarte ! Si une nation décide de mettre quelque chose au dessus de la liberté, elle perdra cette liberté ! Sésame ouvre-toi !"

L'homme soupira, tout en sortant un objet de son manteau. "Si il y a un avantage au fait d'avoir du Télékill ici, c'est que ça permet de ne pas se compliquer la tâche plus que nécessaire. De toute façon, non. Je ne parle pas de déclassification. Je parle de suppression."

"C'est quoi la putain de différence ?"

"Déclassification, tu as toujours le droit à un article. Suppression, tu disparais pour toujours. Maintenant tais-toi et laisse-moi faire mon travail." Il plaça un petit objet sur les genoux de 631, et fit un pas en arrière. Derrière lui, le garde trébucha en avant et empoigna le manteau de l'étranger. Il jeta un regard en arrière, et soupira. "Bon, d'accord. Vous pouvez récupérer votre voix pour le moment." Il agita la main, et le garde cessa de s'étouffer.

"Qu'est ce vous êtes en train de faire ?" chuchota-t-il, pointant l'objet sur les genoux de Doctrine. "Qu'est ce que c'est que ce truc ? Qui êtes vous ?"

"Je croyais avoir déjà répondu à cette question," dit l'homme, en regardant droit devant lui. "Je le supprime." Il agita légèrement ses doigts en direction de Doctrine.

SCP-631 commença légèrement à trembler. "Qu'est ce que vous voulez dire par suppression ? C'est pas le même genre de connerie que dans 1984, si ? Qui êtes vous, Big Bro-" Il interrompit sa tirade en hurlant alors qu'il commençait à se projeter violemment d'avant en arrière sur sa chaise. Sa tête commença à s'agiter violemment de gauche à droite, sans prêter attention aux sangles maintenant son cou en place. Ses yeux sortant de ses orbites tandis que ses doigts s'enfonçait dans les accoudoirs de la chaise. Une flaque de sueur commença à se former au sol.

"Juste pour que vous ayez une idée de comment ça va se dérouler," dit l'homme au garde, "je vous conseille d'observer l'horloge." Il agita sa main, et il en apparu une sur le mur. Le garde la regarda, et vit l'aiguille des secondes soudainement s'arrêter.

James Doctrine laissa échapper un cri puissant tandis que son corps commençait à devenir flou, perdant en netteté à chaque instant. Des petits morceaux commencèrent à s'écailler alors qu'il tirait sur ses liens, d'une manière laissant penser à une crise d'épilepsie. Ses mains furent libérées et il se baissa pour faire de même avec ses pieds, pour finalement se rendre compte qu'ils avaient déjà disparu. Des mots incompréhensibles sortirent de sa bouche, sonnant principalement comme une série de nombres trop brouillés pour que l'on puisse en extraire le sens. Le garde se cacha instinctivement derrière l'homme, et chuchota, "Vous êtes en train de le tuer."

"Si je le déclassifiais, je serais en train de le tuer. Là tout de suite, je suis seulement en train de m'en débarrasser." Il regarda le garde qui était à présent blanc comme un linge. "Ça lui est déjà arrivé deux fois avant, vous savez. Le problème, c'est que personne ne s'en souvient."

"Bordel qu'est ce que vous me voulez ?" hurla SCP-631 tandis que son torse disparaissait. "Je dirai tout ce que vous voudrez, tout ! Libérez-moi ! Laissez-moi partir ! Fais-le pour Ju-" l'horloge avança d'une seconde.

Et il disparut.

L'homme s'avança vers là où se trouvaient précédemment le sujet et la chaise, et récupéra l'objet. Aux yeux du garde, il avait l'air moins tendu à présent. "Vous voyez ? Même pas un instant. En vérité, je voulais vraiment utiliser 055." il jeta l'objet dans les airs, "dans le cadre de la déclassification. Vous savez, en faire une part de sa personne, le faire disparaître des mémoires. Bien que cela ferait une bonne histoire. Mais personne ne la lirait. Donc j'ai juste décidé de partir sur un peu de fantaisie personnelle tandis que je supprimais cette page. Ça rend les choses un peu plus intéressantes de mon côté, vous voyez ?"

Le garde parut troublé durant quelques instants, puis prit la parole, "Écoutez, je ne sais pas qui ou ce que ce que vous êtes, et honnêtement, je m'en fiche. Partez…juste partez. Je veux retourner à mon travail. Me faire attribuer une autre tâche et oublier que c'est arrivé. Est-ce que vous pouvez faire ça ?"

"Bien entendu," dit l'homme, se retournant pour partir. "Bien sûr, vous disparaîtrez dans quelques secondes, vous aussi. Je vous ai seulement inventé pour avoir quelqu'un à qui parler durant ce petit fantasme." Il marcha quelques instants, puis s'arrêta et se retourna. "Est-ce que vous diriez que je suis un peu bizarre à vouloir faire cela ? Parler à quelqu'un pendant mon fantasme ?"

"Partez."

"Bien." L'homme partit, et la pièce disparut.

*En provenance de mibbit*

Taximonay : D'accord, 631 n'est plus là. J'espère que vous êtes tous contents.

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