Au fil du sang : Un regard d'ange (6)
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« Maria Magdalena | Un regard d'ange»

De nos jours, appartement de Juliette Boncoeur :

Cela faisait deux jours que Boncoeur et Hervieux s’acharnaient pour trouver l’origine du tableau, mais ils avaient l’impression de ne pas avoir toutes les pièces du puzzle. Ils avaient cependant les noms de ceux qui avaient vécu lors de la Renaissance. Une personne avait attiré leur attention : un peintre du nom de Niccolo Da Leoni, inconnu au bataillon. Peut-être était-ce lui qui avait peint le tableau ? Mais sans Vernadeau pour les aider, il n’y avait rien à en tirer.

Frappés par l’évidence que seuls, sans l’aide du directeur de la FIM Delta-34, ils n’arriveraient à rien, ils décidèrent de retrouver la Fondation. En réalité, ce fut elle qui les retrouva, occupée à rechercher la FIM disparue. Elle alla finalement au domicile de Boncoeur dans l’espoir de trouver des survivants et récupéra les deux acolytes.

Hervieux et Boncoeur étaient à présent sur le Site-Aleph, la plus grosse installation de la Fondation française et l’une des plus sécurisées, en compagnie du Directeur Garrett qui venait de perdre l’un de ses meilleurs éléments. Ce dernier, anxieux, cherchait à reconstituer une FIM digne de ce nom mais les experts en art manquaient.

A titre provisoire, c’était Hervieux lui-même qui dirigeait la recherche en compagnie de sa fille de cœur, sous le regard oppressant d’un agent de la Fondation, prêt à lui bondir dessus s’il respirait de travers. C’était dans cette tension environnante qu’ils devaient alors travailler et cela n’arrangeait rien…

« Niccolo Da Leoni, vous dites ? Je n’en ai jamais entendu parler, répondit Garrett à la question pressante de Boncoeur.
- Hervieux et moi avons l’impression de courir après des fantômes, c’est frustrant ! »

Boncoeur rongeait son frein, incapable de se concentrer. Elle jeta un œil vers le directeur du Site-Aleph qui arborait un air désolé. Elle soupira d’exaspération et s’exclama :

« Bordel ! Mais y a personne ici pour nous aider ? Si seulement Vernadeau était là…
- Je ne sais pas si Vernadeau connaissait ce Niccolo. » Répondit calmement le directeur.

Boncoeur refoula des larmes de rage et d’inquiétude. Personne n’avait voulu lui dire si les recherches pour retrouver Vernadeau avançaient ou non, s’ils avaient la moindre piste ou même, s’ils savaient s’il était encore en vie. Savoir qu’il était peut-être mort lui brisait le cœur. Garrett parut comprendre puis dit d’une voix douce :

« Si nous avons la moindre information concernant Vernadeau, nous vous en ferons part. Et si vous en avez, vous devez nous le dire. »

Hervieux et Boncoeur, toujours un peu méfiants envers cette organisation, n’avaient rien dit au sujet de Vernadeau. Cependant, ils se devaient d’avancer. Boncoeur, désespérée, finit par avouer. Hervieux allait la détester…

« La lignée de Vernadeau est la même que celle des Da Leoni. C’en est même la branche directe. »

Le directeur ne fit même pas l’effort de paraître surpris. Elle croisa les bras, furieuse :

« J’imagine que vous le saviez déjà.
- Vernadeau nous avait dit que sa famille avait toujours protégé le tableau. Hélas, il ne se souvenait plus pourquoi. La seule chose qu’il savait, c’était que ce secret était crucial. Croyez-vous sincèrement, mademoiselle, que je ne connaisse pas chaque antécédent, même insignifiant, des personnes que j’emploie ici ?
- De vraies petites fouines, se moqua-t-elle sèchement.
- Mademoiselle Boncoeur, je ne peux que vous conseiller de reprendre votre travail, rétorqua-t-il froidement. Je suis déjà bien généreux de vous laisser continuer à travailler ici au lieu de vous renvoyer chez vous avec un amnésique.
- C’est surtout que vous n’avez personne d’autre. »

La remarque fit mouche mais Garrett ne dit mot, passant outre. Il avait l’habitude des membres de son personnel, même à titre provisoire, avec un sacré caractère. A vrai dire, Boncoeur était loin d’être la pire ici.

Il s’en alla après l’avoir saluée poliment puis retourna dans son bureau.

Boncoeur le regarda partir, les larmes aux yeux. Hervieux, qui avait tout entendu, se glissa derrière elle et lui dit doucement :

« Viens, il faut reprendre le travail.
- Je les déteste.
- Ils font leur travail, argumenta-t-il d’une voix encore plus douce. Ils ont le poids du monde sur les épaules. Il est normal qu’ils paraissent inhumains mais ce sont des hommes qui sont capables de faire des erreurs, pas des machines.
- Depuis quand les défends-tu ? » Demanda-t-elle vivement tout en se tournant vers lui.

Quelques membres du personnel les regardaient d’un air curieux. Boncoeur les fusilla du regard. Hervieux expliqua, résigné :

« Si nous passons notre temps à nous chamailler comme de vulgaires enfants au lieu de rechercher l’origine du tableau, jamais nous ne connaîtrons la vérité. Laisse-les courir après Vernadeau et le tableau, ils sont beaucoup plus doués à ces choses-là que nous. »

Boncoeur acquiesça du bout des lèvres puis se remit au travail, toutes ses pensées tournées vers Vernadeau.


26 avril 1478, Florence :

Maria effleura du bout des doigts la pierre des anges que lui avait offerte le capitaine des gardes du Vatican. Il l’avait achetée une fois qu’elle était partie et la lui avait donnée en gage de son amitié lors du bal qui avait eu lieu quelques jours plus tôt. Elle devait reconnaître qu’elle avait apprécié de danser avec lui mais elle conservait tout de même sa méfiance.

Elle se regarda dans le miroir. Lorsqu’elle croisa son regard, elle grimaça puis sortit un petit flacon. Il était presque vide. Hélas, elle en avait cruellement besoin. Peut-être demander à celui qui lui en avait donné de lui en livrer un autre ?


L’An 44 avant J-C, Ides de Mars, aux abords du forum de Rome :

Maria se dépêcha, remontant les pans de sa stola pour courir plus vite. Par chance, le forum était presque vide. Mais bientôt, ce serait l’effervescence. Finalement, elle arriva à l’endroit qu’elle cherchait. Le vieil esclave qui l’accueillit la reconnut de suite :

« Cela fait la troisième fois que tu viens ici, Maria.
- Je sais. J’ai absolument besoin d’un autre flacon.
- Tu passes ton temps à tout gaspiller. Pour quand en as-tu besoin ? Demanda-t-il.
- J’en ai besoin pour dans un millénaire et demi. »

L’esclave prononça une phrase en grec, oubliant que Maria comprenait cette langue. Elle s’exclama :

« Ce n’est pas perdu d’avance !
- Toute chose a une fin, Maria. Peut-être un jour, le comprendras-tu. Cela fait combien de fois que tu reviens me voir une troisième fois ? »

Maria baissa les yeux, honteuse, puis finit par avouer :

« Trois fois. Et à chaque fois, je t’en demande un de plus.
- Combien en veux-tu ?
- Cinq.
- Une goutte d’en chaque œil, l’effet dure très longtemps. Un flacon dure cinq bons siècles… Si j’en crois ton calendrier, cela fait… l’an… 2456 après J-C. Je pensais que tu en avais besoin uniquement que jusqu’en l’an… 1478 ?
- Je vais en mettre plus d’une goutte, dit-elle. J’en ai besoin.
- Tu as tout gaspillé ?
- Presque tout. Je t’en prie, donne-m’en cinq… » Le supplia-t-elle de son regard anormal.

L’esclave fronça les sourcils.

« Comment oses-tu retourner les effets de l’élixir contre moi ? »

Maria baissa à nouveau les yeux, les épaules voûtées :

« Sans ça, je ne survivrai pas. Je dois survivre.
- Je vais te les donner. »

Il fouilla sur les étagères puis sortit cinq flacons. Elle les prit avec avidité. Triste, l’esclave la prévint :

« Un jour, tu comprendras que cette vie que tu mènes est sans saveur. La vraie beauté de la vie réside dans son caractère éphémère.
- Je sais, cela fait trois fois que tu me le dis. »

Elle voulut le payer mais l’esclave refusa :

« Non. Prends-les. Tu payeras ta dette un jour. »

Dehors, le Sénat entrait en ébullition. La conjuration avait fait son œuvre et un certain Jules César mourait sous les coups de couteau de quelques sénateurs et de son fils.


26 juin 1478, Florence :

Maria contempla le flacon à moitié vide. C’était son dernier flacon, elle avait tout gaspillé pendant ce millénaire et demi. La sensation de puissance qui l’envahissait à chaque fois qu’elle les mettait était tellement enivrante qu’elle en avait perdu le fil.

Elle prit alors un sixième flacon. Puis un septième. Mais rien n’y faisait. Il lui restait toujours ce flacon à moitié vide.

Elle se maudit mais ne pouvait rien faire. Elle avait l’impression de se battre contre un ennemi plus puissant qu’elle. Elle luttait contre un torrent qui l’emportait inévitablement vers un écueil.

« Est-ce qu’un jour je trouverai le moyen de survivre à cette année ? » Se lamenta-t-elle dans sa petite chambre.

Résignée, elle mit cependant quelques gouttes sur ses yeux. Son regard gris, devenu banal, redevint celui qu’on lui connaissait tant. Sans ce regard, elle était vulnérable.

Terrifiée, elle se contempla dans le miroir. Il fallait que les effets persistent… Mais inexorablement, les effets du liquide anormal faiblissaient…

Elle avait essayé un nombre infini de fois de se soustraire à cette finalité mais rien n’y faisait. Elle mourrait à la fin de l’année.


La cathédrale de Florence était pleine de monde lorsque commença la messe. Maria entra et salua de loin Lorenzo ainsi que son frère qui, sans le savoir, vivait ses dernières heures. Elle s’assit au dernier rang, prête à quitter cet endroit au moment de l’élévation de l’hostie.

En ce jour de Pâques, toutes les grandes familles de Florence étaient là. Ils ignoraient tous, encore, le drame à venir…

Nico s’assit à côté de Maria qui le regarda avec stupeur :

« Que fais-tu ici ?
- Clarisse Orsini te cherchait et elle a vu mon croquis. J’ai cru qu’elle allait m’étriper, elle n’aime pas beaucoup l’art mais elle a, en fait, bien aimé. Du coup, elle m’a demandé de le mettre en couleur. Je voulais te prévenir.
- Les gardes t’ont laissé passer ?
- C’est Da Vinci qui m’a fait passer. »

Elle jura en silence tout en cherchant du regard Leonardo. Ce dernier était aussi dans les derniers rangs. Da Vinci tourna sa tête vers elle. Venant de mettre les gouttes, Maria fit frissonner Leonardo, saisi par son regard anormal. Elle désigna du menton son frère. Leo haussa les épaules. Elle le maudit une bonne dizaine de fois.

C’était la première fois qu’elle était encombrée de Nico en ce jour. Elle n’aurait jamais dû l’encourager à continuer la peinture et le dessin mais elle savait que c’était son rêve le plus cher. D’ordinaire, elle le laissait désespérer, l’obligeant à choisir une autre voie.

Elle avait été trop gentille.
La messe commença. Maria y participait toujours même si elle était incapable de changer le cours des choses. Elle avait cependant essayé mais le destin semblait le lui refuser. Pourtant, elle appréciait beaucoup les deux frères et savait que la mort de Juliano sonnerait le glas pour Florence qui serait entraînée dans une guerre contre Rome et Naples, une guerre qu’elle perdrait. Elle avait pourtant tout fait contre. Quitte à risquer sa vie en allant au Vatican, en se faisant excommunier, en allant à cette messe au risque de se faire attraper, quitte à menacer le Pape Sixte IV en personne.

C’en était presque désespérant.

Le prêtre éleva l’hostie devant Juliano et Lorenzo, agenouillés. Le premier ne portait pas son habituelle cuirasse. Un murmure se propagea dans la foule. Maria prit avec fermeté la main de Nico puis se leva. Soudain, des conjurés se jetèrent sur les deux frères, arrachant un hurlement de la part des membres de l’assistance encore fidèles aux Médicis.

Nico poussa un cri tandis que Maria l’entraînait vers la sortie. Les gardes, surpris, dégainèrent enfin leurs armes. Nico se retourna pour voir les deux frères aux prises avec les conjurés, désarmés, incapables de se défendre.

« Maria ! Sauve-les !
- Je ne peux pas, Nico. Allons-nous-en. »

Pourquoi s’évertuait-elle à assister à cela ?

Nico s’arrêta et la retint par le bras :

« Je sais que tu as tes poignards. Utilise-les, je t’en conjure.
- Ça ne changera rien. Je ne peux pas changer le cours de l’Histoire. J’en suis incapable. »

Mais devant le regard suppliant de Nico, elle blêmit. Elle se décida à agir afin de lui montrer qu’elle ne pouvait rien faire.

Elle se saisit de ses poignards et se rua vers l’autel.

Juliano reçut un premier coup de couteau.

Maria essayait de se frayer un chemin dans la foule. Finalement, un mouvement la propulsa près des conjurés. Sans trop comprendre ce qu’il se passait, elle en tua un.

Juliano reçut un deuxième coup de couteau.

Maria en tua un deuxième. Tout se passait comme dans un rêve. Soudain, elle arriva au côté de Juliano sans trop savoir comment. Elle le saisit par le col et l’attira derrière elle, prête à se battre.

Elle sentit alors un déchirement dans la réalité, un cri que seule elle put entendre, retentit tandis que l’Histoire était brisée alors qu’elle parvenait à repousser les conjurés.

Cependant, trop occupée à sauver Juliano, elle ne se soucia pas de Lorenzo qui, surpris par l’intervention providentielle de Maria, ne vit pas arriver le poignard de l’un des conjurés. On lui trancha la gorge. Il mourut sur le coup.

L’Histoire parut hurler une deuxième fois.


De nos jours, Site-Aleph :

« On tourne en rond ! J’en peux plus, Hervieux… J’en peux plus ! S’emporta Boncoeur. »

De rage, elle sortit de la pièce sans entendre la réponse de son acolyte qui décida de la laisser seule. Boncoeur marchait vite dans les couloirs, incapable de se calmer. Elle faillit en bousculer plus d’un, déclenchant des vagues de protestation de la part des membres du personnel de la Fondation.

Au bout d’une heure à marcher ainsi, elle s’arrêta puis regarda dans toutes les directions. Les longs couloirs blancs se ressemblaient tous et Boncoeur se rendit compte qu’elle s’était perdue.

Elle fit demi-tour mais était incapable de retrouver le bureau qu’on leur avait prêté. Peut-être était-ce à gauche ? Tout droit ? Avait-elle descendu un escalier ? Passé cette passerelle ?
Elle ne reconnaissait plus rien.

Elle pesta contre sa bêtise. Ce n’était pas comme ça qu’elle allait pouvoir sauver Vernadeau !

« Vous cherchez quelque chose, mademoiselle ? » Demanda soudain une voix féminine derrière elle.

Son cœur fit un bond. Elle se retourna, prête à hurler sur cette personne qui lui avait causé une peur bleue… mais elle n’en fit rien.

Elle avait en face d’elle une femme d’une quarantaine d’années, d’une banalité sans nom qui avait l’air réellement soucieuse de l’aider. Boncoeur se calma alors et répondit :

« Oui.
- Au fond du couloir à gauche puis tout droit puis deuxième à gauche. Vous trouverez ce que vous cherchez. »

Boncoeur voulut la remercier mais la femme avait déjà tourné les talons. Elle eut beau la héler, l’inconnu bifurqua dans un couloir sombre et disparut.

« Au fond du couloir. Gauche. Deuxième à gauche. » Répéta-t-elle afin de s’en souvenir.

Elle suivit les indications de l’inconnue. Cependant, elle ne se retrouva pas devant Hervieux mais devant une porte métallique dans une aile inconnue du Site. Elle se fit alors la réflexion que la femme ne lui avait pas demandé ce qu’elle cherchait. Que lui avait-elle alors indiqué ? Elle ouvrit la porte avec précaution. Il n’y avait qu’une vieille cabine téléphonique au beau milieu d’une pièce vide.

La porte claqua. Boncoeur ne le vit pas mais le verrou s’enclencha, l’enfermant définitivement. A l’extérieur, dans le couloir, il n’y avait plus aucune trace d’une porte.

Boncoeur se dirigea avec appréhension vers le téléphone qui se mit soudainement à sonner. Elle fit le tour de la cabine téléphonique qui semblait hors d’usage pour repérer un éventuel piège mais ne vit rien.

Le téléphone continuait à sonner avec insistance.

La jeune femme s’en saisit :

« Allô ?
- Ah enfin, vous voilà ! Je commençais à m’impatienter, répondit une voix féminine inconnue.
- Qui êtes-vous ?
- Personne. Je cherche à vous joindre car nous avons accueilli chez nous l’une de vos connaissances. Un certain… Vernadeau ? »

Les mains de Boncoeur se mirent à trembler :

« Que lui avez-vous fait, salope ?
- A votre place, je resterai polie, dit calmement la femme. Nous ne sommes pas en très bons termes lui et moi, vous n’aimeriez pas que ça se finisse en bain de sang.
- Que voulez-vous ? Demanda-t-elle plus posément.
- Nous avons besoin de vous. Seriez-vous prête à nous aider ?
- En quoi ?
- Vous voyez la porte ? Eh bien, elle permet de vous mener à l'endroit que vous désirez le plus. »

Boncoeur regarda la porte de la cabine puis ironisa :

« Vous avez rien trouvé de mieux qu’un vieux TARDIS pour me piéger ?
- Un tard- ah non, non, il s'agit de la porte de la salle. Vous ne pourrez l’ouvrir que si vous acceptez de ne plus être sur le Site-Aleph et de vous retrouver où je suis. Cependant, j’ai bien peur qu’elle ne veuille s’ouvrir dans les autres cas. Elle… Dysfonctionne un peu. »

Boncoeur lâcha le combiné et se rua vers la porte. En effet, celle-ci était fermée. Elle essaya de l’enfoncer mais rien n’y fit.

« Saloperie ! »

Elle retourna, résignée, vers le combiné. A l’autre bout du fil, la femme riait :

« Ingénieux, n’est-ce pas ?
- Vous êtes folle. Complètement folle.
- J’ai votre accord ?
- Vernadeau va bien ? S’enquit-elle en ignorant la question de l’inconnue.
- Il est en vie.
- J’arrive. »

Boncoeur raccrocha au nez de la femme puis se dirigea vers la porte. Elle inspira un grand coup puis ferma les yeux. Une larme coula le long de sa joue. Elle savait qu’elle avait peu de chances de revenir ici. Voire même aucune.

« Pardonne-moi, Hervieux. » Murmura-t-elle.

Sur ces mots, elle ouvrit la porte vers un lieu inconnu. Une personne se rua sur elle et lui posa un mouchoir sur le nez et la bouche. Respirant le produit somnifère, Boncoeur sombra dans les ténèbres.

« Un regard d'ange | Omniscience perdue»

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